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Punish Yourself + Dead Sexy Inc. au Forum de Vauréal: 16 Novembre 2012

Et voilà. Rebelote, on la refait. Un mois à peine après avoir assisté à l’explosive performance de Punish Yourself au Divan du Monde, pour laquelle j’étais arrivé en retard, à l’arrache, et illégalement (huhu), je remet le couvert et retourne joyeusement les voir sur leur tournée actuelle, cette fois-ci non pas à Paris mais en banlieue, plus précisément au Forum de Vauréal. Première excursion pour moi dans cette petite commune proche de Cergy, vous vous douterez bien que comme guide touristique, je serais un peu à la ramasse et sûrement de mauvais conseil, en tant qu’auditeur acharné et globe-trotter en herbe en revanche, je serais pas trop mal placé pour vous parler de la salle en question. Le Forum de Vauréal, c’est une salle assez petite, proche de celle du Glazart pour donner une idée. Un endroit visiblement très entretenu à l’inverse, très clean vu de dehors et dont la confirmation se fait définitivement une fois entré. Tiens, des photographes à l’entrée ! Ils ont l’air sympa, allez, je me laisse prendre au jeu avec ma moitié, ça fera un beau souvenir. Dans le hall, plein de posters des célébrités ayant foulées la scène annexe: on aperçoit Wishbone Ash, UFO, ou encore Élodie Frégé pour les plus talentueux d’entre eux (un intrus s’est subtilement glissé dans cette liste, sauras-tu le retrouver ?). Bref, une salle visiblement pas très orientée Metal mais bien éclectique, ça fait toujours plaisir à voir.  Tour du propriétaire effectué, il est temps de passer à ce qui nous intéresse le plus: le gros son !

Dead Sexy Inc.

Alors, comme je l’ai dit plus haut, lors de leur représentation au Divan du Monde courant Octobre, je n’ai pas pu assister au début du concert, donc Dead Sexy Inc. m’est passé sous le nez. Flûte de Zut. Visiblement assez proches de Punish Yourself, qui, en plus de les accompagner sur leurs tournées, ont contribué à certains remixs de leurs titres, notamment « Night-Club » sur Disco Flesh: Warp 99, je me demandais bien à quoi pouvait ressembler le groupe, ayant lu ici et là des genres trop peu connus de mes oreilles comme Electro-Punk, Synth-Pop et autres. Sur le papier, ça a déjà l’air différent de la tête d’affiche me direz-vous. Sur scène, ça l’est presque tout autant en fait, hormis pour le look assez prononcé bien qu’encore une fois, sans aucun rapport. Pour exemple de comparaison, je dirais que Dead Sexy Inc. emprunte des sonorités à pas mal de groupes différents, en refaisant chauffer le tout à sa sauce, malheureusement un peu tiède pour ma part. J’ai entendu du Garage-Punk dans leurs riffs, je pense surtout aux Stooges ou The Clash de ce coté là, avec un petit coté Joan Jett pour l’aspect gentillet de la chose, vous voyez, pas trop forcé quoi. Pour le son global, ça se rapproche tout de même plus de ce qu’on peut trouver sur les albums les plus pops de The Cure ou Indochine (sic), enrobé dans une légère couche de Goth-Rock à la Alien Sex Fiend sur certains morceaux et l’utilisation de quelques samples et effets encore une fois assez peu marqués. Bref, c’est difficile à décrire, mais en fait c’est pas tellement original, c’est un condensé de pleins de groupes réunis et ça n’a pas franchement trop pris chez moi. Les membres y mettaient de la bonne volonté, plutôt dynamiques sur scène, proches du public, le lead-singer ayant fait participer certains membres du public, mais la globalité de la foule semblait tout de même assez statique et peu habituée des lives j’ai l’impression. Peu de mouvement, assez peu d’énergie générale dans les compos, malgré une bonne volonté certaine et l’exercice difficile d’ouvrir pour un groupe n’ayant que peu de rapport musicalement, je ne pourrais pas dire que le set de Dead Sexy Inc. m’aura convaincu. Ca passait, c’était pas odieux, mais j’aurais aimé une plus forte identité musicale pour ma part.

Punish Yourself

En parlant d’identité, en voilà qui ont certainement poussé dans ses derniers retranchements les limites de l’apparence visuelle. Punish Yourself, en fait, c’est une sorte de pub géante pour les surligneurs Stabilo, le truc que tu peux utiliser sur une autoroute en pleine nuit pour signaler une déviation, ou encore pour effrayer les corbeaux dans le champ de Mr.Gontrand, ton voisin un peu sauvage âgé de 75 ans et dur de la feuille. Un truc vraiment unique quoi. Le Metal a eu GWAR, l’Electro-Indus aura Punish Yourself, c’est dit !
Mine de rien, Punish a beau être un groupe Français, terre pas franchement réputée sur le plan musical, ces gars (et ces dames) sont dans le système depuis 1994, soit presque 20 ans, et ont depuis tout ce temps acquis une reconnaissance nationale parmi les fans d’Electro-Indus et Metal. Malheureusement, si ils sont connus dans l’Hexagone, le public étranger reste assez mince. En y regardant de près, on comprend difficilement pourquoi. Pourtant moins pops que KMFDM, beaucoup plus Metal que Skinny Puppy, carrément plus punks que Ministry et plus inventifs que Rob Zombie, le succès rencontré n’est encore une fois pas celui mérité pour un groupe de qualité ayant produit une tripoté d’albums tous aussi bons les uns que les autres. Pour ma part, Punish Yourself est aussi important sur la scène Electro-Indus que certains noms cités au-dessus, avant tout grâce à leurs efforts constants depuis la moitié des 90’s, mais aussi pour leur identité musicale (et visuelle) facilement reconnaissable. Bref, je ne suis pas là pour refaire le monde, mais si j’ai pu faire prendre conscience à certains que Punish Yourself n’est pas qu’un « groupe français », j’estime avoir bien fait mon boulot.

On vous avait prévenus: en live, c’est coloré, et c’est des vrais timbrés…

Arrivée en grandes pompes et peintures bien fluos sur tout le corps, les membres prennent place sur scène accompagnés d’une intro ambiante assez bien choisie pour illustrer le calme avant la tempête: BOUM ! Ce fût bref, mais les gros riffs débarquent déjà, « Gun » annonce le début des hostilités et la salle semble s’être réveillée d’un seul coup ! La fosse démarre au quart de tour et l’ambiance ne tarde pas à devenir vraiment explosive dès les morceaux suivants. « Suck My T.V. » nous offre une bonne opportunité de brises-nuque par milliers avec son riff pachydermique, et « Rock’N’Roll Machine » fera définitivement péter la salle pour nous laisser en plan dans les décombres. Arrivée sur la moitié du set, la danseuse pyrotechnicienne du groupe nous servira comme à son habitude son hypnotisante performance, avec tantôt ses mouvements  déstructurés, tantôt son sympathique délire à la meuleuse, éclaboussant d’étincelles brûlantes la scène et ses collègues. Grand absent de la soirée, le second pyrotechnicien, qui ne s’est pas manifesté ce soir-là… Pour quelle raison, ça je n’en sais rien, reste qu’au Divan du Monde un mois plus tôt, le gus avait fière allure avec sa combi SM et ses jets d’étincelles entrecroisés à tout bout de champ ! Si l’entrée dans le vif du sujet fût directe et sans préavis, l’intégralité du set fût du même acabit, alternant avec brio les passages plus énervés avec le coté hypnotique de titres comme « Enter Me Now » ou encore « Cult Movie Remake ». Gros mouvement sur « CNN War », titre définitivement taillé pour le live,  et délire de fou sur l’enchaînement de timbré entre « Las Vegas 2060 », et « This Is My Body/This Is My Gazoline » ! Si le public se montrait plus agité au début du set, on peut leur pardonner tout de même la fatigue évidente dû à la chaleur ambiante et la durée de la performance: un peu plus d’une heure et demie sur scène à nous agresser avec leurs gros riffs, c’est sûr que Punish a mis pas mal de monde sur les rotules. Pourtant pas décidés à nous laisser respirer, le rappel habituel allait définitivement mettre K.O. la salle avec des classiques indispensables et immanquables: ce n’est rien de moins que « Primitive », « Gay Boys In Bondage » et « A Station In Space » qui clôturerons le concert ! Pas la peine de vous dire que tout le monde s’est réveillé d’un coup, l’ambiance est repartie de plus belle avec une fosse bien motivée pour partir sur orbite. Un grand moment de fun et de camaraderie qui mérite vraiment d’être vécu, en résumé.

… mais vraiment hein.

23h40 déjà, c’est terminé… c’était encore une fois trop court ! Un petit tour au merch, histoire de voir la marchandise: toujours très abordable, 15€ le t-shirt, 10€ le CD, et 1€ l’affiche du concert ! Je n’ai malheureusement vu le prix que trop tard, je me serais bien laissé tenter… Bon, en souvenir, j’ai pris un sticker gratuit, « Satan Is Gay » que c’est écrit, voilà qui mettra de la gai(y)eté sur l’unité centrale de ma bébête. La chance de mon coté, une connaissance de ma copine nous ramènera à bon port, les trains et bus à cette heure-ci étant inexistants, on a évité de peu une déambulation nocturne quasi-suicidaire…

La soirée en bref: Si Dead Sexy Inc., malgré un effort notable et louable de leur part, n’a pas su me convaincre suffisamment pour en vanter les mérites, Punish Yourself réitère l’exploit une seconde fois et fait un sans faute pour sa part, un set complètement allumé, déjanté, délirant, fluorescent, et plein de mots qui finissent en -ant ! Non je vous rassure, c’était très loin d’être chiant… Le groupe est actuellement en tournée un peu partout dans toute la France, ça coûte une bouchée de pain, alors si vous aimez l’Electro-Indus, les gros riffs et les soirées bien animées, vous savez ce qui vous reste à faire: Gotta Catch’Em All !

Comme d’hab, si vous étiez, n’hésitez pas à laisser un commentaire en bas de page en tant que visiteur pour partager vos impressions !

Merci au Collectif 24/36 pour la participation et les photos !

