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Punish Yourself + Dead Sexy Inc. au Forum de Vauréal: 16 Novembre 2012

Et voilà. Rebelote, on la refait. Un mois à peine après avoir assisté à l’explosive performance de Punish Yourself au Divan du Monde, pour laquelle j’étais arrivé en retard, à l’arrache, et illégalement (huhu), je remet le couvert et retourne joyeusement les voir sur leur tournée actuelle, cette fois-ci non pas à Paris mais en banlieue, plus précisément au Forum de Vauréal. Première excursion pour moi dans cette petite commune proche de Cergy, vous vous douterez bien que comme guide touristique, je serais un peu à la ramasse et sûrement de mauvais conseil, en tant qu’auditeur acharné et globe-trotter en herbe en revanche, je serais pas trop mal placé pour vous parler de la salle en question. Le Forum de Vauréal, c’est une salle assez petite, proche de celle du Glazart pour donner une idée. Un endroit visiblement très entretenu à l’inverse, très clean vu de dehors et dont la confirmation se fait définitivement une fois entré. Tiens, des photographes à l’entrée ! Ils ont l’air sympa, allez, je me laisse prendre au jeu avec ma moitié, ça fera un beau souvenir. Dans le hall, plein de posters des célébrités ayant foulées la scène annexe: on aperçoit Wishbone Ash, UFO, ou encore Élodie Frégé pour les plus talentueux d’entre eux (un intrus s’est subtilement glissé dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?). Bref, une salle visiblement pas très orientée Metal mais bien éclectique, ça fait toujours plaisir à voir.  Tour du propriétaire effectué, il est temps de passer à ce qui nous intéresse le plus: le gros son !

Dead Sexy Inc.

Alors, comme je l’ai dit plus haut, lors de leur représentation au Divan du Monde courant Octobre, je n’ai pas pu assister au début du concert, donc Dead Sexy Inc. m’est passé sous le nez. Flûte de Zut. Visiblement assez proches de Punish Yourself, qui, en plus de les accompagner sur leurs tournées, ont contribué à certains remixs de leurs titres, notamment « Night-Club » sur Disco Flesh: Warp 99, je me demandais bien à quoi pouvait ressembler le groupe, ayant lu ici et là des genres trop peu connus de mes oreilles comme Electro-Punk, Synth-Pop et autres. Sur le papier, ça a déjà l’air différent de la tête d’affiche me direz-vous. Sur scène, ça l’est presque tout autant en fait, hormis pour le look assez prononcé bien qu’encore une fois, sans aucun rapport. Pour exemple de comparaison, je dirais que Dead Sexy Inc. emprunte des sonorités à pas mal de groupes différents, en refaisant chauffer le tout à sa sauce, malheureusement un peu tiède pour ma part. J’ai entendu du Garage-Punk dans leurs riffs, je pense surtout aux Stooges ou The Clash de ce coté là, avec un petit coté Joan Jett pour l’aspect gentillet de la chose, vous voyez, pas trop forcé quoi. Pour le son global, ça se rapproche tout de même plus de ce qu’on peut trouver sur les albums les plus pops de The Cure ou Indochine (sic), enrobé dans une légère couche de Goth-Rock à la Alien Sex Fiend sur certains morceaux et l’utilisation de quelques samples et effets encore une fois assez peu marqués. Bref, c’est difficile à décrire, mais en fait c’est pas tellement original, c’est un condensé de pleins de groupes réunis et ça n’a pas franchement trop pris chez moi. Les membres y mettaient de la bonne volonté, plutôt dynamiques sur scène, proches du public, le lead-singer ayant fait participer certains membres du public, mais la globalité de la foule semblait tout de même assez statique et peu habituée des lives j’ai l’impression. Peu de mouvement, assez peu d’énergie générale dans les compos, malgré une bonne volonté certaine et l’exercice difficile d’ouvrir pour un groupe n’ayant que peu de rapport musicalement, je ne pourrais pas dire que le set de Dead Sexy Inc. m’aura convaincu. Ca passait, c’était pas odieux, mais j’aurais aimé une plus forte identité musicale pour ma part.

Punish Yourself

En parlant d’identité, en voilà qui ont certainement poussé dans ses derniers retranchements les limites de l’apparence visuelle. Punish Yourself, en fait, c’est une sorte de pub géante pour les surligneurs Stabilo, le truc que tu peux utiliser sur une autoroute en pleine nuit pour signaler une déviation, ou encore pour effrayer les corbeaux dans le champ de Mr.Gontrand, ton voisin un peu sauvage âgé de 75 ans et dur de la feuille. Un truc vraiment unique quoi. Le Metal a eu GWAR, l’Electro-Indus aura Punish Yourself, c’est dit !
Mine de rien, Punish a beau être un groupe Français, terre pas franchement réputée sur le plan musical, ces gars (et ces dames) sont dans le système depuis 1994, soit presque 20 ans, et ont depuis tout ce temps acquis une reconnaissance nationale parmi les fans d’Electro-Indus et Metal. Malheureusement, si ils sont connus dans l’Hexagone, le public étranger reste assez mince. En y regardant de près, on comprend difficilement pourquoi. Pourtant moins pops que KMFDM, beaucoup plus Metal que Skinny Puppy, carrément plus punks que Ministry et plus inventifs que Rob Zombie, le succès rencontré n’est encore une fois pas celui mérité pour un groupe de qualité ayant produit une tripoté d’albums tous aussi bons les uns que les autres. Pour ma part, Punish Yourself est aussi important sur la scène Electro-Indus que certains noms cités au-dessus, avant tout grâce à leurs efforts constants depuis la moitié des 90’s, mais aussi pour leur identité musicale (et visuelle) facilement reconnaissable. Bref, je ne suis pas là pour refaire le monde, mais si j’ai pu faire prendre conscience à certains que Punish Yourself n’est pas qu’un « groupe français », j’estime avoir bien fait mon boulot.

On vous avait prévenus: en live, c’est coloré, et c’est des vrais timbrés…

Arrivée en grandes pompes et peintures bien fluos sur tout le corps, les membres prennent place sur scène accompagnés d’une intro ambiante assez bien choisie pour illustrer le calme avant la tempête: BOUM ! Ce fût bref, mais les gros riffs débarquent déjà, « Gun » annonce le début des hostilités et la salle semble s’être réveillée d’un seul coup ! La fosse démarre au quart de tour et l’ambiance ne tarde pas à devenir vraiment explosive dès les morceaux suivants. « Suck My T.V. » nous offre une bonne opportunité de brises-nuque par milliers avec son riff pachydermique, et « Rock’N’Roll Machine » fera définitivement péter la salle pour nous laisser en plan dans les décombres. Arrivée sur la moitié du set, la danseuse pyrotechnicienne du groupe nous servira comme à son habitude son hypnotisante performance, avec tantôt ses mouvements  déstructurés, tantôt son sympathique délire à la meuleuse, éclaboussant d’étincelles brûlantes la scène et ses collègues. Grand absent de la soirée, le second pyrotechnicien, qui ne s’est pas manifesté ce soir-là… Pour quelle raison, ça je n’en sais rien, reste qu’au Divan du Monde un mois plus tôt, le gus avait fière allure avec sa combi SM et ses jets d’étincelles entrecroisés à tout bout de champ ! Si l’entrée dans le vif du sujet fût directe et sans préavis, l’intégralité du set fût du même acabit, alternant avec brio les passages plus énervés avec le coté hypnotique de titres comme « Enter Me Now » ou encore « Cult Movie Remake ». Gros mouvement sur « CNN War », titre définitivement taillé pour le live,  et délire de fou sur l’enchaînement de timbré entre « Las Vegas 2060 », et « This Is My Body/This Is My Gazoline » ! Si le public se montrait plus agité au début du set, on peut leur pardonner tout de même la fatigue évidente dû à la chaleur ambiante et la durée de la performance: un peu plus d’une heure et demie sur scène à nous agresser avec leurs gros riffs, c’est sûr que Punish a mis pas mal de monde sur les rotules. Pourtant pas décidés à nous laisser respirer, le rappel habituel allait définitivement mettre K.O. la salle avec des classiques indispensables et immanquables: ce n’est rien de moins que « Primitive », « Gay Boys In Bondage » et « A Station In Space » qui clôturerons le concert ! Pas la peine de vous dire que tout le monde s’est réveillé d’un coup, l’ambiance est repartie de plus belle avec une fosse bien motivée pour partir sur orbite. Un grand moment de fun et de camaraderie qui mérite vraiment d’être vécu, en résumé.

… mais vraiment hein.

23h40 déjà, c’est terminé… c’était encore une fois trop court ! Un petit tour au merch, histoire de voir la marchandise: toujours très abordable, 15€ le t-shirt, 10€ le CD, et 1€ l’affiche du concert ! Je n’ai malheureusement vu le prix que trop tard, je me serais bien laissé tenter… Bon, en souvenir, j’ai pris un sticker gratuit, « Satan Is Gay » que c’est écrit, voilà qui mettra de la gai(y)eté sur l’unité centrale de ma bébête. La chance de mon coté, une connaissance de ma copine nous ramènera à bon port, les trains et bus à cette heure-ci étant inexistants, on a évité de peu une déambulation nocturne quasi-suicidaire…

La soirée en bref: Si Dead Sexy Inc., malgré un effort notable et louable de leur part, n’a pas su me convaincre suffisamment pour en vanter les mérites, Punish Yourself réitère l’exploit une seconde fois et fait un sans faute pour sa part, un set complètement allumé, déjanté, délirant, fluorescent, et plein de mots qui finissent en -ant ! Non je vous rassure, c’était très loin d’être chiant… Le groupe est actuellement en tournée un peu partout dans toute la France, ça coûte une bouchée de pain, alors si vous aimez l’Electro-Indus, les gros riffs et les soirées bien animées, vous savez ce qui vous reste à faire: Gotta Catch’Em All !

