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Syphilitic Vaginas – Complete Studio Collection (2008)

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Personne ne sait si ils sont Suédois ou bien Japonais, ce qui est sûr, c’est que dans un cas comme dans l’autre, SYPHILITIC VAGINAS rend hommage au Hardcore Japonais d’une fort belle manière en reprenant le flambeau là où G.I.S.M. et Zouo l’ont laissé vers la fin des années 80: en pleine migration vers
le Heavy et le Speed Metal de badass !

Cette compilation comprend donc l’ensemble de leur carrière sortie avant 2008, que ce soit les albums, les splits et les EPs, tout y est, et c’est servi sur un plateau en argent qui brûle les doigts dès qu’on pose la main dessus. Juste dommage de ne pas y trouver Alpha Antichrist et quelques projets sortis par la suite donc, mais bon, on ne va pas se plaindre vu que tout ce matériel est de toute manière out of print depuis longtemps.

SYPHILITIC VAGINAS est le groupe de « Speed qui Black » ultime, c’est simple, leur recette est excellente, leurs riffs sont destructeurs et on en trouve pas deux pareils. C’est assez rare pour les groupes du genre de ne pas faire dans la redite, mais vraiment, chaque morceau est une tuerie et se remémore facilement, assez incroyable vu la quantité de titres présents sur cette compil’ et leur durée. Ou peut-être est-ce là leur secret…

D’entrée de jeu, on est prévenu, « Inferno Rider » sonne comme une version sur-protéinée du premier Bathory, ça tranche dans le lard, c’est incisif, et c’est d’un fun indescriptible. Les influences du groupe sont évidentes et faciles à reconnaître pour qui touche de près ou de loin aux différents genres abordés, il y a du G.I.S.M., du Zouo, du Venom, une forte dose de Motörhead et du speed metal dans la veine d’Exciter ou Oz. Loin de ne faire jouer que la carte de la nostalgie ou du worship, ces malades imposent leur patte en mélangeant tout ça pour obtenir un son dopé à la TNT chargée dans un M-16 qui fait mouche à tous les coups.

Ce serait compliqué de prendre quelques morceaux au hasard tant il y a de tubes, mais avec des bombes comme « Motor Demon », « Possessed To Fuck », « Command Us Satan » et son chant Heavy débraillé, ou encore « Making Love With Devil », parfaite cover de Zouo, il y a de quoi casser la baraque à maintes reprises pendant 1h20 de surpuissance nucléaire. L’ensemble de leur disco s’enchaîne, mais les coupures ne gênent aucunement l’écoute, on passe d’un album à l’autre sans temps mort ni changement de son trop brutal, le groupe n’ayant de toutes manières jamais vraiment changé sa recette et sorti que des albums de très courte durée. Et puis, avec si peu de sorties, pourquoi chercher à se renouveller quand à chaque fois on en redemande plus arrivé au dernier morceau ?

Cette Complete Studio Collection a également le mérite de proposer une qualité audio au top vu son pressage CD, le restant de leur matériel n’étant dispo qu’en LPs, très compliqués à trouver de nos jours, c’est plus qu’une alternative de choix pour avoir l’essentiel du groupe sous la main doublé d’un son irréprochable. La prod, parlons-en: tout ce qu’on peut rêver dans le genre. Ca crépite, ça grince, c’est saturé à l’extrême mais mixé à la perfection, aucun instrument ni la voix ne prennent le dessus sur le reste, ça aurait pu sortir dans les années 80 qu’on l’aurait cru sans problème. Un son qui a du charme et reproduit donc, encore une fois, avec beaucoup de soin l’expérience que pouvait procurer une bonne platine et une collec’ de vinyles 25 ans plus tôt.

Je termine enfin pour dire que si vous cherchez un album décomplexé, headbanguant au possible et mélangeant parfaitement Black et Speed Metal, vous êtes en face de l’ultime référence dans le genre. On a pas fait mieux avant, on fera difficilement mieux plus tard. Plus qu’une simple compilation, cet album est un must-have pour les fans des sous-genres cités et les Thrasheurs aux dents longues, ou simplement ceux qui veulent se défouler un bon coup en poussant le son à fond.

SYPHILITIC VAGINAS l’a fait, leur discographie est un monument de fun sans précédent, et la
Complete Studio Collection le prouve bien. Indispensable ? Mais totalement putain.

Achetez-le, volez-le à un pote, ou téléchargez-le, j’en ai rien à foutre, mais ne mourez pas sans avoir headbangué sur « Armageddon Buttfuck » au moins une fois dans votre vie. C’est votre maman qui sera contente, bon petit !

Cet album devrait être remboursé par la sécu tellement il fait du bien.

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Adventus Satanae MMXII: Tortorum † Blacklodge † Horna au Glazart: 25 Septembre 2012

C’est parti pour une petite critique d’un concert bien trve comme il faut, avec en vedettes les finnois de Horna accompagnés de quelques guests. Verdict ?

