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The Raid 2: Berandal (2014)

The Raid 2: Berandal (Gareth Evans, 2014)

C’est rarement gagné d’avance quand, peu de temps après la sortie d’un film somme toute honnête ayant connu un vif succès d’estime auprès des amateurs, une suite est annoncée. Ca sent le cash-in facile, l’opportunisme, la volonté de faire du profit sur un nom encore frais dans la mémoire collective.

The Raid 2, ça avait toutes les raisons possibles d’être un navet nageant dans la redite, le premier film étant sympa, excellent dans son action mais sérieusement bancal sur sa progression, son scénario, le developpement de ses personnages et presque tout le reste en fait. Un excellent film à bas budget en résumé (1.000.000$). Cette suite, aussi incroyable que cela puisse paraître, gomme quasiment tous les défauts du premier jet.

Le budget est quatre fois supérieur au premier film, et ça se sent réellement. La photographie est bien meilleure, les décors plus nombreux, recherchés, les scènes d’action beaucoup plus diversifiées et la réalisation touche de près le top de ce qui peut se faire dans le genre du coté asiatique. Vraiment, la forme gagne en contours et c’est ce qui manquait au premier film.

Là où les choses s’améliorent significativement, c’est pourtant au niveau de l’intérêt global passé les scènes d’action. The Raid premier du nom n’était qu’un beat’em all cinématographique, certes maîtrisé, mais laissant quand même une impression de coquille vide dans son ensemble. C’est dur, ça castagne, mais au fond, pas de surprise, c’est creux. L’intrigue de Berandal n’est certainement pas novatrice ni excitante, mais suffisamment recherchée pour enfin donner du relief aux personnages: les enjeux sont enfin posés, le héros ne lutte pas inutilement contre une horde de sagouins « parce qu’il doit le faire », les méchants ne sont pas méchants juste parce qu’ils viennent de la té-ci, non, l’ambition est un peu plus haute.

Suite directe du premier film, Berandal est une histoire de vengeance avant tout, dans la plus pure tradition des films d’action asiatiques, les combats s’enchaînent et si le scénario n’est qu’un prétexte une fois de plus pour laisser parler les poings (et les pieds), il se laisse cette fois suivre avec intérêt, ce qui n’était certainement pas le cas du premier film. L’action, parlons-en, vous ne trouverez pas meilleur dans la catégorie Arts Martiaux avant un bon moment, et vous n’avez pas vu meilleur non plus depuis sûrement quelques années: ça envoie véritablement du bois, en pleine gueule, certainement surréaliste mais jouissif à un point indescriptible.

Les chorégraphies sont brutales, directes, sans fioritures, et suffisament inventives pour qu’on se souviennent de presque chacune. Le premier volet ne faisait pas dans la dentelle et s’est fait repérer pour cette raison, dites-vous que sa suite met les bouchées doubles et se targue en plus de ça d’être beaucoup plus lisible et diversifiée. Tout cela méritait-il pour autant 2h30 au compteur pour en arriver à son but ? Certainement pas non, le scénario aurait pu gagner à être raccourci à certains endroits, mais comme dit plus haut, l’intérêt s’en retrouve également décuplé, on a le temps de respirer, et savourer un peu plus les moments d’action quand ceux-ci prennent place, point qui manquait au premier volet mais n’était pas non plus un gros défaut, le film misant tout sur son rythme excessif.

Berandal est donc une suite réussie, qui enterre effectivement le premier volet sur quasiment tous les points. Cet épisode perd en intensité ce qu’il gagne en intérêt et c’est tant mieux en ce qui me concerne, on est cette fois en face d’un vrai film, et moins d’une démonstration de katas d’1h30. La durée divisera sûrement beaucoup de spectateurs, mais je n’ai pas vraiment de doute sur l’accueil global qu’il recevra: Berandal est objectivement bien meilleur que Redemption, et pour un film d’action, ça mérite d’être surligné avec trois fluos différents.

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[Video-Test HD] Devil May Cry (PS2)

Devil May Cry (PS2) [2001]

C’est l’été, il fait beau, il fait chaud… et les Platypus en profitent eux aussi, d’où le manque d’activité flagrant de la part des palmipèdes ces deux précédents mois !

Mais un irréductible résiste encore et toujours à la chaleur, à savoir moi-même, et vous propose même du tout frais tout neuf ce jour-ci avec un Videotest en HD de Devil May Cry sur Playstation 2, commenté par mes soins…

Ca se regarde ici, bonne vidéo à vous !

Super Star Wars (SNES) [1992]

Super Star Wars (SNES) [1992]

La cartouche est insérée dans la console. Le bouton « Power » est poussé vers l’avant, la diode rouge s’allume. Le logo Lucasarts s’affiche sur votre téléviseur et l’écran titre apparaît. Le légendaire thème de John Williams se fait entendre, et cette fois-ci, ça y est: Star Wars est dans votre salon, plus beau que jamais, et plus intense qu’il ne l’a jamais été !

