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Ni à vendre, ni à louer

Hop-là ! La Gazette Du Platypus est de retour après quelques jours de farniente… faut dire, ce sont les vacances !

Et c’est un film qui sent bon les vacances dont je veux vous parler. Ooooh, quel enchaînement fabuleux ! Je sais, je sais. J’ai été à bonne école. J’accepte les paiements Paypal.  Bon, allez, plus sérieusement, j’ai envie de vous faire part d’un petit film confidentiel qui fut pour moi une découverte foutrement sympathique.

L'affiche du film. Sacrée galerie de personnages, vous en conviendez.

Deuxième film de Pascal Rabaté, dont je n’avais pas vu la première réalisation. Malgré le côté confidentiel du film, le casting ne vous sera pas inconnu, je pense. Jugez plutôt : Jacques Gamblin, Gustave Kervern (le taré du Groland qui fait Super Soupe Au Lait), Maria de Medeiros, François Damiens, Dominique Pinon (mais si, le mec avec son magnétophone dans Amélie Poulain !)… bref, pas que des anonymes non plus.

Quant au film en lui-même, il est très simple à résumer : pendant 80 minutes quasiment muettes, le film nous expose, l’une après l’autre, des tranches de vie d’une galerie de personnages qui vaut le détour ! Le tout pendant un week-end de vacances au bord de l’Océan. On trouvera pèle-mêle deux punkettes lesbiennes, le gérant d’un supermarché aux rayons quasi vides, un père de famille qui mène tout à la baguette, un couple enfermé dans sa routine et sa maison de vacances, microscopique et improbable… et bien d’autres encore. Évidemment, tout ce petit monde ne va pas se contenter de rester dans son coin, mais va se rencontrer, fortuitement ou non, au cours du film. Les situations émouvantes, plus cocasses ou carrément délirantes, les quiproquos, les rencontres s’enchaînent alors. Le film vibre de ces petits riens qui font tout le sel de l’existence, filmés avec une grande simplicité et une tendresse communicative. On rit souvent, ou l’on est plus touché, comme lors de cette scène où le vent se déchaîne pendant une nuit, et semble révéler tout le monde au grand jour. Une scène pourtant bête comme chou, mais que je trouve d’une justesse étonnante. Et tout ça, je le rappelle, sans le moindre mot.

Mais attention ! Car simplicité et dépouillement, ça ne signifie pas systématiquement vide et banalité. De banalité ici il n’est point question, et le film fait preuve d’une grande inventivité et d’une poésie évidente dans chaque rebondissement, dans chaque situation, aussi minimes soient-ils. Le tout souligné par une jolie performance collective des acteurs, qui, privés de parole, font tout passer, émotions, intentions, dans les regards, les sourires, les soupirs, voire même les hoquets (allez voir le film, vous comprendez !).

Ce film, ce serait un petit peu l’antidote parfait à Transformers 3 par exemple : à l’heure de la 3D, des blockbusters plein à ras-bord d’explosions, d’effets spéciaux toujours plus couteux et j’en passe, un film pareil, aussi dépouillé et calme, ça risque de faire tout drôle au spectateur lambda. Mais quel bonheur au final. Si je l’osais (et je vais oser, en fait), je comparerais ce film à une coupe de champagne : c’est léger, c’est frais, ça pétille d’intelligence, et ça nous laisse sur une douce sensation d’euphorie. Recommandable. Très.

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Social Distortion 04/07/11 ? TB !

Le lundi 8 juin 2009 est officiellement pour moi l’un des jours les plus importants de toute ma vie. En plus d’avoir été le dernier jour de ma scolarité, c’est en ce jour que je rencontrai un groupe qui pour moi fait figure de légende : Social Distortion. Groupe majeur de punk-rock californien (rien à voir cependant avec toute la scène de skate punk pour ados, SD joue dans un registre bien différent). Ce fut un concert sublime, fabuleux, et tous les qualificatifs qui s’ensuivent logiquement. Le meilleur concert auquel j’ai jamais été. Setlist, son, émotion, interprétation des morceaux, tout convergea, ce soir-là, vers une sorte d’absolu Rock’N’Roll, de sommet de décibels qui me plongea, moi et, j’en suis sûr, beaucoup d’autres, dans un état second.

Une seule et unique phrase nous reste en tête après un concert de ce niveau : « Vivement la prochaine ! » Et bien, c’est fait. La prochaine, c’était y’a quelques jours, le 4 juillet. Fait notable, le jour de l’indépendance américaine (quand je vous disais qu’on a tous des jours importants…). Le Trianon est une salle que je ne connais pas encore, je suis donc curieux et émerveillé au moment d’y entrer, vers 19h30. Très élégante et parfaitement agencée, pile poil de la bonne taille, voilà qui promet un bon concert !

Voici Frank Turner. Bonne bouille, n'est-ce pas ? En plus d'être une excellente première partie !

Rien à redire niveau orga, c’était du solide : tout a commencé en temps et en heure sans problème. C’est ainsi qu’après une attente plus courte que prévue, les lumières s’éteignent. Place à… Frank Turner ! Sans officier dans un style radicalement différent de Social Distortion, le petit anglais se distingue par une approche tout de même nettement plus folk et axée « chanson à texte ». Ceci étant dit, la six-cordes acoustique tenue par Turner était largement soutenue par son homologue électrique, et le résultat était plutôt dépotant. Je ne connaissais pas toutes les chansons jouées, mais celles que j’ai pu reconnaître m’ont très agréablement surpris dans leur interprétation super pêchue à 100 à l’heure. Tous les musiciens sans exception ne se sont pas privés d’afficher leur joie de jouer à Paris. Mention spéciale pour le batteur, son sourire et son implication. Bravo les mecs, bonne première partie.

J’avance encore plus devant, et trépignant toujours plus d’impatience de seconde en seconde, j’attends… SOCIAL DISTORTION, BORDEL DE MERDE ! Et là, les lumières s’éteignent à nouveau. Le coeur s’emballe, je sens qu’on va vivre quelque chose de grand. Après une intro, hem… bizarre, c’est au son de « Road Zombie » que les californiens prennent place. C’est puissant, ça riffe, et Mike Ness est définitivement le mec le plus classe de la galaxie et des galaxies avoisinantes. Il arrive mains dans les poches, l’air décontracté, on lui apporte une guitare, SA guitare mythique… et en avant.

Mike Ness. Oui, il a la classe, l'animal.

Oui, en avant pour un festival de rock, d’énergie, de tubes, et d’émotion. Depuis le concert mentionné en tout début d’article, Social Distortion a sorti un nouvel album (excellent soit dit en passant, mais ne m’écoutez pas, je suis un fan et je suis con). Cinq extraits nous seront joués, en comptant l’instrumental introductif. SD est connu pour varier relativement ses setlists, et c’est une bonne chose, ça évite d’avoir de la redite d’un concert à l’autre : j’ai donc grandement apprécié d’avoir un petit « Nickels And Dimes » en début de concert, après « Bad Luck », le tube de 1992 bien fédérateur. Pas fou non plus, la bande de Mike Ness n’use pas toutes ses cartouches d’un seul coup et alterne morceaux ultra fédérateurs (« Story Of My Life », en troisième position dans la setlist, a achevé de réveiller la salle), voire carrément bourrins (« Don’t Drag Me Down » en rappel, cette boucherie dans la fosse) avec des morceaux plus posés où l’on chante à pleins poumons les deux mains levées au lieu d’assommer ses voisins à grands coups de tatane.  Parmi ce genre de morceaux, citons « Ball and Chain », rehaussée d’acoustique, et « Prison Bound », titre éponyme de leur album de 1988. Tout simplement génial, un grand moment d’émotion, entier et magique.

J’étais assez curieux de savoir comment Social Distortion allait gérer en live les voix gospel présentes sur deux des morceaux du nouvel opus : « California (Hustle and Flow) », et « Can’t Take It With You ». Je m’attendais à ce qu’elles soient samplées, mais non : deux choristes afro-américaines sont venues sur scène en fin de concert pour assurer les parties vocales des morceaux énoncés plus haut. Elles n’ont d’ailleurs pas manqué de se faire siffler, étant venues… en tenue d’été, dirons-nous. Tant que je parle de ces deux morceaux, dommage que le son à la fin de « Can’t Take It With You » ait été brouillon à la fin. Un sacré bordel même, chacun essayant de jouer plus fort que son voisin. On aurait même dit que le bassiste ne savait plus où il en était. Mais c’est le seul (court) moment où le son ne m’a pas donné satisfaction.

Allez, je pense qu’il est quand même temps d’aborder le principal point faible de cette soirée : le public ! Bin ouais, j’ai trouvé qu’un mauvais esprit régnait sur le Trianon pendant ce concert. Commentaires désobligeants pendant les prises de parole de Ness entre les morceaux, interventions déplacées… bref une bonne grosse proportion de beaufs était présente ce soir-là. A noter le duo de mongolos qui n’avait qu’une seule chose en tête : attendre la moindre occasion pour pousser tout le monde sans réfléchir. L’avait pas l’air malin, l’animal, avec son t-shirt Dropkick Murphys (bon groupe au demeurant, dommage d’être aimé par un con) et sa casquette. Message perso si tu lis ce billet, d’ailleurs : va faire liposucer ta graisse ailleurs et ne remets plus les pieds à ce genre de concerts, il en va de l’intérêt public, d’avance, merci.

Bon ! Après ce soupçon de bile aussi délicat qu’un match de rugby, il est temps de conclure. Très bon concert donc, qui ne détrônera pas la précédente performance du groupe, mais qui m’a quand même fait sacrément plaisir. En espérant les revoir une troisième fois avec un public un peu plus respectueux.

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Hellfest


Dernière partie de ce compte-rendu concernant l’édition 2011 du plus grand festival de Metal de l’hexagone, à savoir le Hellfest !
Comme d’habitude, si vous souhaitez jeter un œil au Running Order de la journée, vous pouvez le faire via ce lien.

 

Dimanche 19 Juin

Suite à la dure soirée d’hier, je me réveille sans surprise à 8h du matin, comme les précédents jours, à nouveau réveillé par le bruit sur le camping et la chaleur… La seule différence, c’est que j’ai tellement mal partout que cette fois-ci, je m’accorde un repos plus long histoire de me réveiller en douceur. Les concerts démarrent tôt pour moi, je ne veux pas louper Morne qui jouera sous la Terrorizer Tent à 10h30, il faut que je préserve mes forces.
J’ouvre la tente à 10h pile, je salue mes camarades qui prennent un bain de soleil autour d’un petit-déjeuner assez sommaire puis pars directement en direction du festival. Pas de temps à perdre en ce début de journée !

 

  • 10h30/11h00 : Morne

J’arrive tranquillement sur le site, je ne suis pas en retard, Audrey Horne démarre à peine son set mais ce n’est pas pour eux que je me suis levé ce matin. Non, c’est plutôt pour ce qui a été LA surprise de mes « révisions » Hellfest, à savoir le jeune groupe Morne. On peut dire que leur album « Untold Wait » m’aura mis un sacré coup de fouet, ce Crust / Sludge aux somptueux passages atmosphériques m’a totalement conquis et c’était donc avec impatience que je me réjouissais à l’idée de voir ce que proposaient ces originaires de Boston en live.
A ce sujet, je ne suis pas le seul a avoir été bluffé par les Américains, puisque Fenriz, leader du fameux groupe Darkthrone, a d’ailleurs adressé un très chouette clin d’oeil au groupe sur la pochette de son dernier album
« Circle The Wagons« , en montrant un joli patch Morne sur la manche de leur mascotte…
Passons au concert. Bon, déjà, un set de 30 minutes, c’est vraiment trop peu pour se permettre de longues intros mélodiques. Les musiciens ont donc naturellement misé sur des morceaux puissants et catchys afin de convaincre la foule, pas trop le choix dans un sens, et je le regrette un peu car c’était vraiment cet aspect puissant et aérien découvert sur « Untold Wait » qui me motivait à les voir. Malgré tout, ce serait dommage de leur en vouloir et le groupe a parfaitement démarré cette journée de Dimanche, en délivrant un son rapide, authentique et furieux.
A revoir, mais en lead la prochaine fois !