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Kreator + Morbid Angel + Nile + Fueled By Fire au Bataclan: 6 Novembre 2012

Putain ! Quel flyer mes amis. On peut dire que pour cette tournée, Kreator a su s’entourer de grands noms et de valeurs sûres. Exception faite du dernier nom, cette affiche présentée ci-dessus a de sérieux arguments pour réveiller les morts, et faire trembler plus d’un mur. Ce qui tremblera pour l’occasion, c’est le Bataclan tout entier, rien que ça mesdames messieurs. De passage sur la capitale ce Mardi 6 Novembre, Kreator a délivré ce soir une performance tout simplement hors du commun, épaulé par les légendes semi-déchues de Morbid Angel, les techniciens de Nile et les gros rigolos de Fueled By Fire, pour une soirée placée sous le signe du muscle, de la sueur et de l’extrême. Alors, quels sont les survivants, et qui sont les faibles ayant trépassés ? VERDICT !


Fueled By Fire

La soirée démarre tôt: 17h00 pour l’ouverture des portes, autant dire qu’il fallait prévoir sa journée de repos pour assister au spectacle dans son intégralité, d’autant plus que les horaires de passage annoncés ont été assez bien respectés, chose satisfaisante en comparaison du fiasco de la veille (W.A.S.P.). Cela dit, rassurez-vous, les retardataires n’ont pas loupé grand chose car les premiers à passer sur scène étaient les ricains de Fueled By Fire. Pour ceux qui ne connaissent pas, FBF est un groupe de Revival Thrash, remarqués par un certain nombre lors de la sortie de leur premier album « Spread The Fire » en 2006. Le succès du groupe aura cependant duré aussi longtemps qu’un pet de moustique, car comme beaucoup d’autres issus de cette scène, l’inspiration frôle de très près le bitume et l’innovation est parfaitement inexistante. En gros, à la première écoute, ça paraît génial, ça riff pas mal, y’a de bons soli ici et là, ça tabasse comme il faut… Mais une fois l’album terminé, on ne le réécoute pour ainsi dire plus jamais, le tout s’avérant d’une homogénéité effrayante et le contenu lyrique hilarant (en gros ça cause de tuer les poseurs, de thrasher à fond la baraque… pendant 50 minutes).
Bref, du Thrash chiant quoi, soyons francs.

En Live, c’est un peu pareil, en presque pire. Déjà d’une, quand on joue du Thrash, on se doit d’avoir une certaine présence scénique. Inciter à faire des moshpits, à « banger » nos « fucking heads » et tout le tralala, c’est bien beau, mais quand sur scène, on est aussi mobile et motivé qu’un poirier, forcément ça le fait pas. Pas du tout. Le lead-singer y mettait assez bien du sien, mais pour ce qui est du duo Guitare/Basse, carton rouge. Pas une parole, pas un mouvement. Rien. Musicalement, c’est cadré, c’est plutôt propre et en rythme, mais l’ambiance est navrante, vraiment. Essayer c’est bien, réussir c’est mieux, et Fueled By Fire essaie tellement que tous leurs efforts s’avèrent vains. Résultat: un public qui se fait chier dans sa grande majorité, dont moi. Oui, y’a pire comme groupe, mais c’est dommage pour eux, eux qui critiquent tellement les poseurs et le faux Thrash… Au final, qu’y a-t-il de plus faux qu’un groupe de Thrash qui n’arrive pas à mettre d’ambiance ? FUELED BY FAILURE !


Nile

La performance précédente était d’autant plus navrante que par la suite, le puissant Nile allait nous écraser sous ses riffs et ses splendides accords orientaux. Et là, on a eu droit à du lourd. Première chose qu’il faut faire remarquer, Nile en live est un groupe qui fait plaisir à voir, non pas seulement pour sa musique, mais pour le sourire affiché sur le visage de chacun de ses membres. Des musiciens motivés, heureux, en communion avec le public. J’ai rarement vu un groupe aussi rigoureux et heureux de jouer, encore moins dans le Death Metal, mais c’était vraiment réjouissant. Horns Up incessants de la part du nouveau bassiste Todd Ellis, qui m’a d’ailleurs repéré et m’a envoyé la setlist du concert à la fin du show ! C’était une parenthèse que je tenais à souligner, car vous en conviendrez, rien de pire sur scène qu’un groupe ayant l’air absent… Bref, qu’en est-il de la musique à part ça ?

N’étant pas un très grand connaisseur du groupe, j’y suis surtout allé en curieux, très intéressé de voir ce que pouvait donner cette ambiance orientale propre à leurs albums sur scène. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le show était très bien exécuté, musicalement splendide, et m’aura donné envie d’en découvrir plus sur eux. C’est quand même très positif ça, nan ? Une performance donc assez écrasante, énergique, puissante. C’est d’ailleurs le meilleur mot pour les qualifier je pense, la puissance dévoilée sur scène reflète assez bien le son de leurs albums, même si cela semble atténué par rapport au studio, la musique n’étant pas jouée par des brutes épaisses mais des musiciens assez normaux au final, toujours surprenant à voir. Pour ce qui est de la setlist, c’était très satisfaisant, moi-même ayant reconnus les grands titres du combo, il y en avait pour tous les goûts, du classique au plus récent. Le seul regret que j’en tire, c’est que le set n’ait pas été plus long, comme pour chaque groupe ce soir là d’ailleurs (sauf le premier hein). Un groupe que j’aimerais en tout cas revoir en live, et que je dois sérieusement approfondir.

Voici la setlist de Nile (9 titres):

Sacrifice Unto Sebek, Defiling The Gates of Ishtar, Kafir, Hittite During Incantation, Permitting The Noble Dead To Descent To The Underworld, Sarcophagus, The Inevitable Degradation of Flesh, Lashed to The Slave Stick, Black Seeds of Vengeance


Morbid Angel

Bon. Voilà un sujet épineux que j’aborde ici. Le cas Morbid Angel… Je ne saurais pas exactement vous l’expliquer, mais, je n’aime pas ce groupe. Pas beaucoup du moins. Je vois en Altars Of Madness l’un des albums les plus surestimés du Metal. Pionniers ? Certes, mais Possessed et son Seven Churches était là avant. « Maze of Torments » est excellente, « Chapel of Ghouls » une tuerie… le reste, un immense bordel surplombé de cris de guitares martyrisées. Insultez-moi si vous voulez, mais Morbid Angel n’a de légendaire pour moi que son batteur Pete Sandoval, qui je l’admets, est une putain de bête féroce. Trey Azagthoth force le respect aussi, mais je passe sous silence le reste du crew. Manque de pot, ce soir là, Pete Sandoval n’y était pas, visiblement toujours pas prêt à rejoindre le reste de son équipe (une blessure au bras avait-il dit il y a un an pour la précédente tournée, mais un an plus tard, toujours personne… Ca vaut mieux pour lui vu l’actualité du groupe me direz-vous). C’est donc toujours Tim Yeung qui le remplace sur scène, et si le nouveau venu est loin d’égaler le maître, force est de constater que c’est un batteur vraiment très doué qui mérite l’attention des amateurs, un jeu précis et véloce qui constitua pour moi le principal intérêt de la performance ce soir là. La performance, parlons-en… Vus au Hellfest en 2011, pour promouvoir la sortie de leur dernier étron (désolé mais là je pèse mes mots), j’étais parti en plein milieu suite à un enchaînement insoutenable de trois titres d’Illud Divinum Insanus.

Le Bataclan ayant promis sur son site que le groupe ne jouerait que des morceaux de ses deux premiers albums, je partais donc plutôt confiant pour assister à une représentation enthousiasmante, à défaut d’excellente… Résultat, mythos: le combo a joué un bon gros medley de toutes ses productions, de Altars of Madness a Formulas Fatal to The Flesh, en passant par leur dernière bouse… Alors, qui mentait, le groupe ou le Bataclan ? Toujours est-il que sur scène, c’était encore ni-chaud ni-froid pour moi. David Vincent et son beau brushing en font toujours des caisses, s’y croient trop, et énervent légèrement mon coté obscur. Trey Azagthoth, en revanche, a toujours la classe, c’était d’ailleurs lui le plus honorable ce soir là: calme, concentré, humble, plutôt content d’être là, mais sans en faire des tonnes. Destructhor ne me convainc toujours pas, statique et sans grand intérêt pour ma part, et comme je l’ai déjà dit, Tim Yeung était pour moi le grand intérêt de leur passage. Balèze, tout simplement, du haut niveau. La setlist avait son lot de tueries, au hasard, Chapel of Ghouls, Rapture, Where The Slime Live, mais les bouses n’ont pourtant pas été écartées, Nevermore et Existo Vulgoré n’ont strictement rien à foutre dans un concert de qualité, et on y a cependant eu droit, d’accords ou non. Bref, bien meilleurs qu’il y a un an et demi, mais toujours pas assez intéressants de mon coté… Jamais deux sans trois dit-on, la prochaine à intérêt d’envoyer, mais je ne crois plus au père noël depuis longtemps.

Morbid Angel aura joué 14 morceaux:

Immortal Rites, Fall From Grace, Rapture, Maze of Torment, Sworn to the Black, Existo Vulgoré, Nevermore, Lord of All Fevers and Plague, Chapel of Ghouls, Where the Slime Live, Blood on my Hands, Bil Ur-Sag, God of Emptiness, World of Shit (The Promised Land)



Kreator


Et ça y est ! On y est ! Le grand moment est arrivé. J’adore Kreator, j’ai mis du temps à les apprécier, mais avec le recul, je pense que le statut de meilleur groupe de Thrash pourrait très bien leur revenir tant ils ont contribué à façonner le son du genre, et plus encore, le faire évoluer. C’est bien simple, parmi les pionniers, Kreator est pour moi le seul groupe encore actif à proposer des albums réellement intéressants. Entre Pleasure To Kill et plus récemment Phantom Antichrist, la carrière de Kreator est ponctuée de classiques immortels du genre, tout simplement car ils n’ont jamais cherché à faire deux fois le même disque, ou reproduire un ancien succès, et c’est là la clé de la réussite. Pendant que Slayer cherche désespérément à refaire Reign In Blood depuis 10 ans, Kreator eux ont compris que Pleasure To Kill était un album inimitable, et ont donc évolué vers un style bien plus mélodique, virtuose que dans leur passé. Violent Revolution était un sérieux retour aux affaires après un léger passage à vide, montrant un groupe totalement changé, déjà maîtres d’un son tout nouveau pour eux. Enemy of God a confirmé tout cela et s’est inscrit aux cotés de Coma of Souls ou Extreme Agression sur la longue liste des références du combo. Tout cela, c’est de l’histoire. Kreator est actuellement en tournée pour promouvoir leur dernière bête, Phantom Antichrist, et le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas prêts d’être dépassés, plus encore, ils ont toujours de nouvelles choses à apprendre, aux nouveaux comme aux anciens.