Super Star Wars est un grand classique de la Super Nintendo, très populaire à sa sortie, le jeu aura marqué bon nombre de joueurs de par sa réalisation irréprochable, ses effets visuels bluffants pour l’époque et sa bande-son qui se range parmi les meilleures retranscriptions qu’a pu offrir la Super Nes. Ce Super Star Wars est un bijou réalisé avec passion, fidèle au film original, les développeurs ont voulu nous faire revivre cette grande aventure de la façon la plus captivante qu’il soit et on peut dire qu’ils ont réussi avec brio.

Celui-là à l'air en colère, mieux vaut prendre ses distances !

 

Premier épisode d’une série de trois, tout comme la trilogie originale, le soft nous propose ce qu’il peut se faire de mieux visuellement sur la machine: 2D splendide, backgrounds réussis et dynamiques, sprites détaillés, utilisation du mode 7 (effet 3D de la Super Nes) optimale,  c’est une pure réussite sur le plan technique. L’aspect sonore, quant à lui, est l’un des plus acclamés de la machine: les blasters sonnent exactement comme dans le film, les Hommes des Sables hurlent comme des sauvages, les Jawas nous gratifient de leur si personnel « Utinni ! » et le sabre de Luke conserve cet effet si spécial et immédiatement reconnaissable à chaque coup qu’il porte. Même Obi-Wan nous soutiens, « Use the Force Luke ! ». Il n’y a pas à dire, sur le plan du Fan-Service, ce Super Star Wars est l’une des meilleures adaptations que je connaisse.

Il est temps de s'enfuir vers Mos Eisley à bord du Speeder de Luke.

 

Qu’en est-il du jeu ? C’est déjà plus classique de ce coté-là, vous incarnez au choix Luke, Han Solo ou Chewbacca selon les niveaux, et revisitez les lieux classiques du film: Le Sandcrawler des Jawas, la Cantina de Mos Eisley, l’Etoile de la Mort… Le gameplay s’apparente à un Run’N’Gun assez classique digne de Contra, vous arrosez l’écran et devez vous débarrasser de hordes incessantes d’ennemis. Luke peut par la suite obtenir le Sabrolaser de son père, mais n’est malheureusement qu’assez peu utile dans cet épisode: bien trop imprécis, l’utilisation des Blasters (améliorables), est vivement recommandée. A ce sujet, venons-en au point qui fâche un grand nombre de joueurs sur cette série: La difficulté.

Une rixe de bar ? Chewbacca va en prendre un pour taper sur l'autre.

 

Super Star Wars est impardonnable. Et encore, si vous voulez entendre la meilleure, ce premier épisode est de loin le plus facile des trois. Vous devrez braver des pièges vicieux, des trous par milliers, des boss gigantesques et des niveaux assez longs si vous voulez triompher de l’empire. Le gameplay est plutôt efficace, précis, mais la moindre erreur est fatale: vous recommencerez au checkpoint le plus proche en cas d’échec. Le jeu étant limité en continues, peu de gens sont arrivés à le boucler, laissant dans la frustration la grande majorité des joueurs de l’époque. Cela dit, comme tout bon Run’N’Gun, un peu de pratique, de la persévérance et l’apprentissage des niveaux vous permettront d’en voir le bout assez « vite » si vous êtes motivé.

Han Solo se fritte avec l'un des droïdes de sécurité de l'Empire.

 

Le grand problème du jeu vient de sa relative linéarité: pas vraiment de chemins différents à suivre malgré les trois personnages disponibles, un level design très répétitif et un certain manque de variété dans l’action. De même, les musiques, si elles sont excellentes, sont relativement peu nombreuses et le même thème se fait souvent entendre au cours de l’aventure. Ajoutez à cela le fait que le sabre de Luke est totalement inutile, que Chewbacca est tout simplement nécessaire dans les derniers niveaux pour espérer survivre (ce dernier ayant bien plus de vie que les autres), et que la difficulté s’avère bien souvent décourageante et frustrante, et vous obtenez un soft splendide plombé par quelques points noirs assez gênants…

Un rêve devenu réalité: vous pouvez désormais participer à l'escadron d'assaut des rebelles contre L'Etoile Noire.

 

Ce serait malgré tout vraiment dommage de passer à coté de cette fantastique expérience de l’époque, Super Star Wars ayant marqué une révolution technique sur la machine, et ayant fait le bonheur de nombreux fans: c’est un jeu qui mérite amplement quelques énervements tant sa réalisation est exemplaire. Il n’y a pas à dire, à l’époque, le public était bien plus exigeant…

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