Comme d’hab, si vous étiez, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page en tant que visiteur pour partager vos impressions !

Merci au Collectif 24/36 pour la participation et les photos !

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Kreator + Morbid Angel + Nile + Fueled By Fire au Bataclan: 6 Novembre 2012

Putain ! Quel flyer mes amis. On peut dire que pour cette tournée, Kreator a su s’entourer de grands noms et de valeurs sûres. Exception faite du dernier nom, cette affiche présentée ci-dessus a de sérieux arguments pour réveiller les morts, et faire trembler plus d’un mur. Ce qui tremblera pour l’occasion, c’est le Bataclan tout entier, rien que ça mesdames messieurs. De passage sur la capitale ce Mardi 6 Novembre, Kreator a délivré ce soir une performance tout simplement hors du commun, épaulé par les légendes semi-déchues de Morbid Angel, les techniciens de Nile et les gros rigolos de Fueled By Fire, pour une soirée placée sous le signe du muscle, de la sueur et de l’extrême. Alors, quels sont les survivants, et qui sont les faibles ayant trépassés ? VERDICT !


Fueled By Fire

La soirée démarre tôt: 17h00 pour l’ouverture des portes, autant dire qu’il fallait prévoir sa journée de repos pour assister au spectacle dans son intégralité, d’autant plus que les horaires de passage annoncés ont été assez bien respectés, chose satisfaisante en comparaison du fiasco de la veille (W.A.S.P.). Cela dit, rassurez-vous, les retardataires n’ont pas loupé grand chose car les premiers à passer sur scène étaient les ricains de Fueled By Fire. Pour ceux qui ne connaissent pas, FBF est un groupe de Revival Thrash, remarqués par un certain nombre lors de la sortie de leur premier album « Spread The Fire » en 2006. Le succès du groupe aura cependant duré aussi longtemps qu’un pet de moustique, car comme beaucoup d’autres issus de cette scène, l’inspiration frôle de très près le bitume et l’innovation est parfaitement inexistante. En gros, à la première écoute, ça paraît génial, ça riff pas mal, y’a de bons soli ici et là, ça tabasse comme il faut… Mais une fois l’album terminé, on ne le réécoute pour ainsi dire plus jamais, le tout s’avérant d’une homogénéité effrayante et le contenu lyrique hilarant (en gros ça cause de tuer les poseurs, de thrasher à fond la baraque… pendant 50 minutes).
Bref, du Thrash chiant quoi, soyons francs.

En Live, c’est un peu pareil, en presque pire. Déjà d’une, quand on joue du Thrash, on se doit d’avoir une certaine présence scénique. Inciter à faire des moshpits, à « banger » nos « fucking heads » et tout le tralala, c’est bien beau, mais quand sur scène, on est aussi mobile et motivé qu’un poirier, forcément ça le fait pas. Pas du tout. Le lead-singer y mettait assez bien du sien, mais pour ce qui est du duo Guitare/Basse, carton rouge. Pas une parole, pas un mouvement. Rien. Musicalement, c’est cadré, c’est plutôt propre et en rythme, mais l’ambiance est navrante, vraiment. Essayer c’est bien, réussir c’est mieux, et Fueled By Fire essaie tellement que tous leurs efforts s’avèrent vains. Résultat: un public qui se fait chier dans sa grande majorité, dont moi. Oui, y’a pire comme groupe, mais c’est dommage pour eux, eux qui critiquent tellement les poseurs et le faux Thrash… Au final, qu’y a-t-il de plus faux qu’un groupe de Thrash qui n’arrive pas à mettre d’ambiance ? FUELED BY FAILURE !


Nile

La performance précédente était d’autant plus navrante que par la suite, le puissant Nile allait nous écraser sous ses riffs et ses splendides accords orientaux. Et là, on a eu droit à du lourd. Première chose qu’il faut faire remarquer, Nile en live est un groupe qui fait plaisir à voir, non pas seulement pour sa musique, mais pour le sourire affiché sur le visage de chacun de ses membres. Des musiciens motivés, heureux, en communion avec le public. J’ai rarement vu un groupe aussi rigoureux et heureux de jouer, encore moins dans le Death Metal, mais c’était vraiment réjouissant. Horns Up incessants de la part du nouveau bassiste Todd Ellis, qui m’a d’ailleurs repéré et m’a envoyé la setlist du concert à la fin du show ! C’était une parenthèse que je tenais à souligner, car vous en conviendrez, rien de pire sur scène qu’un groupe ayant l’air absent… Bref, qu’en est-il de la musique à part ça ?

N’étant pas un très grand connaisseur du groupe, j’y suis surtout allé en curieux, très intéressé de voir ce que pouvait donner cette ambiance orientale propre à leurs albums sur scène. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le show était très bien exécuté, musicalement splendide, et m’aura donné envie d’en découvrir plus sur eux. C’est quand même très positif ça, nan ? Une performance donc assez écrasante, énergique, puissante. C’est d’ailleurs le meilleur mot pour les qualifier je pense, la puissance dévoilée sur scène reflète assez bien le son de leurs albums, même si cela semble atténué par rapport au studio, la musique n’étant pas jouée par des brutes épaisses mais des musiciens assez normaux au final, toujours surprenant à voir. Pour ce qui est de la setlist, c’était très satisfaisant, moi-même ayant reconnus les grands titres du combo, il y en avait pour tous les goûts, du classique au plus récent. Le seul regret que j’en tire, c’est que le set n’ait pas été plus long, comme pour chaque groupe ce soir là d’ailleurs (sauf le premier hein). Un groupe que j’aimerais en tout cas revoir en live, et que je dois sérieusement approfondir.

Voici la setlist de Nile (9 titres):

Sacrifice Unto Sebek, Defiling The Gates of Ishtar, Kafir, Hittite During Incantation, Permitting The Noble Dead To Descent To The Underworld, Sarcophagus, The Inevitable Degradation of Flesh, Lashed to The Slave Stick, Black Seeds of Vengeance


Morbid Angel

Bon. Voilà un sujet épineux que j’aborde ici. Le cas Morbid Angel… Je ne saurais pas exactement vous l’expliquer, mais, je n’aime pas ce groupe. Pas beaucoup du moins. Je vois en Altars Of Madness l’un des albums les plus surestimés du Metal. Pionniers ? Certes, mais Possessed et son Seven Churches était là avant. « Maze of Torments » est excellente, « Chapel of Ghouls » une tuerie… le reste, un immense bordel surplombé de cris de guitares martyrisées. Insultez-moi si vous voulez, mais Morbid Angel n’a de légendaire pour moi que son batteur Pete Sandoval, qui je l’admets, est une putain de bête féroce. Trey Azagthoth force le respect aussi, mais je passe sous silence le reste du crew. Manque de pot, ce soir là, Pete Sandoval n’y était pas, visiblement toujours pas prêt à rejoindre le reste de son équipe (une blessure au bras avait-il dit il y a un an pour la précédente tournée, mais un an plus tard, toujours personne… Ca vaut mieux pour lui vu l’actualité du groupe me direz-vous). C’est donc toujours Tim Yeung qui le remplace sur scène, et si le nouveau venu est loin d’égaler le maître, force est de constater que c’est un batteur vraiment très doué qui mérite l’attention des amateurs, un jeu précis et véloce qui constitua pour moi le principal intérêt de la performance ce soir là. La performance, parlons-en… Vus au Hellfest en 2011, pour promouvoir la sortie de leur dernier étron (désolé mais là je pèse mes mots), j’étais parti en plein milieu suite à un enchaînement insoutenable de trois titres d’Illud Divinum Insanus.

Le Bataclan ayant promis sur son site que le groupe ne jouerait que des morceaux de ses deux premiers albums, je partais donc plutôt confiant pour assister à une représentation enthousiasmante, à défaut d’excellente… Résultat, mythos: le combo a joué un bon gros medley de toutes ses productions, de Altars of Madness a Formulas Fatal to The Flesh, en passant par leur dernière bouse… Alors, qui mentait, le groupe ou le Bataclan ? Toujours est-il que sur scène, c’était encore ni-chaud ni-froid pour moi. David Vincent et son beau brushing en font toujours des caisses, s’y croient trop, et énervent légèrement mon coté obscur. Trey Azagthoth, en revanche, a toujours la classe, c’était d’ailleurs lui le plus honorable ce soir là: calme, concentré, humble, plutôt content d’être là, mais sans en faire des tonnes. Destructhor ne me convainc toujours pas, statique et sans grand intérêt pour ma part, et comme je l’ai déjà dit, Tim Yeung était pour moi le grand intérêt de leur passage. Balèze, tout simplement, du haut niveau. La setlist avait son lot de tueries, au hasard, Chapel of Ghouls, Rapture, Where The Slime Live, mais les bouses n’ont pourtant pas été écartées, Nevermore et Existo Vulgoré n’ont strictement rien à foutre dans un concert de qualité, et on y a cependant eu droit, d’accords ou non. Bref, bien meilleurs qu’il y a un an et demi, mais toujours pas assez intéressants de mon coté… Jamais deux sans trois dit-on, la prochaine à intérêt d’envoyer, mais je ne crois plus au père noël depuis longtemps.