Je retrouve par la suite le fameux pote rencontré au concert de Coroner, n’ayant aucun groupe prévu dans l’immédiat et n’étant pas spécialement fatigué, je le suis jusqu’au concert d’Impureza, en touriste.


  • 10h55/11h25 : Impureza

Impureza, je connais de nom depuis quelques semaines grâce à un chroniqueur qui… n’a décidément pas fini de me faire rire. Clin d’oeil mis à part, je me dirige donc en mode découverte vers ce groupe français de Death Metal alliant à leur musique des éléments Flamenco.
Oui, difficile à imaginer comme ça, mais la combinaison a le mérite d’être intéressante sur le papier…
Sur le papier oui, car en live, je dois vous avouer avoir trouvé ce concert trop… simple ?
La musique était bonne et les zicos bien cadrés, du Death assez classique mais efficace en somme, pas de quoi se relever la nuit, le problème vient plutôt des incursions Flamenco que j’ai trouvées relativement maladroites et sans réel lien avec l’ambiance ou les compositions du groupe. Arrivants comme un cheveu sur la soupe, tout cela m’a semblé assez peu cohérent, bien qu’original.
Je pense que le combo devrait davantage travailler sa façon d’écrire afin de se forger une réelle identité, et surtout mettre plus en avant cet aspect Flamenco qui pourrait vraiment les rendre uniques.
Un concert sympathique mais pas renversant.

 

  • 11h30/12h00 : KEN Mode

Découverts grâce à leur dernier album en date, ce fût une agréable surprise pour moi d’apprendre que KEN Mode allait remplacer l’une des annulations de cette édition du Hellfest 2011… Leur Sludge Metal teinté de Noise Rock bien agressif et respectant les traditions du genre m’avait étonné. « Venerable », leur plus récente production, fait incontestablement partie de mes meilleures surprises de l’année, c’est donc avec curiosité que je me suis rendu à la prestation du groupe ce dimanche matin.
Bilan en demi-teinte malheureusement, encore une fois, pas vraiment à cause de la performance mais du peu de temps accordé par l’organisation.
Trop rapide, trop court, trop « tendu », les musiciens n’avaient pas vraiment l’air d’êtres à l’aise et ont tout fait pour proposer au public un maximum de titres. Forcément, le contact avec la foule était minime et l’ambiance pas transcendante, c’est d’autant plus dommage que le était globalement bon et le groupe agréable à suivre, malgré un gros problème avec le son de la basse en plein milieu du concert qui les aura contraints à se passer de l’instrument sur une bonne partie d’un morceau…
Une fois de plus, trop court pour en tirer une réelle conclusion, à revoir dès que possible.

 

  • 12h05/12h45 : SUP

Le Metal français ne s'en sort pas si mal comparé au reste de la scène musicale... SUP en était la preuve ce dimanche au Hellfest !

SUP, ou le drapeau tricolore fièrement dressé sur la scène du Hellfest. Groupe français de Death Metal Progressif, j’ai découvert très tardivement leurs premiers albums, enregistrés à l’époque sous le nom de Supuration, et je dois dire que là aussi j’ai eu droit à une très bonne surprise. Un Metal froid, technique, mélodique et mélancolique, une expérience intéressante qui m’a vraiment plu dès la première écoute, c’est donc avec un grand intérêt que je me suis rendu sur la Mainstage 1 pour voir le combo en action. Et cette fois-ci, je n’ai pas été déçu !
Le temps imparti accordé au groupe était déjà plus important, le son évidemment meilleur et le public plus réceptif, le concert s’est donc déroulé de meilleure façon que les précédents auxquels j’ai pu assister ce même matin. Sur scène, un groupe réellement bien coordonné, très soudé et organisé, balançant des plans plutôt complexes avec une facilité déconcertante… Mention spéciale au bassiste qui nous aura offert quelques headbangs splendidement exécutés !
La setlist était très bonne, bien que ne connaissant pas tous les titres j’ai trouvé le set très cohérent et sans accrocs, un excellent choix de morceaux dont la conclusion aura été le morceau titre de leur premier album, The Cube
SUP nous a gratifié d’une excellente performance, quoi qu’un peu courte, un très bon concert de la part de cette formation issue de l’hexagone !

 

  • 12h50/13h35 : Atheist

"Enjoy Weed" annonçait le T-Shirt de Kelly... J'aurais préféré entendre la basse pour ma part.

Un horaire de passage pour le moins étonnant pour ce très grand nom du Death Metal, et plus précisément de la branche technique de ce dernier. Atheist est en effet le précurseur du genre et c’est donc avec une certaine fierté que je me suis dirigé vers la Mainstage 2 pour assister à leur show… Fierté, certes, mais également une certaine crainte. Leur « grand » retour n’ayant pas été si grand que ça, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre… Le concert démarre par un pur classique, Unquestionable Presence, morceau titre de leur second album, met tous les fans de bonne humeur et moi compris… Seulement, quelque chose cloche, et méchamment.
Ah oui, le son de la basse : inaudible. C’est quand même sacrément chiant, pardonnez ma grossièreté, de ne pas entendre la basse dans un groupe de Technical Death, et plus particulièrement Atheist, l’instrument étant prédominant dans leurs compositions… Un concert inutile ? Ben, pas loin quand même.
Le groupe a pourtant bien assuré niveau ambiance, Kelly Shaefer nous scandant à plusieurs reprises son amour pour la Weed et la fête, mais rien n’y fait, tout cela m’a semblé assez vain et le concert fût une réelle déception pour moi, peut-être bien la plus grande de cette édition 2011.
Dégoûté ? Oui clairement.

 

Si la déception est grande, mon appétit l’est encore plus : comme dit précédemment, je me suis promis de lever un peu le pied et me reposer plus souvent, je prends donc sur moi et décide de zapper les concerts de The Ocean et Orphaned Land pour me rendre au Mc Do et manger un repas chaud, consistant et bourré de gras.
Et du Coca en prime s’il vous plaît !

Beaucoup de monde dans l’établissement, dans un sens il est midi, rien de plus normal. Pas trop de queue cependant, j’ai du bol, mon menu arrive vite et je m’installe peinard à une table qui vient juste de se libérer. Je dévore mon 280, puis mes frites, en savourant chacune d’entre elle attention, pas question de se presser…
Enfin, quand même. Moi qui pensait revenir à l’heure pour voir Tsjuder, j’ai été légèrement surpris. Trop de temps passé sur la route, tant pis pour moi mais les pandas ne feront pas partie de mon programme, j’aurais pourtant bien aimé les voir, récemment découverts eux aussi…
Retour au camping peu avant le set de Ghost, la route m’a bien achevée et je décide de me reposer un peu avant ce début de soirée…


  • 17h10/18h00 : Grave

Les Suédois nous ont mitraillés, un concert qui déchirait Grave.

IN-TO-THE… GRAAAAAAAAAVE.
En voilà un titre en béton armé, du pur Death Metal comme je l’aime. Grave nous honore de sa présence au Hellfest et c’est bien préparé que je pars au front pour voir la troupe suédoise. La tente n’est pas trop chargée à notre arrivée et nous parvenons donc à trouver une bonne place sans difficulté…
Le groupe arrive sur scène et d’entrée de jeu, ça balance du très lourd ! Deformed entame la prestation du combo et sa rythmique linéaire cloue le public sur place : on va avoir droit à une sacrée leçon de leur part. Un son puissant plutôt bien réglé pour l’occasion, ça fait plaisir à entendre, les guitares sont évidemment très en avant et les riffs assaillent sans relâche.
Headbang nucléaire de rigueur, je m’en suis donné à cœur joie sur les classiques que sont For Your God, Hating Life et bien entendu, l’inévitable Into The Grave qui a déclenché une bonne vague de folie au premier rang. Le set des pionniers suédois était excellent et m’a administré une poussée d’adrénaline salvatrice après cette après-midi pour le moins… très calme et plate.
Un bien bon concert.

 

Anathema et Grand Magus passent respectivement sur la Mainstage 2 et la Terrorizer Tent, n’ayant jamais abordé aucun des deux, je passe mon tour et retourne brièvement au camping pour boire un dernier énergisant avant le très gros morceau du week-end…


  • 19h10/20h00 : Morgoth

Marc Grewe au chant nous aura délivré une performance mouvementée et très proche du public.

Morgoth sur album, je ne connais pas énormément, Morgoth de nom en revanche, ça fait bien longtemps que j’en entends parler. Pendant cette période de révisions, je me suis penché sur leur album « Odium » et j’ai été assez surpris de leur sonorité qui il faut le dire, était assez originale pour l’époque. Les mélanges d’Industrial Metal et de Death bien gras en 1993, ça ne courait pas les rues. A l’instar de Coroner, Morgoth a donc su se forger un son bien à lui qui n’aura vraisemblablement pas été saisi convenablement à l’époque, malgré leur statut de pionniers du Death Allemand… Le groupe splitte logiquement en 1998, et 13 ans après, ils reviennent en force au Hellfest pour confirmer que non, ils ne sont pas morts et ont toujours l’envie d’en découdre !
Le set de Morgoth aura été virulent et sans pitié, c’est ce que j’en retiens, malgré un positionnement pas terrible sur tout le début du show, le groupe m’a fait forte impression et le public semblait également très réceptif à leur performance. Je ne connaissais pas parfaitement leur setlist donc j’y suis allé en « semi-découverte », et le bilan aujourd’hui est plus que positif : l’un des meilleurs concerts Death du festival pour moi, à n’en pas douter.

 

Il est 20h00, le concert des Allemands vient de se terminer et dans une heure précisément, j’assiste au set d’une légende du Metal au sens large… Pas question de traîner sur le site, nous nous rendons directement devant la Mainstage 1 en cherchant un emplacement parfait pour assister au concert de Judas Priest. C’est chose faite, il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment en regardant de loin la performance de Doro, qui à mon grand étonnement a quand même balancée du lourd. Moi qui pensait que ses titres seraient plus « kitschs », ce que j’en ai entendu bottait pas mal de culs. Petite dédicace amusante au joyeux luron qui triballait un écriteau « Doro = MILF Power », et qui aura eu son quart d’heure de gloire sur l’écran géant ! Rahlàlà, je vous jure…


  • 21h00/22h25 : Judas Priest

Oh. Mon. Dieu.

Richie Faulkner, fraîchement arrivé chez Judas Priest, m'a totalement convaincu. Pas évident de succéder à K.K. Downing, et pourtant...

Ils sont là. Judas Priest est là. Difficile de réaliser ce qui se passe actuellement sur scène, Judas Priest, véritable mythe à mes yeux, est devant moi pour sa tournée d’adieu, impossible de se rendre compte du privilège sur place, mais maintenant j’en suis… woaw quoi. Je dois cela dit vous avouer que j’avais beaucoup de craintes quant à cette représentation… Suite à l’actualité pas très glorieuse du groupe, comment ne pas être dépité en apprenant que K.K. Downing, guitariste emblématique du combo aux cotés de Glenn Tipton, décidait de prendre sa retraite juste avant le début de la grande tournée d’adieu du Metal God ?…
Ajoutez à cela les piètres performances vocales entendues sur les précédentes tournées de Judas Priest, et vous aurez de quoi vous poser de sérieuses questions sur l’intérêt d’un tel concert en 2011…
MAIS STOP ! QUE DIS-JE ?
Je vous le confirme, et vous le reconfirme : Judas Priest a tout allumé ce soir-là, pour mon plus grand bonheur et celui de tous ses fans. Un Rob Halford en très bonne forme qui m’aura vraiment bluffé, moi qui ne donnait pas cher de sa peau, ce dernier m’a bien remis en place et confirme par la même occasion son titre de Metal God. Certes, certains effets l’aidaient à assurer les cris les plus hauts perchés, une bonne dose d’écho ici et là histoire de rendre le tout plus propre… Mais sans excès, c’est bien le plus important.
Un show renversant, dans la pure tradition du Priest, avec flammes, chaînes, clous et cuir ! Et en prime… l’arrivée du seigneur Halford au guidon d’une Harley Davidson sur « Hell Bent For Leather » ! Si ça c’est pas la classe, je ne sais pas ce qui l’est.

