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The Raid 2: Berandal (2014)

The Raid 2: Berandal (Gareth Evans, 2014)

C’est rarement gagné d’avance quand, peu de temps après la sortie d’un film somme toute honnête ayant connu un vif succès d’estime auprès des amateurs, une suite est annoncée. Ca sent le cash-in facile, l’opportunisme, la volonté de faire du profit sur un nom encore frais dans la mémoire collective.

The Raid 2, ça avait toutes les raisons possibles d’être un navet nageant dans la redite, le premier film étant sympa, excellent dans son action mais sérieusement bancal sur sa progression, son scénario, le developpement de ses personnages et presque tout le reste en fait. Un excellent film à bas budget en résumé (1.000.000$). Cette suite, aussi incroyable que cela puisse paraître, gomme quasiment tous les défauts du premier jet.

Le budget est quatre fois supérieur au premier film, et ça se sent réellement. La photographie est bien meilleure, les décors plus nombreux, recherchés, les scènes d’action beaucoup plus diversifiées et la réalisation touche de près le top de ce qui peut se faire dans le genre du coté asiatique. Vraiment, la forme gagne en contours et c’est ce qui manquait au premier film.

Là où les choses s’améliorent significativement, c’est pourtant au niveau de l’intérêt global passé les scènes d’action. The Raid premier du nom n’était qu’un beat’em all cinématographique, certes maîtrisé, mais laissant quand même une impression de coquille vide dans son ensemble. C’est dur, ça castagne, mais au fond, pas de surprise, c’est creux. L’intrigue de Berandal n’est certainement pas novatrice ni excitante, mais suffisamment recherchée pour enfin donner du relief aux personnages: les enjeux sont enfin posés, le héros ne lutte pas inutilement contre une horde de sagouins « parce qu’il doit le faire », les méchants ne sont pas méchants juste parce qu’ils viennent de la té-ci, non, l’ambition est un peu plus haute.

Suite directe du premier film, Berandal est une histoire de vengeance avant tout, dans la plus pure tradition des films d’action asiatiques, les combats s’enchaînent et si le scénario n’est qu’un prétexte une fois de plus pour laisser parler les poings (et les pieds), il se laisse cette fois suivre avec intérêt, ce qui n’était certainement pas le cas du premier film. L’action, parlons-en, vous ne trouverez pas meilleur dans la catégorie Arts Martiaux avant un bon moment, et vous n’avez pas vu meilleur non plus depuis sûrement quelques années: ça envoie véritablement du bois, en pleine gueule, certainement surréaliste mais jouissif à un point indescriptible.

Les chorégraphies sont brutales, directes, sans fioritures, et suffisament inventives pour qu’on se souviennent de presque chacune. Le premier volet ne faisait pas dans la dentelle et s’est fait repérer pour cette raison, dites-vous que sa suite met les bouchées doubles et se targue en plus de ça d’être beaucoup plus lisible et diversifiée. Tout cela méritait-il pour autant 2h30 au compteur pour en arriver à son but ? Certainement pas non, le scénario aurait pu gagner à être raccourci à certains endroits, mais comme dit plus haut, l’intérêt s’en retrouve également décuplé, on a le temps de respirer, et savourer un peu plus les moments d’action quand ceux-ci prennent place, point qui manquait au premier volet mais n’était pas non plus un gros défaut, le film misant tout sur son rythme excessif.

Berandal est donc une suite réussie, qui enterre effectivement le premier volet sur quasiment tous les points. Cet épisode perd en intensité ce qu’il gagne en intérêt et c’est tant mieux en ce qui me concerne, on est cette fois en face d’un vrai film, et moins d’une démonstration de katas d’1h30. La durée divisera sûrement beaucoup de spectateurs, mais je n’ai pas vraiment de doute sur l’accueil global qu’il recevra: Berandal est objectivement bien meilleur que Redemption, et pour un film d’action, ça mérite d’être surligné avec trois fluos différents.

Star Wars: Épisode I – La Menace Fantôme (1999)

Star Wars: Episode I – La Menace Fantôme (1999)

Premier épisode de Star Wars, qui est sorti en 1999, soit 22 ans après le premier film qui est en fait le quatrième épisode de la série (Doliprane sponsorise cette review, à consommer avec modération).

On pose les bases, Obi-Wan n’est qu’un apprenti au service de Qui-Gon Jinn, Anakin Skywalker est comme Kirikou, pas très grand mais vaillant, et on apprends même d’où sortent R2-D2 et C-3P0. Magnifique ! Ça le serait quand même plus si dans le fond, tout cela n’était pas qu’un vulgaire produit marketing en provenance d’un vieux fou en manque crucial d’inspiration.

Qu’on soit clairs, aucune des trois pré-quelles n’est utile pour apprécier la fantastique œuvre originale de George Lucas, et par conséquent, ces épisodes ne s’adressent réellement qu’aux fans. Quoi que, vu les trahisons présentes ici et là, on se demande quand même.