Qu’on se le dise, Kreator est une bombe nucléaire en live. Un ouragan. Une putain de claque dans la gueule. Vus pour la première fois en 2011 au Hellfest, le groupe m’a simplement abasourdi par son énergie dévastatrice, encore plus marquée sur scène que sur album (!), mené par un Mille Petrozza dans une forme sur-olympique. Une violence inouïe, une technique remarquable, des morceaux qui font mouche à chaque coup, c’est simple, impossible de les surpasser en live. Kreator est l’expérience live la plus unique qu’il m’ait été donnée de voir, et la liste est pourtant déjà longue.Le concert démarre. Les lumières baissent, un rideau blanc se déroule devant les yeux du public. Projection d’un diaporama recensant des vidéos d’archives, des photos, et des miniatures défilantes de chaque album du groupe. Des cris de guerre pour Endless Pain, un triomphe pour Pleasure To Kill, un tonnerre d’applaudissement pour Coma of Souls, un bref encouragement pour Endorama, une ovation pour Enemy of God, et la guerre démarre ensuite pour Phantom Antichrist. Le rideau tombe, décor soigné sur scène, sculptures des chevaux damnés figurants sur la cover du dit-album, et grande estrade mettant en valeur Jürgen Reil, batteur et membre fondateur du groupe. Mille Petrozza a perdu du poids depuis notre dernière rencontre, mais l’âge n’a pas totalement épargné son apparence pour autant. Peu importe, du haut de ses 45 ans (46 le 18 Décembre, souhaitez-le lui !), le monsieur en impose à mort et s’avère incroyable en tant que lead-singer. Une rage hors du commun, ébouriffante, à tel point que je cherche actuellement mes mots pour la décrire. Je ne peux pas, il faut le voir, c’est impossible de synthétiser toute la puissance dégagée par Mille lors d’un concert de Kreator. Vous devez penser que j’en fais trop, que je m’emporte, mais tout ce que je dis est vrai, en attesteront ceux qui étaient présents et ont eu la chance d’assister au même spectacle.

« PARIS, ARE YOU HAVING A GOOD TIME TONIGHT ? ! » « PARIS, ARE YOU READYY ?!« . J’en tremble encore ! Quelle performance ce soir là, de chacun des membres du groupe, tous cadrés, souriants, à fond dans leur prestation. Mythique. Circle-Pits à profusion, moshpits d’une violence extrême, public qui chante en cœur des hymnes tels que « People of The Lie », « Hordes of Chaos », « Betrayer », « Civilization Collapse » ! Je m’en suis donné à cœur joie, connaissant tous les morceaux ou presque de la setlist, le moment fût intense pour moi et beaucoup d’autres, encouragé par Petrozza pour exploser le Bataclan. Explosion ayant eu lieue sur le final « Flag of Hate/Tormentor », Mille brandissant son mythique drapeau au-dessus de sa tête et hurlant à s’époumoner, signal de départ d’un circle-pit complètement timbré, mis à feu et à sang par un public en transe. « I Survived in the Moshpit », pouvait-on lire sur certains T-Shirts présents au merchandising, j’aurais dû en acheter un ! Et en plus d’avoir survécu, grand moment pour ma part, premier souvenir matériel récupéré d’un concert: comme tout bon groupe qui se respecte, les membres ont jeté certains de leurs accessoires en pâtures aux fauves, brassards et baguettes notamment. Étant placé au centre du pit, la place est idéale pour recevoir ces précieux trophées, manque de bol, le premier m’a échappé de peu, un brassard Kreator jeté par Mille me semble-t-il. Un peu dépité, je regarde les membres partir, jusqu’au moment où Jürgen s’approche et lance ses baguettes: la première n’était pas dans ma direction, tant pis, mais la seconde est parfaitement dans l’axe: je saute pour l’avoir, elle me glisse des doigts et tombe au sol, tout le monde se bouscule pour l’avoir… Mais j’en sors vainqueur !
Grand moment de fierté, hourra ! La salle se vide, et c’est déjà le moment de partir…

Setlist de Kreator, qui a joué 19 morceaux:

Phantom Antichrist, From Flood Into Fire, Enemy of God, Phobia, Hordes of Chaos, Civilization Collapse, Voices of the Dead, Extreme Aggression, People of the Lie, Death to the World, Coma of Souls / Endless Pain, Pleasure to Kill, The Patriarch, Violent Revolution, United in Hate, Betrayer, Flag of Hate, Tormentor

Pour conclure, Kreator a délivré une performance exceptionnelle qui restera dans les mémoires de ceux qui ont pu y assister, assurément.
Pour les accompagnateurs, les avis divergeront, mais je ne pense pas me tromper en disant que chaque personne ayant assisté au spectacle en sera repartie satisfaite, pour une raison ou une autre.

Un grand moment de Metal, et de musique, qui s’impose d’ores et déjà pour moi comme l’un de mes meilleurs souvenirs live, rien que ça.

N’hésitez pas à laisser un commentaire en tant qu’invité, pour parler de votre expérience et vous aussi, donner votre avis !

Adventus Satanae MMXII: Tortorum † Blacklodge † Horna au Glazart: 25 Septembre 2012

C’est parti pour une petite critique d’un concert bien trve comme il faut, avec en vedettes les finnois de Horna accompagnés de quelques guests. Verdict ?

Ce concert s’est donc déroulé le Mardi 25 Septembre 2012, au Glazart, petite salle bien connue sauf pour moi jusqu’alors, récemment arrivé sur la capitale. Bon, le prix n’est pas donné (19€ en prévente, 22€ sur place) mais c’est apparemment le tarif moyen des concerts à cet emplacement… Bon, on va pas râler, y’a pire, mais carton rouge tout de même pour le prix des consommations sur place qui lui, frôle le comique: 5€ les 25cl de bière, et de la Kronembourg s’il vous plaît. Ouais, bon bah on tournera à l’eau hein, c’est pas plus mal ! Problèmes financiers mis à part, mes craintes se dissipent assez vite en constatant de une que la salle est très conviviale, quoiqu’assez étroite, et de deux que le son est excellent, audible et non saturé. Ca fait tout de même plaisir de pouvoir faire un concert en salle sans bouchon et en ressortir sans acouphènes, là où le passage de Ministry au Bataclan cet été m’avait sonné pendant une semaine.
Une fois le tour du propriétaire fait, c’est l’heure du show !

                                                                          Tortorum
Premiers à monter sur scène: les norvégiens de Tortorum.
Découverte pour moi étant donné leur récente formation et leur évident manque de renommée, malgré la présence notable de l’ancien guitariste des oubliés de Thunderbolt, à savoir Skyggen. Si vous aimez l’ancien Immortal période Pure Holocaust, ce groupe devrait vous plaire, l’influence des pionniers du Black est en effet bien perceptible avec la même aisance à balancer des riffs lourds et grinçants, sans jamais trop verser dans le tabassage épileptique, privilégiant plutôt les breaks bien Heavy comme il faut. Les titres déboulent sans réel temps mort, et le public en redemande, accueil bien chaleureux de la salle pour une première partie qui remplit parfaitement son rôle.
En résulte un show très orthodoxe, du Black Metal qui en impose et des musiciens convaincants sur scène, une quarantaine de minutes plus que prometteuses pour la suite de la soirée et surtout une vraie bonne découverte, qui mérite l’attention des amateurs du genre. Sympathique cadeau d’adieu: une excellente reprise de « Call From The Grave« , de Bathory pour clôturer la performance. Indispensable !
Extinctionist est le titre de leur premier album, sorti fraîchement cette année, et vous pouvez vous faire une idée de leur son juste ici: « Aeonscourge« .

                                                                      Blacklodge

La Norvège quitte doucement la scène pour laisser place à la France, avec nos compatriotes de Blacklodge. Arrivés en tant que remplaçants d’Hell Militia, qui ont été forcés d’annuler leur participation à la tournée pour différents problèmes de santé, je ne vous cacherais pas que leur set m’aura laissé assez perplexe et, pour être honnête, carrément refroidi. Explications.
Blacklodge officie dans un registre hautement dangereux du Metal, à savoir l’Industrial-Black. Impossible d’avoir le cul entre deux chaises avec une telle vocation, ça passe ou ça casse, de brillants exemples sont à noter, comme Helheim, Dodheimsgard ou encore Mysticum pour ne citer qu’eux. Le pourcentage de réussites reste cependant nettement inférieur aux ratés engendrés par le genre, et sans aller dire que Blacklodge se range dans la seconde catégorie, je pense et j’affirme qu’ils n’avaient en tout cas pas leur place sur cette tournée.
Pourquoi donc ?
Déjà, la tournée se nomme « Adventus Satanae MMXII »: même si les thèmes sataniques sont abordés dans leurs paroles, c’est avant tout de drogues dont il est question chez eux, sujet sensiblement différent des deux groupes qui les encadrent. Ensuite, pourquoi proposer un groupe d’Industrial-Black en remplacement d’Hell Militia ? Les trois groupes normalement prévus jouent tous dans un registre on ne peut plus traditionnel du Black Metal, je ne vois donc pas de logique à proposer au public une formation résolument plus moderne dans ses sonorités, encadrée par des conservateurs du genre…
Résultat, pas convaincu du tout, les titres s’enchaînent sans grand intérêt de ma part mais je reste jusqu’au bout, par politesse (et aussi car j’aime bien rentabiliser ma thune). Une déception, la faute à la musique du groupe qui ne m’a pas réellement touchée, n’étant ‘Industrielle’ que dans l’utilisation d’une boîte à rythme, et surtout par l’incohérence de leur présence, faute à un choix maladroit de la part des organisateurs de la tournée…
« Vector G« , issue du troisième album de Blacklodge, intitulé T/ME.

