Archives de Tag: Gameplay

[Video-Test HD] Devil May Cry (PS2)

Devil May Cry (PS2) [2001]

C’est l’été, il fait beau, il fait chaud… et les Platypus en profitent eux aussi, d’où le manque d’activité flagrant de la part des palmipèdes ces deux précédents mois !

Mais un irréductible résiste encore et toujours à la chaleur, à savoir moi-même, et vous propose même du tout frais tout neuf ce jour-ci avec un Videotest en HD de Devil May Cry sur Playstation 2, commenté par mes soins…

Ca se regarde ici, bonne vidéo à vous !

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Quake IV (PC) [2006]

Quake IV (PC) [2006]

Quake IV, ou la suite de l’un des plus grands (pour moi, le plus grand) FPS Multijoueur au monde… Succéder à un titre de cette envergure n’est pas chose aisée, le risque est grand. Trop grand… Fortement attendu à sa sortie, Quake IV aura suscité l’engouement des fans, la crainte également, mais n’aura laissé derrière lui qu’une brève vague de déceptions… Un jeu parti aussi vite qu’il est arrivé en somme.

Euh, tu veux un coup de main ?

 

Quake IV vous met dans la peau du soldat Matthew Kane, héros de la guerre contre les Stroggs, race Alien extrêmement agressive, n’ayant que pour seule ambition de conquérir la terre. Suite à la défaite du Makron (Commandant en chef des Stroggs, voir Quake II), l’armée Terrienne pense pouvoir mettre un terme à toute cette mascarade en détruisant la source même de la puissance ennemie, à savoir le Nexus, immense zone énergétique ralliant par la pensée l’intégralité des effectifs Stroggs… Détruire cette source aurait pour effet de rendre HS la totalité des troupes ennemies. C’est donc une tâche de la plus haute envergure qui vous est confiée, à savoir infiltrer les rangs opposer, exploser autant de crânes que possible et défoncer un sacré gros paquet de machines. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…

Décidément, le futur, ça déconne pas. Les moustiques n'ont qu'à bien se tenir !

 

Quake IV à sa sortie a souffert d’une comparaison quasi-meurtrière pour lui avec un autre jeu bien connu d’ID Software, à savoir: Doom III. C’est très simple, Quake IV, c’est Doom III, mais avec plein d’alliés autour de toi. Le design intérieur est pour ainsi dire identique, le peu d’extérieur visité est fortement similaire à la base martienne de Phobos, quant aux ennemis… hé bien c’est Quake II en version HD, à peu d’effectifs près. On appréciera ou non le fan service évident qui reprends presque à l’animation près le comportement des monstres, pour ma part c’est un point sympathique qui me rappelle d’agréables souvenirs.

Bon, ils sont à trois dessus, moi pendant ce temps je reste en arrière, et je ramasse les éventuels morceaux.

 

En ce qui concerne l’arsenal, aucune surprise à l’horizon: l’intégralité du stock de Quake III est présent, à savoir des classiques comme le Railgun, Lightning Gun, Rocket Launcher, ou encore le Nailgun. Rien de plus, pas une once d’innovation malgré diverses améliorations déblocables en cours de route. De qui se moque-t-on ? Pour le gameplay, les cinq premières heures de jeu s’avèrent franchement lourdes, lentes, peu réactives et globalement inintéressantes. Le pilotage de différents véhicules est une nouveauté de l’épisode, et malheureusement, pas franchement la meilleure. Maniabilité très approximative et sans aucune sensation, les diverses phases de conduite s’avèrent laborieuses, et on est souvent bien content de repartir à pied. C’est suite à un malheureux accident (que je ne spoilerai pas) que le jeu commence à vraiment démarrer et gagner en vitesse: le strafe-jump est de retour, et on commence enfin à s’amuser à zigzaguer entre les hordes d’ennemis. Dommage tout de même que ce « démarrage » n’intervienne presque qu’à la moitié du jeu…

Je me demande où ce charlatan a bien obtenu son diplôme de dentiste.

 

Pour le reste, c’est extrêmement classique et poussiéreux: la difficulté est faible même en Hard, vos coéquipiers sont de vrais Rambos en puissance et sont souvent invincibles, ce qui vous permet de glander tranquillement pendant qu’eux font le ménage dans les lignes ennemies… Les 3/4 du jeu se déroulent de cette manière, ne cherchez pas à trouver un quelconque instinct de survie, il n’y en a presque pas. On notera tout de même une surabondance de gore et des environnements souvent très malsains, à l’instar des « camps de concentration » de l’épisode II. Vous avez intérêt à avoir l’estomac accroché car sur ce plan là, Quake IV est une bonne référence.
Alors au final, à part des tripes et un lointain bilan nostalgique, il reste quoi de ce nouvel épisode? Un multijoueur réussi… en tout point identique à celui de Quake III. Ah oui, j’avoue que l’attente valait son pesant d’or.

Le jeu à sa sortie était une belle référence graphique dans sa configuration maximale, rien à redire.

 

Quake IV n’est pas un mauvais FPS, mais juste un jeu extrêmement classique, déjà vu, sans originalité aucune… L’action débordante du second épisode s’est envolée, la nervosité du troisième disparue, et la peur du premier inexistante. ID Software avait confié le développement au studio Raven à l’époque, ce qui explique peut-être ce manque de personnalité et l’absence du savoir-faire légendaire de la firme… Reste au final un jeu qui satisfera difficilement les fans, et passera inaperçu auprès du grand public. C’est pas totalement étonnant j’ai envie de dire, et c’en est bien dommage.
NB: Comme pour Doom III, le doublage Français des protagonistes s’avère franchement réussi, un travail minutieux qu’on aimerait revoir plus souvent dans les productions de grande envergure.