Rob Halford, alias the Metal God, en aura mis plein les yeux du public ! Hell Bent For Leather !

Une setlist excellente même si d’importants classiques ont été oubliés (Argh ! Où est passé l’incroyable enchaînement The Hellion/Electric Eye ?!?), on a donc pu se gaver en live de références telles que Beyond The Realm Of Death, Rapid Fire, Judas Rising et bien entendu… Breaking The Law !
A noter également la grande surprise de voir Painkiller jouée en live, titre pourtant rare de leurs récentes setlists en raison des difficultés pour Halford d’assurer une telle rage dans son chant… Ce ne fût pas parfait, notamment au niveau des guitares, le riff était difficile à percevoir et l’un des solo modifié pour le concert… Folie générale dans le public sur ce titre culte en tout cas, des pits se sont formés un peu partout, et je me suis lancé dedans à bras ouverts bien entendu.
En résumé, Judas Priest fût grand, royal, Metal. Un show pas exempt de défauts mais tellement impressionnant que tous ces petits problèmes sont passés inaperçus, même le final décevant où Halford a subitement disparu n’a pas pu entacher l’excellent concert de cette légende vivante…
Grandiose.

 

Difficile de se relever d’une telle tuerie ! Therion officie sur la Mainstage 2, n’étant pas trop amateur du style, je me dirige vers les stands boissons pour boire une bière avec mes potes en attendant le concert d’Ozzy. Certains s’en vont, d’autres restent, pour ma part je file répondre à un besoin naturel avant de revenir près de la Mainstage 1 pour assister au concert du Pape en personne…


  • 23h25/00h55 : Ozzy Osbourne

Ozzy souriait comme un gamin tout le long du spectacle. Au moins, il a l'air de s'amuser sur scène, c'est le principal !

Que l’on aime ou non le personnage, voir Ozzy Osbourne, c’est quand même pas rien. Inutile de présenter le légendaire chanteur de Black Sabbath, tout le monde connaît ses frasques, tout le monde connaît ses erreurs, tout le monde (sain d’esprit) connaît les tubes intemporels que sont Suicide Solution, Paranoid, Mr.Crowley et j’en passe… Ozzy est donc là devant moi, chanteur que je respecte énormément car il fait partie des grands noms m’ayant permis de découvrir la vraie face du Metal… Malgré ses choix commerciaux douteux et ses derniers albums parfaitement inutiles, je me réjouis donc de voir sur scène le Pape du Metal pour un concert que j’attendais énormément.
Ozzy débarque sur scène, il a du mal à traîner son sac d’os visiblement mais je dois avouer avoir été bluffé par la pêche qu’il dégageait tout au long de son set. Sautillant, farceur (Le coup de la mousse sur le premier rang, un classique), tapant dans ses mains comme un grand gosse et nous balançant ses mythiques « I CAN’T FUCKING HEAR YOU » à tout bout de champ, il n’y avait vraiment pas de quoi s’ennuyer pendant cette heure et demie en compagnie du Madman.
Vocalement, Ozzy n’est plus l’excellence qu’il était, c’est un fait, sa voix oscillait souvent durant le show mais restait malgré tout convenable et surtout, sans aucune retouche. Chose très appréciable que je dois relever, car le moins qu’on puisse dire, c’est que ses derniers albums sonnent tout sauf authentiques sur le plan vocal…

Gus G. en remplacement de Zakk Wylde se sera montré convaincant, bien qu'assez froid et peu axé sur le feeling.

Ozzy saute, Ozzy rigole, Ozzy fait le con, il s’amuse et moi aussi, et je ne peux m’empêcher de rentrer en transe en écoutant la setlist proprement GÉNIALE délivrée ce soir-là. Visez un peu ce quasi-perfect et pleurez de votre écran, du grand art. Quasi-perfect car en effet, Rat Salad est assez discutable. Gros solo de batterie, gros solo de guitare, je n’irais pas dire que les musiciens se faisaient mousser mais presque. Certes, c’est très impressionnant à voir et à entendre, mais assez peu utile et surtout, très long, notamment le solo de Gus.G, nouveau guitariste attitré du Prince Des Ténèbres en remplacement de Zakk Wylde. Ce dernier aura délivré une prestation convaincante mais perfectible, surtout au niveau du feeling. N’est pas Randy Rhoads qui veut, ça ne s’invente pas !
Pour résumer, Ozzy Osbourne m’a bien bluffé, moi qui ne donnait vraiment pas cher de sa peau sur scène, le Madman m’a cloué le bec et a prouvé de fort belle manière qu’il était loin d’être fini. Après tout, il l’a dit lui-même il y a quelques années, « I Don’t Wanna Stop« … A voir en live, ça vaut le détour !

 

Ozzy s’en va. Kyuss s’apprête à jouer, j’aimerais bien les voir, mais avec le monde présent sous la Terrorizer Tent, j’abandonne très vite l’idée. Encore un concert auquel j’aurais bien aimé assister qui me passe sous le nez, j’espère sincèrement que l’organisation du Hellfest corrigera ce problème l’an prochain. Direction la tente donc pour une dernière nuit, pendant laquelle je ne vais sûrement pas dormir : bien trop occupé à faire la fête au camping !
Blagues à la con, séances de Radikulting sur le groove chaleureux du dernier hit de Morbid Angel, photos de groupe et improvisation tardive d’un cover-band de Napalm Death : You Suffer aura fait frémir le camping dans sa version normale et extended ! Une nuit passée bien vite malgré l’importante fatigue ressentie…
Petite pluie au matin et quelques problèmes avec un visiteur peu désirable, mais rien de très méchant heureusement. Les tentes se plient, le camping se vide, les festivaliers rentrent chez eux : c’est la fin d’un Week-End qui une fois de plus aura été excellent.

Rendez-vous l’an prochain ? Assurément.

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Le Hellfest, c’est fini ! J’espère que ce compte-rendu vous aura plu et satisfait, détaillé autant que possible, j’ai fait de mon mieux et ce fût long mais le résultat me convient désormais. N’hésitez pas à commenter, réagir, et donner votre avis ! En attendant, on se dit rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles folies meurtrières et de beuveries sataniques, tout ça sous le nez de Madame Boutin et ses perfides sbires.

A très bientôt et merci à l’organisation !

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Vader et sa clique au carrefour de l’Europe [Live Report]

Bruxelles, capitale européenne, melting-pot culturel grâce aux institutions européennes qui y sont installées. Bruxelles, capitale par la même occasion de la Belgique, petit pays au centre de l’Europe, coincée entre la France, les Pays-Bas, l’Allemagne… Soit, on s’en  branle de mon cours de géographie. Il s’avère qu’à Bruxelles, j’ai eu la chance de voir Vader et d’autres gars dans une salle de concert perdue dans la ville…

Pas bien malin…

Le concert a eu lieu le jeudi 16juin, 15€ l’entrée. Voilà ce qui est raisonnable pour un menu assez alléchant… C’était également mon premier concert dans cette salle qui accueille pourtant beaucoup de concerts de metal.
Ouais, enfin, soyons honnêtes, les gus qui gèrent cette salle font surtout venir des trucs en core, mais pas de la bonne famille : du deathcore, de l’emocore, du cacacore…
Ayant perdu toute notoriété, écrasé par les géants anversois (Biebob, etc), le Magasin 4, en face du site Tour&Taxi ne reçoit presque plus jamais le gratin, mais seulement le fromage brûlé collé au plat de germaine.
Mais voilà que nos amis du M4 produisent Vader (ce qui n’est pas rien), et pour assurer leur succès, ils ont organisé ce concert en… PLEIN MILIEU DES PARTIELS!
M’enfin, il faut vraiment être con pour organiser un concert de Metal avec des groupes qui touchent un public 18-30ans en plein milieu de partiels!
Donc, topo, on était à 250devant Vader, géant polonais qui est sold-out à chaque live dans son pays natal. C’est comme si Gojira allait jouer en Pologne, et qu’ils étaient accueillis par des mendiants roumains quoi! (si ça c’est pas de la comparaison efficace).

Pas la forme mais le fond.

Vader n’est pas venu seul défier Bruxelles, il est venu avec Essence, groupe de thrash danois, Resistance, groupe de deathcore belge, et Krisiun, Death brésilien.
Essence, jeune groupe géniteur d’un très bon nouvel album de Thrash… Ouais vous avez bien lu, du bon thrash en 2011!
Sur scène, ils sont énervés, virtuoses, agréables… Ca me fait presque de la peine de savoir qu’ils ont joué devant 100personnes maximum, leur concert en plus parsemé de problèmes sonores (guitariste rythmique qu’on entend plus pendant une chanson, chant en retrait). Notre pauvre chanteur danois aux allures de Schwarzy nordique ne cessait de s’excuser pour le son, ce qui n’était pas sa faute. Malgré toutes ses emmerdes, les gus ont continué de jouer avec plaisir, et leur musique était de qualité, comme sur album. Mention très bien au bassiste et à son solo magnifique (réellement!). J’ai même pu discuter avec le guitariste rythmique (qui a l’air plus jeune que moi), et j’ai choppé la setlist!

Après cela, viennent les Belges de Resistance pour un show moyen. Deathcore gras, chant de porc, bouillie sonore, le chanteur avait une bonne grosse tête de baraqui (un beauf en Belgique), avec ses cheveux plaqués sur le crâne, et son training adidas… C’est drôle dix minutes d’headbanguer là-dessus… Mais après, non quoi, on ne voyait pas la différence d’une piste à l’autre, l’ennui mortel s’installe… J’ai d’ailleurs préféré aller boire une bière en compagnie d’un ami en dehors de la salle, le temps que ce soit fini…

Pas des petites bites les Brésiliens.

Sexys les Brésiliens non ?

Krisiun était alors un groupe qui m’était inconnu, on m’avait conseillé à plusieurs reprises leurs albums (AssassiNation)… J’attendais donc du lourd de ce groupe, considéré par quelques uns de mes amis comme des tueurs en concert…
Ils n’avaient pas tort les raclures, ce show était über-violent. On avait beau être que 200, ils nous ont bien fait saigner. Ultra-communicatif avec le public, technique, précis… Rien à dire, leur musique en concert, c’était presque parfait, hormis le son de batterie trop en avant (mais n’enculons pas les mouches). Le trio latin abat un boulot de bûcheron énorme !

Petit fait amusant : dans le pit (l’endroit où se déroule les pogos pour le petit Jean-Mouloud qui passe), un homme asiatique, se tenant au milieu est devenu hystérique et a commencé à donner des coups de pied à la Bruce Lee à quiconque osait l’approcher. La sécurité arrivant telle une muraille de Chine pour empêcher l’invasion mongole nous a évité une belle séance de karaté!

Les polaks ils font peur.