Combat mythique entre Darth Maul, Qui-Gon et Obi-Wan: assurément le meilleur moment de l'intrigue.

Ce premier film n’est pas mauvais mais relativement monotone, ainsi si la première partie est plutôt appréciable et mouvementée, la seconde s’emmêle odieusement les pinceaux entre conflits politiques, avenir des habitants de Naboo et autres niaiseries aussi préoccupantes qu’un courant d’air. Les effets sont réussis, certes, la bataille finale est culte, d’accord, la course de pods est une référence de l’époque, c’est évident, mais tout le reste ne mérite pas vraiment plus d’éloges que ça et nous présente une très, très lointaine galaxie qui visiblement s’emmerde depuis bien, bien longtemps.

Un paragraphe tout de même sur un point qui devrait mettre tout le monde du même avis: la bande-son. Heh, John Williams semble avoir mieux vieilli que George Lucas, si ce dernier déraille complètement depuis longtemps, le compositeur maître de la série, lui, n’a certainement pas perdu la main et reste un maître incontestable dans son domaine. C’est ainsi que la bande-son de La Menace Fantôme est sans surprises l’aspect le plus réussi du film, notamment grâce à certains thèmes mythiques et un classique instantané: « Duel of The Fates« .

Un film conseillé pour les amateurs dans sa version originale, mais si vous avez une meilleure façon de tuer 2h15, ne vous gênez surtout pas.

NB: Jar Jar Binks est bel et bien insupportable.

Hellraiser (1987)

Note de l’auteur : la chronique suivante ne constitue pas réellement une description ou même une présentation précise du film, mais plutôt un rapide billet sur un classique que tout le monde devrait déjà avoir vu, et si ce n’est pas le cas ces quelques lignes vous motiveront peut-être à le faire, en tout cas vous avez intérêt.


Hellraiser, ce n’est pas qu’un excellent titre d’Ozzy Osbourne paru sur No More Tears, non, c’est avant tout un film de Clive Barker qui a marqué sur bien des aspects à sa sortie.

Souvent taxé de sous-Carpenter, ersatz de Stephen King et j’en passe, ce pauvre Clive n’a jamais réussi à se faire un nom très reconnu auprès du grand public, et ce n’est pourtant pas faute d’être polyvalent. Entre des romans à succès, des jeux vidéos de son cru ou bien évidemment ses propres films, l’homme peine à voir son nom cité parmi les plus grands alors qu’il y aurait tout à fait sa place, et même plus que certains si vous voulez mon avis. Heureusement pour lui, son esprit torturé et ses idées diaboliques ne sont pas passées inaperçues chez tout le monde…

Hellraiser est l’un de ces classiques du cinéma d’Horreur qui a marqué les années 80 de fort belle manière, et surtout avec originalité. Les Serial-Killers ayant le vent en poupe après le succès d’un certain Jason ou d’un autre Freddy, il aurait été peu judicieux de reprendre la même recette pour lancer sur le marché une nouvelle série à succès, et ça, Clive l’avait bien compris.

La coupe Automne-Hiver 1987. Ca vous cloue le bec pas vrai ?

Ainsi sort Hellraiser, un grand vent frais dans le domaine de l’Horreur, la référence du « Gore-SM » et du paranormal, et un autre très bon représentant de cette époque bénie où les costumes étaient fait main et non digitalisés…

Un scénario original et étonnamment solide pour un film horrifique, encore aujourd’hui, un univers visuel unique, un méchant référentiel, une ambiance au poil, un réalisateur qui sait parfaitement là où il va et ne s’égare pas en chemin… Tout était réuni pour en faire un classique, et fort heureusement c’est le cas aujourd’hui. Hellraiser supporte très bien le poids des années si l’on excepte ces rares mais odieux effets spéciaux lumineux dignes de Power Rangers, pour le reste, les costumes de l’époque sont somptueux, novateurs, le gore omniprésent et les créatures réellement laides. Un coup de maître presque intouchable.

Un film captivant parfaitement rythmé et dirigé avec brio. Clive Barker prouve qu’il n’est pas une bête copie sans intérêt de je ne sais quel autre réalisateur, non, c’est un grand malade, et moi j’aime ça les grands malades.

"Forcément, tous ces cons qui me prennent pour une pâle copie de Cronenberg, ça me met les nerfs à vif..."

NB : Pour ceux qui s’étonneraient de la ridicule et douteuse longévité d’une telle série (Dix films dont un futur remake), voici grossièrement les propos qu’à tenu Barker à la presse concernant le dernier opus de la série qu’il a crée, attention, ça vaut le détour :

« Bonjour les amis. Je veux que l’on comprenne bien que le film ici présent utilisant le mot Hellraiser, N’EST PUTAIN DE PAS DE MOI !! Je n’ai RIEN à voir avec cette saloperie. S’ils prétendent que cela provient de l’esprit de Clive Barker, c’est un mensonge, ça ne sort même pas de mon trou de balle. » *

Je vous l’ai dit, j’aime ce mec.