Morbid Angel aura joué 14 morceaux:

Immortal Rites, Fall From Grace, Rapture, Maze of Torment, Sworn to the Black, Existo Vulgoré, Nevermore, Lord of All Fevers and Plague, Chapel of Ghouls, Where the Slime Live, Blood on my Hands, Bil Ur-Sag, God of Emptiness, World of Shit (The Promised Land)



Kreator


Et ça y est ! On y est ! Le grand moment est arrivé. J’adore Kreator, j’ai mis du temps à les apprécier, mais avec le recul, je pense que le statut de meilleur groupe de Thrash pourrait très bien leur revenir tant ils ont contribué à façonner le son du genre, et plus encore, le faire évoluer. C’est bien simple, parmi les pionniers, Kreator est pour moi le seul groupe encore actif à proposer des albums réellement intéressants. Entre Pleasure To Kill et plus récemment Phantom Antichrist, la carrière de Kreator est ponctuée de classiques immortels du genre, tout simplement car ils n’ont jamais cherché à faire deux fois le même disque, ou reproduire un ancien succès, et c’est là la clé de la réussite. Pendant que Slayer cherche désespérément à refaire Reign In Blood depuis 10 ans, Kreator eux ont compris que Pleasure To Kill était un album inimitable, et ont donc évolué vers un style bien plus mélodique, virtuose que dans leur passé. Violent Revolution était un sérieux retour aux affaires après un léger passage à vide, montrant un groupe totalement changé, déjà maîtres d’un son tout nouveau pour eux. Enemy of God a confirmé tout cela et s’est inscrit aux cotés de Coma of Souls ou Extreme Agression sur la longue liste des références du combo. Tout cela, c’est de l’histoire. Kreator est actuellement en tournée pour promouvoir leur dernière bête, Phantom Antichrist, et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas prêts d’être dépassés, plus encore, ils ont toujours de nouvelles choses à apprendre, aux nouveaux comme aux anciens.

Qu’on se le dise, Kreator est une bombe nucléaire en live. Un ouragan. Une putain de claque dans la gueule. Vus pour la première fois en 2011 au Hellfest, le groupe m’a simplement abasourdi par son énergie dévastatrice, encore plus marquée sur scène que sur album (!), mené par un Mille Petrozza dans une forme sur-olympique. Une violence inouïe, une technique remarquable, des morceaux qui font mouche à chaque coup, c’est simple, impossible de les surpasser en live. Kreator est l’expérience live la plus unique qu’il m’ait été donnée de voir, et la liste est pourtant déjà longue.Le concert démarre. Les lumières baissent, un rideau blanc se déroule devant les yeux du public. Projection d’un diaporama recensant des vidéos d’archives, des photos, et des miniatures défilantes de chaque album du groupe. Des cris de guerre pour Endless Pain, un triomphe pour Pleasure To Kill, un tonnerre d’applaudissement pour Coma of Souls, un bref encouragement pour Endorama, une ovation pour Enemy of God, et la guerre démarre ensuite pour Phantom Antichrist. Le rideau tombe, décor soigné sur scène, sculptures des chevaux damnés figurants sur la cover du dit-album, et grande estrade mettant en valeur Jürgen Reil, batteur et membre fondateur du groupe. Mille Petrozza a perdu du poids depuis notre dernière rencontre, mais l’âge n’a pas totalement épargné son apparence pour autant. Peu importe, du haut de ses 45 ans (46 le 18 Décembre, souhaitez-le lui !), le monsieur en impose à mort et s’avère incroyable en tant que lead-singer. Une rage hors du commun, ébouriffante, à tel point que je cherche actuellement mes mots pour la décrire. Je ne peux pas, il faut le voir, c’est impossible de synthétiser toute la puissance dégagée par Mille lors d’un concert de Kreator. Vous devez penser que j’en fais trop, que je m’emporte, mais tout ce que je dis est vrai, en attesteront ceux qui étaient présents et ont eu la chance d’assister au même spectacle.

« PARIS, ARE YOU HAVING A GOOD TIME TONIGHT ? ! » « PARIS, ARE YOU READYY ?!« . J’en tremble encore ! Quelle performance ce soir là, de chacun des membres du groupe, tous cadrés, souriants, à fond dans leur prestation. Mythique. Circle-Pits à profusion, moshpits d’une violence extrême, public qui chante en cœur des hymnes tels que « People of The Lie », « Hordes of Chaos », « Betrayer », « Civilization Collapse » ! Je m’en suis donné à cœur joie, connaissant tous les morceaux ou presque de la setlist, le moment fût intense pour moi et beaucoup d’autres, encouragé par Petrozza pour exploser le Bataclan. Explosion ayant eu lieue sur le final « Flag of Hate/Tormentor », Mille brandissant son mythique drapeau au-dessus de sa tête et hurlant à s’époumoner, signal de départ d’un circle-pit complètement timbré, mis à feu et à sang par un public en transe. « I Survived in the Moshpit », pouvait-on lire sur certains T-Shirts présents au merchandising, j’aurais dû en acheter un ! Et en plus d’avoir survécu, grand moment pour ma part, premier souvenir matériel récupéré d’un concert: comme tout bon groupe qui se respecte, les membres ont jeté certains de leurs accessoires en pâtures aux fauves, brassards et baguettes notamment. Étant placé au centre du pit, la place est idéale pour recevoir ces précieux trophées, manque de bol, le premier m’a échappé de peu, un brassard Kreator jeté par Mille me semble-t-il. Un peu dépité, je regarde les membres partir, jusqu’au moment où Jürgen s’approche et lance ses baguettes: la première n’était pas dans ma direction, tant pis, mais la seconde est parfaitement dans l’axe: je saute pour l’avoir, elle me glisse des doigts et tombe au sol, tout le monde se bouscule pour l’avoir… Mais j’en sors vainqueur !
Grand moment de fierté, hourra ! La salle se vide, et c’est déjà le moment de partir…

Setlist de Kreator, qui a joué 19 morceaux:

Phantom Antichrist, From Flood Into Fire, Enemy of God, Phobia, Hordes of Chaos, Civilization Collapse, Voices of the Dead, Extreme Aggression, People of the Lie, Death to the World, Coma of Souls / Endless Pain, Pleasure to Kill, The Patriarch, Violent Revolution, United in Hate, Betrayer, Flag of Hate, Tormentor

Pour conclure, Kreator a délivré une performance exceptionnelle qui restera dans les mémoires de ceux qui ont pu y assister, assurément.
Pour les accompagnateurs, les avis divergeront, mais je ne pense pas me tromper en disant que chaque personne ayant assisté au spectacle en sera repartie satisfaite, pour une raison ou une autre.

Un grand moment de Metal, et de musique, qui s’impose d’ores et déjà pour moi comme l’un de mes meilleurs souvenirs live, rien que ça.

N’hésitez pas à laisser un commentaire en tant qu’invité, pour parler de votre expérience et vous aussi, donner votre avis !

Sepultura – Chaos A.D. (1993)

SEPULTURAChaos A.D. (1993)

Allez, je craque mon slip sur celui-ci et je rédige une critique très élogieuse en sachant parfaitement que je ne suis pas tout à fait objectif vis-à-vis de cet album, et que de toutes manières je ne pourrais jamais l’être.

Chaos A.D. est en fait le premier album de Metal que j’ai écouté. Je m’en souviens comme si c’était hier, je devais avoir 6 ou 7 ans, ma sœur possédait des tas d’albums de qualité variable, et notamment pas mal de vieux classiques Thrash / Death mainstreams et connus. Ce Chaos A.D. est passé dans mes oreilles un nombre incalculable de fois. Sur le poste quand j’étais à la maison, sur walkman quand j’étais en voiture, bref, je ne le lâchais pas.

Là vous vous dites qu’écouter du Metal quand on a 7 ans, c’est pas banal, mais je n’exagère vraiment pas, j’adorais ce disque, et pas seulement pour « la violence ». « Refuse/Resist » sonnait déjà pour moi comme un putain de tube, « Kaiowas » une curiosité toujours aussi intéressante aujourd’hui, et « Manifest » un vrai hymne au Headbang. Je ne savais pas ce que c’était à l’époque, mais bon, oui, j’Headbangais sur Sepultura bordel de dieu ! J’aurai pu tomber sur Korn, Limp Bizkit et pleins d’autres merdes en vogue vers la fin du second millénaire, mais non, c’est bien les Brésiliens qui ont retenu mon attention et je ne saurais jamais assez les remercier pour ça.

Chaos A.D. est souvent perçu comme le passage « sellout » de Sepultura, globalement très apprécié, mais néanmoins considéré comme le début de la fin. On est loin de Roots attention, mais on sent que le groupe cherche à toucher un public différent, peut-être plus large, et à verser un peu d’eau dans son vin. Pour ma part, grand bien leur en a pris, n’étant pas un grand amateur d’Arise, ce changement de direction passe beaucoup mieux chez moi, et ce n’est pas peu dire. Nostalgie mise à part, j’aime vraiment beaucoup cet album et considère toujours que c’est l’un des disques de Thrash les plus intéressants des 90’s.

La belle époque où Sepultura était encore considéré comme un grand groupe, et non un Running-Gag.