Dernier concert de ce soir, les très attendus polonais de Vader. Acclamés fortement par nous les Belges (même quand plein de bruit), le groupe monte sur scène, et annonce dores et déjà qu’ils n’auront qu’une heure de set-list (Hein ? Autant que les deathcoreux ? Mais…Mais???), et qu’il n’y a donc pas trop de temps pour parler.
Putain, j’ai mangé mes dents.
Sur scène, le guitariste soliste est très présent, il tire la langue comme s’il était sorti de Kiss, fait des solos de génie, serre la main du public à chaque fin de morceau. Les membres étaient impressionnants. Le chanteur est titanesque (sur scène) avec son air colérique, son growl puissant et sa guitare satanique qui ferait frissonner Kevina le bûcheron des ténèbres.
Vader nous a balancé des classiques (je cite Carnal, chanson courte mais qui déglingue grave ou encore this is the war…), une nouvelle chanson, des trucs récents, et aussi… Une reprise de Raining Blood qui bottait des culs par dizaine (j’ai encore des bleus). Le son a été presque parfait, à quelques exceptions près (mais on s’en fout), la foule peu nombreuse (plus ou moins 250…), survoltée (du moins devant et dans le pit…)
Autre anecdote dans ledit pit : après Bruce Lee, nous avons eu le droit à la copie carbonne de Baptiste de 10minutes à perdre (site très con que je vous conseille) dansant le Rock’N’Roll au milieu des métalleux, il m’a même invité à danser (je dois plaire aux cas sociaux).

Et le bilan ?

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment, les groupes étaient tous bons (sauf mes con-patriotes et leur bouillie coreuse infâme). Les performances de chacun étaient à saluer, ils ont gardé la forme et le sourire, même dans une salle moyenne, avec peu d’affluence et des problèmes sonores handicapant (surtout pour les Danois.)
Si le Magasin 4 améliore l‘acoustique, son organisation , et arrivent à attirer plus de gros noms, peut-être qu’il pourra se reforger une place dans le carnet Rendez-vous des métalleux belges. C’est en tout cas avec hâte que j’attends de revoir les Brésiliens et les Polonais au Mass Deathtruction !

Summer Campaign Tour Baby

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part. 3]

Troisième partie du compte-rendu dédié au Hellfest 2011 et ses armées de zombies putrides qui ont terrorisé Clisson pendant 3 jours… Gruuuuuuuuar !

Avant de commencer, vous voulez jeter un œil à mon running order du jour ? Ca se passe par ici.


Samedi 18 Juin

Hell-Leclerc !

De la bière, du metal... rien d'anormal.

Wouaw, le réveil est dur. 8h, comme d’habitude, même si l’envie de dormir est bien présente, c’est tout simplement impossible avec l’agitation présente au-dehors et la lumière ambiante qui empêche de fermer l’oeil…
Aujourd’hui, c’est direction Leclerc ! Une canette de Coca pour se réveiller, on ne change pas les classiques… Tout le monde émerge, et direction mon supermarché préféré pour éviter de se ruiner sur le festival, et le plus important, acheter de la bière (huhu).
Le Hellfest dispose d’un emplacement quasi-parfait il faut l’avouer, à moins d’un kilomètre à pied se trouve le Leclerc, ainsi qu’un McDonald’s, tout pour plaire et faire un petit régime. Vu les prix pratiqués sur le fest’, autant aller se nourrir chez eux dans un sens…
Entrée dans le magasin, la troupe de Metalheads rôdant dans les rayons est simplement sidérante, il n’y a que ça, partout ! Effet assez comique qu’il faut voir pour vraiment comprendre.
On achète donc l’attirail de base : saucisson, sandwichs, boissons, alcool, eau minérale (!), énergisants, pain… Oui bon on va s’arrêter là hein. De quoi survivre quelque temps au camping. Malin comme je suis, j’arrive à chopper une petite bouteille d’eau que j’engloutis d’une traite et qu’évidemment, je ne paierais pas.
Ah bah hé oui, à la guerre comme à la guerre.
Direction la caisse, nous payons, et retour chargé comme des bœufs au festival. Il est 11h20, nous pensions arriver à l’heure pour Whiplash et démarrer cette journée Thrash de bon pied… Mais non, trop crevé. Nous voilà donc en train de glander au camping en attendant le prochain groupe… Le temps passe vite, trop vite : Angel Witch est déjà sur scène, et le groupe me passe donc sous le nez.
Allez, fini la glande, en route ! J’arrive sur le site pour la fin de ce grand nom anglais et assiste donc à leur méga tube éponyme… Au moins, j’aurais vu l’essentiel.


  • 13h05/13h45 : Mekong Delta

Le nouveau guitariste Erik Adam s'est montré plus qu'à la hauteur du nom de Mekong Delta. Belle performance !

Je m’installe tranquillement devant la Mainstage 2 en regardant de loin l’écran géant, diffusant la fin du set d’Angel Witch.
Le soleil cogne pas mal… J’attends fébrilement les techniciens allemands du Thrash, j’ai nommé Mekong Delta, groupe que je ne connais pas parfaitement mais dont l’album « Dances Of Death » m’avait mis une sacrée claque. Les voilà qui entrent en scène, malheureusement pour moi je ne connais aucun des membres hormis le bassiste, qui est le seul musicien restant de la formation originale… Difficile de voir un groupe soudé sur scène, la plupart des zicos ayant rejoint la troupe en 2008. Malgré tout, la performance fut bien satisfaisante.
Le nouveau chanteur dégageait une énergie assez communicative et sa voix claire collait parfaitement à la musique des allemands, ce qui en thrash ne court pas les rues vous en conviendrez. Je regrette cela dit que ce dernier n’ait pas été mis plus en avant sur scène, le groupe ayant préféré opter pour de longs titres instrumentaux vers la moitié du show… Toutefois, ce choix n’était pas spécialement surprenant et aura permis au public d’apprécier la fine technique du combo qui se place parmi les grands noms à retenir du Technical Thrash.
Un concert fort sympathique pour démarrer ma journée quoi qu’il en soit, le groupe a su me convaincre, et malgré un public pas très réceptif à leur musique, j’ai apprécié la performance délivrée.

 

Rien d’intéressant pour moi dans les deux prochaines heures, heureusement dirais-je car je suis déjà crevé et mes pieds souffrent comme jamais… Mes potes tentent tant bien que mal de me convaincre d’aller voir Hail Of Bullets, mais ne connaissant strictement rien du groupe, je passe mon tour et retourne me poser au camping pour garder des forces. La journée va être dure et longue (oui, comme ma bite, merci).


  • 15h25/16h10 : UFO
UFO

Objet volant non-identifié sur scène ! Oui, c'est bien UFO.

UFO, woaw, en voilà une bonne légende. Je ne connaissais que de nom ce groupe pourtant très reconnu dans la sphère Hard-Rock / A.O.R., et je dois avouer avoir été très surpris en écoutant leur album Lights Out. Bien pêchu, rempli de tubes et mené par un chanteur simplement excellent, ce fut pour moi une sacré découverte qui dépassait mes attentes. UFO arrive donc sur scène, concert que j’attendais impatiemment là aussi histoire de voir si le groupe réussirait à me convaincre également sur scène… Défi réussi !
Certes, au niveau du chant, on sentait que Phil Mogg ne tenait pas les aigus aussi bien que dans sa jeunesse, mais sa performance était plus que satisfaisante et surtout, sans fautes, ce qui n’a pas été le cas de tous les ténors du festival. Au hasard, Ozzy Osbourne…
Un leader en tout cas très sympathique et proche du public qui s’est laissé aller à plusieurs vannes bien senties, bonne ambiance tout du long pour un concert de Hard-Rock comme on les aime. Le public chantait en cœur, les refrains fédérateurs étaient légions (Lights Out, Lights Out In Loooondooooon !), les musiciens carrés et la setlist plaisante, pas grand chose à en redire si ce n’est que c’était une belle leçon de Hard dont je me souviendrais longtemps !
L’une des meilleures surprises du festival pour ma part.

 

  • 16h15/17h00 : Municipal Waste

Prendre une photo du groupe avec ça qui tourne en même temps c'est... compliqué.

Oyé, Oyé ! Sortez les griffes, resserrez vos pompes, mettez tout objet fragile hors de portée, Municipal Waste débarque au Hellfest et ça va faire très mal !
Sur album, je dois bien vous avouer que le combo Virginien m’en touche une sans faire remuer l’autre, pour plusieurs raisons. Son trop moderne, compos pas spécialement fascinantes et globalement, le tout a déjà été fait et proposé longtemps avant, mais… malgré tout ce n’est pas un groupe que je place au placard, loin de là. Seulement, ça ne m’atteint pas vraiment. Il faut dire aussi que le Crossover Thrash, c’est surtout en live que ça se vit, c’était donc la bonne occasion pour moi de tester les performances du groupe face au public et voir ce que ces tarés valaient vraiment…
Oulà, c’est déjà parti ! Le groupe vient à peine de commencer que le pit est rempli de fous furieux prêts à vous faire sauter les dents. Bon, y’a pas à dire, Municipal Waste, en live, ça envoie du bois, tout simplement. L’ambiance est survoltée et le chanteur complètement déjanté, le public en transe… Peut-être même trop d’ailleurs, un exhibitionniste aura d’ailleurs été rappelé à l’ordre par le leader (« Nice Cock, Asshole ! »). Bref, ça allait à 300 à l’heure, les titres déboulaient à toute vitesse, on peut dire que Municipal Waste aura bien foutu le bordel en cette fin d’après-midi.
Un concert à vivre pour son ambiance assez unique plus que pour sa musique, qui ne m’a pas pleinement convaincue…
Mais on s’en fout, c’est du Thrash, j’ai bougé, contrat rempli !

 

  •  17h05/17h55 : Thin Lizzy

Scott Gorham aura délivré une très belle performance tout au long du set, habilement secondé par... qui déjà ?

Thin Lizzy, le mythe… ou presque. En effet, difficile d’appeler Thin Lizzy par son nom aujourd’hui, la moitié des membres de la formation d’origine sont décédés,  les autres intermittents sont retombés dans l’anonymat ou tournent dans d’autres groupes… Que reste-t-il donc de ce grand nom ?
Un batteur, sinon rien…
Brian Downey se retrouve seul sur scène pour honorer le vrai nom de Thin Lizzy, pas évident comme rôle. Je dois vous dire que comme UFO, je ne connaissais que très peu Thin Lizzy avant de les voir, cela ne m’a tout de même pas empêché de sentir un problème au sein du groupe sur scène… Pour reprendre l’expression de je-ne-sais-plus-qui, j’avais vraiment l’impression de voir un Cover-Band Deluxe en fait. Attention, je ne voudrais pas donner l’impression de descendre la prestation que nous ont offert les musiciens en ce Samedi 18, qui était plutôt correcte globalement, j’insiste seulement sur le fait que ce n’était pas vraiment Thin Lizzy… Bon, soit.
Je ne connaissais pas beaucoup la tracklist du concert, et pour tout vous dire j’attendais avec impatience le morceau Cold Sweat, qui malheureusement n’aura pas été joué sur scène. Le chanteur faisait tout son possible pour assurer le spectacle, je dirais qu’il a bien réussi mais malgré tout mon constat reste mitigé aujourd’hui. Un concert sympathique oui, mais clairement pas à la hauteur de mes espérances…

 

  • 18h00/18h45 : Destruction

NAILED TO THE FUCKING CROSS !!!

Il fait chaud, je sue, mes jambes sont explosées et je n’ai qu’une envie, m’allonger pour me reposer… Mais pas le temps, Destruction déboule sur scène, et pour rien au monde je ne manquerais ça !
Premier membre du Big Three allemand à passer sur scène ce Samedi, Destruction à pour mission de tout péter et préparer la piste pour ses collègues, chose qu’il fera à merveille car le moins que je puisse dire, c’est que le trio m’aura dévissé les cervicales. Chargé d’hymnes propices au headbang, le set a enflammé la scène et par la même occasion le pit qui, sans surprises, était totalement furax. Je me suis donc retrouvé pendant la moitié du concert à secouer ma tête comme un malade au rythme des riffs qui m’arrivaient droits dans la gueule, tout ce que l’on peut attendre d’un groupe aussi fin que Destruction.
Schmier aura également tenu un petit discours sur le Hellfest, son groupe étant désormais un habitué de l’affiche, en expliquant à quel point le festival avait grandi sous leurs yeux à chaque édition… Bien sympa à entendre !
En résumé, Destruction, c’était allemand, c’était violent, et ça balançait la sauce par litres entiers. Concert énorme !