Ce concert s’est donc déroulé le Mardi 25 Septembre 2012, au Glazart, petite salle bien connue sauf pour moi jusqu’alors, récemment arrivé sur la capitale. Bon, le prix n’est pas donné (19€ en prévente, 22€ sur place) mais c’est apparemment le tarif moyen des concerts à cet emplacement… Bon, on va pas râler, y’a pire, mais carton rouge tout de même pour le prix des consommations sur place qui lui, frôle le comique: 5€ les 25cl de bière, et de la Kronembourg s’il vous plaît. Ouais, bon bah on tournera à l’eau hein, c’est pas plus mal ! Problèmes financiers mis à part, mes craintes se dissipent assez vite en constatant de une que la salle est très conviviale, quoiqu’assez étroite, et de deux que le son est excellent, audible et non saturé. Ca fait tout de même plaisir de pouvoir faire un concert en salle sans bouchon et en ressortir sans acouphènes, là où le passage de Ministry au Bataclan cet été m’avait sonné pendant une semaine.
Une fois le tour du propriétaire fait, c’est l’heure du show !

                                                                          Tortorum
Premiers à monter sur scène: les norvégiens de Tortorum.
Découverte pour moi étant donné leur récente formation et leur évident manque de renommée, malgré la présence notable de l’ancien guitariste des oubliés de Thunderbolt, à savoir Skyggen. Si vous aimez l’ancien Immortal période Pure Holocaust, ce groupe devrait vous plaire, l’influence des pionniers du Black est en effet bien perceptible avec la même aisance à balancer des riffs lourds et grinçants, sans jamais trop verser dans le tabassage épileptique, privilégiant plutôt les breaks bien Heavy comme il faut. Les titres déboulent sans réel temps mort, et le public en redemande, accueil bien chaleureux de la salle pour une première partie qui remplit parfaitement son rôle.
En résulte un show très orthodoxe, du Black Metal qui en impose et des musiciens convaincants sur scène, une quarantaine de minutes plus que prometteuses pour la suite de la soirée et surtout une vraie bonne découverte, qui mérite l’attention des amateurs du genre. Sympathique cadeau d’adieu: une excellente reprise de « Call From The Grave« , de Bathory pour clôturer la performance. Indispensable !
Extinctionist est le titre de leur premier album, sorti fraîchement cette année, et vous pouvez vous faire une idée de leur son juste ici: « Aeonscourge« .

                                                                      Blacklodge

La Norvège quitte doucement la scène pour laisser place à la France, avec nos compatriotes de Blacklodge. Arrivés en tant que remplaçants d’Hell Militia, qui ont été forcés d’annuler leur participation à la tournée pour différents problèmes de santé, je ne vous cacherais pas que leur set m’aura laissé assez perplexe et, pour être honnête, carrément refroidi. Explications.
Blacklodge officie dans un registre hautement dangereux du Metal, à savoir l’Industrial-Black. Impossible d’avoir le cul entre deux chaises avec une telle vocation, ça passe ou ça casse, de brillants exemples sont à noter, comme Helheim, Dodheimsgard ou encore Mysticum pour ne citer qu’eux. Le pourcentage de réussites reste cependant nettement inférieur aux ratés engendrés par le genre, et sans aller dire que Blacklodge se range dans la seconde catégorie, je pense et j’affirme qu’ils n’avaient en tout cas pas leur place sur cette tournée.
Pourquoi donc ?
Déjà, la tournée se nomme « Adventus Satanae MMXII »: même si les thèmes sataniques sont abordés dans leurs paroles, c’est avant tout de drogues dont il est question chez eux, sujet sensiblement différent des deux groupes qui les encadrent. Ensuite, pourquoi proposer un groupe d’Industrial-Black en remplacement d’Hell Militia ? Les trois groupes normalement prévus jouent tous dans un registre on ne peut plus traditionnel du Black Metal, je ne vois donc pas de logique à proposer au public une formation résolument plus moderne dans ses sonorités, encadrée par des conservateurs du genre…
Résultat, pas convaincu du tout, les titres s’enchaînent sans grand intérêt de ma part mais je reste jusqu’au bout, par politesse (et aussi car j’aime bien rentabiliser ma thune). Une déception, la faute à la musique du groupe qui ne m’a pas réellement touchée, n’étant ‘Industrielle’ que dans l’utilisation d’une boîte à rythme, et surtout par l’incohérence de leur présence, faute à un choix maladroit de la part des organisateurs de la tournée…
« Vector G« , issue du troisième album de Blacklodge, intitulé T/ME.