                                                                        Horna

Voilà enfin le clou du spectacle, ceux qu’on attendait tous, le pourquoi du comment nous nous sommes tous déplacés ce soir là… ou presque. En effet, après le passage tumultueux de Blacklodge, la salle semble s’être mystérieusement vidée d’une bonne partie du public, en tout cas on respirait bien mieux et pas besoin de faire l’appel pour le remarquer. Fait étrange donc, mais tant pis pour les fuyards, car c’était bien là l’intérêt principal de cette soirée placée sous le signe de Satan, des croix inversées, des chèvres… bref tout ça.
Horna est un pionnier du Black Metal finlandais, branche toute particulière du genre que j’affectionne énormément pour son coté raw et kvlt qui n’a jamais changé d’un iota depuis deux décennies. Car oui, pour ceux qui se réveillent, le Black en finlande, c’est pas vraiment Children of Bodom qui le représente le mieux, non, moi j’entends surtout Satanic Warmaster, Archgoat ou encore Behexen plus récemment. Bref, du Black souvent très mélodique, « pur » et dénué de tout artifice… Je pars en HS là, désolé.
Les musiciens s’installent lentement sur scène et, première chose satisfaisante, l’ambiance est on ne peut plus soignée par nos maîtres de cérémonie. Froids (oui, c’est mélioratif), soudés et déterminés, le groupe plonge vite la salle sous son emprise et s’apprête à délivrer un set d’excellente qualité dont le seul défaut n’aura été que la durée. On a souvent l’habitude de dire que c’est trop court quand la performance est vraiment bonne, mais pour le coup, je me demande même si ils n’ont pas joués moins longtemps que les premières parties. Qu’importe, je n’avais pas l’œil sur la montre mais rivé du coté de la scène, captivé du début à la fin par les finnois.
Un set comme je le disais, excellent, avec son lot de classiques connus des fans même si, avec le recul, je regrette un peu la faible représentation de l’album Envaatnags Eflos Solf Esgantaavne, représentant pour moi le sommet qualitatif et mélodique du groupe. Ils auraient tout de même pu nous gratifier de « Vihan Tie« , mais bon, tant pis ! En compensation, on a quand même eu droit aux excellents « Kuoleva Lupos« , « Ikuisuuden Pimeyden Varjoihin » et tout un tas d’autres titres impossibles à prononcer, mais surtout… le moment fort de la soirée à mon humble avis, une sublime interprétation de « Merkuriana« , menée lors des refrains par la splendide voix claire du second guitariste, Infection, une particularité d’ailleurs propre aux lives du groupe, la version studio ne comprenant pas ces passages chantés…
La performance se termine sur « Örkkivuorilta«  et un applaudissement général, public reconnaissant dans sa majorité… pour un set qui le méritait amplement.

 

En résumé: une excellente soirée passée sous les feux de Satan et le froid du grand Nord, Horna en live ne déçoit pas et mieux, réjouit, un groupe à voir assurément pour tout amateur de Black qui se respecte.
Mention très bien également pour le soutien de Tortorum, qui s’impose comme une découverte de qualité.
Je passerais en revanche sous silence le cas Blacklodge, qui n’était simplement pas à sa place ce soir-là.

Metal Méan 2011 : Le Bilan!

Il existe des événements qui sont presque rituels et incontournables pour les fans de Metal. En Belgique, le Metal Méan en fait bien évidemment partie. Où ? Dans la petite commune d’Havelange, perdue dans les vallées et les bois entre Marche-en-Famenne et Durbuy. Quand ? Vers le 20 août en général… Et surtout pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’un festival établi dans un village paisible attire chaque année presque un millier de personnes de Wallonie, de Flandre, et aussi de France ?
Les raisons sont les suivantes : les organisateurs du fest programment des groupes cultes de la scène underground : le Méan a déjà accueilli dans sa prairie des groupes comme Taake, Mayhem, Septic Flesh, Rotting Christ, Devourment, Grave, Melechesh, Orphaned Land, Enthroned, Finntroll; le tout avec un son et des conditions agréables, loin de l’industrie des énormes fests qui négligent parfois l’aspect humain. Au Méan, les groupes sont accessibles, on a un excellent échantillon de la scène metallique, un son de qualité, et on n’est pas obligé de regarder ses groupes préférés derrière une mer humaine qui s’étale sur 500mètres.

En bref, au Méan, on a l’impression d’être en famille, dans un cadre assez joli, avec une accessibilité qui fait plaisir : des navettes gratuites entre la gare la plus proche et le festival sont proposées aux festivaliers. Pour 30€, cette année, on avait accès au camping, à la soirée du vendredi soir avec un groupe de reprises des Rolling stones, puis évidemment, au festival du Samedi avec une affiche ma fois assez bien foutue : Catarrhal, Urzamoth, Pestifer, Helrunar, Dark Fortress, Urgehal, Keep Of Kalessin, Aborted, Enslaved et Kataklysm.

Toute une aventure

La journée du vendredi 19 août fut bien chargée, en partance de Charleroi-Sud (là où je travaillais pour le mois), je prends le train pour aller chercher deux collègues français, un vilain roux, et un membre de la GDP, notre cher Halkeron. Arrivé à Bruxelles-Midi, j’attends mes compères patiemment sur les quais réservés aux Thalys. Assez nerveux je dois dire, on a à peine 8minutes pour se retrouver et prendre le train à l’autre bout de la gare… Évidemment, problème en vue : le thalys ne peut pas rentrer en gare, vu qu’un autre en partance pour les Pays-Bas a un problème technique. Finalement, le train tant attendu arrive avec une lenteur désespérante. Mais heureusement c’est avec aisance que je reconnais les Français que je cherchais : un roux de 190 centimètres arborant une touffe titanesque, c’est facilement repérable.
Pas le temps de faire des bisous, on court, on monte dans le train, et à peine assis, celui-ci démarre. Ouf… C’est parti pour deux heures à travers la Belgique pour rejoindre Marloie, deux heures pour faire connaissance…

Finalement à destination, on attend en face de la gare la dernière navette de la journée. Elle arrive pile à l’heure. Il est 20h30 et on est apparemment les derniers à être arrivés. On a le minibus pour nous tout seul et on en profite pour siroter une bière en canette. Après une petite demi-heure de route, on arrive enfin à Méan, soleil couchant sur la plaine, chapiteau installé.

Camping presque vide au crépuscule

Ça commence!

Les tentes installées, on décide de grignoter un morceau, posés dans l’herbe. Les températures sont agréables et le resteront pour le weekend. Vers 21h30/22h00 on entend la musique se mettre en route. Ce soir, c’est Bouldou & The Sticky Fingers plays The Rolling Stones qui s’y colle. Comme vous l’aurez compris, il s’agit d’un cover band des légendaires Rolling Stones (sans déconner). On se rend vers le chapiteau (à 3-4minutes de marche du camping) et on prend nos places : 5€ pour la soirée et 25€ pour le festival. La sécu nous fait signe qu’on ne peut pas entrer avec nos canettes, on se décide donc à les finir dehors en vitesse.
Sous le chapiteau la soirée est déjà bien entamée. Un très bon son, pour un groupe qui joue ma fois assez bien. Évidemment, on a notre lot de classiques (Paint It Black, Angie,…) chantés à merveille par un clone musical et même physique de Mick Jagger. Petite soirée agréable, on les regarde une quarantaine de minutes et on remarque que le public pour la nuit est très différent de celui du lendemain : des jeunes, des vieux, et déjà quelques métalleux déjà présents sur les lieux.

Angie, oh angie!

Mais bon, vient un moment où la faim se fait ressentir, on va donc à la baraque à frites posée plus loin. On passe notre commande sans soucis (ou presque) et on repart avec notre butin vers le camping. Une fois bien installés, on bouffe, on finit la dernière bière qu’il nous reste, on cause, et on va finalement se coucher pour pas être trop mort demain (et aussi parce que ma semaine de boulot m’avait complètement bousillé).

La journée Metal

It's a beautiful day, the sun is shining

9h00, je crois qu’on est tous réveillé à cause de la même chose : un couple flamand s’envoyant gentiment en l’air bruyamment qui nous fait partager sa joie de vivre. Ne pouvant plus dormir, je décide de me lever, le soleil est déjà brûlant (le thermomètre atteindra les 35°! Un événement rare pour la Belgique!), les autres se réveillent, on se lève bien calmement et on décide de se promener dans le village qui est décidément petit, composé d’une église, d’une centaine de maisons en pierre… En croisant un habitant, on demande où se trouve l’épicerie la plus proche et on nous répond à 4km… Ouais on se contentera de la bouffe du fest’ alors…

On retourne vers le chapiteau, on discute avec deux gaillards qui attendent l’ouverture du site. Après une vingtaine de minutes d’attente, on peut finalement rentrer, avoir nos beaux bracelets Metal Mean Festival noir & rouge. Directement, on se dirige vers le Merch pour faire nos emplettes avant que la foule piétine la douce herbe de Méan. A nous trois, on prend 9cds, à 90€ dont des belles choses rares.

On retourne au camping pour mettre nos acquisitions à l’abri, et pour attendre un de mes amis qui est censé arriver bientôt, on entend au loin Catarrhal qui commence, ça a l’air sympa, on perçoit quelques riffs qui envoient bien et un growl bien cool mais difficile de juger un show avec ça. Entre-temps, voilà mon pote qui débarque, parfait, il s’installe et on retourne au concert.

En arrivant, on échange 15€ contre 10tickets (1ticket=1bière/Soft) ce qui est toujours une bonne surprise, ayant déjà vu des concerts où la Jupiler coupée à l’eau coûtait la bagatelle de 2.50€… A ce niveau je dois dire que le Metal Méan pratique des prix forts sympa. Le prochain groupe se met à jouer : encore un groupe belge, Urzamoth, du black metal bien branlé qui sonne vachement bien, pas original, mais on regarde ça au loin, assis avec une choppe à la main, pas encore bien chauds.

On se promène encore un peu près du merch, on lorgne un peu vers la bouffe, mais manger ce sera pas pour tout de suite. Pestifer monte sur scène, et commence à faire les soundchecks. Le combo belge, gagnant du concours de l’année passée, propose du Technical Death bien foutu, ils sont jeunes, et ils envoient autant sur leur unique album que sur scène, et en plus ils ont déjà l’air appréciés, il y a bien une dizaine de fans dans le public. Ça fait toujours plaisir de voir des petits belges se démerder comme ça! Leurs compositions sont bien foutues, bien techniques avec des riffs qui tâchent bien, mais certaines parties sont assez brouillonnes, c’est dû à une batterie qui bouffe assez bien sur la gratte rythmique et la basse. Que des petits problèmes, Pestifer nous a offert un show agréable et on leur souhaite plein de bonnes choses.