Apocalyptica joue sur la mainstage 1, vite vite, je passe entre les armées de coreux et d’abominations à mèches pour rentrer au camping et engloutir de l’énergisant. Discussion avec les potes sur place, et retour sur le site pour l’un des concerts que j’attendais le plus …


  • 19h55/20h45 : Sodom

Sodom, le groupe qui fait très mal là où ça passe.

J’arrive à temps pour trouver une bonne place pas trop loin du pit afin d’assister au concert de l’un de mes groupes de Thrash préférés, les bouchers de Sodom. Soldats des riffs, troupes d’assauts du Headbang, unité spéciale des pits, la milice allemande est en route… enfin… heu…
Qu’est-ce qu’il se passe là ? Apocalyptica dépasse son temps réglementaire pour nous « offrir » un morceau supplémentaire… ! Non mais ho ! Réaction assez virulente de la part des amateurs de Sodom qui scandent au groupe leur mécontentement, un énervement général qui aura brièvement été montré sur l’écran géant… Enfin, leur set se termine et l’Oncle Tom fait son apparition ! Il est encore plus beau et poilu qu’en photo !
Sodom démarre sans plus attendre son show par un titre de leur nouvel album, l’excellent morceau In War And Pieces. Le headbang démarre et n’est pas prêt de s’arrêter, les trois balourds vont nous asséner de tueries comme eux seuls savent le faire et les fans n’attendent qu’un titre : Agent Orange !
Grosse folie sur ce morceau tiré de l’album de Sodom le plus reconnu à ce jour, le public est hystérique et ça sent la sueur, la vraie, celle du Metal. De mon coté, c’est la folie totale, le concert bat son plein, mais le son n’est pas vraiment au top : difficile d’entendre certains riffs en effet, la guitare me semblait anormalement sous-mixée et c’était parfois impossible d’entendre quoi que ce soit… Remember The Fallen, Blasphemer, Sodomized, les gros classiques y passent… Et Sodom boucle son set ! WTF ! Où est passé Ausgebombt ? Et les titres de Persecution Mania ? …
Le groupe se retourne et salue brièvement le public, apparemment pressés, les fans se questionnent : que se passe-t-il ? Le show est déjà terminé, à la surprise générale… En effet, en commençant plus tard, Sodom n’a pas pu bénéficier de tout le temps qui lui était accordé… Fuck… Un peu décevant avec le recul, un set écourté et un son pas parfait, cela n’empêche pas que sur le moment, l’ambiance était vraiment démente et Sodom écrasant.

 

Crevé et vidé, je rentre au camping, le Heavy de Zakk Wylde ne m’intéressant pas vraiment dans son groupe personnel, et trop épuisé pour voir D.R.I. … Comme d’hab, canette énergisante, une petite pomme Golden histoire d’avoir du sucre en réserve et on est reparti. Décidément, c’est vraiment dur de tenir le rythme.


  • 21h55/22h55 : Kreator

Mille Petrozza a pris du poids, certes, ça ne l'empêchera pas de vous fracasser en deux si l'occasion se présente.

J’ai un peu de retard pour le démarrage de Kreator et loupe donc leur titre « Hordes Of Chaos ». Heureusement, pas trop de casse, moi et mes potes nous faufilons à travers la foule pour accéder à une place à peu près convenable histoire de bouger et voir un maximum du concert. Malgré tout, difficile de s’approcher de la scène, nous nous contentons donc d’une place reculée où l’écran géant sera notre sauveur. Au moins, le son est bon.
Mille Petrozza était totalement incontrôlable ce soir là, pour quelqu’un qui n’aime pas le Metal (Voir l’interview de Tommy Vetterli par RadioMetal), le leader de Kreator m’a paru complètement possédé et à fond dans son rôle, clairement l’une des figures marquantes du festival. Pour être honnête, je ne m’attendais absolument pas à ça. Kreator est reconnu pour être le « virtuose » de l’Allemagne, celui qui allie avec brio mélodie et riffs d’aciers, mais détrompez-vous, sur scène, ils ne sont pas là pour vous faire couler un bain, si ce n’est de sang !
Un concert survolté donc, qui aura vu naître plusieurs pits tous aussi violents les uns que les autres. Aubaine pour moi, j’étais placé juste à coté de l’un d’eux et ai pu me frotter à d’autres têtes dures sur les classiques que sont Enemy Of God ou encore Flag Of Hate. Un show carré, très pro, un frontman au top de sa forme prêt à tout écraser sur son passage et une setlist simplement excellente : Kreator a décimé les rangs du festival et s’impose haut la main comme vainqueur de la plus grosse tuerie du Week-End, rien que ça.
Monumental.

 

Le concert des allemands se termine, et d’un coup je ne me sens pas très bien… Trop de monde, trop de poussière, je suffoque littéralement et une forte envie de vomir se fait ressentir. Ça craint ! Je me précipite près du coin bouffe pour respirer un peu et m’asseoir en attendant le concert de Bolt Thrower qui ne devrait pas tarder…
Je bois une bière histoire de me remettre sur pieds… Woaw, on peut dire que j’ai été surpris. La santé, ça ne rigole pas, à partir de maintenant je me ménagerais un peu.

Scorpions entame son set, malheureusement pour moi, le devant de la scène est totalement rempli et accéder à une bonne place est simplement impossible. Je regarde donc de loin le début de leur prestation avant de me diriger vers mon groupe Death préféré…


  • 23h15/00h15 : Bolt Thrower

Jo-Beth, désignée bassiste la plus sexy du festival.

Bolt Thrower, le monstre anglais, est au Hellfest cette année et le privilège pour nous, les français, est assez conséquent. Vu le peu de dates qu’accorde désormais le groupe pour ses représentations, Bolt Thrower était tout simplement immanquable pour moi qui ait été introduit dans le Death Metal avec leur album culte « The IVth Crusade »… C’est parti pour une leçon de combat digne de ce nom !
La tente est déjà très remplie à mon arrivée, arf, je tente tant bien que mal une percée dans les rangs et arrive à me dégotter un emplacement plutôt correct me permettant d’headbanguer comme un sauvage sans me soucier du monde autour de moi. Je n’avais pas une excellente vue sur le concert, j’ai donc passé les 3/4 de mon temps à fouetter l’air de ma douce crinière, dans un sens, on ne va pas voir Bolt Thrower pour poser son cul sur une chaise, mais bien pour tout écraser, c’est ce que j’ai fait.
Une très grande majorité de titres venant de « Those Once Loyal », dont le terrible Anti-Tank (qui porte définitivement bien son nom), ainsi que des morceaux plus classiques de leur répertoire, comme le célèbre Cenotaph ou encore No Guts, No Glory pour ne citer qu’eux. Une performance ultra-carrée au son pour ainsi dire impeccable (Dingue alors, Rock Hard Tent pourtant), un groupe de légende sur scène ce soir au Hellfest…
La machine de guerre Bolt Thrower m’a roulée dessus en faisant plusieurs demi-tours, et en plus, j’ai aimé ça !
Prix spécial du headbanging 2011.

 

Retour de Bolt Thrower. Scorpions est en plein concert et la mainstage 1 est noire de monde, impossible de pénétrer les lignes sous peine de mourir d’étouffement. Jamais vu ça, même Kiss l’an dernier n’a pas réuni autant de monde.
Je  me contenterais donc de l’écran géant pour suivre la performance de Scorpions en attendant la venue d’un de mes classiques of all-time, le genre de groupes qui vous marque à vie, j’ai bien nommé Coroner…
J’arrive à accéder aux barrières ! Yeah ! Je tente de trouver un emplacement correct quand une tape amicale m’arrive sur l’épaule : je retrouve avec stupéfaction l’un de mes potes que je n’avais pas vu du week-end, présent sur place mais pas au même camping que moi, ça alors pour une surprise… Ma place est assurée, le concert s’annonce grandiose, et j’assiste patiemment au set de Scorpions en écoutant leurs deux plus grands tubes : Rock You Like A Hurricane, et bien entendu, Still Loving You…


  • 01h00/02h00 : Coroner
Tommy Vetterli

Tommy Vetterli sur scène, froid et concentré, en imposait à mort avec des soli bénis par les dieux et ses riffs aiguisés...

Coroner. Coro-Fucking-Ner. Ce groupe à mes yeux est un putain de mythe, le truc longtemps resté inaccessible qui s’offre enfin à moi en live. Pour rappel, Coroner est considéré comme l’une des perles oubliées du Metal, ce groupe de Thrash Technique Suisse était en effet bien en avance sur son temps et n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait, soutenu par un label qui préférait s’intéresser à Kreator qui avait la côte à l’époque… Lassé par tant d’incompétence, le trio se sépare et disparaît dans l’ombre, laissant ses fans sur les dents. Une cruelle déception.
Bien clairs sur ce sujet, Coroner ne se reformera jamais, cela a maintes fois été dit au cours d’interviews, et pourtant… En 2011, ils sont là. Pour nous, pour leur public. Pour faire honneur à la légende. Si il y avait bien un concert à ne pas manquer cette année pour les amateurs de Metal, c’était celui-ci. Bon je m’emballe mais c’est pour vous expliquer à quel point Coroner est important pour moi.
Passons donc au concert ! Quelle claque… Baigné dans la nuit noire, le groupe arrive sur scène, l’ovation est immédiate, le public extrêmement positif, ça fait vraiment plaisir à voir.
Le set démarre avec Golden Cashmere, Sleeper, l’un des morceaux que Coroner avait composé à l’époque pour leur « nouvel » album, qui n’aura jamais vu le jour…

Ron Broder

Ron Broder à la basse semblait très content de jouer ce soir-là, et ça tombe bien, le public aussi !

Une intro calme et planante, puis la tuerie démarre, Internal Conflicts prends la relève et là, l’explosion. Tommy Vetterli n’a rien perdu de son talent, statique et froid, la performance du virtuose était simplement fascinante et ses soli splendides, absolument rien à redire dessus, du grand art. Ron Broder s’est également bien défendu lui-aussi, son ton toujours aussi rageur faisait plaisir à entendre et ses lignes de basse claquantes résonnaient sur tout le festival… Seul Marky Edelmann m’aura paru en retrait lors de ce concert, pas mauvais, mais aucunement marquant, j’ai pourtant essayé de m’intéresser à son jeu sur scène mais quelque chose me dérangeait…
La setlist du concert quant à elle était excellente, grosse préférence du groupe pour leurs deux derniers albums avec des classiques telles que Semtex Revolution, Divine Step ou encore Metamorphosis. Les anciennes références n’étaient pas non plus lésées, on a donc pu headbanguer comme des fous sur Masked Jackal ou encore Reborn Through Hate, dernier morceau joué ce soir-là, fin d’un set trop court si vous voulez mon avis…
Coroner a donc déchiré le Hellfest, et c’est rempli d’une immense fierté que je sors du concert, des images plein la tête et les jambes toujours aussi douloureuses…

 

Alors ça, c'est moi qui... gerbe. Absolument lamentable oui.

C’est l’heure de rentrer ! On peut dire qu’entre Kreator, Sodom, Bolt Thrower et dernièrement Coroner, j’ai pas volé une bonne nuit de sommeil, je rentre donc péniblement au camping avec la masse de gens sur la route qui font visiblement de même… Je galère un peu à retrouver mon chemin, je cherche désespérément ma tente… Ah, enfin, je la vois, j’arrive sur place, mes potes discutent autour d’une bière et… trou noir. Hum.
De ce que l’on m’a dit, je me suis effondré par terre en arrivant, le problème c’est que j’en ai aucun souvenir. Je n’avais pourtant pas bu, sobre et les idées à peu près claires… J’ai dormi un bon quart d’heure puis me suis réveillé un peu paumé, j’ai cru avoir passé la nuit dehors, ce qui m’a fait pas mal flipper…
Gros mal de tête, une nausée qui s’installait, complètement HS… et d’un coup je n’ai pas pu me retenir : direction les plantes pour… hum oui bon voilà vous vous en doutez. Fin de soirée totalement catastrophique donc, j’en suis venu à la conclusion que j’avais sûrement dû faire un petit malaise, pour causes de fatigues, chaleur et surtout sous-alimentation. Il faut dire que je n’ai vraiment pas beaucoup mangé sur place, ça m’apprendra.