* Source

Sheitan (2006)

Alors comme ça, il paraît que j’ai des goûts douteux en cinéma. Bon, je le reconnais en partie, je cède souvent à la tentation et à la facilité. Ainsi, rire grassement et soupirer avec mépris devant le dernier Teen-Movie à la mode m’arrive plus souvent que de constater à quel point Jack Nicholson est un putain d’acteur comme on en a rarement vu. Dans un sens, regarder des films de merde à longueur de temps vous fait apprécier puissance 1000 de vrais chef-d’œuvre, et ça c’est un plaisir indescriptible que les explorateurs de chartes IMDB ne peuvent se permettre. Bon, bref, je suis l’expert du cinéma « Punk » et grossier que tout individu normalement constitué reniera avec dégoût, pour en rire secrètement avec ses potes à l’occasion.
Au moins vous savez à qui vous avez à faire.

Bref, aujourd’hui j’ai décidé de pondre quelques paragraphes sur Sheitan, de Kim Chapiron (Dog Pound), rien que pour vous, mais surtout faute d’avoir mieux à faire. Hum.


Sheitan, le film pas bien que tu vas aimer voir.

Avec une accroche pareille, il y a 75% de chances pour que mes potentiels lecteurs aient déjà quitté la page, donc je peux écrire à peu près ce que je veux. Non bon allez, je vais rester sérieux.
Sheitan est un film français, sorti en 2006 et dirigé par Kim Chapiron, qui nous offrait l’an passé l’excellent Dog Pound. Première expérience du jeune cinéaste, cette comédie noire malsaine à souhait et complètement frappée avait fait l’effet d’une bombe à retardement lors de sa sortie : Vincent Cassel dans un rôle de paysan déglingué et sataniste qui martyrise des racailles la veille de Noël, forcément, ça promettait du lourd. Le lourd, on l’a eu, dans tous les sens du terme d’ailleurs.

Le scénario écarte volontairement toute pensée philosophique et bonne morale et fait un très gros doigt d’honneur aux comédies beaufs dans lesquelles apparaissent, au hasard, Franck Dubosc (au hasard hein je répète). Nous suivons l’histoire d’une bande de petites frappes parisiennes au vocabulaire logeant sur une feuille (pas deux) de papier toilette Monoprix, pas attachants pour un sou et dont on ne leur souhaite qu’une seule chose: mourir. Jusque-là, un film d’horreur assez classique me direz-vous.
La joyeuse troupe décide, suite à une soirée un peu mouvementée, de prendre quelques jours de vacances et fêter Noël dans la maison de campagne d’une jeune pousse aux formes chaleureuses, interprétée par Roxane Mesquida. Loin de tout et perdus au beau milieu d’un environnement aussi passionnant que la Creuse, nos parisiens de choc vont passer un Noël qu’ils ne sont pas prêt d’oublier en la compagnie d’un hôte dérangeant et dérangé, campé à merveille par Vincent Cassel…

Rien que là, on sent une forme d'intelligence inconnue émaner des différents protagonistes

 

Vincent Cassel, bouffon du diable et plus encore.

Vous voyez José Bové ? Dolph Lundgreen ? Nicolas Sarkozy ? Pour une fois  ce dernier n’a rien fait et ne servira qu’à booster les résultats de recherches dirigeants vers mon article (je vous ai dit, je peux écrire ce que je veux, personne ne lit normalement passé le premier paragraphe, d’ailleurs je vous félicite si vous êtes encore là), en revanche si vous assemblez les deux premiers cités, vous obtenez Joseph, rôle de Cassel dans Sheitan. Véritable force de la nature, peu porté sur l’hygiène corporelle et les bonnes manières, cet autochtone envahissant et maladroit va faire vivre à la bande de jeunes le pire Noël qu’on puisse imaginer. Au programme, voyeurisme, violence volontaire, langage ordurier, excision d’organes divers et spécialités locales peu recommandables au voyageur en perdition.

Une bête féroce, un grand comique, le stéréotype grossier vulgaire du paysan, le mec qu’on connaît pas qui fait un peu flipper, le lourd qui s’incruste dès que possible… Vincent Cassel, dans Sheitan, c’est tout ça à la fois, et c’est franchement merveilleux. Les critiques s’accordent pour dire que sans sa performance,  le film n’aurait probablement pas fait grand bruit et n’aurait pas dépassé le cadre de la série Z, mais heureusement, c’est tout l’inverse. Point fort incontestable de la réalisation, ses frasques multiples ne manqueront pas de vous faire rire ou bien vous effrayer, et c’est d’ailleurs sur cet enchaînement d’émotions que Sheitan se démarque habilement des autres: passer du rire à la psychose en un claquement de doigts, c’est pas un phénomène très courant.