 

D’ailleurs, Thrash, Groove, qu’est-ce qu’on écoute ici ? Un peu des deux, mais attention, pas du Groove de pédale à la Lamb of God, ah non, le Groove qui bave bien et ferait trembler un éléphant. L’album reste tout de même majoritairement Thrash à mon humble avis, des titres comme « Manifest » (cette intro bon sang !), « Propaganda » ou « Biotech is Godzilla » ne font que confirmer cette impression. De l’autre coté, Sepultura ralentit le tempo avec brio sur « We Who are Not as Others », « Territory » ou l’excellente reprise de New Model Army, « The Hunt ». Le travail rythmique sur l’album est franchement monstrueux, les frangins Cavalera sont en grande forme et ça s’entend. En résulte un album où toutes les pistes prises indépendamment s’avèrent intéressantes, certaines plus que d’autres, mais la redondance n’ose même pas pointer le bout de son nez.

Les Brésiliens ont réussi leur coup, Chaos A.D. est un virage négocié avec succès, mais qui mènera malheureusement sur une route bien déserte dans le futur. Peut-être auraient-ils mieux fait de faire demi-tour ? On ne peux pas totalement leur en vouloir d’avoir proposé sur chaque galette une expérience différente, Sepultura était l’un des très gros espoirs du Metal en cette période, leur notoriété n’a fait qu’accentuer les espérances des auditeurs de l’époque, mais la chute n’en a été que plus difficile pour eux. Chaque groupe connaît un passage à vide un moment ou un autre, pour Sepultura, tout est parti de travers, leurs racines ont pris une place prépondérante dans leur musique, les tensions internes ont menées à un semi-fratricide et la rage d’antan s’est éclipsée au profit d’un… de quoi en fait ? J’en ai franchement rien à foutre pour être honnête, le groupe signe ici son testament, de fort belle manière, et c’est bien tout ce qui m’importe.

Chronique pas forcément objective mais j’en suis bien conscient, pour le reste, c’est à vous d’en juger. Pour cela je ne peux que vous conseiller de vous repencher sur ce disque, qui malgré la controverse, est, et reste un des albums majeurs du Metal des 90’s.

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Akira Yamaoka – Contra: Shattered Soldier Soundtrack (2002)

AKIRA YAMAOKAContra: Shattered Soldier (2002)

C’est un travail assez surprenant et très particulier qu’aura fourni Akira Yamaoka sur la Bande-Son de Contra: Shattered Soldier (Shin Contra dans sa version originale). Absolument aucune comparaison possible avec le matériel réalisé pour une autre grande saga de Konami, à savoir Silent Hill, la soundtrack de cet épisode de Contra sorti sur Playstation 2 se base sur des gros riffs, des tempos énervés qui pulsent à fond la caisse et une brillante touche plus électro, composée en collaboration avec Sota Fujimori. Il aurait été quelque peu étonnant et déplacé de composer du Dark Ambient pour un jeu aussi sauvage que Contra, vous l’avouerez…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la soundtrack est à l’image du jeu : violente et addictive. De prime abord, c’est bourrin, baveux et parfois même brouillon, comme souvent jouer au jeu est recommandé pour pleinement apprécier ce qui nous est proposé, et c’est là que l’on se rend compte que Yamaoka a brillé une fois de plus. Tout à fait convaincante et extrêmement speed, la bande-son du jeu permet d’offrir un regard différent sur cet excellent compositeur qui prouve avec brio qu’il ne se limite pas seulement à son domaine de prédilection, mais sait également négocier avec aisance un virage à 180° pour un style totalement éloigné de ce qui l’a fait connaître.

A jeu Badass, compositeur Badass: pas pour rien que Yamaoka est l'un des plus reconnus du genre...

Evidemment, comme le jeu a honteusement manqué de soutien à sa sortie, peu de gens savent que Yamaoka est derrière cette soundtrack, tout comme peu de gens ont joué à cet épisode de Contra qui s’est vite imposé comme l’un de mes préférés. Moi-même d’ailleurs je n’ai su que très récemment qui en était le compositeur… La surprise fût de taille.
Certainement pas son meilleur travail, n’abusons pas tout de même, mais une bande-son de très bonne facture qui s’écoute avec plaisir. Le remix « Islands » du thème original de Contra est un bijou qui ravira les amateurs de longue date.

Danzig – Danzig IV (1994)

DANZIGDanzig IV (1994)

Cet album est la preuve qu’une écoute n’est pas suffisante dans beaucoup de cas pour pleinement saisir l’intérêt d’un disque ou du travail proposé par un musicien: je trouvais cet album particulièrement long, pénible et sans inspiration à ma première écoute. Danzig serait-il hors système ? Ce quatrième album ne serait-il pas un pas de trop pour le colosse ? Hé bien non, fausse alerte !

Danzig IV est une continuation normale du précédent volume, la musique du groupe change, les années aussi, et le son s’en retrouve amélioré, modifié, plus complexe… Les tempos sont plus lents, les mélodies plus intimistes, le coté Heavy moins marqué… Danzig n’a pas viré Doom pour autant, ni même Gothic, mais s’en rapproche dirais-je. « Little Whip » illustre à merveille cette nouvelle direction artistique, moment fort de l’album pour ma part.

Line-Up d'origine du groupe.

L’album entier gravite sur un rythme très posé, les compositions sont bien plus softs que par le passé, parfois même étonnantes ou dérangeantes, « Sadistikal » n’aurait par exemple pas volé sa place dans la bande-son d’une production Porno-Gore distribuée sous le manteau. Oui oui, rien que ça. Pour le reste, « Stalker Song » fait partie de mes morceaux préférés avec un Danzig plus convaincant que jamais dans un registre « blasé badass » que j’apprécie particulièrement chez lui.

Faisons abstraction des 15 prochaines années pour le groupe, assez noires et creuses, et regardons ce quatrième opus comme une très belle façon de boucler la boucle: Danzig ne sortira plus d’albums aussi convaincant jusqu’au récent Deth Red Saboath et nous livre ici son travail le plus intimiste, sombre, et nébuleux. Le genre de disque qui accompagne parfaitement un matin pluvieux, gris et maussade.

Mais de la bonne façon, heureusement.

Lou Reed & Metallica – Lulu (2011)

2011 est presque écoulée, une année pas bien fameuse pour le Metal où pas mal de grands se sont cassés les dents : Megadeth et son chiant th1rt3en, Morbid Angel et son ridicule Illud Divinum Insanus sonnant comme un sous-Rob Zombie qui aurait mangé un peu de Rammstein, Devin Townsend et son atrocement long et mou Ghost (bien que la fanbase s’en lèche les babines…), et la liste peut encore continuer un petit bout de temps.

Voilà qu’il y a quelques temps, une annonce particulière avait attiré mon regard sur la page d’un webzine metal quelconque : Metallica allait collaborer avec Lou Reed (ancien chanteur des Velvet Underground) pour un concept-album… Qu’attendre d’une nouvelle pareille ? Metallica est devenu médiocre, ne sortant plus que de la merde ridicule (St.Anger, où comment dégoûter définitivement les fans en un disque) ou au mieux des disques « ok » mais quand même pas fameux (Death Magnetic, Load…), bref on est bien loin des légendaires Master of Puppets, Ride The Lightning… Lou Reed quant à lui… Bah, je ne connais pas du tout sa carrière solo, et je n’ai jamais écouté énormément les Velvet Underground (honte à moi oui), donc je m’abstiens de faire des commentaires. Toujours est-il qu’on ne savait pas à quoi s’attendre, et qu’on a pas eu de nouvelles pendant un petit bout de temps…

Puis sont venues plusieurs interviews et leur site web où Metallica et Lou Reed ne cessaient de se féliciter de Lulu, que personne n’avait jamais fait quelque chose comme ça, que c’était un hybride, un nouvel animal, une « réinvention de la roue » (je ne crée rien, tout est là dans leur site web!), Lou Reed a même été jusqu’à dire : « Ceci est la meilleure chose que j’ai jamais faite, et je l’ai fait avec le meilleur groupe que j’ai pu trouver sur cette planète. Tous ceux qui y étaient impliqués étaient honnêtes, ceci est venu au monde de façon pure. Nous avons poussé aussi loin que nous avons pu dans les limites du possible. »
Finalement, quelques semaines avant la sortie de ladite collaboration, ils ont dévoilé l’infernal « The View », des riffs ratés, un Lars Ulrich nul comme un débutant, un Lou Reed fatigué qui raconte une espèce de fable philosophique digne d’un skyblogeur de 15ans par-dessus tout ça, et Hetfield qui se prend pour un meuble Ikéa… La vidéo s’est répandue à travers le web comme une trainée de poudre, provoquant pour la plupart des gens l’hilarité et/ou la consternation.

Le public déjà conscient que l’album allait sûrement être une catastrophe n’a pas été rassuré par les informations suivantes : il comporterait deux cds, et durerait 87minutes… Et ce qui devait arriver arriva : Lulu leaka une semaine avant sa sortie officielle… Et nous l’écoutâmes… Dieu nous bénisse.

C'est qu'ils ont l'air de s'y croire.

Lulu est mauvais. Lulu est une horreur monumentale, que dis-je, une erreur intergalactique, Kirk Hammet n’avait pas menti : personne n’avait jamais pondu un truc pareil, personne n’aurait jamais osé avoir une idée aussi sotte, et l’hybride tant auto congratulé par Metaloureed relève plus d’un enfant consanguin tricéphale éructant qu’un disque de génie.