Pestifer , troisième groupe de la journée!

Direction manger. Voilà le plus gros problème du Méan, et ce depuis plusieurs années : la NOURRITURE. Trois malheureux petits stands qui accumulent des files énormes. Les pizzas sont assez bonnes, mais deux tickets (3€) pour ¼ c’est un peu exagéré. 3€ pour un pain saucisse, ça passe mais tomber à cours de charbon pendant les heures de pointe… Et la baraque à frites ? Une lenteur hallucinante, soi-disant un problème avec les friteuses… Un problème qui dure depuis trois ans ? Soit, on obtient notre bouffe, et on va se remettre sous la tente.

Les Allemands d’Helrunar arrivent, et balancent leur Black Metal teinté de folk et d’ambient avec une maîtrise qui fait plaisir. Un bon son, un groupe qui sait où il va, et qui a tout de même son propre concept et sa propre imagerie (écouter Sòl, leur double-album!)
Aussi bon et réglo que sur album, Helrunar et sa prestation bien classe fut une des meilleures de la journée, et puis un chanteur de Black Metal qui a 50ans, qui maitrise le français avec un fort accent allemand, ça fait toujours plaisir.

Bonchour, nous sommes Helrunar et nous allons chouer du Black Metol.

Hop, concert fini, comme il faut chaud, on va évidemment se boire une petite mousse, assis dans l’herbe au calme, vagabondant encore un peu près du merch. Quelques minutes à peine après le départ d’Helrunar de la scène, ce sont déjà les autres Allemands qui font les soundchecks : le Méan est réglé comme un coucou suisse ; l’orga avait mis : Dark Fortress : 16h10, eh bien Dark Fortress a commencé à 16h10.

Rien de fou la bière

Les petits gars de Dark Fortress amassent pas mal de fan sur le devant de la scène, je regarde personnellement à droite de la scène, n’ayant pas envie d’être entrainé dans le pit bien chiant. Dark Fortress est bien sympa mais n’accrochant pas du tout à leur formule en album, Dark Fortress ne m’a pas accroché non plus en concert, leur Black Metal moderne, mélodique, compact me laisse définitivement froid. Mais les fans en ont eu pour leur compte : bonne présence scénique, bon son, chanteur présent qui n’hésite pas à headbanguer, à faire scander la foule. Un bon concert en termes techniques, j’ai passé un moment sympa, mais loin d’être le meilleur de la journée.

Les Allemands savent eux aussi faire tourner les serviettes.

Encore une fois, entre les deux groupes, on va boire un coup, j’ai retrouvé un autre pote, je discute avec lui, etc. Les prochains à jouer sont les petits bouts d’Urgehal : les premiers Norvégiens de la journée.

DIE FOR SATAN!

Urgehal fut un des meilleurs concerts pour moi. Déjà, sur disque, j’aime beaucoup ; du black metal en mode trve : violent, occulte, accrocheur, un esprit crade et rock’n roll. Pourtant, les retours sur les concerts étaient super mitigés : dans tous les gros festivals de l’été, leurs prestations avaient été moyennes, il suffit de regarder au Hellfest, presque personne de positif. Le quadri du Nord ramène ses sales gueules sur scène : corpse painting à outrance, gros pics sur la gueule, le chanteur arrive et cause direct de Satan. Et la musique ? Eh ben c’était énorme : leur black metal crade était super bien foutu, les riffs catchys, un vrai petit bonheur. Petite anecdote amusante : le chanteur a eu quelques problèmes de bégayement entre les chansons, entre les « PEOPLE, YOU MUST GO F-f-f-f-f-ucking nuts! » et les « F-f-f-f-Uck, f-f-f-fuck» on a été régalé de beauferie black metal. Un très bon moment !

Je vous épargne le récit de l’entre-deux concerts. Keep Of Kalessin sont les prochains à passer et vont nous offrir le pire concert de la journée. Les Norvégiens sont loin de produire une musique originale, ni même de qualité. Leur dernier album est une catastrophe : un black metal eurovision avec des paroles dignes d’un sous Rhapsody. Le groupe nous balance un premier titre où le refrain mal amené scande un truc du genre « DRAGON, POWER, LEGACY », et que dire de l’inimitable Dragon Tower et de son refrain ridicule (et qui a eu le malheur de me suivre toute la semaine d’après). Ce qui est aussi marrant, ce que sous le chapiteau c’était à moitié vide : comme l’année passée pour Thyrfing, les gus ont joué dans le créneau horaire ou tout le monde a faim. Un concert moyen, leur répertoire s’étalant quasiment uniquement sur le dernier disque, j’ai profité du concert pour aller chercher des bières de temps en temps, ça repose avant Aborted.

DRAGON, POWER, LEGACY!

Avant le concert du fameux Aborted (du moins fameux pour les Belges), repause bouffe : pendant que Jack et Guillaume font la file comme des cons pendant une demi-heure pour un pain-saucisse mal cuit (Le charbon ne rougeoie plus!), Halk et moi on attend vingt minutes pour un sandwich jambon-fromage : les femmes dans la caravane prétendant un problème d’huile qui ne chauffe pas (ou je ne sais quoi) préfère faire passer des gens au tour par tour, au lieu de demander à la file si quelqu’un veut quelque chose d’autre que des foutues frites. On fait la file, 25minutes, je prends mon courage à deux mains et demande s’ils ont encore des sandwichs. Une femme me répond : Oui, et ils sont frais (en voilà une bonne nouvelle!), je les prends, basta. Une demi-baguette, un peu de salade, de la mayonnaise, du jambon, la meilleure bouffe que vous pouvez trouver sur le Méan, et surtout celle qui vous remplira le mieux! La file fut tellement longue qu’on a failli rater le début d’Aborted (pas que ce soit grave mais bon).

Les petits Belges sur scène, comme vous le savez certainement, balance du Brutal Death, limite deathgrind, limite grind tout court par moment. Un concert court (45minutes seulement) mais éprouvant : Sven sur scène est un putain de malade, il saute, il court, il gueule, il se fait aller dans tous les sens, sa musique et son nouveau line-up envoie du gros pâté énorme. Mais les gens dans le pit étant pour la plupart des gros cons, personne ne répond au chanteur quand il dit « Faites un Circle Pit! », ils préfèrent se taper dessus, ou faire des pyramides humaines (non mais sérieusement ? Vous êtes cons ou quoi ?), de mon côté, je prends mon pied, on lance deux-trois slams sympas. On a le droit à des classiques du groupe : The Saw & The Carnage is Done, ou Meticulous Invagination (poésie, poésie). Un bon concert, un leader fou (dans le bon sens du terme), ça fait super plaisir.

BRUUUUUUUUUUIK

Après une telle dépense d’énergie, on se met dans l’herbe, moi avec un Mazout (coca-bière pour les incultes) qui a l’air de choquer mes amis français (bah tant pis), on discute, on se repose, en patientant pour le groupe le plus attendu fest : Enslaved.
On se met déjà tout devant pendant les soundchecks : on peut apercevoir quelques membres, tests des jeux de lumière, tests des instruments.

Les Norvégiens se font attendre.

Enslaved balance en sample, l’interlude Axioma, la lumière bleue pour accentuer l’effet, les Norvégiens montent sur scène, saluent la foule, et commencent par Ethica Odini. Ce fut le meilleur concert de la soirée pour moi, et ça a du être le meilleur concert de la soirée pour beaucoup de monde au vu des gens regroupés sous le chapiteau. Une setlist qui prenait de tous les albums récents , et aussi de l’ep Hordanes Land, on a eu le droit à du Ruun, à du Isa (gueuler le refrain comme un con, ça vaut de l’or l’air de rien), du Below the Lights. D’ailleurs, As Fire Swept Clean The Earth était juste magnifique, sur scène une lumière inondait la scène, évoquant parfaitement la chanson, j’en ai eu la chair de poule. Grutle (le bassiste-chanteur) est super impressionnant avec un jeu de scène vraiment efficace, avant chaque chanson, il s’amuse à expliquer le pourquoi du comment en traçant dans l’air des Runes, il appelle la foule à scander, à chanter, et dédie même la chanson « The Giants » à un fan tout devant qui mesurait facilement dans les 2m10.
Bon évidemment, les habituels chiants ont pogoté (même sur des pistes calmes ?), lancés des slams, etc. J’ai l’impression que le show a été court (alors qu’ils ont joué 1h15), la foule réclame un autre morceau, mais comme d’habitude au Méan, c’est pas possible (et c’est fort dommage), les Norvégiens saluent la foule à nouveau et s’en vont…
Enfin bon, ça ne m’a pas gâché le moment, et je reste ultra-ravi de la prestation des Norvégiens !

Le meilleur concert de la journée!

Bon évidemment, une heure et quart de Black Metal ça crève, je suis complètement lessivé, et pourtant j’attends toujours Kataklysm avec impatience : les Québécois qui envoient du Death mélodique ultra-puissant et qui sont reconnus pour être des tueurs en concert. Je me calme, prends une bouteille d’eau, et m’assieds sur une des tables où les caméramans ont officié toute la journée. Les Canadiens furent les seuls à prendre des libertés avec l’horloge, comme Mayhem l’année passée. Mais bon, c’était une question de dix minutes, pas plus. Les Québécois arrivent, et je reste inerte sur ma table, les trois premiers morceaux me laissent froid, j’ai l’impression que le groupe est endormi… Puis d’un coup, le chanteur a un sursaut d’énergie, (ou alors je me réveille ?), il dit qu’il filme pour le DVD, et qu’on doit gueuler car c’est de ça que le monde verra de la Belgique. A l’oreille de mon pote, je lui demande s’il veut aller plus devant, il me dit oui (le coquin) et on va se placer face à la scène, pas loin du pit. Kataklysm sort le grand jeu, ça devient littéralement jouissif, ça riffe à mort (une seule guitare pourtant !), le batteur est monstrueux, et le chanteur fait bien travailler la foule « Faites des slams, ils (la sécu, NDLR) s’ennuient là-d’vant ». Ils se souviendront bien du Méan je crois : un immense chauve a réussi je ne sais comment à monter sur scène, a fait un câlin au chanteur, et s’est jeté dans la foule. Toujours sympa de voir les fans en action.