Vincent Cassel dans le rôle d'un paysan sataniste illetré... Saisissant de réalisme !

 

La blague qui tue ? Presque.

Comme je l’ai déjà dit plus haut (relisez bon sang..), Sheitan est un film très malsain, agrémenté d’un d’humour noir des plus borderline. Si la première moitié de cet obscène délire oscille entre la comédie et le nanar assumé, la seconde en revanche s’avère bien plus violente et troublante, voire provocante. Aucune compassion pour les héros, aucune envie de les aider, à vrai dire, tout dans ce film est prévu dans l’unique but de les voir souffrir et ne pas sortir en vie de cet enfer campagnard. A mi-chemin entre Texas Chainsaw, Halloween ou bien House of 1000 Corpses, que j’ai précédemment chroniqué (hé oui, là encore, relisez) , Sheitan combine d’une belle manière une atmosphère délirante et pourtant très tendue. Son scénario, très maigre et peu cohérent, ne restera pas gravé en mémoire bien longtemps, de même que son casting tout à fait moyen et fauché… Mais sa direction, son ambiance, son humour révoltant et la performance encore une fois excellente de Cassel suffiront à convaincre les fans d’Exploitation et de cinéma Trash à jeter un œil sur cet essai assez unique dans le paysage horrifique français…

Sheitan, en résumé ? Un film de fou, pour les fous.
Voilà qui devrait bien vous avancer !


PS : les plus malins d’entre vous auront remarqué une image subliminale d’un mauvais goût effroyable lors des premières secondes du générique final… très classe !

Super 8 (2011)

J.J. Abrams, l’homme qui s’est  d’abord rendu célèbre par le petit écran. Binoclard dans sa quarantaine, le bonhomme est surtout connu pour les séries Alias et Lost, et au cinéma pour Mission Impossible 3 (qui est mauvais) ,Cloverfield (que je trouve cool mais qui est tout de même très controversé) et Star Trek (que j’ai pas vu).

Le petit gars ne s’est tout de même pas arrêté avec le cinéma et en 2011 voilà que sort Super 8. Le premier teaser était assez énigmatique : une jeep dans la nuit qui fonce sur les rails, un train qui déraille, et quelque chose frappe à la porte d’un wagon renversé qui vole vite en éclat.. L’écran devient noir, un cri de bestiole… Autant dire que ça sentait le Cloverfield 2 et que pas mal de fans étaient septiques, et puis le titre ? Une Super 8 étant un ancien modèle de caméra ,qu’est-ce que ça venait faire dans une histoire de monstre ?

Le deuxième trailer nous corrigea presque tous : le film raconte en fait l’histoire d’une bande de gosses qui tourne un film en Super 8, dont une scène à la petite gare du coin quand ils assistent au crash du train… Très vite on a appris que ce film serait une sorte d’hommage au cinéma d’aventure des 90’s : ces enfants qui vivent des aventures extraordinaires, comme dans E.T, les Goonies…

Super 8 ne s’en cache pas, sa fibre est celle d’un bon vieux Spielberg (avant que celui-ci ne se décide à mettre des aliens dans Indiana Jones). Ces films qui ont fait rêver toute une génération de bambins et de préadolescents avec ces bandes de gamins dont on rêvait de faire parties.

Le film de J.J. démarre de la sorte: on assiste à la réunion des amis et de la famille qui sont venus rendre leurs condoléances suite à la mort de la mère de Joe, broyée dans un accident d’usine… Joe est obligé de vivre avec son père, un sheriff fortement touché par la mort de sa femme et têtu comme un âne qui évidemment ne comprend pas ce que veut son fils. Le gamin malgré tout aide sa bande d’amis à réaliser un film d’horreur amateur. La bande qui est d’ailleurs bien caricaturée : Le gros, le gosse insupportable qui adore faire exploser des trucs, la nana mystérieuse, le peureux,…

Le bousin devient réellement intéressant quand on assiste au crash du train, assez spectaculaire, puis à la libération de l’entité qu’on ne voit tout d’abord pas et qui va semer la panique en ville, surtout quand l’armée va s’en mêler… Un film au scénario classique, avec toutes les valeurs d’un métrage d’aventure familiale : famille, peur, amour, amitié, courage…

Mais Super 8 fait bien son boulot : les gamins sont attachants, que des nouvelles têtes qui ont l‘air d‘être à fond dans leur rôle, il y a de l’humour, parfois assez enfantin, mais qui ne vire jamais dans le gras stupide comme ont pu le faire des navets comme Transformers, des bons sentiments et surtout une aventure, une aventure bien gérée qui monte en puissance. La bête se dévoile petit à petit, terrifie le village, les soldats qui l‘envahissent, on découvre le pourquoi du crash… Du classique avec une petite touche d’Abrams : l’alien est loin d’être aussi gentil qu’E.T., il y a quand même de beaux effets spéciaux et de la tension (même si rien d’extrême, c’est un film familial à la base).