Mais pourquoi Lulu est-il si mauvais ? Tout d’abord, le concept, l’idée, la chose : Grossièrement, ce disque, c’est Lou Reed qui parle de façon ultra-monotone au-dessus de la musique produite par Metallica : les histoires qu’il raconte sont définitivement nazes, irritantes, les effets dans sa voix font penser à un vieux fou sénile, qui parfois se paye des délire cosmiques : Cheat On Me et son texte débile, Pumping blood où il crie le titre pendant un long moment comme quelqu’un qui aurait fait tomber son savon dans les douches d’Alcatraz ou encore Frustration où il répète « I want so much to hurt you » avec Lars Ulrich qui fait le clown sur ses fûts.

De temps en temps, notre ami James (Gimme Food, Gimmes Fries, Gimme salad on the sides) vient faire écho à Papy Lou. Il se contente de répéter ce que Papy vient de dire avec sa voix pop-mielleuse directement venue de (Re)-Load, et quelques fois dans le disque il se paye quelques lignes de chant bien pourries : dans le premier morceau, Monsieur s’époumone en criant « Small Town Girl! » ou raconte qu’il est une table, ce genre de chose.

Secundo, la partie instrumentale est aussi ridicule : un bassiste ? Où ça ? C’est vraiment con d’engager un gars qui sort d’Infectious Grooves pour le rendre muet comme une carpe… Deuxième gros point noir, c’est la batterie : le gus sonne comme un débutant, sérieusement, je suis sûr que n’importe quel batteur avec au moins six mois d’exercices derrière lui peut reproduire toutes les structures rythmiques de Lulu : et dire qu’il sort d’une école de musique réputée ! Les guitares sont évidemment mauvaises, si quelques idées sympas émergent, elles sont tout de suite noyées soit dans leur propre longueur, soit dans un enchaînement sans queue ni tête. Le disque vous servira un semblant de pop (la première piste, Iced Honey), une ballade débile (qui dure quand même 19minutes), un peu de Metal (The View, Mistress Dread), et Metalouca pense même avoir invité le Post-Rock! Incroyable ! Ils font trainer quelques accords de guitare inquiétants/atmosphériques, un peu de violon, et ça y est, il en faut pas plus pour que le combo s’éternise sur ces minis-trouvailles… Junior Dad et ses 19minutes se compose de quelques arpèges de guitare, et de quelques notes de violons, et bordel, ça dure 20minutes, mais de qui se moque-t-on ? D’ailleurs, voilà le point final pour justifier l’indignation totale : ce disque est d’une longueur abominable : toutes les chansons auraient pu être réduite de moitié, et dans certains cas être rabotés d’un bon 2/3, mais d’où vient ce foutu syndrome débile qui consiste à répéter dans le même titre trois fois la même chanson ?

Vous mettez le tout ensemble dans une boite, vous secouez très fort : et vous obtenez Lulu, alias l’ennui et la connerie personnifiés. Ce n’a même pas l’atout d’être marrant comme le dernier nazi-paillettes Morbid Angel , c’est juste… je sais pas… merdique, c’est aberrant de faire un truc pareil et de se féliciter sur son propre site web de la qualité, de la magnificence  de son produit. Lulu, c’est de la pure science-fiction et ils n’avaient pas menti sur toute la ligne : personne n’avait sorti quelque chose de la sorte, et j’espère que plus personne ne le fera.

La Lulu Team, pire qu'un rickroll, pire qu'un viol.

Septic Flesh – The Great Mass (2011)

 

Ah, la Grèce… Ses paysages, sa culture, ses îles, ses dettes, ses grèves, son soleil, ses plages, sa gastronomie… sa scène Metal!
Eh oui, le pays de Zeus (si vous me permettez) propose quelques groupes de très bonne qualité, dans les moins connus on peut retrouver Nocternity et son Black Metal Atmosphérique, Dead Congregation et son Death Metal occulte et viscéral…

Du côté des célébrités on retrouve évidemment Rotting Christ, formation dont la musique a fortement évoluée d’un bout à l’autre de sa carrière… Et nous avons aussi Septic Flesh qui comme son collègue, a beaucoup changé, commençant dans un registre Doom/Death onirique rempli de gothique et de classique, le tout souvent basé sur la mythologie. Aujourd’hui Septic Flesh officie dans le Death Metal Symphonique épique, et s’il a laissé le Doom derrière lui, il n’a pas tout abandonné du reste.

Après un Revolution DNA hésitant où l‘électronique remplaçait le classique, Sumerian Daemons avait définitivement marqué la cassure vers une musique plus agressive : Death orchestré, mythologique à l‘ambiance gothique, tragique proposant son lot de gros riffs… Le ton était donné. Est ensuite venu Communion, un album court, symphonique, rapide et très incisif, le gothique était relégué à tout au plus quelques refrains.

Cuir, cuir, cuir, moustache!

En 2011, voilà qu’arrive le petit nouveau, The Great Mass, album attendu par les fans, largement teasés par les commentaires du leader annonçant un album épique dont les mouvements grandiloquents seraient opérés par l’orchestre philharmonique de Prague, un disque servi par un Antoniou récemment sorti avec succès de sa formation en musique classique!

The Great Mass ne changera pas énormément vos habitudes, si vous aviez détesté les deux précédents, ça ne vaut même la peine que vous l’essayez.
La musique profite comme à son habitude d’une production propre et puissante (non pas sans âme) mettant en valeur ce qui doit l’être, un son dans la même veine que celui de Communion même si l’orchestre passe ici au premier plan.

Le groupe a balancé de nombreux trailers et teasers pour promouvoir la sortie de cet album.

La dernière offrande est un puissant alliage de la vitesse et la colère de Communion et de l’aspect tragique, grandiloquent et progressif de Sumerian Daemons. Le groupe n’hésitera pas à vous en mettre plein la gueule comme il n’hésitera pas à être classieux. Si l’album sent bon le frais, il faut bien avouer que la recette n’a pas fortement changé, même si elle a subi quelques améliorations : les ambiances sur le disque sont variées : Mad Architect évoque la folie avec son piano malade en guise d’intro; il y a encore un petit hommage à Lovecraft (The Undead Keep Dreaming); ils se la jouent gothique sur Rising et Therianthropy; A Great Mass of Death bourrine tout en grandiloquence; Oceans of Grey est tragique comme l‘a pu être Faust et la batterie se fait même martiale et tribale sur l‘énorme tube qu‘est Pyramid God!… Bref Septic Flesh ne se repose pas sur ses lauriers et propose un The Great Mass véritablement puissant, avec son identité propre.

Il est certain que certains riffs sont faiblards, mais il est clair qu’ils ont été dessinés pour accompagner l‘orchestre…  Les orchestrations sont d‘ailleurs toutes pertinentes, majestueuses, puissantes, elles évitent aussi le kitsch et sont surtout omniprésentes : une véritable réussite qui envoie les derniers opus de Dimmu Borgir, de Therion et de Fleshgod Apocalypse se rhabiller. Les quelques moments où les instruments classiques sont muets, les guitares jouent toujours dans cette veine gothique qui caractérisent les vieux albums et les quelques titres plus récents (Sunlight Moonlight, Magic Loves Infinity, Dark River…).

Au chapitre des vocaux, nous retrouvons toujours des growls puissants, sachant se faire violents (The Vampire From Nazareth qui déboule comme une bête en furie) ou sachant se fondre dans la grandiloquence et les chœurs pour donner quelque chose d’épique, de tragique,…
Voix très peu présente sur Communion, le chant clair revient bien plus souvent, un chant qui risque d’en rebuter pas mal : assez nasillard, et surtout présent dans les titres gothiques, mais malgré tout, une grosse partie de son utilisation reste incantatoire : la fin de The Vampire From Nazareth, le refrain lent et occulte de The Undead Keep Dreaming… Après tout, quoi de mieux qu’une incantation pour un hommage à Lovecraft!

The Great Mass est efficace, frais, propose une recette améliorée alliant le meilleur du Septic Flesh post-2000. Un album qui ravira sûrement les fans de Metal Symphonique de tout poil pas fort gâtés ces deux dernières années et qui a rallié à sa cause nombreux amateurs de Death Metal. Un album majeur et de haute-qualité en cette année finalement assez pauvre. Enjoy!

Opeth – Heritage (2011)


Beaucoup de fans ont sonné l’alarme en voyant la pochette de ce nouveau Opeth. Un artwork résolument 70’s ; un arbre avec la tête des membres du groupe, celle du claviériste qui tombe (eh oui le bonhomme a quitté le navire), les racines qui se plantent dans les enfers, et une ville en flamme dont s’enfuient les habitants… On savait que le leader du groupe suédois adorait ces années là, maintenant on ne peut plus en douter.

C’est donc avec logique que ces mêmes fans ont été déçus quand ils ont appris que la musique, à l’instar de la pochette, serait un hommage aux 70’s : pas de death , Mikael dit dans les interviews que ça l’emmerde de growler et qu’il rêvait de pondre ce Heritage depuis ses vingt ans. Un Mikael qui dit aussi qu’il se moquait si les fans ou non aimaient, un Mikael heureux de réaliser son putain de rêve.

Mais un compositeur heureux ne veut pas forcément dire une fanbase heureuse, par exemple, David Vincent est fier de sa dernière grosse merde sonore, et il est sourd aux fans qui protestent sur internet. Est-ce que Mikael auraient-ils les chevilles qui enflent ? Est-ce qu’il fait sa crise de la quarantaine ? J’en sais rien mais en tout cas, il fait pas encore payer ses autographes comme Wilson le fait!

Mikael, un homme bien entouré.