                                                                        Horna

Voilà enfin le clou du spectacle, ceux qu’on attendait tous, le pourquoi du comment nous nous sommes tous déplacés ce soir là… ou presque. En effet, après le passage tumultueux de Blacklodge, la salle semble s’être mystérieusement vidée d’une bonne partie du public, en tout cas on respirait bien mieux et pas besoin de faire l’appel pour le remarquer. Fait étrange donc, mais tant pis pour les fuyards, car c’était bien là l’intérêt principal de cette soirée placée sous le signe de Satan, des croix inversées, des chèvres… bref tout ça.
Horna est un pionnier du Black Metal finlandais, branche toute particulière du genre que j’affectionne énormément pour son coté raw et kvlt qui n’a jamais changé d’un iota depuis deux décennies. Car oui, pour ceux qui se réveillent, le Black en finlande, c’est pas vraiment Children of Bodom qui le représente le mieux, non, moi j’entends surtout Satanic Warmaster, Archgoat ou encore Behexen plus récemment. Bref, du Black souvent très mélodique, « pur » et dénué de tout artifice… Je pars en HS là, désolé.
Les musiciens s’installent lentement sur scène et, première chose satisfaisante, l’ambiance est on ne peut plus soignée par nos maîtres de cérémonie. Froids (oui, c’est mélioratif), soudés et déterminés, le groupe plonge vite la salle sous son emprise et s’apprête à délivrer un set d’excellente qualité dont le seul défaut n’aura été que la durée. On a souvent l’habitude de dire que c’est trop court quand la performance est vraiment bonne, mais pour le coup, je me demande même si ils n’ont pas joués moins longtemps que les premières parties. Qu’importe, je n’avais pas l’œil sur la montre mais rivé du coté de la scène, captivé du début à la fin par les finnois.
Un set comme je le disais, excellent, avec son lot de classiques connus des fans même si, avec le recul, je regrette un peu la faible représentation de l’album Envaatnags Eflos Solf Esgantaavne, représentant pour moi le sommet qualitatif et mélodique du groupe. Ils auraient tout de même pu nous gratifier de « Vihan Tie« , mais bon, tant pis ! En compensation, on a quand même eu droit aux excellents « Kuoleva Lupos« , « Ikuisuuden Pimeyden Varjoihin » et tout un tas d’autres titres impossibles à prononcer, mais surtout… le moment fort de la soirée à mon humble avis, une sublime interprétation de « Merkuriana« , menée lors des refrains par la splendide voix claire du second guitariste, Infection, une particularité d’ailleurs propre aux lives du groupe, la version studio ne comprenant pas ces passages chantés…
La performance se termine sur « Örkkivuorilta«  et un applaudissement général, public reconnaissant dans sa majorité… pour un set qui le méritait amplement.

 

En résumé: une excellente soirée passée sous les feux de Satan et le froid du grand Nord, Horna en live ne déçoit pas et mieux, réjouit, un groupe à voir assurément pour tout amateur de Black qui se respecte.
Mention très bien également pour le soutien de Tortorum, qui s’impose comme une découverte de qualité.
Je passerais en revanche sous silence le cas Blacklodge, qui n’était simplement pas à sa place ce soir-là.

Peste Noire – L’ordure à l’état pur (2011)

Peste Noire, icône du Black Metal français, groupe le plus connu de la scène underground française. Si KPN (Kommando Peste Noire) est en effet connu par chez nous, il fait même le bonheur des anglophones, se taillant un nom dans la scène internationale.
Leur succès est du à la qualité de leur musique : moyenâgeuse, misanthrope, sale, puissante.
Grâce aussi à la présence de Neige dans deux albums. Neige ne faisait rien sinon suivre les ordres de Famine, leader du groupe, mais qui a attiré de nombreux fans de projet Alcest et AmeSœurs.
Neige qui d’ailleurs a vite été viré par le leader trouvant qu’il n’attirait que des gamins nourri à deezer, lastfm et autre myspace… Autre facteur de la célébrité du groupe est bien entendu la personnalité et le caractère pourri de leur leader : Famine, nationaliste (et non pas nazi, quoique je ne défends aucune de ces idéologies…) a en effet livré une interview juteuse au site diabolicalconquest.com, montrant au grand jour la vraie tête de KPN. Monsieur est raciste, violent, égocentrique, narcissique mais à malgré tout un sens de la musique qui fait mouche. C’est un peu le Varg Vikernes français…
Dans sa misanthropie, il a même été jusqu’à écrire Folkfuck Folie dans le simple but d’éloigner les trends. Il refuse d’avoir recours à internet pour la vente de ses disques, les pages créées sur la toile ne sont que l’œuvre de fans, rien d’officiel.

L’ordure à l’état pur, dernier disque de KPN, est sorti dans cette optique : personne n’avait entendu parler du disque, la première annonce a été faite trois jours avant sa sortie, le 20 mai 2011. Un coup en douce, une surprise. Avec si peu de publicités, le disque s’est à peine ébruité, contrairement à son grand-frère Ballade Cuntre la Anemi Francor.