L’hommage de J.J. n’est cependant pas parfait : quelques défauts viennent entraver le visionnage du film : la fin est assez mielleuse même si elle devrait plaire aux plus jeunes ; l’explication sur la présence de l’Alien sur terre est un peu décevante et quelque peu banale comparée au bordel monstre et apocalyptique que la créature crée dans la petite ville. Je sais que c’est un hommage mais bon sur ce coup-là il aurait pu mieux faire, après tout il a écrit un truc aussi tordu que Lost!

Reste que J.J. Abrams vient de créer là un film mieux que ce que tout Spielberg a pu sortir ces dix dernières années. Une bonne vraie vieille aventure qui ne s’égare pas dans l’humour merdique ou dans une leçon de bondieuserie, avec des personnages frais et attachants (aucune tache dans le casting), et surtout un divertissement qui plaira à presque toutes les tranches d’âge.

House Of 1000 Corpses (2003)

J’aime bien Rob Zombie.
Personnage haut en couleur qui sévit depuis de nombreuses années, l’homme est un showman, un businessman, un musicien et désormais un réalisateur à la patte très personnelle et plutôt unique. Ambassadeur de la Série B et du Grand Guignolesque, un charme évident se dégage de ses productions, pour peu que l’on accroche à son univers.

White Zombie, c’est fini, Rob démarre sa carrière en solo, et ne compte pas s’arrêter à la musique, c’est un électron libre qui vit comme bon lui semble, peu importe l’opinion publique. Fan incontesté des Ramones, du gore à outrance et des productions Grindhouse, il lance en 2003 sa toute première production cinématographique en tant que réalisateur, intitulée House Of 1000 Corpses. On est prévenus d’avance avec la jaquette, le film sera un hommage au cinéma d’exploitation et à l’horreur en général, ce qui implique un fort taux d’hémoglobine, de répliques cultes, de sexe, et j’en passe…

Oui enfin bon, si le musicien avait déjà fait ses preuves depuis longtemps, le cinéaste lui n’en est qu’à ses balbutiements et peine souvent à rester debout.
En effet, House Of 1000 Corpses fonce un peu partout sans jamais vraiment savoir où aller, à droite à gauche, devant, derrière, on est un peu perdus en fin de compte.
Rob Zombie a fait un film à son image, une production à son goût, guère plus. Une utilisation de samples à outrance, un univers visuel très marqué et de la musique balancée à tosus les coins de rues, House Of 1000 Corpses , c’est ça, et pas vraiment grand chose de plus en fait.

Tu n'aimes pas les clowns ? La gazette du Platypus, elle, aime les clowns !

Fort bien réalisé, dirigé avec brio, esthétiquement soigné et doté d’un humour très noir, le film aurait pu cartonner si il avait… un scénario ? C’est malheureusement le constat que l’on a en arrivant au générique final : la production n’est qu’un immense patchwork de tous les grands succès du genre. Une famille de dégénérés (The Texas Chainsaw Massacre), des masques de cuir découpés sur le visage des victimes (Leatherface), des jeunes en week-end qui vont rapidement baigner dans leur sang (N’importe quel Slasher moderne, ou moins), une maison diabolique…

Oui, tout ça c’est très déjà vu, et tout ça ce n’est pas des plus divertissant quand on a déjà dégusté par camions entiers les classiques du genre.
Le film est néanmoins sauvé par l’excellente performance des futurs Devil’s Rejects, mention spéciale à Bill Moseley dans le rôle d’Otis qui nous livre un maniaque totalement dingue très convainquant (Et ce n’est rien comparé à la suite), mais gros malus pour la jolie Sheri Moon qui est proprement INSUPPORTABLE du début à la fin. Son personnage est volontairement exagéré, mais c’en est énervant, entendre un Pokémon couiner pendant 1h20, c’est éprouvant. Sid Haig dans son désormais cultissime rôle du Capitaine Spaulding est bien entendu l’une des vedettes du show, une interprétation au poil qui s’avère particulièrement croustillante.

Quant aux dialogues, sortez vos carnets, vous risquez de relever des one-liners en or ici et là à tout moment du film (« It’s all true, the Boogeyman is real, and you found him ! » – Hé quand même, Duke Nukem s’en est récemment servi).

Bill Moseley dans le rôle d'Otis est assurément un drôle de personnage.

En résumé, un film assez bancal qui ne présente que peu d’intérêt pour son scénario ou son originalité, mais qui brille de milles feux pour son univers visuel et la performance des principaux acteurs. Passé le coté esthétique de la chose, tout cela s’avère bien creux et décevant pour le fan d’horreur, assurément. Fort heureusement, Rob Zombie avait de la suite dans les idées et nous gratifiera de l’excellent The Devil’s Rejects quelques années plus tard.

Au final, on s’en sort pas trop mal.