Le virage d’Opeth n’est pas non plus la chose la plus brutale de l’histoire de la musique, c’est pas aussi fort que Celtic Frost qui s’est mis à faire du Glam Gay. Les 70’s étaient bien là dans Damnation (même si légèrement), dans Ghost Reveries, et surtout dans Watershed, album où toutes les pistes (à part Heir Apparent) avaient cette touche old-school dans la production et dans les structures…

Heritage comme son titre l’indique, est un disque qui mélange toutes les influences de ses vieux et vénérables groupes dans une grosse marmite en rajoutant l’épice Opeth. Et ouais, même si le growl est parti, que presque tous les gros riffs se sont fait la malle, on reconnait encore entre mille la patte du groupe. Enfin, c’est difficile à dire : sur ce disque Opeth n’est plus Opeth car il abandonne presque toute sa noirceur (même présente sur Damnation), il abandonne son état d’hybride qui lui a rapporté tant de fans… Mais Opeth reste tout de même Opeth : toutes les caractéristiques du son, les gimmicks, le chant, pas mal de mélancolie, des paroles personnelles…

La musique proposée est souvent calme (entendez par là que c’est du rock progressif, pas que c’est de l’ambient), du piano (intro et outro), quelques percussions, de la flûte (uniquement sur Famine), quelques petites expérimentations qui font plaisir (la venue clavier/guitare sur Nepenthe). Le disque propose quelques explosions bien senties, des ponts musicaux typiques au groupe, l’ambiance sur les longs morceaux est fortement comparable à celle présente sur Watershed. Les morceaux Metal se font rares : ils sont deux, et ce sont les plus courts : Slither, définitivement un Deep Purle Like, et The Lines in My Hand proposant une ligne de basse/batterie foutrement bonne, bien que ce morceau soit loin d’être énervé.
Le meilleur morceau de ce disque reste Folklore, tout à fait bien géré et dont l’outro fait partie d’un des meilleurs moments de l’album

Ce nouveau Opeth est loin d’être chiant comme certains ont pu le croire : les 70’s vues par Mikael reste une expérience fraiche et intéressante proposant son lot de bonnes idées, et comme chaque Opeth (à part Damnation), il faut dompter un minimum le disque pour l’apprécier. Mais l’émotion palpable du groupe durant presque toute la carrière s’effiloche, s’efface au profit de morceaux plus complexes, et en dehors de l’outro de Folklore et de quelques passages, le disque ne montre plus autant de sentiments qu’avant, et perd encore un peu de sa personnalité.

Akerfeldt se fait moins touchant dans sa prestation vocale : dans presque tous ces albums, son chant clair était souvent émouvant (Damnation, Burden, To Bid You Farewell) ou se mélangeait à merveille avec le chant Death (Still Life et Blackwater Park étant l’apogée de cet exercice de style), ici Mikael, même si agréable à l’oreille, est parfois fortement… plat! Häxprocess est le meilleur exemple, le moins bon morceau de Heritage ; ça peine à décoller, le chant n’aide en rien, et le seul moment ‘émouvant’ est avorté au profit d’un pont progressif raté.

Que dire de plus ? L’album qui est un virage naturel dans la musique du groupe : un hommage à ces groupes dont l’héritage est toujours présent dans la musique d’aujourd’hui. C’est du Opeth assurément, avec son lot de bonnes idées, ses gimmicks, sa production, Mikael réalise donc son rêve en gestation depuis, à l’en croire, une vingtaine d’années. C’est une galette mature et bien exécutée, mais en passant, le groupe abandonne une trop grosse partie de son identité, la technique et la maitrise de son sujet donnant lieu à une certaine stérilité musicale à de bien nombreux moments. Heritage est loin d’être naze, il est même bon, parfois très bon, mais il reste à mes yeux le « plus mauvais » Opeth (avec Ghost Reveries) pour toutes ces raisons.

Au final, c’est une bonne chose que Mikael ait fait ce disque : j’espère qu’Opeth en restera là avec les 70’s pures, et qu’il saura à nouveau évoluer vers quelque chose de nouveau, de frais, et d’original, sans pour autant laisser une si grosse partie de son identité derrière lui. Heritage est une bonne expérience et un virage intéressant mais ils doivent bien garder à l’esprit qu’un deuxième essai de ce genre restera certainement au travers de la gorge de nombreux fans.

Lou Reed & Metallica: The View (Single)

J’aurais voulu y croire. Après tout, l’idée avait le mérite d’être surprenante.

Mais, non, remettons les pieds sur terre quelques instants. J’aurais sincèrement voulu croire qu’en 2011, Metallica se serait enfin rendu compte de sa perte de crédibilité auprès des amateurs de musique et plus spécialement sa vraie fanbase (Comprenez par là que xXJérémyBossXx n’y figure pas), mais non, c’était trop demandé venant de la part du groupe le plus puissant au monde.

Une fois de plus, Metallica m’a déçu, et Metallica décevra. Tel est le constat que l’on peut en tirer ce jour-même en découvrant enfin le single entier « The View » extrait de la future collaboration entre Lou Reed et le groupe, bêtement nommée « Lulu ». Déjà, rien que le titre on a l’impression d’être pris pour des cons, je ne sais pas trop, une impression comme ça. Mettons ça sur le dos du concept, après tout, le titre n’est pas encore expliqué, du moins pas clairement. Bref, que dire ?

Les previews s’avéraient déjà fumeuses, le single en lui-même met le feu au pétrole et fait brûler les débris qui résistaient tant bien que mal à l’effet du temps. On a du mal à croire que les auteurs de cette mauvaise blague ont respectivement sorti des albums comme « Transformer » ou encore « Ride The Lightning ».
Comme d’habitude, les plus têtus tenteront tant bien que mal de se convaincre que non, c’est pas si nul, et que c’est même plutôt intéressant cette prise de risque, alors qu’au fond on est tous bien conscients que cet album sentira sûrement le sapin, mais ça c’est juste pour couvrir l’odeur déjà plus dérangeante qu’il reflète réellement.

Je ne vais cela dit pas trop m’avancer, d’une part car cet article concerne uniquement le Single, et d’autre part car personne ici n’a entendu l’album sus-cité en entier.

 

« The View » est donc une supercherie. Le problème, c’est que ce titre a été choisi comme premier Single de « Lulu ». Ce qui laisse entendre que c’est donc normalement l’un des meilleurs titres… Et là ça fait vraiment peur.
Que ce soit la performance de Metallica comme de Lou Reed, l’intégralité du titre fait peine à voir, que ce soit en terme d’inspiration comme de technique. Un mono-riff, un rythme ultra plat (Lars Ulrich strikes again !), un chant en opposition totale avec la musique proposée… La cohérence est tout simplement absente.

Lou Reed délivre une interprétation fade, sans saveur, presque fatigante et comme dit plus haut, hors de propos. Hetfield lui, se contente du minimum et supporte le titre lors des rares passages dynamiques, en nous racontant qu’il est « The Table » ( ??? ), et d’autres conneries de ce genre. Robert Trujillo, je n’en parlerais pas, tout simplement car je suis à peu près certain que lui-même n’est pas au courant qu’il joue dans Metallica, et pour Ulrich, je préfère me taire sous peine d’être grossier. Je vous invite simplement à écouter avec attention sa participation sur le dit Single, vous en tirerez vous-même la conclusion…

En attendant, depuis le début des previews, que ce soit les fans bornés ou ceux qui prennent plus de recul face à un groupe souvent polémiqué, l’ensemble des auditeurs semble désappointé et surtout en colère, la barre de Dislike sur les vidéos officielles des previews parle d’elle-même. Cela me rappelle une récente histoire, avec un groupe de Death Metal pourtant censé représenter l’apogée du genre… Héhé.

 

En résumé ? Une structure rébarbative, une technique absente, un manque d’envie flagrant, une inspiration proche du néant, décidément, Lou Reed & Metallica, c’est pas le grand amour, on se demande donc pourquoi ces deux-là ont copulé bourrés autour d’une Heineken bon marché un soir d’Hiver. Sûrement un pari stupide tiens. En attendant, pour nous les fans, il ne nous reste que les yeux pour pleurer…

Heureusement qu’on a de l’entraînement depuis 15 ans hein !

PS: Vous remarquerez que j’ai même pas fait de blague nulle du genre « Loutallica » ou « Metallouca » ou encore même « Metallilou ».

 

Metal Méan 2011 : Le Bilan!

Il existe des événements qui sont presque rituels et incontournables pour les fans de Metal. En Belgique, le Metal Méan en fait bien évidemment partie. Où ? Dans la petite commune d’Havelange, perdue dans les vallées et les bois entre Marche-en-Famenne et Durbuy. Quand ? Vers le 20 août en général… Et surtout pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’un festival établi dans un village paisible attire chaque année presque un millier de personnes de Wallonie, de Flandre, et aussi de France ?
Les raisons sont les suivantes : les organisateurs du fest programment des groupes cultes de la scène underground : le Méan a déjà accueilli dans sa prairie des groupes comme Taake, Mayhem, Septic Flesh, Rotting Christ, Devourment, Grave, Melechesh, Orphaned Land, Enthroned, Finntroll; le tout avec un son et des conditions agréables, loin de l’industrie des énormes fests qui négligent parfois l’aspect humain. Au Méan, les groupes sont accessibles, on a un excellent échantillon de la scène metallique, un son de qualité, et on n’est pas obligé de regarder ses groupes préférés derrière une mer humaine qui s’étale sur 500mètres.