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Super Star Wars (SNES) [1992]

Super Star Wars (SNES) [1992]

La cartouche est insérée dans la console. Le bouton « Power » est poussé vers l’avant, la diode rouge s’allume. Le logo Lucasarts s’affiche sur votre téléviseur et l’écran titre apparaît. Le légendaire thème de John Williams se fait entendre, et cette fois-ci, ça y est: Star Wars est dans votre salon, plus beau que jamais, et plus intense qu’il ne l’a jamais été !

Super Star Wars est un grand classique de la Super Nintendo, très populaire à sa sortie, le jeu aura marqué bon nombre de joueurs de par sa réalisation irréprochable, ses effets visuels bluffants pour l’époque et sa bande-son qui se range parmi les meilleures retranscriptions qu’a pu offrir la Super Nes. Ce Super Star Wars est un bijou réalisé avec passion, fidèle au film original, les développeurs ont voulu nous faire revivre cette grande aventure de la façon la plus captivante qu’il soit et on peut dire qu’ils ont réussi avec brio.

Celui-là à l'air en colère, mieux vaut prendre ses distances !

 

Premier épisode d’une série de trois, tout comme la trilogie originale, le soft nous propose ce qu’il peut se faire de mieux visuellement sur la machine: 2D splendide, backgrounds réussis et dynamiques, sprites détaillés, utilisation du mode 7 (effet 3D de la Super Nes) optimale,  c’est une pure réussite sur le plan technique. L’aspect sonore, quant à lui, est l’un des plus acclamés de la machine: les blasters sonnent exactement comme dans le film, les Hommes des Sables hurlent comme des sauvages, les Jawas nous gratifient de leur si personnel « Utinni ! » et le sabre de Luke conserve cet effet si spécial et immédiatement reconnaissable à chaque coup qu’il porte. Même Obi-Wan nous soutiens, « Use the Force Luke ! ». Il n’y a pas à dire, sur le plan du Fan-Service, ce Super Star Wars est l’une des meilleures adaptations que je connaisse.

Il est temps de s'enfuir vers Mos Eisley à bord du Speeder de Luke.

 

Qu’en est-il du jeu ? C’est déjà plus classique de ce coté-là, vous incarnez au choix Luke, Han Solo ou Chewbacca selon les niveaux, et revisitez les lieux classiques du film: Le Sandcrawler des Jawas, la Cantina de Mos Eisley, l’Etoile de la Mort… Le gameplay s’apparente à un Run’N’Gun assez classique digne de Contra, vous arrosez l’écran et devez vous débarrasser de hordes incessantes d’ennemis. Luke peut par la suite obtenir le Sabrolaser de son père, mais n’est malheureusement qu’assez peu utile dans cet épisode: bien trop imprécis, l’utilisation des Blasters (améliorables), est vivement recommandée. A ce sujet, venons-en au point qui fâche un grand nombre de joueurs sur cette série: La difficulté.

Une rixe de bar ? Chewbacca va en prendre un pour taper sur l'autre.

 

Super Star Wars est impardonnable. Et encore, si vous voulez entendre la meilleure, ce premier épisode est de loin le plus facile des trois. Vous devrez braver des pièges vicieux, des trous par milliers, des boss gigantesques et des niveaux assez longs si vous voulez triompher de l’empire. Le gameplay est plutôt efficace, précis, mais la moindre erreur est fatale: vous recommencerez au checkpoint le plus proche en cas d’échec. Le jeu étant limité en continues, peu de gens sont arrivés à le boucler, laissant dans la frustration la grande majorité des joueurs de l’époque. Cela dit, comme tout bon Run’N’Gun, un peu de pratique, de la persévérance et l’apprentissage des niveaux vous permettront d’en voir le bout assez « vite » si vous êtes motivé.

Han Solo se fritte avec l'un des droïdes de sécurité de l'Empire.

 

Le grand problème du jeu vient de sa relative linéarité: pas vraiment de chemins différents à suivre malgré les trois personnages disponibles, un level design très répétitif et un certain manque de variété dans l’action. De même, les musiques, si elles sont excellentes, sont relativement peu nombreuses et le même thème se fait souvent entendre au cours de l’aventure. Ajoutez à cela le fait que le sabre de Luke est totalement inutile, que Chewbacca est tout simplement nécessaire dans les derniers niveaux pour espérer survivre (ce dernier ayant bien plus de vie que les autres), et que la difficulté s’avère bien souvent décourageante et frustrante, et vous obtenez un soft splendide plombé par quelques points noirs assez gênants…

Un rêve devenu réalité: vous pouvez désormais participer à l'escadron d'assaut des rebelles contre L'Etoile Noire.

 

Ce serait malgré tout vraiment dommage de passer à coté de cette fantastique expérience de l’époque, Super Star Wars ayant marqué une révolution technique sur la machine, et ayant fait le bonheur de nombreux fans: c’est un jeu qui mérite amplement quelques énervements tant sa réalisation est exemplaire. Il n’y a pas à dire, à l’époque, le public était bien plus exigeant…

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