Enter The Void (2009)

Le drugmovie, c’est pas vraiment ma came… J’en ai vu quelques uns, parmi lesquels les fameux Trainspotting (un excellent film) et Requiem For A Dream (exagéré, racoleur, too much, trop dramatique et cliché pour vraiment me plaire).
Voilà qu’il y a quelques temps, Enter The Void, traduit en français par « Soudain Le Vide », pointe le bout de son nez dans le monde du cinéma.
Gaspard Noé, papa dudit long-métrage, avait aussi accouché de Irréversible (que je n’ai pas vu).
Le film a été accueilli comme le messie par beaucoup de webzines français, considérés par ceux-ci comme étant le trip absolu, un film artistique transcendant, je n’ai pas encore trouvé un seul webzine français qui le descend… Ah chauvinisme quand tu nous tiens!

Oscar vit à Tokyo, avec sa sœur, Linda, ils se sont promis après la mort de leurs parents de rester ensemble malgré tout ce qui pourrait arriver… Le Héros, junkie et dealer amateur, gagne son pain en vendant un peu à gauche à droite, sa sœur elle, est gogo danseuse dans un bar japonais. Un soir, un ami lui téléphone pour une livraison au bar « The Void ». Il s’y rend, mais malheureusement, c’était un vilain piège tendu par la police.  Notre héros essaye de s’enfuir, mais nos braves flics bridés le descendent… Voilà que le personnage principal de notre film crève après dix minutes, c’est pas bien joli tout ça… Mais, tada, il flotte au-dessus de son corps, et va suivre sa sœur pour la protéger…

La ligne du film est incroyablement visible, et le réalisateur n’essaye pas d’être subtil. Ce métrage, c’est juste un trip, l’histoire, on en connait déjà la fin après vingt minutes, tous les éléments sont donnés dans des discussions, il faudrait vraiment être bête ou sourd pour ne pas comprendre quel tournant le long-métrage va prendre… « Enter The Void » est long, du haut de ses 2h45… Pourtant, malgré une histoire racontée dans les dix premières minutes, malgré une longueur excessive, le film n’ennuie pas…

Le DMT, c'est pas bon pour la santé.

L’essence du long-métrage, c’est dans sa réalisation. Vous n’avez sans doute jamais vu un truc pareil : la première scène , on voit le héros qui cause avec sa sœur de banalités. Elle s’en va et laisse son frère dans leur appartement, notre ami va essayer du DMT, qui soi-disant d’après un des personnages, libère les mêmes toxiques que la mort.
Et là, le trip visuel et sonore vous éclate à la gueule. Des couleurs, des bruits flippants, des formes, plein de trucs bizarres… C’était donc pas pour rien que les ¾ des fans du film disent sur le net qu’il faut être défoncé pour apprécier Enter The Void… Dès lors, je vous conseille de le regarder sur la meilleure installation possible, les sons et l’image jouent vraiment, je déconne pas, ne le regardez pas sur votre portable dans le train, c’est une très mauvaise idée.

Gaspard Noé prend plein de risques avec sa caméra, et à aussi le don d’utiliser certains flashbacks pour foutre des grosses boules inattendues… Vous avez déjà entendu parler d’un film qui se passe à moitié en plongée ? Tel l’esprit flottant du héros, la caméra virevolte au-dessus d’un Tokyo sous acide, rentre dans les murs, se projette dans des formes… Des sons, des images, et une angoisse latente qui nous suit tout du long. La surprise visuelle ne se tarie pas durant le temps imparti, le film est hypnotisant, on pourrait presque tripper autant que le héros…
Si le film de Noé aurait pu être un chef-d’œuvre, il sort du chemin vers la gloire du panthéon à cause de plusieurs points noirs…

Voilà le cheval pénible du film.

La sœur du héros, que l’on suit pendant une grosse partie du film, est insupportable. Jouée par Paz de la Huerta, femme immonde aussi laide que l’épouse de Jack dans Shining à mes yeux : corps de poupée sur lequel on a posé la tête de Jane Birkin en mode pomme-de-terre (bon, j’avoue que c’est vachement subjectif). Soit, je ne sais pas si c’est elle ou son rôle, mais le personnage de la sœur est totalement repoussant et à autant de charisme qu‘un cul de bonobo…
Je pense que Noé a essayé de créer un personnage malsain et malheureux, le résultat, c’est une espèce d’enfant colérique ou absent dans le corps d’une pute qui participe à des orgies… Vous la verrez sous toutes ses coutures, le film proposant une surdose de sexe, tournant parfois presque au porno tant les détails sont nombreux. La dernière fois que j’avais vu autant de gros plans sur l’intimité des acteurs, c’était dans Antichrist de Lars Von Trier, sans en atteindre le niveau de degueulasseries (heureusement). Regardez-le avec vos potes, seul, au cinéma, mais pas avec votre copine, votre petite-sœur ou votre mamy (sauf si Mamy aime la fête bien entendu).
Les parties où l’on suit la sœur sont sans doute les moins bonnes, tout simplement parce qu’il est difficile de s’attacher à un personnage pareil qui n’a rien de réaliste et qui n’a euh… rien d’attachant ? Les autres acteurs, s’ils ne sont pas aussi horribles qu’elle, sont tous banals et ne soulèvent rien de particulier… Un défilé de personnages ennuyeux dans le monde de Gaspard Noé, voilà qui contraste…