Morale : La santé, c’est primordial, ménagez-vous et mangez beaucoup si vous allez à un festival en plein été.


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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Vierge de Fer, Petit Journal et crampes d’estomac [Live Report]

Peu de gens peuvent se lever le matin en se disant, à l’instar d’un Will Smith, « Je suis une légende ».  Et pourtant, c’est une réflexion que les six britanniques d’Iron Maiden ont du se faire plus d’une fois. Et ce lundi 27 juin 2011, à 19 ans,  j’ai rendez-vous avec la légende.

Iron Maiden, c'est l'assurance d'un grand show avec de grands moyens.

Évidemment, je suis en droit de me dire que je suis né trop tard, que le dernier album de la Vierge de Fer, l’ennuyeux « The Final Frontier », est loin d’être terrible, que ce concert s’annoncera très carré, trop peut-être, que la proximité avec le groupe (chose qui m’est chère) ne sera évidemment pas de la partie, mais toutes ces remarques froides ne pèsent pas un gramme face à l’enthousiasme qui me saisit et ne me lâche pas en cette caniculaire fin d’après-midi, tandis que je retrouve l’ami KID66 pour me rendre avec lui au Palais Omnisports de Paris-Bercy, nous faufilant à travers un Châtelet au-delà du saturé et absolument étouffant de chaleur.

Une fois sorti du métro, difficile de s’y tromper : on y est ! Chevelus dans tous les sens, gueulant de leur mieux en guise de signe de ralliement, des bouteilles / canettes de bière absolument partout sur les marches de Bercy… tandis que je fais la queue, des fans de Maiden apparaissent au balcon du Novotel juste en face de la salle, et brandissent un drapeau anglais, ce qui suscite une vive réaction de la part de la file d’attente.

Une fois rentré, c’est l’émerveillement : je n’avais encore jamais fait de concerts à Paris-Bercy. Bah putain, c’est quand même assez renversant, la clameur de cette foule titanesque, tout autour de moi, où que je tourne les yeux : à droite, à gauche, derrière, la fosse devant moi… je prends même une à deux minutes pour reprendre mes esprits et tenter sereinement de trouver une place avantageuse dans la fosse. Après m’être assuré au passage que la première partie était bien passée (le fils à Dickinson, merci bien hein !), je trouve une place et commence à littéralement piétiner d’impatience.

Les lumières s’éteignent plus rapidement que prévu et là, les tripes se resserrent… au sens propre, en fait, puisque j’en viens au premier problème qui m’a gêné pendant le concert : mon estomac ! Celui-ci m’a en effet incroyablement fait souffrir pendant la quasi-intégralité du concert. Rien à voir avec le concert proprement dit, donc, mais à cause de coup du sort, je n’ai pas pu profiter du concert autant que j’aurais voulu. En deuxième moitié de concert, ça deviendra même vraiment douloureux et je suis obligé de me courber en deux toutes les cinq minutes. C’était vraiment pas le jour pour ça.

Enfin, ceci étant mis de côté, je n’ai pas grand-chose à redire sur le show en lui-même : c’est certes carré et très préparé, mais ça n’empêche pas Dickinson de se fendre de quelques interventions dans un français pas mauvais du tout. Ça joue bien, le son est extrêmement fort (les bouchons d’oreille m’ont été bien utiles, pour le coup) mais assez bien équilibré. Chaque musicien trouve sa place dans le mix. Niveau setlist, pas mal de titres des années 2000 (dont cinq du dernier opus, qui passent un peu mieux sur scène qu’en studio), mais pas des moindres : « The Wicker Man », « Blood Brothers », « Dance Of Death »… de bons morceaux bien fédérateurs, avec de nombreux « wooooh wooooh » à la clé, et d’épiques duels de six-cordes, menés de mains de maîtres par le trio de guitaristes.  Côté GRANDS classiques intemporels, nous avons « Two Minutes To Midnight » en début de concert, « The Trooper », « The Evil That Men Do », « Fear of the Dark », et en rappel, « The Number of the Beast », le divin « Hallowed Be Thy Name », « Iron Maiden » ou encore « Running Free ».

YOU TAKE MY LIFE BUT I'LL TAKE YOURS TOO !

Niveau visuel, le paquet a été mis (mais on en attendait pas moins d’Iron Maiden) : intervention d’un Eddie comme sur la pochette de The Final Frontier pendant un morceau, un buste géant d’Eddie qui surgit du derrière de la scène, avec ses yeux rouges qui percent la semi-pénombre de Bercy…  dans un registre moins surprenant, on retrouve toujours Bruce habillé en soldat anglais, agitant un drapeau de la même nationalité de toutes ses forces pendant l’incontournable « The Trooper »…  du grand show !

En un mot comme en cent, et en mettant mon fâcheux problème gastrique de côté, je dirai que voir Iron Maiden, c’est comme n’importe quel concert, mais avec les avantages (comme les inconvénients) multipliés par dix. Les avantages, c’est le côté fédérateur du show, l’ambiance dans la foule (ça sautait et pogotait un peu partout, même les spectateurs en gradin étaient en ébullition), l’aspect grand spectacle. Les inconvénients, ce sont la proximité avec le groupe hélas réduite, l’immensité de la foule, le côté prévisible du concert. Mais malgré tout je n’arrive pas à faire le difficile, et me suis régalé.

Anecdote amusante:  en sortant, j’aperçois une équipe technique de Canal +. Une caméra et un micro. J’ai tout de suite compris que ces deux individus étaient là pour couvrir l’événement pour le Petit Journal de Yann Barthès, sans doute pour faire une nouvelle fois passer les metalleux pour des demeurés primitifs et brutaux (je me souviens, non sans une certaine émotion, du « reportage » que nous avait infligé la même émission à l’occasion du concert de Metallica, à Bercy également). Donc, foutu pour foutu, je me suis joint à quelques camarades improvisés pour gueuler aussi fort que possible devant la caméra. Na.

Ainsi se termine une très bonne soirée. Vivement la prochaine, que je puisse en profiter encore plus, et chanter à pleine voix sur « Blood Brothers » sans me contorsionner en deux toutes les trois minutes.

(les photos jointes ne sont pas celles du show d’hier soir, elles sont juste illustratives. J’éditerai l’article dès que j’aurais trouvé des photos du concert de Paris)

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Seconde partie de ce compte-rendu consacré au Hellfest et son édition 2011 !
Vous êtes toujours là ? Ready To Rock ? Alors c’est parti !


Vendredi 17 Juin

Entrée festival Hellfest

Déjà de bon matin, l'entrée du festival s'avère chargée.

Oulà. Où suis-je donc ? Ah oui c’est vrai, le Hellfest, enfin plus précisément dans ma tente. J’ai failli cuire comme de la mauvaise bouffe prête à réchauffer tant le soleil cognait au petit matin, à peine 8 heures et déjà la chaleur s’installe…
Il vaut mieux ça que de la pluie vous me direz, mais bon pas trop quand même.
Petit déjeuner improvisé, mes camarades se lèvent, les gens du camping s’amusent déjà, l’ambiance est bonne et c’est le sourire aux lèvres que nous partons tous en direction des portes du festival deux heures plus tard.
Je comptais aller voir Hangman’s Chair, mais pas de bol pour moi, un ami devait nous rejoindre sur le site, fraîchement arrivé… Je fais donc demi-tour et m’en vais lui indiquer l’emplacement de nos tentes afin que ce dernier s’installe.
Tant pis pour Hangman’s Chair, c’est vers Svart Crown que je me dirige le plus vite possible afin de commencer la fête ! Ah, en parlant de ça, vous voulez un résumé des concerts vus ce jour-même ?
Hé bien le voici, il fallait demander.


  • 11h05/11h35 : Svart Crown

J’arrive légèrement en retard pour le show de Svart Crown et n’ai pu en voir que 20 malheureuses minutes. C’est en pure découverte que je suis allé prendre une petite leçon de Blackened Death de la part de ces français, qui pour être honnête, m’ont plutôt convaincu malgré le court laps de temps offert à leur prestation.
Je ne pourrais pas vous en dire grand chose, si ce n’est que leur set était plutôt carré et les musiciens un brin statiques, mais c’est le genre qui veut ça dans un sens. J’irais probablement les revoir à la Rock School Barbey de Bordeaux en Octobre histoire de mieux les connaître !


30 minutes de repos avant le prochain concert, ce qui me laisse le temps d’aller traîner du coté du Metal Market, ou encore une fois, les produits estampillés Metal sont légions… Bacs de CD’s, T-Shirts, Accessoires, le paradis… pour ceux qui ont un porte-monnaie en acier trempé. Pour ma part, 60€ seulement pour survivre, j’évite donc de fouiller en détail sous peine de me ruiner pour le restant des trois jours. Tant pis, mais le net regorge de bonnes promos lui aussi!
Allez, direction Malevolent Creation, et là ça va péter.


  • 12h15/12h55 : Malevolent Creation

Les bestiaux américains montent sur scène et l’ambiance sous la Rock Hard Tent devient électrique : on est partis pour 40 minutes de pur Death Metal old-school et bien baveux. Si leur dernier album, « Invidious Dominion » n’a pas convaincu tout le monde, leur show en revanche à, je pense, mis les choses aux clair : Malevolent Creation a les dents aussi acérées qu’en 1991 et la sortie de leur classique « The Ten Commandements ».
Ca envoie, ça blast, et mon premier Headbang de la journée survient vers la moitié du concert : preuve d’une performance satisfaisante de la part de ces vieux briscards du Death. Le son de la Rock Hard Tent est perfectible, comme les précédentes années, mais c’était globalement assez correct. Un bien bon show en tout cas qui m’a donné envie d’attaquer leur discographie plus en profondeur.
Arf ! Pas de bol, la pluie se pointe peu avant la fin… C’est le moment de faire le warrior et aller délirer avec The Dwarves sous la flotte.

 

  • 13h00/13h40 : The Dwarves
The Fucking Dwarves

Petite séance de Crowd Surfing pour le leader des Dwarves pendant que les autres membres... heu... ben font les cons.

Le meilleur groupe du monde ! … Enfin c’est eux qui l’affirment bien entendu.
The Dwarves n’est pas un groupe comme les autres, chez eux, le spectacle compte au moins autant que la musique, et heureusement pour eux car sur le plan musical, je dois avouer avoir été quelque peu… Hmm, refroidi disons.
Bon, c’est du Punk Hardcore assez sautillant qui ne se prend pas une seule seconde au sérieux, il faut le savoir et donc par conséquent, ne pas s’attendre à un opéra… Quoi qu’il en soit, on peut dire que ces tarés auront bien mis l’ambiance : moi dans la fosse, trempé jusqu’au(x) cou(illes), je participe à mon premier mosh pit depuis près d’un an ! Ahlàlà, ça m’a manqué je vous assure.
Ça saute dans tous les coins, ça rigole, ça pisse partout (ahem oui, mention spéciale à Davy Crockett qui a pissé en plein milieu du pit, du grand art mon cher !), en bref c’est bon enfant et le spectacle est largement assuré par un groupe qui en fait des tonnes et est très interactif avec son public. J’en veux pour preuve Paul Cafaro, lead singer, qui n’a pas hésité une seule seconde à se jeter dans le public à deux reprises, revêtir un chapeau de pirate… et s’amuser avec les festivaliers !
Sur scène, défilé de strip-teaseuses (frileuses elles aussi), catcheur quasi-nu… Oui, c’était un beau bordel, vous l’avez compris.
En résumé, The Dwarves, meilleur groupe du monde ? Sûrement pas, mais en tout cas, si vous voulez vous marrer, le groupe a de sérieux arguments pour vous rendre le sourire.
Un très bon moment que je revivrais volontiers.