Après une petite heure, les Canadiens jouent leur dernier morceau. Cette fois-ci définitivement claqués, on retourne au camping, là on tue nos derniers tickets en bière, on les finit près de nos tentes, et c’est parti pour un dodo bien mérité.

Dimanche de touristes

Debout à neuf heures, réveillé par la pluie (!!!) et par le même couple flamand qu’hier, j’aurais voulu aller prendre une douche (ouais je suis une princesse je sais), mais le local où les douches sont soi-disant disponibles est fermé de partout, donc je l’ai plus ou moins dans le cul, mais ayant reçu un verre de bière pile sur la tête pendant Kataklysm, je me lave les cheveux avec une bouteille d’eau et du Head&Shoulders… Après tout, on va à Bruxelles toute une journée avec les Français alors autant ne pas puer la merde. De nouvelles fringues enfilées, et trois couches de déo plus tard, on prend la navette, puis c’est reparti deux heures de train jusqu’à Bruxelles qui sont passées vite vu qu’on a tous dormi comme des merdes.

Fa...ti...gué.

Arrivés à Bruxelles, on n’a que 6 heures dans la capitale belge, moi qui aurait voulu montrer à mes hôtes quelques-unes des merveilles que Fromji avait pu expérimenter pendant 4jours avec votre serviteur belge. Crevant la dalle, on va d’abord bouffer une mitraillette pour se remettre d’aplomb. Direction ensuite le Manneke Pis, puis un vieux café Bruxellois où l’on prend une Kwak (hé hé). On se promène un peu dans le centre, grand’place, galerie royale, et puis direction rue des bouchers pour l’inévitable Delirium. On y prendra tous 4 bières, réparties en deux heures et demie. On y discute, on boit nos breuvages. Soit, il est temps de bouger, je vais leur montrer la cathédrale Sainte-Gudule (bien le nom hideux ?) puis on va prendre le metro jusqu’à la gare du Midi, je leur dis au revoir sur le quai des thalys, et je vais prendre mon train. Voilà comment se finit un weekend très bon, avec du metal, de la bière, des frites, un roux, et un barbu. A l’année prochaine, sacré Méan.

PS : Merci à Guillaume LeRoux de m’avoir accordé avec grâce l’autorisation de publier ses photos.

Social Distortion 04/07/11 ? TB !

Le lundi 8 juin 2009 est officiellement pour moi l’un des jours les plus importants de toute ma vie. En plus d’avoir été le dernier jour de ma scolarité, c’est en ce jour que je rencontrai un groupe qui pour moi fait figure de légende : Social Distortion. Groupe majeur de punk-rock californien (rien à voir cependant avec toute la scène de skate punk pour ados, SD joue dans un registre bien différent). Ce fut un concert sublime, fabuleux, et tous les qualificatifs qui s’ensuivent logiquement. Le meilleur concert auquel j’ai jamais été. Setlist, son, émotion, interprétation des morceaux, tout convergea, ce soir-là, vers une sorte d’absolu Rock’N’Roll, de sommet de décibels qui me plongea, moi et, j’en suis sûr, beaucoup d’autres, dans un état second.

Une seule et unique phrase nous reste en tête après un concert de ce niveau : « Vivement la prochaine ! » Et bien, c’est fait. La prochaine, c’était y’a quelques jours, le 4 juillet. Fait notable, le jour de l’indépendance américaine (quand je vous disais qu’on a tous des jours importants…). Le Trianon est une salle que je ne connais pas encore, je suis donc curieux et émerveillé au moment d’y entrer, vers 19h30. Très élégante et parfaitement agencée, pile poil de la bonne taille, voilà qui promet un bon concert !

Voici Frank Turner. Bonne bouille, n'est-ce pas ? En plus d'être une excellente première partie !

Rien à redire niveau orga, c’était du solide : tout a commencé en temps et en heure sans problème. C’est ainsi qu’après une attente plus courte que prévue, les lumières s’éteignent. Place à… Frank Turner ! Sans officier dans un style radicalement différent de Social Distortion, le petit anglais se distingue par une approche tout de même nettement plus folk et axée « chanson à texte ». Ceci étant dit, la six-cordes acoustique tenue par Turner était largement soutenue par son homologue électrique, et le résultat était plutôt dépotant. Je ne connaissais pas toutes les chansons jouées, mais celles que j’ai pu reconnaître m’ont très agréablement surpris dans leur interprétation super pêchue à 100 à l’heure. Tous les musiciens sans exception ne se sont pas privés d’afficher leur joie de jouer à Paris. Mention spéciale pour le batteur, son sourire et son implication. Bravo les mecs, bonne première partie.

J’avance encore plus devant, et trépignant toujours plus d’impatience de seconde en seconde, j’attends… SOCIAL DISTORTION, BORDEL DE MERDE ! Et là, les lumières s’éteignent à nouveau. Le coeur s’emballe, je sens qu’on va vivre quelque chose de grand. Après une intro, hem… bizarre, c’est au son de « Road Zombie » que les californiens prennent place. C’est puissant, ça riffe, et Mike Ness est définitivement le mec le plus classe de la galaxie et des galaxies avoisinantes. Il arrive mains dans les poches, l’air décontracté, on lui apporte une guitare, SA guitare mythique… et en avant.

Mike Ness. Oui, il a la classe, l'animal.

Oui, en avant pour un festival de rock, d’énergie, de tubes, et d’émotion. Depuis le concert mentionné en tout début d’article, Social Distortion a sorti un nouvel album (excellent soit dit en passant, mais ne m’écoutez pas, je suis un fan et je suis con). Cinq extraits nous seront joués, en comptant l’instrumental introductif. SD est connu pour varier relativement ses setlists, et c’est une bonne chose, ça évite d’avoir de la redite d’un concert à l’autre : j’ai donc grandement apprécié d’avoir un petit « Nickels And Dimes » en début de concert, après « Bad Luck », le tube de 1992 bien fédérateur. Pas fou non plus, la bande de Mike Ness n’use pas toutes ses cartouches d’un seul coup et alterne morceaux ultra fédérateurs (« Story Of My Life », en troisième position dans la setlist, a achevé de réveiller la salle), voire carrément bourrins (« Don’t Drag Me Down » en rappel, cette boucherie dans la fosse) avec des morceaux plus posés où l’on chante à pleins poumons les deux mains levées au lieu d’assommer ses voisins à grands coups de tatane.  Parmi ce genre de morceaux, citons « Ball and Chain », rehaussée d’acoustique, et « Prison Bound », titre éponyme de leur album de 1988. Tout simplement génial, un grand moment d’émotion, entier et magique.

J’étais assez curieux de savoir comment Social Distortion allait gérer en live les voix gospel présentes sur deux des morceaux du nouvel opus : « California (Hustle and Flow) », et « Can’t Take It With You ». Je m’attendais à ce qu’elles soient samplées, mais non : deux choristes afro-américaines sont venues sur scène en fin de concert pour assurer les parties vocales des morceaux énoncés plus haut. Elles n’ont d’ailleurs pas manqué de se faire siffler, étant venues… en tenue d’été, dirons-nous. Tant que je parle de ces deux morceaux, dommage que le son à la fin de « Can’t Take It With You » ait été brouillon à la fin. Un sacré bordel même, chacun essayant de jouer plus fort que son voisin. On aurait même dit que le bassiste ne savait plus où il en était. Mais c’est le seul (court) moment où le son ne m’a pas donné satisfaction.

Allez, je pense qu’il est quand même temps d’aborder le principal point faible de cette soirée : le public ! Bin ouais, j’ai trouvé qu’un mauvais esprit régnait sur le Trianon pendant ce concert. Commentaires désobligeants pendant les prises de parole de Ness entre les morceaux, interventions déplacées… bref une bonne grosse proportion de beaufs était présente ce soir-là. A noter le duo de mongolos qui n’avait qu’une seule chose en tête : attendre la moindre occasion pour pousser tout le monde sans réfléchir. L’avait pas l’air malin, l’animal, avec son t-shirt Dropkick Murphys (bon groupe au demeurant, dommage d’être aimé par un con) et sa casquette. Message perso si tu lis ce billet, d’ailleurs : va faire liposucer ta graisse ailleurs et ne remets plus les pieds à ce genre de concerts, il en va de l’intérêt public, d’avance, merci.

Bon ! Après ce soupçon de bile aussi délicat qu’un match de rugby, il est temps de conclure. Très bon concert donc, qui ne détrônera pas la précédente performance du groupe, mais qui m’a quand même fait sacrément plaisir. En espérant les revoir une troisième fois avec un public un peu plus respectueux.

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Hellfest


Dernière partie de ce compte-rendu concernant l’édition 2011 du plus grand festival de Metal de l’hexagone, à savoir le Hellfest !
Comme d’habitude, si vous souhaitez jeter un œil au Running Order de la journée, vous pouvez le faire via ce lien.

 

Dimanche 19 Juin

Suite à la dure soirée d’hier, je me réveille sans surprise à 8h du matin, comme les précédents jours, à nouveau réveillé par le bruit sur le camping et la chaleur… La seule différence, c’est que j’ai tellement mal partout que cette fois-ci, je m’accorde un repos plus long histoire de me réveiller en douceur. Les concerts démarrent tôt pour moi, je ne veux pas louper Morne qui jouera sous la Terrorizer Tent à 10h30, il faut que je préserve mes forces.
J’ouvre la tente à 10h pile, je salue mes camarades qui prennent un bain de soleil autour d’un petit-déjeuner assez sommaire puis pars directement en direction du festival. Pas de temps à perdre en ce début de journée !

 

  • 10h30/11h00 : Morne

J’arrive tranquillement sur le site, je ne suis pas en retard, Audrey Horne démarre à peine son set mais ce n’est pas pour eux que je me suis levé ce matin. Non, c’est plutôt pour ce qui a été LA surprise de mes « révisions » Hellfest, à savoir le jeune groupe Morne. On peut dire que leur album « Untold Wait » m’aura mis un sacré coup de fouet, ce Crust / Sludge aux somptueux passages atmosphériques m’a totalement conquis et c’était donc avec impatience que je me réjouissais à l’idée de voir ce que proposaient ces originaires de Boston en live.
A ce sujet, je ne suis pas le seul a avoir été bluffé par les Américains, puisque Fenriz, leader du fameux groupe Darkthrone, a d’ailleurs adressé un très chouette clin d’oeil au groupe sur la pochette de son dernier album
« Circle The Wagons« , en montrant un joli patch Morne sur la manche de leur mascotte…
Passons au concert. Bon, déjà, un set de 30 minutes, c’est vraiment trop peu pour se permettre de longues intros mélodiques. Les musiciens ont donc naturellement misé sur des morceaux puissants et catchys afin de convaincre la foule, pas trop le choix dans un sens, et je le regrette un peu car c’était vraiment cet aspect puissant et aérien découvert sur « Untold Wait » qui me motivait à les voir. Malgré tout, ce serait dommage de leur en vouloir et le groupe a parfaitement démarré cette journée de Dimanche, en délivrant un son rapide, authentique et furieux.
A revoir, mais en lead la prochaine fois !