Autre chose : le métrage est lent, parfois à bien, parfois à mal… Notre ami expérimente, et le fait bien, mais l’utilité de filmer un fond blanc qui clignote pendant près de trois minutes ? Certaines prises de risques s’avèrent douteuses, et pas vraiment nécessaires… Parmi le trip, elles sont moindres, mais peuvent néanmoins faire effet de cassure…

Un dernier point dérangeant, ce sont les voix… Acteurs français, acteurs espagnols… Moi qui regarde mes films en VostEn, c’est un vrai calvaire d’entendre des dialogues entiers écorchés par une mauvaise pratique de l’anglais. Ce n’est peut-être que moi, gros difficile que je suis, mais si vous êtes un amoureux des accents anglophones, préparez-vous à saigner.

Gaspard Noé nous a livré un film-expérience… Derrière sa caméra, il fait des prouesses : le trip visuel est époustouflant, accompagné par une bande-son discrète, mais parfaite. Dans votre fauteuil, avec le son à fond, avec une télé de bonne qualité, vous avez beaucoup de chance d’apprécier le voyage qu’il vous propose. « Un artiste essaye de nous montrer quelque chose » proclamait un critique du New-York Times.
C’est exactement ça, il a essayé, et y est presque parvenu… Le sentier vers le chef-d’œuvre obstrué par des acteurs pas folichons, des longueurs inutiles, un scénario grossier et mal dissimulé… Mais le trip sensoriel est réussi, l’expérience est unique, ce qui fait de ce film, un petit chef-d’œuvre en son genre malgré tout.

Transformers 3 : Quand Hollywood te prend pour un con.

Paraît que mettre des nichons dans un film suffit à faire son succès aujourd'hui. Rosie Huntington-Whiteley, héroïne de Transformers 3, devrait donc m'assurer un succès inouï !

Ce n’est pas neuf, Hollywood et ses grands producteurs ont toujours surfé sur les tendances actuelles et les désirs du grand public. Depuis la sortie en salles du Blockbuster « Avatar », qui je le rappelle, est le plus gros carton du septième art en terme de places vendues, la 3D est à la mode et désormais, on en use, on en abuse, sans vraiment en saisir tout l’intérêt.
Les productions sont variées, que ce soit le dernier Pixar ou la niaiserie Saw 7, en passant même par Jackass, porter des lunettes rétros rappelant amèrement les années 80 semble être le passe-temps préféré du cinéphile moyen et peu regardant sur la qualité. Après tout, il faut le comprendre, il en prendra plein la vue, et ça en 2011 c’est devenu plus important qu’un jeu d’acteur irréprochable ou la moindre once d’originalité…
Le cinéma n’est pas le seul touché, les jeux-vidéos en pâtissent également et le rétro-gaming connaît une soudaine once d’intérêt chez beaucoup de joueurs. Enfin, on s’écarte du sujet de base.

Hollywood nous prend pour des cons mes amis, voilà ce que je veux vous dire. Vous n’êtes pas convaincus ? Décidément, vous êtes des durs à cuire. Ça tombe bien, moi aussi, et j’ai de l’artillerie lourde rien que pour vous, visez un peu ça :

Alors, on fait moins les malins d’un coup hein.
Transformers, la trilogie cinématographique préférée de Kévin et Dylan, fièrement portée à l’écran par le talentueux Michael Bay, directeur de tueries comme « Rock », « Bad Boys II » ou encore le fantastique remake de « A Nightmare On Elm Street » engrange des millions de dollars, tellement que monsieur Bay doit même se torcher par liasses de billets de 500 tellement ses poches débordent.

Summum de la flemmardise, le montage proprement scandaleux du troisième volet de « La Revanche des Clios » contient carrément deux plans strictement identiques au détail près provenant du film « The Island », sorti en… 2005. L’industrie du cinéma est-elle tellement préoccupée par l’écologie que pour elle aussi, le recyclage est devenu un réflexe ?

Vous savez ce qui vous reste à faire chers lecteurs, garder un semblant d’intégrité et boycotter ce genre de productions destinées à la masse, ou bien vous laisser doucement berner, et vous voir servir à l’avenir un bon gros plat de navets à la place de votre habituelle entrecôte saignante.

Moi j’ai vite fait mon choix.