Famine, déjà jugé fou par de nombreuses personnes, pousse sa folie encore plus loin sur ce disque. Outre la première chanson, l’aspect médiéval a été abandonné au profit de nouveaux éléments : batterie plus martiale, samples nombreux, thèmes modernes, satyres hideuses, et plus de nationalisme. Ne vous attendez pas à de la poésie comme sur les précédents disques, pas d’hommage à Verlaine ou Baudelaire. Famine s’essaye même à l’écriture sms et à un chant plus clair, à la limite du Punk.

Porte d’entrée au disque, Casse, Pêches, Fractures et Traditions sont les seules traces du XVIe siècle, pourtant si cher à KPN jusqu’ici. La chanson ne se fait pourtant pas poétique pour un sous, mais utilise assez bien d’humour… Le premier sample du disque est tout droit sorti du film… Les visiteurs! La track propose des paroles assez stupides, voire très connes (pourtant pas les pires…).
Des effets stupides, Famine en use et en abuse. Rien que cette chanson comporte des samples, des bruits de renvois en rythme avec les riffs, le chant d’un coq, des combats à  l’épées, du trombone… Le titre fonctionne à merveille, on croirait entendre une grosse fête médiévale. Certes on est loin de la mélancolie et de la rage habituelle, mais ce nouveau visage «rigolo » semble plutôt bien coller au groupe.

Alors qu’on croyait avoir tout entendu, Famine nous jette à la figure « Cochon Carotte et les Sœurs Crottes »… La moins bonne du disque, sans aucun doute : presque punk oï. Le thème abordé est la violence contre les femmes… Pas pour les défendre non. Des samples de films pornos, Famine qui hurle Salope à s’en arracher les cordes vocales, des riffs haineux, et des paroles lamentables…
« Gosse sovage antropofage planté dans les groçes à gros culs
Ma pine de pin contre un éku gratos mon groin dans leur caca
Goulougoulou dans la casba ma loutre cracra fé toi foutre… »
Pour la poésie et la finesse, on repassera, c’est du très mauvais goût, Famine ne s’en cache pas. Musicalement, ce n’est pas génial, mais pas mauvais non plus, le côté Punk étalé sur huit minutes est foutrement lassant.

« J’avais rêvé du nord » est la pièce maitresse de ce nouveau méfait. Au long de vingt minutes, KPN nous emmène dans sa haine, sa folie avec brio. Flingues, balles tirées, discours sous fond de racisme anti-blanc, Famine se fait convaincant, commençant sa chanson dans la haine, et la faisant évoluer avec une belle construction vers un hommage au Black Metal, avec des chœurs repris plusieurs fois au travers d’un riff mélancolique.
« Toi Métal Noir dont soudain, j’ai emprunté les ailes
D’immense corbeau boréal
Pour m’arracher plus loin vers de plus nobles citadelles! »

La haine a toujours été fortement présente dans Peste Noire, aux travers de ses thèmes, de son imagerie… « Sale Famine Von Valfoutre » pue la colère, la haine, la stupidité. Tsunami sonore, porté par une prose haineuse et grasse, vantant la violence, les agressions. Les riffs sont acides, et kpn nous attire avec facilité dans l’univers de sa chanson. Au final, la piste est un bon descriptif de Famine : un connard de la pire espèce, conscient de ce qu’il est, et qui sait faire preuve d‘auto-dérision… Certes, l’humour est assez bizarre, je vous l’accorde.

La mélancolie, voilà un visage plus rare. Des pistes comme Soleils Couchants de Verlaine, Spleen, Phalènes et Pestilence, Folkfuck Folie montrait des traces de tristesse, de contemplation, de misanthropie acre et douloureuse. Peste Noire endosse l’apparat funéraire avec La Condi Hu (La Condition Humaine). Les riffs sont du DSBM à l’état pur (eh un jeu de mot, un!), Famine hurle, vocifère derrière ce mur tous les fléaux de ce monde (le tout en rimes, c’est pas beau ?).
Cet exercice est parfaitement maitrisé par les Français. La chanson est belle, si vous êtes amateurs de Depressive Black Metal, elle risquera de vous arracher quelques frissons…

Les fans de la première heure, (même ceux de la dernière à vrai dire) risquent d’être choqués par ce nouveau disque caméléon, au virage improbable, l‘ordure à l‘état pur fera encore moins l‘unanimité que FolkFuck Folie. Peste Noire mise presque tout sur le grand-guignolesque, se transforme plusieurs fois sur l‘heure que dure la galette. Famine ose et repousse les limites, et réussi, malgré l’échec du deuxième titre, à impressionner. Famine n’a rien perdu de son génie, il cherche à l’étendre… Mais il ne faudrait tout de même qu’il s’égare de trop…