Je retrouve par la suite le fameux pote rencontré au concert de Coroner, n’ayant aucun groupe prévu dans l’immédiat et n’étant pas spécialement fatigué, je le suis jusqu’au concert d’Impureza, en touriste.


  • 10h55/11h25 : Impureza

Impureza, je connais de nom depuis quelques semaines grâce à un chroniqueur qui… n’a décidément pas fini de me faire rire. Clin d’oeil mis à part, je me dirige donc en mode découverte vers ce groupe français de Death Metal alliant à leur musique des éléments Flamenco.
Oui, difficile à imaginer comme ça, mais la combinaison a le mérite d’être intéressante sur le papier…
Sur le papier oui, car en live, je dois vous avouer avoir trouvé ce concert trop… simple ?
La musique était bonne et les zicos bien cadrés, du Death assez classique mais efficace en somme, pas de quoi se relever la nuit, le problème vient plutôt des incursions Flamenco que j’ai trouvées relativement maladroites et sans réel lien avec l’ambiance ou les compositions du groupe. Arrivants comme un cheveu sur la soupe, tout cela m’a semblé assez peu cohérent, bien qu’original.
Je pense que le combo devrait davantage travailler sa façon d’écrire afin de se forger une réelle identité, et surtout mettre plus en avant cet aspect Flamenco qui pourrait vraiment les rendre uniques.
Un concert sympathique mais pas renversant.

 

  • 11h30/12h00 : KEN Mode

Découverts grâce à leur dernier album en date, ce fût une agréable surprise pour moi d’apprendre que KEN Mode allait remplacer l’une des annulations de cette édition du Hellfest 2011… Leur Sludge Metal teinté de Noise Rock bien agressif et respectant les traditions du genre m’avait étonné. « Venerable », leur plus récente production, fait incontestablement partie de mes meilleures surprises de l’année, c’est donc avec curiosité que je me suis rendu à la prestation du groupe ce dimanche matin.
Bilan en demi-teinte malheureusement, encore une fois, pas vraiment à cause de la performance mais du peu de temps accordé par l’organisation.
Trop rapide, trop court, trop « tendu », les musiciens n’avaient pas vraiment l’air d’êtres à l’aise et ont tout fait pour proposer au public un maximum de titres. Forcément, le contact avec la foule était minime et l’ambiance pas transcendante, c’est d’autant plus dommage que le était globalement bon et le groupe agréable à suivre, malgré un gros problème avec le son de la basse en plein milieu du concert qui les aura contraints à se passer de l’instrument sur une bonne partie d’un morceau…
Une fois de plus, trop court pour en tirer une réelle conclusion, à revoir dès que possible.

 

  • 12h05/12h45 : SUP

Le Metal français ne s'en sort pas si mal comparé au reste de la scène musicale... SUP en était la preuve ce dimanche au Hellfest !

SUP, ou le drapeau tricolore fièrement dressé sur la scène du Hellfest. Groupe français de Death Metal Progressif, j’ai découvert très tardivement leurs premiers albums, enregistrés à l’époque sous le nom de Supuration, et je dois dire que là aussi j’ai eu droit à une très bonne surprise. Un Metal froid, technique, mélodique et mélancolique, une expérience intéressante qui m’a vraiment plu dès la première écoute, c’est donc avec un grand intérêt que je me suis rendu sur la Mainstage 1 pour voir le combo en action. Et cette fois-ci, je n’ai pas été déçu !
Le temps imparti accordé au groupe était déjà plus important, le son évidemment meilleur et le public plus réceptif, le concert s’est donc déroulé de meilleure façon que les précédents auxquels j’ai pu assister ce même matin. Sur scène, un groupe réellement bien coordonné, très soudé et organisé, balançant des plans plutôt complexes avec une facilité déconcertante… Mention spéciale au bassiste qui nous aura offert quelques headbangs splendidement exécutés !
La setlist était très bonne, bien que ne connaissant pas tous les titres j’ai trouvé le set très cohérent et sans accrocs, un excellent choix de morceaux dont la conclusion aura été le morceau titre de leur premier album, The Cube
SUP nous a gratifié d’une excellente performance, quoi qu’un peu courte, un très bon concert de la part de cette formation issue de l’hexagone !

 

  • 12h50/13h35 : Atheist

"Enjoy Weed" annonçait le T-Shirt de Kelly... J'aurais préféré entendre la basse pour ma part.

Un horaire de passage pour le moins étonnant pour ce très grand nom du Death Metal, et plus précisément de la branche technique de ce dernier. Atheist est en effet le précurseur du genre et c’est donc avec une certaine fierté que je me suis dirigé vers la Mainstage 2 pour assister à leur show… Fierté, certes, mais également une certaine crainte. Leur « grand » retour n’ayant pas été si grand que ça, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre… Le concert démarre par un pur classique, Unquestionable Presence, morceau titre de leur second album, met tous les fans de bonne humeur et moi compris… Seulement, quelque chose cloche, et méchamment.
Ah oui, le son de la basse : inaudible. C’est quand même sacrément chiant, pardonnez ma grossièreté, de ne pas entendre la basse dans un groupe de Technical Death, et plus particulièrement Atheist, l’instrument étant prédominant dans leurs compositions… Un concert inutile ? Ben, pas loin quand même.
Le groupe a pourtant bien assuré niveau ambiance, Kelly Shaefer nous scandant à plusieurs reprises son amour pour la Weed et la fête, mais rien n’y fait, tout cela m’a semblé assez vain et le concert fût une réelle déception pour moi, peut-être bien la plus grande de cette édition 2011.
Dégoûté ? Oui clairement.

 

Si la déception est grande, mon appétit l’est encore plus : comme dit précédemment, je me suis promis de lever un peu le pied et me reposer plus souvent, je prends donc sur moi et décide de zapper les concerts de The Ocean et Orphaned Land pour me rendre au Mc Do et manger un repas chaud, consistant et bourré de gras.
Et du Coca en prime s’il vous plaît !

Beaucoup de monde dans l’établissement, dans un sens il est midi, rien de plus normal. Pas trop de queue cependant, j’ai du bol, mon menu arrive vite et je m’installe peinard à une table qui vient juste de se libérer. Je dévore mon 280, puis mes frites, en savourant chacune d’entre elle attention, pas question de se presser…
Enfin, quand même. Moi qui pensait revenir à l’heure pour voir Tsjuder, j’ai été légèrement surpris. Trop de temps passé sur la route, tant pis pour moi mais les pandas ne feront pas partie de mon programme, j’aurais pourtant bien aimé les voir, récemment découverts eux aussi…
Retour au camping peu avant le set de Ghost, la route m’a bien achevée et je décide de me reposer un peu avant ce début de soirée…


  • 17h10/18h00 : Grave

Les Suédois nous ont mitraillés, un concert qui déchirait Grave.

IN-TO-THE… GRAAAAAAAAAVE.
En voilà un titre en béton armé, du pur Death Metal comme je l’aime. Grave nous honore de sa présence au Hellfest et c’est bien préparé que je pars au front pour voir la troupe suédoise. La tente n’est pas trop chargée à notre arrivée et nous parvenons donc à trouver une bonne place sans difficulté…
Le groupe arrive sur scène et d’entrée de jeu, ça balance du très lourd ! Deformed entame la prestation du combo et sa rythmique linéaire cloue le public sur place : on va avoir droit à une sacrée leçon de leur part. Un son puissant plutôt bien réglé pour l’occasion, ça fait plaisir à entendre, les guitares sont évidemment très en avant et les riffs assaillent sans relâche.
Headbang nucléaire de rigueur, je m’en suis donné à cœur joie sur les classiques que sont For Your God, Hating Life et bien entendu, l’inévitable Into The Grave qui a déclenché une bonne vague de folie au premier rang. Le set des pionniers suédois était excellent et m’a administré une poussée d’adrénaline salvatrice après cette après-midi pour le moins… très calme et plate.
Un bien bon concert.

 

Anathema et Grand Magus passent respectivement sur la Mainstage 2 et la Terrorizer Tent, n’ayant jamais abordé aucun des deux, je passe mon tour et retourne brièvement au camping pour boire un dernier énergisant avant le très gros morceau du week-end…


  • 19h10/20h00 : Morgoth

Marc Grewe au chant nous aura délivré une performance mouvementée et très proche du public.

Morgoth sur album, je ne connais pas énormément, Morgoth de nom en revanche, ça fait bien longtemps que j’en entends parler. Pendant cette période de révisions, je me suis penché sur leur album « Odium » et j’ai été assez surpris de leur sonorité qui il faut le dire, était assez originale pour l’époque. Les mélanges d’Industrial Metal et de Death bien gras en 1993, ça ne courait pas les rues. A l’instar de Coroner, Morgoth a donc su se forger un son bien à lui qui n’aura vraisemblablement pas été saisi convenablement à l’époque, malgré leur statut de pionniers du Death Allemand… Le groupe splitte logiquement en 1998, et 13 ans après, ils reviennent en force au Hellfest pour confirmer que non, ils ne sont pas morts et ont toujours l’envie d’en découdre !
Le set de Morgoth aura été virulent et sans pitié, c’est ce que j’en retiens, malgré un positionnement pas terrible sur tout le début du show, le groupe m’a fait forte impression et le public semblait également très réceptif à leur performance. Je ne connaissais pas parfaitement leur setlist donc j’y suis allé en « semi-découverte », et le bilan aujourd’hui est plus que positif : l’un des meilleurs concerts Death du festival pour moi, à n’en pas douter.