 

  • 13h45/14h30 : Dødheimsgard
Concert Dod

Spectacle haut en couleurs pour Dødheimsgard, qui visiblement a ravi le public français !

C’est trempé et épuisé que je quitte ces branleurs de Dwarves pour me diriger vers le prochain concert, qui par chance, se déroule sous la Rock Hard Tent encore une fois. J’aurais peut-être même le temps de sécher. Dødheimsgard est un groupe quelque peu à part dans le Black Metal, en effet, c’est l’un des rares représentants du genre à ajouter intelligemment une touche d’Industrial Metal à leur musique sans se vautrer misérablement, et ça ça mérite d’être souligné. Un concert très particulier, dont l’ambiance me restera en tête un bon bout de temps.
Mêlant satanisme de foire et intros symphoniques, le groupe a réellement su instaurer une atmosphère à la fois violente et mystérieuse, dont la performance des musiciens n’a rendue le show que plus intéressant. Un frontman très présent et à fond dans son trip, puissant dirais-je même, secondé par des zicos statiques peinturlurés de façon… inquiétante ? Difficile à décrire mais en tout cas, visuellement le show était impeccable.
Musicalement, ce fût bien bon aussi même si je regrette légèrement la surabondance de titres de leur dernier album : un seul titre de Monumental Possession joué il me semble, si l’on adhère pas aux expérimentations récentes du combo, il y a de quoi rester sur sa faim. Un groupe intéressant à voir en live en tout cas, dommage que cela n’ait pas duré plus longtemps car j’adhérais totalement.

 

  • 14h40/15h20 : Church Of Misery

Nom de dieu, ça fait depuis ce matin que je suis en concert non-stop mine de rien les petits loulous, faudrait que je mange un truc un de ces quatre…
Bon allez, on verra ça après Church Of Misery et leur Stoner barré.
J’y allais là-aussi en totale découverte, et le bilan a malheureusement été mitigé pour plusieurs raisons que je vais vous exposer. Premièrement, c’était sous la Terrorizer Tent : le son était odieux durant les trois jours, pas un seul concert ou presque ne s’est bien passé pour moi de ce coté là… Batterie trop forte, chanteur inaudible, guitares trop en avant… Bref, déjà un point bien énervant, auquel s’ajoute la taille absolument ridicule de la tente en question : si vous comptiez allez voir Kyuss à la suite d’Ozzy Osbourne, c’était tout simplement un énorme commando suicide. La tente était remplie à ras-bord les 3/4 du temps, vue de dehors, la scène était minuscule, l’ambiance étouffante, les poteaux de soutien gênants pour la vue… Oui franchement c’était désagréable, voilà.
Dommage donc, j’ai assisté au concert de Church Of Misery placé derrière un pilier, je ne voyais pas le batteur, rarement le chanteur, le son était mauvais, les gens devant moi plutôt grands (je ne suis pourtant pas petit)… Tout pour rager en somme.
La performance du groupe m’a semblé bonne cela dit, mais là encore, j’ai eu du mal à accrocher à leur musique. Je pense qu’il faut y aller en connaissance de cause, ce qui n’était pas mon cas, car le Stoner de ces japonais n’est pas vraiment des plus évidents à appréhender.
Petite déception pour ma part, mais surtout très grande frustration.

 

Fin du concert, je vais enfin pouvoir manger un morceau et m’asseoir tranquillement… Oh non… non, non et non ! La pluie est de retour. A peine sorti de cet enfer, une dégelée s’abat sur moi, et pas des moindres. J’abandonne toute idée de faire la queue aux stands de nourriture pour me précipiter vers ma tente, à l’abri du vent et des rafales. Le temps d’y arriver, je suis complètement trempé, mon T-Shirt est une vraie serpillière et mes cheveux ressemblent à des algues. Superbe météo pour ce début de Week-End, on pouvait pas rêver mieux. Heureusement pour moi, j’ai deux heures de creux, ce qui me laisse le temps de sécher, manger quelques réserves amenées la veille, parler avec mes potes au camping et repartir en direction du festival pour aller voir un groupe… définitivement culte.


  • 17h15/18h05 : The Cult

Un concert simplement... culte !

J’arrive sur le site, la pluie s’est calmée, le soleil montre timidement le bout de son nez, et je m’installe en attendant l’un des groupes que j’anticipais le plus pour cette édition 2011… Personne sur scène, quand soudain retenti à mes oreilles une douce mélodie, plus que familière. J’ai rapidement reconnu l’excellent thème de Ghost In The Shell, ces voix, cette ambiance et ces frissons qui parcourent le corps… Rah, mythique ! Et là, le groupe débarque…
The Cult, véritable culte à mes yeux (oui bon c’était facile), ils sont là, en face de moi, et le show est lancé. Que dire de ce concert, si ce n’est que c’était pour moi l’un des meilleurs du festival ? Je suis également ravi de voir qu’un ami qui ne connaissait aucunement le combo a beaucoup apprécié leur prestation, c’est dire si cette dernière était de qualité. En résumé, d’énormes tubes, une variété d’influences impressionnante et un frontman vraiment proche du public. Beaucoup d’humour et de légèreté, beaucoup de contact, on sentait un groupe soudé et vraiment heureux de jouer, ce qui n’est pas toujours le cas il faut le rappeler. Les titres s’enchaînent, la setlist est parfaite, grosse préférence pour l’album Electric, et d’un coup, le tube débarque…
She Sells Sanctuary.
Une composition absolument mythique, qui n’a pas vieillie d’un seul pouce et qui à l’époque réunissait tous les amateurs de musique, que ce soit de Hard Rock, de Metal, de Pop, ou de je ne sais quoi d’autre, un morceau universel en somme.
A fond dedans, ce fût un vrai régal du début à la fin, sans mots pour le justifier.
The Cult m’a vendu du rêve !

 

  • 18h10/19h00 : The Exploited

The Exploited, en live, c'est le pied ! Ah tiens d'ailleurs...

Mesdames, messieurs, chaussez vos Rangers et sortez les clous,
The Exploited est là et va tout défoncer. Légende vivante du Punk, Wattie Buchan et ses musiciens ont assuré un show totalement explosif placé sous le signe de l’anarchie et de la rébellion. Et y’a pas à dire, leur mythique frontman (premier punk a avoir arboré la crête tout de même, respect !), âgé de 52 ans aujourd’hui, a botté le cul du Hellfest avec une rage déconcertante et une énergie brute du début à la fin de sa prestation… Le pit était tout simplement ultra-violent, vraiment grand également, ce qui m’a beaucoup surpris. Pour comparer, il me semble bien que le circle pit d’Exodus l’an dernier n’était pas aussi étendu. Une ambiance de malade mental dans cette fosse où moi aussi, j’ai bataillé comme un forcené en scandant des hymnes telles que Beat The Bastards, Fuck The U.S.A. ou encore UK82 !
Si sur album, The Exploited n’a jamais fait preuve d’un génie miraculeux, force est de reconnaître que sur scène, les gars assurent, et méchamment même. Un des meilleurs concerts du Week-End au niveau de l’ambiance, facilement.
Moi en tout cas, si ils repassent dans le coin, je lace les pompes et retourne faire la fête avec eux.

 

  • 19h05/20h00 : Down
Concert Down

"C'est toi qui l'a volé cette putain d'orange ! Salaud !"

Je secoue mes cheveux, histoire d’enlever la poussière qui m’entoure suite à la prestation des punks anglais et file me mettre en position pour l’une des têtes d’affiches du Vendredi. Down, le fameux groupe de Stoner de Phil Anselmo, se met en place et va nous offrir un show talentueux à la hauteur de sa réputation.
Le début du set m’a paru très poussif cela dit, à tel point que je me suis demandé si Philou savait dans quel groupe il était : Pantera ou Down ? Les deux à la fois ? J’ai en effet trouvé sa voix éreintante au possible pour une bonne moitié du concert, trop gueulard, trop énervé… C’est pas ça Down !
Heureusement, la seconde partie du set fût bien meilleure et Phil également, plus calme et plus posé, c’était tout ce que j’attendais… Un public très réceptif (étonnant) aux appels du frontman qui il faut le dire, semblait bien à l’aise sur scène, dans son élément… Toujours aussi en forme, Phil Anselmo a assuré et c’est avec une joie non contenue que j’ai repris en chœur le refrain de Pillars Of Eternity. Dommage que la pluie se soit invitée d’elle-même, la fin du concert fût légèrement laborieuse mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.

 

Une petite heure de repos, pile le temps pour moi de passer au camping, boire une canette de Monster, grignoter ce qu’il me reste de provisions et m’installer pour la légende du rock… Iggy Fucking Pop.


  • 21h05/22h05 : Iggy & The Stooges

Ok, Iggy n'est pas le culturiste le plus musclé au monde. Mais lui en attendant, il a des couilles plus grosses que vous.

Si vous ne connaissez pas ce groupe, au moins de nom, quittez cette page, quittez internet, allez chez bricorama et achetez un pistolet à clous, visez bien entre les deux yeux et terminez votre misérable vie instantanément, merci.
The Stooges est une putain de référence du Rock, et par la même occasion, le père de tous les Punk. Fort de trois albums tous aussi encensés les uns que les autres (oui, j’exclue volontairement leur dernière merde sortie il y a quelques années), The Stooges est un groupe incontournable des 70’s. Le line-up le plus connu du combo nous a fait l’honneur de fouler les terres du Hellfest en compagnie de leur nouveau bassiste, Mike Watt, et le moins qu’on puisse dire c’est que les gars étaient à la hauteur de leur légende…
Un concert mouvementé et rythmé d’une manière prodigieuse par un Iggy qui pétait la forme, juste incroyable de voir ce petit bout de monsieur agé de 64 ans danser et lancer des pieds de micros comme si il n’en avait que 20… Pour la setlist, oh ben, du culte, du culte, encore du culte, saupoudré d’une bonne dose de culte. 1970, Raw Power, I Wanna Be Your Dog… Tout y est passé.
Bourré d’hymnes et de feeling, le concert des Stooges fût excellent, que ce soit le spectacle sur scène comme la performance individuelle de chaque musicien. Définitivement l’un des moments forts du festival pour ma part, un concert que je n’aurais loupé sous aucun prétexte.
J’espère seulement que le mauvais temps n’a pas fait attraper un rhume à Iggy qui comme à son habitude, avait oublié son T-shirt dans sa loge…

 

  • 22h10/23h10 : Morbid Angel

Spécial guest du spectacle, Nikki Sixx (Mötley Crüe) s'est joint à David Vincent sur Rapture... Oh Wait.