En bref, au Méan, on a l’impression d’être en famille, dans un cadre assez joli, avec une accessibilité qui fait plaisir : des navettes gratuites entre la gare la plus proche et le festival sont proposées aux festivaliers. Pour 30€, cette année, on avait accès au camping, à la soirée du vendredi soir avec un groupe de reprises des Rolling stones, puis évidemment, au festival du Samedi avec une affiche ma fois assez bien foutue : Catarrhal, Urzamoth, Pestifer, Helrunar, Dark Fortress, Urgehal, Keep Of Kalessin, Aborted, Enslaved et Kataklysm.

Toute une aventure

La journée du vendredi 19 août fut bien chargée, en partance de Charleroi-Sud (là où je travaillais pour le mois), je prends le train pour aller chercher deux collègues français, un vilain roux, et un membre de la GDP, notre cher Halkeron. Arrivé à Bruxelles-Midi, j’attends mes compères patiemment sur les quais réservés aux Thalys. Assez nerveux je dois dire, on a à peine 8minutes pour se retrouver et prendre le train à l’autre bout de la gare… Évidemment, problème en vue : le thalys ne peut pas rentrer en gare, vu qu’un autre en partance pour les Pays-Bas a un problème technique. Finalement, le train tant attendu arrive avec une lenteur désespérante. Mais heureusement c’est avec aisance que je reconnais les Français que je cherchais : un roux de 190 centimètres arborant une touffe titanesque, c’est facilement repérable.
Pas le temps de faire des bisous, on court, on monte dans le train, et à peine assis, celui-ci démarre. Ouf… C’est parti pour deux heures à travers la Belgique pour rejoindre Marloie, deux heures pour faire connaissance…

Finalement à destination, on attend en face de la gare la dernière navette de la journée. Elle arrive pile à l’heure. Il est 20h30 et on est apparemment les derniers à être arrivés. On a le minibus pour nous tout seul et on en profite pour siroter une bière en canette. Après une petite demi-heure de route, on arrive enfin à Méan, soleil couchant sur la plaine, chapiteau installé.

Camping presque vide au crépuscule

Ça commence!

Les tentes installées, on décide de grignoter un morceau, posés dans l’herbe. Les températures sont agréables et le resteront pour le weekend. Vers 21h30/22h00 on entend la musique se mettre en route. Ce soir, c’est Bouldou & The Sticky Fingers plays The Rolling Stones qui s’y colle. Comme vous l’aurez compris, il s’agit d’un cover band des légendaires Rolling Stones (sans déconner). On se rend vers le chapiteau (à 3-4minutes de marche du camping) et on prend nos places : 5€ pour la soirée et 25€ pour le festival. La sécu nous fait signe qu’on ne peut pas entrer avec nos canettes, on se décide donc à les finir dehors en vitesse.
Sous le chapiteau la soirée est déjà bien entamée. Un très bon son, pour un groupe qui joue ma fois assez bien. Évidemment, on a notre lot de classiques (Paint It Black, Angie,…) chantés à merveille par un clone musical et même physique de Mick Jagger. Petite soirée agréable, on les regarde une quarantaine de minutes et on remarque que le public pour la nuit est très différent de celui du lendemain : des jeunes, des vieux, et déjà quelques métalleux déjà présents sur les lieux.

Angie, oh angie!

Mais bon, vient un moment où la faim se fait ressentir, on va donc à la baraque à frites posée plus loin. On passe notre commande sans soucis (ou presque) et on repart avec notre butin vers le camping. Une fois bien installés, on bouffe, on finit la dernière bière qu’il nous reste, on cause, et on va finalement se coucher pour pas être trop mort demain (et aussi parce que ma semaine de boulot m’avait complètement bousillé).

La journée Metal

It's a beautiful day, the sun is shining

9h00, je crois qu’on est tous réveillé à cause de la même chose : un couple flamand s’envoyant gentiment en l’air bruyamment qui nous fait partager sa joie de vivre. Ne pouvant plus dormir, je décide de me lever, le soleil est déjà brûlant (le thermomètre atteindra les 35°! Un événement rare pour la Belgique!), les autres se réveillent, on se lève bien calmement et on décide de se promener dans le village qui est décidément petit, composé d’une église, d’une centaine de maisons en pierre… En croisant un habitant, on demande où se trouve l’épicerie la plus proche et on nous répond à 4km… Ouais on se contentera de la bouffe du fest’ alors…

On retourne vers le chapiteau, on discute avec deux gaillards qui attendent l’ouverture du site. Après une vingtaine de minutes d’attente, on peut finalement rentrer, avoir nos beaux bracelets Metal Mean Festival noir & rouge. Directement, on se dirige vers le Merch pour faire nos emplettes avant que la foule piétine la douce herbe de Méan. A nous trois, on prend 9cds, à 90€ dont des belles choses rares.

On retourne au camping pour mettre nos acquisitions à l’abri, et pour attendre un de mes amis qui est censé arriver bientôt, on entend au loin Catarrhal qui commence, ça a l’air sympa, on perçoit quelques riffs qui envoient bien et un growl bien cool mais difficile de juger un show avec ça. Entre-temps, voilà mon pote qui débarque, parfait, il s’installe et on retourne au concert.

En arrivant, on échange 15€ contre 10tickets (1ticket=1bière/Soft) ce qui est toujours une bonne surprise, ayant déjà vu des concerts où la Jupiler coupée à l’eau coûtait la bagatelle de 2.50€… A ce niveau je dois dire que le Metal Méan pratique des prix forts sympa. Le prochain groupe se met à jouer : encore un groupe belge, Urzamoth, du black metal bien branlé qui sonne vachement bien, pas original, mais on regarde ça au loin, assis avec une choppe à la main, pas encore bien chauds.

On se promène encore un peu près du merch, on lorgne un peu vers la bouffe, mais manger ce sera pas pour tout de suite. Pestifer monte sur scène, et commence à faire les soundchecks. Le combo belge, gagnant du concours de l’année passée, propose du Technical Death bien foutu, ils sont jeunes, et ils envoient autant sur leur unique album que sur scène, et en plus ils ont déjà l’air appréciés, il y a bien une dizaine de fans dans le public. Ça fait toujours plaisir de voir des petits belges se démerder comme ça! Leurs compositions sont bien foutues, bien techniques avec des riffs qui tâchent bien, mais certaines parties sont assez brouillonnes, c’est dû à une batterie qui bouffe assez bien sur la gratte rythmique et la basse. Que des petits problèmes, Pestifer nous a offert un show agréable et on leur souhaite plein de bonnes choses.

Pestifer , troisième groupe de la journée!

Direction manger. Voilà le plus gros problème du Méan, et ce depuis plusieurs années : la NOURRITURE. Trois malheureux petits stands qui accumulent des files énormes. Les pizzas sont assez bonnes, mais deux tickets (3€) pour ¼ c’est un peu exagéré. 3€ pour un pain saucisse, ça passe mais tomber à cours de charbon pendant les heures de pointe… Et la baraque à frites ? Une lenteur hallucinante, soi-disant un problème avec les friteuses… Un problème qui dure depuis trois ans ? Soit, on obtient notre bouffe, et on va se remettre sous la tente.

Les Allemands d’Helrunar arrivent, et balancent leur Black Metal teinté de folk et d’ambient avec une maîtrise qui fait plaisir. Un bon son, un groupe qui sait où il va, et qui a tout de même son propre concept et sa propre imagerie (écouter Sòl, leur double-album!)
Aussi bon et réglo que sur album, Helrunar et sa prestation bien classe fut une des meilleures de la journée, et puis un chanteur de Black Metal qui a 50ans, qui maitrise le français avec un fort accent allemand, ça fait toujours plaisir.

Bonchour, nous sommes Helrunar et nous allons chouer du Black Metol.

Hop, concert fini, comme il faut chaud, on va évidemment se boire une petite mousse, assis dans l’herbe au calme, vagabondant encore un peu près du merch. Quelques minutes à peine après le départ d’Helrunar de la scène, ce sont déjà les autres Allemands qui font les soundchecks : le Méan est réglé comme un coucou suisse ; l’orga avait mis : Dark Fortress : 16h10, eh bien Dark Fortress a commencé à 16h10.

Rien de fou la bière

Les petits gars de Dark Fortress amassent pas mal de fan sur le devant de la scène, je regarde personnellement à droite de la scène, n’ayant pas envie d’être entrainé dans le pit bien chiant. Dark Fortress est bien sympa mais n’accrochant pas du tout à leur formule en album, Dark Fortress ne m’a pas accroché non plus en concert, leur Black Metal moderne, mélodique, compact me laisse définitivement froid. Mais les fans en ont eu pour leur compte : bonne présence scénique, bon son, chanteur présent qui n’hésite pas à headbanguer, à faire scander la foule. Un bon concert en termes techniques, j’ai passé un moment sympa, mais loin d’être le meilleur de la journée.

Les Allemands savent eux aussi faire tourner les serviettes.

Encore une fois, entre les deux groupes, on va boire un coup, j’ai retrouvé un autre pote, je discute avec lui, etc. Les prochains à jouer sont les petits bouts d’Urgehal : les premiers Norvégiens de la journée.

DIE FOR SATAN!