Very Bad Trip II (2011)

The Wolfpack Is Back…

La meute est de retour : leurs déboires alcoolisés en 2009 avaient eu du succès : 275,156,197$ au box-office américain par exemple.
Film lancé en Europe au début de l’été, c’était la bonne approche pour du succès : un film pas prise de tête sur des amis en voyage à Las Vegas pour enterrer la vie de garçon de leur pote, Doug, qui va bientôt se marier. Les personnages étaient donc évidemment tous des gros stéréotypes. Doug, le futur marié sympa; Stu, le dentiste intello chochotte en temps normal qui fait plein de conneries quand il est bourré; Phil, le prof je-m’en-foutiste bien cool qui gère la situation et finalement Alan, le gars bizarre vraiment bizarre qui fait des remarques suspectes et des conneries toutes les trois secondes.
Le Concept est le suivant : ils vont à LV pour se foutre une cuite, ils se réveillent le lendemain, pas de souvenirs, Doug a disparu, la chambre est dans un immense bordel, Stu a perdu une dent, il y a un tigre dans la salle-de-bain… Ils doivent donc retrouver le personnage manquant avant le mariage au travers de plusieurs rebondissements loufoques dans le but de recréer la soirée oubliée, ils vont finalement y arriver in extremis et arriver dix minutes en retard au mariage.

Vous prenez les mêmes…

«Bangkok has them now » prône l’affiche, où l’on y voit Stu tatoué, Alan la tête rasée et Phil allongé par terre l’air désabusé…
Le film ne vous donnera aucune surprise : à part le cadre et le marié qui changent, tout est presque identique au premier film. On y retrouve même l’asiatique chiant et racoleur du premier film, sans doute le personnage le moins drôle du premier, et aussi le moins drôle du deuxième.

Stu va se marier avec une Thaïlandaise (j’ai oublié son nom, et les crédits du film la mentionne en « Stu’s fiancee » donc ça ne m’aide pas) et amène ses amis sur place. Dentiste poule-mouillée de formation, le futur marié introduit le film en disant qu’il ne veut pas de grosse fête, provoquant la colère de Phil tandis que Doug demande à Stu d’inviter Alan malgré ses réticences…
Tout le monde embarque donc en direction de l’Asie. Le film commence réellement à ce moment : Alan va rencontrer le frère de la mariée, cumulant crise de jalousie et comportement stupide…

Une fois sur place, après une réception où le beau-père de Stu se moque de lui et où Alan fait un discours stupide (ça ne vous rappelle pas le discours sur le toit de l’immeuble dans le premier ? Moi si), nos hommes vont partir sur la plage « pour boire deux-trois bières » et ils vont se réveiller dans une chambre miteuse en plein Bangkok, avec un singe, des tatouages, l’asiat’ chiant, et Ô malheur, pas de signes du gentil Thaïlandais servant de beau-frère à Stu, ni de Doug, mis sur le banc de touche encore une fois…

Here we go…

Je l’affirme encore une fois : ce deux films sont presque les-mêmes. Non seulement, le concept est identique, mais la trame l’est aussi. Tous les évènements du premier film se retrouvent légèrement modifiés dans le deuxième.
Jugez plutôt : enterrement de vie de garçon virant à la catastrophe. Ils se réveillent avec la gueule de bois et une perte de mémoire. Ils ont perdu un des gars, ils trouvent un animal, ils sont tous amochés à des degrés divers… Et ainsi de suite. Je ne vais pas spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu le premier, mais pour les autres : le film suit EXACTEMENT le même chemin à quelques bifurcations près…

La meute, prête à se taper des centaines de bières.

Et le plaisir là-dedans ?

Sa redondance en fait un film évidemment moins bien que le premier, mais toujours un peu au-dessus des comédies américaines récentes. Oui, ce film sympathique profite de la médiocrité actuelle pour se tailler un nom dans les « comédies cultes », oui ce film est un plagiat scénaristique du premier, qui malgré les nouvelles blagues suit la même trame, l’effet de surprise est désormais inexistant. Mais si vous aimez le premier, difficile de ne pas retomber sous le charme un minimum, le film est toujours drôle, les personnages toujours attachants, on suit l’aventure avec un plaisir moindre, mais avec plaisir quand même, et s’il ne provoque pas l’hilarité, difficile de ne pas être amusé de la prestation.

It happened again!!!

Very Bad Trip II n’est pas fondamentalement mauvais, les fans du premier l’apprécieront. Ce n’est certainement pas un film énorme, il a beaucoup de défauts, notamment ceux cités tout le long de l’article. Mais comme toute bonne comédie grasse et grossière, elle saura s’apprécier avec des potes, une mousse à la main, ou pour un petit moment de détente cérébrale entre un Kubrick et un Lars Von Trier. Evitez de regarder ça tout seul devant votre pc, de partir avec un esprit critique : Very Bad Trip II n’est qu’une comédie, pas extraordinaire, qui fonctionne avec des grosses ficelles, mais qui fonctionne quand-même…