Dire que je n’attendais rien de Morbid Angel relève de l’euphémisme. Arrivés en fanfare avec leur nouvel album « Illud Divinum Insanus » sous le bras, j’avais de sérieuses raisons de redouter ce concert, autant par l’aspect physique de David Vincent aujourd’hui que par la setlist qui ne me faisait pas vraiment bander… Quitte à rigoler un coup, autant jouer le nouvel hymne de Groland, j’ai bien nommé Radikult, mais pas de bol ils ne semblent pas vraiment motivés pour « Killer des cops » en live.
Bon, Morbid Angel sur album, perso, j’accroche déjà pas trop. Je dois être l’un des rares amateurs de Death old-school à ne pas voir le chef-d’oeuvre dans « Altars Of Madness », mais bon, soit. Pour moi, « Seven Churches » avait déjà tout dit longtemps avant.
Morbid Angel a donc joué…
David Vincent avait son air sérieux, comme souvent, alors qu’il n’y avait aucune raison de l’être, et Trey nous balançait des soli bien trempés à la tronche, je dois le reconnaître. Malgré tout, non, ça ne marchait pas. Je me suis fait chier, je ne vous le cache pas, je n’avais d’ailleurs qu’une envie, c’était que le concert se termine pour aller voir Possessed, j’ai donc pris mon mal en patience en restant 40 bonnes minutes devant la Main Stage 2, espérant un sursaut lointain…
Puis le groupe a décidé de jouer trois morceaux de son dernier album, à la suite. « Nevermore« , « Existo Vulgore« , et « I Am Morbid« .
C’en était trop pour moi, je quitte la scène et m’enfuis en entamant un Radikulting vers la Rock Hard Tent pour prendre une vraie leçon de Death, car Morbid Angel, c’est définitivement pas mon café.
Ah ? Tiens, merde. J’entends au loin Chapel Of Ghouls, dommage car c’est bien le seul morceau du groupe qui me mette en transe.

 

  • 23h15/23h50 : Possessed

SIX ! SIX ! SIX !!!

Difficile pour moi cette soirée du Vendredi décidément, à peine remis de cette semi-déception, je me souviens amèrement que Possessed et The Melvins partagent les mêmes horaires… Bon. 30 minutes chacun, pas de jaloux. Je vais donc m’installer pour Possessed qui entame son set 15 minutes avant les Melvins et me dégotte une place parfaite. Tout le monde est encore en concert, il reste 20 bonnes minutes avant le début du show, niquel.
Le show démarre à l’heure indiquée, les lumières s’éteignent, la tente est baignée dans le noir… Puis intervient la très célèbre mélodie de l’Exorciste. Possessed entre en scène, fièrement mené par Jeff Becerra, qui précisons-le est handicapé depuis de nombreuses années. En effet, c’est désormais en siège roulant que le sympathique frontman du groupe traverse le monde pour donner ses représentations… Une véritable leçon de courage offerte à tous, un exemple à suivre, qui mérite vraiment d’être mis en valeur, bravo à lui.
Le concert ! Bon, ça démarrait pas super, en effet gros problème sonore dès le début du set, le micro de Jeff ne fonctionnait pas et les guitares semblaient mal balancées, le riff était inaudible, mon dieu mais que se passe-t-il. Heureusement tout cela a vite été corrigé et le reste du show s’est déroulé sans accrocs. Possessed a donc alterné entre ses deux premiers albums concernant la setlist, je me souviens avoir été submergé en entendant l’intro de Fallen Angel, ou encore le riff dévastateur d’Evil Warriors. Un show bien carré et des musiciens concentrés, un Jeff qui mettait une sacrée ambiance (SIX SIX SIX !!!), Possessed a enflammé la Rock Hard Tent. Une très grande fierté de voir ces pionniers du Death Metal, un cadeau qui m’a vraiment fait plaisir… encore une fois, merci le Hellfest. Dommage pour moi, le temps m’était compté, je me dirige vers The Melvins sans perdre de temps afin de ne rien rater du show.

 

  • 23h50/00h30 : The Melvins

Les Melvins ne font pas les choses qu'à moitié... Deux batteries, sinon rien !

Nom de dieu, c’est pas vrai. La Terrorizer ! Mon ennemie jurée. Il fallait s’y attendre, la tente est pleine à craquer et l’air irrespirable, on ne voit rien et accéder à la scène est tout bonnement impossible. Je me dégotte une place tant bien que mal et essaie de profiter au maximum du spectacle. J’en trouve une passable à l’extérieur, me permettant de voir relativement bien les musiciens, mais encore une fois c’est très approximatif. Encore le même reproche : le son est scandaleux. Pour ceux qui ne le savent pas, les Melvins jouent sur scène avec deux batteurs (!), ce qui, forcément, fait plus de bruit que la normale. Le problème là c’est que la batterie faisait plus de bruit qu’un réacteur nucléaire, du coup, de ma position, les riffs n’étaient pas évidents à entendre, encore moins le chant… Décidément, c’est vraiment pas ma veine.
The Melvins en live, c’est du Sludge de fou qui compresse l’auditeur à une vitesse hallucinante.  Moi qui ne les connaît qu’en album, j’ai d’ailleurs été époustouflé par la vitesse d’exécution des musiciens sur scène, les morceaux sont expédiés à une cadence atomique et ça riff dur, vraiment du costaud !
J’ai bien géré  mon coup car j’ai eu le droit à tous mes morceaux préférés en live, c’est donc sur Honey Bucket, Sweet Willy Rollbar, ou encore Revolve que j’ai secoué ma tête comme un furieux, laissant tomber la douleur bien installée dans mes chevilles pour ce qui serait le dernier concert du soir pour moi…
Un live puissant et corrosif pour lequel je regrette de ne pas avoir été mieux placé. That’s life !

 

Bon… hé bien hé bien, voyons ce qu’il me reste… Mayhem tiens… Hmm, attendre 30 minutes dans le froid et la nuit ?
Sans moi tant pis. Je me dirige vers le camping afin de m’étaler dans ma tente et profiter d’une nuit de repos amplement méritée. Petit apéro et briefing de la journée avec les potes, tout le monde est globalement satisfait de ce lancement et je me fait huer pour avoir dormi sur Morbid Angel ! Non mais ho !
Bouchons sur les oreilles, tente fermée, sac de couchage prêt à m’accueillir, il n’en faudra pas plus pour m’assoupir comme une masse, des images plein la tête…

Vivement demain !

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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]

Hellfest 2011 Clisson

Lay down your soul to the gods Rock’N’Roll !

Vous le savez tous, chaque Été depuis près de 6 ans, le Hellfest (anciennement Furyfest) envahit la petite ville de Clisson, située en Loire-Atlantique (44), et déverse ses armées de morts-vivants, de chauves-souris, de démons infernaux venus des profondeurs et de vampires dans les faubourgs…
Bon, ça c’est typiquement ce que vous dira M6 entre deux épisodes des Simpsons, moi à l’inverse, je vous dirais que ce festival est une immense invitation au partage, à la rigolade, à l’émerveillement et à la découverte.
Oui, rien que ça ! Vous ne me croyez pas ?

Je vous propose donc un compte-rendu complet découpé en 4 parties de mes concerts vus, de l’ambiance sur place, et de tout ce qu’il peut y avoir à dire (ou presque !) sur cette édition 2011 du festival Metal le plus important de France.

Suivez le guide.

 

Jeudi 16 Juin

Il est 5h du matin. Merde alors, moi qui devais m’endormir tôt, c’est foutu j’ai l’impression… Je prépare mon sac, je lance un petit « Persecution Mania » histoire de me motiver, et hop, je rattrape mon sommeil en dormant… deux heures et demies.
Mon train part à 9h20, le temps d’aller à la gare, 40 minutes en voiture, sans parler du déjeuner + réveil + laçage de pompes…
Oui, c’est dur la vie d’un festivalier.
J’entame donc mon périple vers le festival au départ de la gare la plus proche, 5h de trajet, je suis censé arriver à 14h37 sur place… Bon heureusement, Steve Jobs et sa plus belle invention, j’ai nommé l’iPod 5G, m’aideront à survivre, ainsi que Justin Bridou. Premier arrêt, ô joie, je croise un festivalier qui lui aussi, se rend à Clisson pour faire la fête et boire du sang entouré de cadavres.
Nous discutons, et bien vite je remet l’iPod dans ma poche qui au final, ne m’aura servi qu’au retour du festival. C’est pas un mauvais point dirais-je.
Nous traversons les villes, les gares, le train se remplit peu à peu, nous voyons des collègues monter, descendre, tous joyeux et respectueux des autres passagers…
Hé oui, les metalheads, c’est pas des violents sans raisons, et ça fait plaisir à voir.

 

Gare de Clisson

La gare de Clisson, ici vue de face.

14h45 ! Peu ou pas de retard, la SNCF n’a pas trop merdée ce coup-là, tant mieux car l’an dernier c’est 6 heures en gare que j’ai dû patienter… Hmm bref.
Revoir Clisson fait très plaisir, ville absolument charmante et dépaysante, loin de toute cette ambiance survoltée qui a lieue pourtant pas si loin entre ses murs… Pas le temps de traîner, en route vers le festival, à pieds s’il vous plaît, on est trves ou on ne l’est pas. Bon, ça fait mal, chargé comme un baudet, je suis en Docs, et le soleil brille de mille feux. D’ailleurs, j’ai rapidement changé de chaussures pour porter mes Vans tout le reste du Week-End : les ampoules, ça ne pardonne pas.
Dommage pour le trvisme mais ce sera pas pour cette fois.

 

Le camping du Hellfest et... des tentes.

L’entrée du festival est pénible, beaucoup de monde en attente de son bracelet, il fait chaud, les gens suent… Yeah, c’est ça le Hellfest !
La douce odeur de clope cramée et de bière envahit mes narines tandis que le soleil me tape sur le crâne armé d’un marteau et une boîte de clous…
Le Week-End va être dur mais il en vaudra la peine.
Suivi de la nouvelle recrue rencontrée plus tôt, je retrouve rapidement quelques amis sur le site qui m’ont réservé une place de camping, et je m’installe peinard près d’un buisson, qui servira paradoxalement de pissotière organisée. Oui, c’est ça la vraie vie, pisser sans faire trois kilomètres dehors la nuit à travers les tentes est un bonheur indescriptible.

 

L'entrée du Metal Corner, où ont lieux spectacles, concerts, divertissements... et rafraîchissements !

Nous rigolons, nous parlons, nous mangeons, nous buvons (avec modération ! Un gars vachement cool ce modération, vous le connaissez ?), tout ça en attendant le reste de la confrérie qui est prévu pour la nuit / le lendemain matin… Un petit tour par le Metal Corner où jouent de petits groupes en guise d’ouverture du festival, histoire de tâter un peu… l’ambiance générale (vous attendiez autre chose ?) …
Bon, rien de bien fou, les gens font la fête et sont heureux, on croise quelques visages connus (dédicace à René !), de nouvelles figures, des habitués, des novices… et également d’autres personnes qui ont fait leur festival à eux avant l’ouverture officielle : c’est à la fois étonné, amusé et un peu gêné que j’ai ainsi pu voir une pauvre demoiselle, la tête dans le fossé, entourée de bières, finir sa nuit à la vue de tous les pervers et alcoolos du coin…
Bon sur le coup ça fait rire, mais au final c’est quand même assez sordide de voir l’état dans lequel certaines personnes se mettent juste en buvant de l’alcool.
J’espère en tout cas pour elle que son festival n’a pas été compromis.

 

Les Stip-Teaseuses du Hellfest... Comment ça ? Besoin de lunettes 3D ?

Retour au camping, les discutions reprennent, un seul sujet : tout et rien (ok ça fait deux), on est pas là pour réfléchir, juste rigoler, et ça tombe bien c’est ce qu’on a fait. Par je ne sais quel miracle, j’arrive à passer le cap des 3h du matin et je me force à aller voir les Strip-Teaseuses en compagnie de deux potes.
Quel scandale !
Un « spectacle » ridicule et des strip-teaseuses aussi frileuses que des bonnes sœurs, décidément ce fût grotesque et énervant, mention spéciale à la baleine au sweat vert qui gueulait comme une truie dans mon dos… Je ne citerais même pas les deux « DJ » sur scène qui s’amusaient à passer des versions studios de Maiden, Mötley Crüe ou encore W.A.S.P.
Le pire dans tout ça, c’est que le public avait l’air content… Soit…

Retour à la tente cette fois pour dormir et prendre des forces, la journée de demain sera longue et j’ai des gens à fracasser sur The Exploited !
Le sol est dur mais tant pis pour moi, j’avais qu’à prendre un matelas !

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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]