Urgehal fut un des meilleurs concerts pour moi. Déjà, sur disque, j’aime beaucoup ; du black metal en mode trve : violent, occulte, accrocheur, un esprit crade et rock’n roll. Pourtant, les retours sur les concerts étaient super mitigés : dans tous les gros festivals de l’été, leurs prestations avaient été moyennes, il suffit de regarder au Hellfest, presque personne de positif. Le quadri du Nord ramène ses sales gueules sur scène : corpse painting à outrance, gros pics sur la gueule, le chanteur arrive et cause direct de Satan. Et la musique ? Eh ben c’était énorme : leur black metal crade était super bien foutu, les riffs catchys, un vrai petit bonheur. Petite anecdote amusante : le chanteur a eu quelques problèmes de bégayement entre les chansons, entre les « PEOPLE, YOU MUST GO F-f-f-f-f-ucking nuts! » et les « F-f-f-f-Uck, f-f-f-fuck» on a été régalé de beauferie black metal. Un très bon moment !

Je vous épargne le récit de l’entre-deux concerts. Keep Of Kalessin sont les prochains à passer et vont nous offrir le pire concert de la journée. Les Norvégiens sont loin de produire une musique originale, ni même de qualité. Leur dernier album est une catastrophe : un black metal eurovision avec des paroles dignes d’un sous Rhapsody. Le groupe nous balance un premier titre où le refrain mal amené scande un truc du genre « DRAGON, POWER, LEGACY », et que dire de l’inimitable Dragon Tower et de son refrain ridicule (et qui a eu le malheur de me suivre toute la semaine d’après). Ce qui est aussi marrant, ce que sous le chapiteau c’était à moitié vide : comme l’année passée pour Thyrfing, les gus ont joué dans le créneau horaire ou tout le monde a faim. Un concert moyen, leur répertoire s’étalant quasiment uniquement sur le dernier disque, j’ai profité du concert pour aller chercher des bières de temps en temps, ça repose avant Aborted.

DRAGON, POWER, LEGACY!

Avant le concert du fameux Aborted (du moins fameux pour les Belges), repause bouffe : pendant que Jack et Guillaume font la file comme des cons pendant une demi-heure pour un pain-saucisse mal cuit (Le charbon ne rougeoie plus!), Halk et moi on attend vingt minutes pour un sandwich jambon-fromage : les femmes dans la caravane prétendant un problème d’huile qui ne chauffe pas (ou je ne sais quoi) préfère faire passer des gens au tour par tour, au lieu de demander à la file si quelqu’un veut quelque chose d’autre que des foutues frites. On fait la file, 25minutes, je prends mon courage à deux mains et demande s’ils ont encore des sandwichs. Une femme me répond : Oui, et ils sont frais (en voilà une bonne nouvelle!), je les prends, basta. Une demi-baguette, un peu de salade, de la mayonnaise, du jambon, la meilleure bouffe que vous pouvez trouver sur le Méan, et surtout celle qui vous remplira le mieux! La file fut tellement longue qu’on a failli rater le début d’Aborted (pas que ce soit grave mais bon).

Les petits Belges sur scène, comme vous le savez certainement, balance du Brutal Death, limite deathgrind, limite grind tout court par moment. Un concert court (45minutes seulement) mais éprouvant : Sven sur scène est un putain de malade, il saute, il court, il gueule, il se fait aller dans tous les sens, sa musique et son nouveau line-up envoie du gros pâté énorme. Mais les gens dans le pit étant pour la plupart des gros cons, personne ne répond au chanteur quand il dit « Faites un Circle Pit! », ils préfèrent se taper dessus, ou faire des pyramides humaines (non mais sérieusement ? Vous êtes cons ou quoi ?), de mon côté, je prends mon pied, on lance deux-trois slams sympas. On a le droit à des classiques du groupe : The Saw & The Carnage is Done, ou Meticulous Invagination (poésie, poésie). Un bon concert, un leader fou (dans le bon sens du terme), ça fait super plaisir.

BRUUUUUUUUUUIK

Après une telle dépense d’énergie, on se met dans l’herbe, moi avec un Mazout (coca-bière pour les incultes) qui a l’air de choquer mes amis français (bah tant pis), on discute, on se repose, en patientant pour le groupe le plus attendu fest : Enslaved.
On se met déjà tout devant pendant les soundchecks : on peut apercevoir quelques membres, tests des jeux de lumière, tests des instruments.

Les Norvégiens se font attendre.

Enslaved balance en sample, l’interlude Axioma, la lumière bleue pour accentuer l’effet, les Norvégiens montent sur scène, saluent la foule, et commencent par Ethica Odini. Ce fut le meilleur concert de la soirée pour moi, et ça a du être le meilleur concert de la soirée pour beaucoup de monde au vu des gens regroupés sous le chapiteau. Une setlist qui prenait de tous les albums récents , et aussi de l’ep Hordanes Land, on a eu le droit à du Ruun, à du Isa (gueuler le refrain comme un con, ça vaut de l’or l’air de rien), du Below the Lights. D’ailleurs, As Fire Swept Clean The Earth était juste magnifique, sur scène une lumière inondait la scène, évoquant parfaitement la chanson, j’en ai eu la chair de poule. Grutle (le bassiste-chanteur) est super impressionnant avec un jeu de scène vraiment efficace, avant chaque chanson, il s’amuse à expliquer le pourquoi du comment en traçant dans l’air des Runes, il appelle la foule à scander, à chanter, et dédie même la chanson « The Giants » à un fan tout devant qui mesurait facilement dans les 2m10.
Bon évidemment, les habituels chiants ont pogoté (même sur des pistes calmes ?), lancés des slams, etc. J’ai l’impression que le show a été court (alors qu’ils ont joué 1h15), la foule réclame un autre morceau, mais comme d’habitude au Méan, c’est pas possible (et c’est fort dommage), les Norvégiens saluent la foule à nouveau et s’en vont…
Enfin bon, ça ne m’a pas gâché le moment, et je reste ultra-ravi de la prestation des Norvégiens !

Le meilleur concert de la journée!

Bon évidemment, une heure et quart de Black Metal ça crève, je suis complètement lessivé, et pourtant j’attends toujours Kataklysm avec impatience : les Québécois qui envoient du Death mélodique ultra-puissant et qui sont reconnus pour être des tueurs en concert. Je me calme, prends une bouteille d’eau, et m’assieds sur une des tables où les caméramans ont officié toute la journée. Les Canadiens furent les seuls à prendre des libertés avec l’horloge, comme Mayhem l’année passée. Mais bon, c’était une question de dix minutes, pas plus. Les Québécois arrivent, et je reste inerte sur ma table, les trois premiers morceaux me laissent froid, j’ai l’impression que le groupe est endormi… Puis d’un coup, le chanteur a un sursaut d’énergie, (ou alors je me réveille ?), il dit qu’il filme pour le DVD, et qu’on doit gueuler car c’est de ça que le monde verra de la Belgique. A l’oreille de mon pote, je lui demande s’il veut aller plus devant, il me dit oui (le coquin) et on va se placer face à la scène, pas loin du pit. Kataklysm sort le grand jeu, ça devient littéralement jouissif, ça riffe à mort (une seule guitare pourtant !), le batteur est monstrueux, et le chanteur fait bien travailler la foule « Faites des slams, ils (la sécu, NDLR) s’ennuient là-d’vant ». Ils se souviendront bien du Méan je crois : un immense chauve a réussi je ne sais comment à monter sur scène, a fait un câlin au chanteur, et s’est jeté dans la foule. Toujours sympa de voir les fans en action.

Après une petite heure, les Canadiens jouent leur dernier morceau. Cette fois-ci définitivement claqués, on retourne au camping, là on tue nos derniers tickets en bière, on les finit près de nos tentes, et c’est parti pour un dodo bien mérité.

Dimanche de touristes

Debout à neuf heures, réveillé par la pluie (!!!) et par le même couple flamand qu’hier, j’aurais voulu aller prendre une douche (ouais je suis une princesse je sais), mais le local où les douches sont soi-disant disponibles est fermé de partout, donc je l’ai plus ou moins dans le cul, mais ayant reçu un verre de bière pile sur la tête pendant Kataklysm, je me lave les cheveux avec une bouteille d’eau et du Head&Shoulders… Après tout, on va à Bruxelles toute une journée avec les Français alors autant ne pas puer la merde. De nouvelles fringues enfilées, et trois couches de déo plus tard, on prend la navette, puis c’est reparti deux heures de train jusqu’à Bruxelles qui sont passées vite vu qu’on a tous dormi comme des merdes.

Fa...ti...gué.

Arrivés à Bruxelles, on n’a que 6 heures dans la capitale belge, moi qui aurait voulu montrer à mes hôtes quelques-unes des merveilles que Fromji avait pu expérimenter pendant 4jours avec votre serviteur belge. Crevant la dalle, on va d’abord bouffer une mitraillette pour se remettre d’aplomb. Direction ensuite le Manneke Pis, puis un vieux café Bruxellois où l’on prend une Kwak (hé hé). On se promène un peu dans le centre, grand’place, galerie royale, et puis direction rue des bouchers pour l’inévitable Delirium. On y prendra tous 4 bières, réparties en deux heures et demie. On y discute, on boit nos breuvages. Soit, il est temps de bouger, je vais leur montrer la cathédrale Sainte-Gudule (bien le nom hideux ?) puis on va prendre le metro jusqu’à la gare du Midi, je leur dis au revoir sur le quai des thalys, et je vais prendre mon train. Voilà comment se finit un weekend très bon, avec du metal, de la bière, des frites, un roux, et un barbu. A l’année prochaine, sacré Méan.

PS : Merci à Guillaume LeRoux de m’avoir accordé avec grâce l’autorisation de publier ses photos.