 

Il est 20h00, le concert des Allemands vient de se terminer et dans une heure précisément, j’assiste au set d’une légende du Metal au sens large… Pas question de traîner sur le site, nous nous rendons directement devant la Mainstage 1 en cherchant un emplacement parfait pour assister au concert de Judas Priest. C’est chose faite, il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment en regardant de loin la performance de Doro, qui à mon grand étonnement a quand même balancée du lourd. Moi qui pensait que ses titres seraient plus « kitschs », ce que j’en ai entendu bottait pas mal de culs. Petite dédicace amusante au joyeux luron qui triballait un écriteau « Doro = MILF Power », et qui aura eu son quart d’heure de gloire sur l’écran géant ! Rahlàlà, je vous jure…


  • 21h00/22h25 : Judas Priest

Oh. Mon. Dieu.

Richie Faulkner, fraîchement arrivé chez Judas Priest, m'a totalement convaincu. Pas évident de succéder à K.K. Downing, et pourtant...

Ils sont là. Judas Priest est là. Difficile de réaliser ce qui se passe actuellement sur scène, Judas Priest, véritable mythe à mes yeux, est devant moi pour sa tournée d’adieu, impossible de se rendre compte du privilège sur place, mais maintenant j’en suis… woaw quoi. Je dois cela dit vous avouer que j’avais beaucoup de craintes quant à cette représentation… Suite à l’actualité pas très glorieuse du groupe, comment ne pas être dépité en apprenant que K.K. Downing, guitariste emblématique du combo aux cotés de Glenn Tipton, décidait de prendre sa retraite juste avant le début de la grande tournée d’adieu du Metal God ?…
Ajoutez à cela les piètres performances vocales entendues sur les précédentes tournées de Judas Priest, et vous aurez de quoi vous poser de sérieuses questions sur l’intérêt d’un tel concert en 2011…
MAIS STOP ! QUE DIS-JE ?
Je vous le confirme, et vous le reconfirme : Judas Priest a tout allumé ce soir-là, pour mon plus grand bonheur et celui de tous ses fans. Un Rob Halford en très bonne forme qui m’aura vraiment bluffé, moi qui ne donnait pas cher de sa peau, ce dernier m’a bien remis en place et confirme par la même occasion son titre de Metal God. Certes, certains effets l’aidaient à assurer les cris les plus hauts perchés, une bonne dose d’écho ici et là histoire de rendre le tout plus propre… Mais sans excès, c’est bien le plus important.
Un show renversant, dans la pure tradition du Priest, avec flammes, chaînes, clous et cuir ! Et en prime… l’arrivée du seigneur Halford au guidon d’une Harley Davidson sur « Hell Bent For Leather » ! Si ça c’est pas la classe, je ne sais pas ce qui l’est.

Rob Halford, alias the Metal God, en aura mis plein les yeux du public ! Hell Bent For Leather !

Une setlist excellente même si d’importants classiques ont été oubliés (Argh ! Où est passé l’incroyable enchaînement The Hellion/Electric Eye ?!?), on a donc pu se gaver en live de références telles que Beyond The Realm Of Death, Rapid Fire, Judas Rising et bien entendu… Breaking The Law !
A noter également la grande surprise de voir Painkiller jouée en live, titre pourtant rare de leurs récentes setlists en raison des difficultés pour Halford d’assurer une telle rage dans son chant… Ce ne fût pas parfait, notamment au niveau des guitares, le riff était difficile à percevoir et l’un des solo modifié pour le concert… Folie générale dans le public sur ce titre culte en tout cas, des pits se sont formés un peu partout, et je me suis lancé dedans à bras ouverts bien entendu.
En résumé, Judas Priest fût grand, royal, Metal. Un show pas exempt de défauts mais tellement impressionnant que tous ces petits problèmes sont passés inaperçus, même le final décevant où Halford a subitement disparu n’a pas pu entacher l’excellent concert de cette légende vivante…
Grandiose.

 

Difficile de se relever d’une telle tuerie ! Therion officie sur la Mainstage 2, n’étant pas trop amateur du style, je me dirige vers les stands boissons pour boire une bière avec mes potes en attendant le concert d’Ozzy. Certains s’en vont, d’autres restent, pour ma part je file répondre à un besoin naturel avant de revenir près de la Mainstage 1 pour assister au concert du Pape en personne…


  • 23h25/00h55 : Ozzy Osbourne

Ozzy souriait comme un gamin tout le long du spectacle. Au moins, il a l'air de s'amuser sur scène, c'est le principal !

Que l’on aime ou non le personnage, voir Ozzy Osbourne, c’est quand même pas rien. Inutile de présenter le légendaire chanteur de Black Sabbath, tout le monde connaît ses frasques, tout le monde connaît ses erreurs, tout le monde (sain d’esprit) connaît les tubes intemporels que sont Suicide Solution, Paranoid, Mr.Crowley et j’en passe… Ozzy est donc là devant moi, chanteur que je respecte énormément car il fait partie des grands noms m’ayant permis de découvrir la vraie face du Metal… Malgré ses choix commerciaux douteux et ses derniers albums parfaitement inutiles, je me réjouis donc de voir sur scène le Pape du Metal pour un concert que j’attendais énormément.
Ozzy débarque sur scène, il a du mal à traîner son sac d’os visiblement mais je dois avouer avoir été bluffé par la pêche qu’il dégageait tout au long de son set. Sautillant, farceur (Le coup de la mousse sur le premier rang, un classique), tapant dans ses mains comme un grand gosse et nous balançant ses mythiques « I CAN’T FUCKING HEAR YOU » à tout bout de champ, il n’y avait vraiment pas de quoi s’ennuyer pendant cette heure et demie en compagnie du Madman.
Vocalement, Ozzy n’est plus l’excellence qu’il était, c’est un fait, sa voix oscillait souvent durant le show mais restait malgré tout convenable et surtout, sans aucune retouche. Chose très appréciable que je dois relever, car le moins qu’on puisse dire, c’est que ses derniers albums sonnent tout sauf authentiques sur le plan vocal…

Gus G. en remplacement de Zakk Wylde se sera montré convaincant, bien qu'assez froid et peu axé sur le feeling.

Ozzy saute, Ozzy rigole, Ozzy fait le con, il s’amuse et moi aussi, et je ne peux m’empêcher de rentrer en transe en écoutant la setlist proprement GÉNIALE délivrée ce soir-là. Visez un peu ce quasi-perfect et pleurez de votre écran, du grand art. Quasi-perfect car en effet, Rat Salad est assez discutable. Gros solo de batterie, gros solo de guitare, je n’irais pas dire que les musiciens se faisaient mousser mais presque. Certes, c’est très impressionnant à voir et à entendre, mais assez peu utile et surtout, très long, notamment le solo de Gus.G, nouveau guitariste attitré du Prince Des Ténèbres en remplacement de Zakk Wylde. Ce dernier aura délivré une prestation convaincante mais perfectible, surtout au niveau du feeling. N’est pas Randy Rhoads qui veut, ça ne s’invente pas !
Pour résumer, Ozzy Osbourne m’a bien bluffé, moi qui ne donnait vraiment pas cher de sa peau sur scène, le Madman m’a cloué le bec et a prouvé de fort belle manière qu’il était loin d’être fini. Après tout, il l’a dit lui-même il y a quelques années, « I Don’t Wanna Stop« … A voir en live, ça vaut le détour !

 

Ozzy s’en va. Kyuss s’apprête à jouer, j’aimerais bien les voir, mais avec le monde présent sous la Terrorizer Tent, j’abandonne très vite l’idée. Encore un concert auquel j’aurais bien aimé assister qui me passe sous le nez, j’espère sincèrement que l’organisation du Hellfest corrigera ce problème l’an prochain. Direction la tente donc pour une dernière nuit, pendant laquelle je ne vais sûrement pas dormir : bien trop occupé à faire la fête au camping !
Blagues à la con, séances de Radikulting sur le groove chaleureux du dernier hit de Morbid Angel, photos de groupe et improvisation tardive d’un cover-band de Napalm Death : You Suffer aura fait frémir le camping dans sa version normale et extended ! Une nuit passée bien vite malgré l’importante fatigue ressentie…
Petite pluie au matin et quelques problèmes avec un visiteur peu désirable, mais rien de très méchant heureusement. Les tentes se plient, le camping se vide, les festivaliers rentrent chez eux : c’est la fin d’un Week-End qui une fois de plus aura été excellent.

Rendez-vous l’an prochain ? Assurément.

————

 

Le Hellfest, c’est fini ! J’espère que ce compte-rendu vous aura plu et satisfait, détaillé autant que possible, j’ai fait de mon mieux et ce fût long mais le résultat me convient désormais. N’hésitez pas à commenter, réagir, et donner votre avis ! En attendant, on se dit rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles folies meurtrières et de beuveries sataniques, tout ça sous le nez de Madame Boutin et ses perfides sbires.

A très bientôt et merci à l’organisation !

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Vader et sa clique au carrefour de l’Europe [Live Report]

Bruxelles, capitale européenne, melting-pot culturel grâce aux institutions européennes qui y sont installées. Bruxelles, capitale par la même occasion de la Belgique, petit pays au centre de l’Europe, coincée entre la France, les Pays-Bas, l’Allemagne… Soit, on s’en  branle de mon cours de géographie. Il s’avère qu’à Bruxelles, j’ai eu la chance de voir Vader et d’autres gars dans une salle de concert perdue dans la ville…

Pas bien malin…

Le concert a eu lieu le jeudi 16juin, 15€ l’entrée. Voilà ce qui est raisonnable pour un menu assez alléchant… C’était également mon premier concert dans cette salle qui accueille pourtant beaucoup de concerts de metal.
Ouais, enfin, soyons honnêtes, les gus qui gèrent cette salle font surtout venir des trucs en core, mais pas de la bonne famille : du deathcore, de l’emocore, du cacacore…
Ayant perdu toute notoriété, écrasé par les géants anversois (Biebob, etc), le Magasin 4, en face du site Tour&Taxi ne reçoit presque plus jamais le gratin, mais seulement le fromage brûlé collé au plat de germaine.
Mais voilà que nos amis du M4 produisent Vader (ce qui n’est pas rien), et pour assurer leur succès, ils ont organisé ce concert en… PLEIN MILIEU DES PARTIELS!
M’enfin, il faut vraiment être con pour organiser un concert de Metal avec des groupes qui touchent un public 18-30ans en plein milieu de partiels!
Donc, topo, on était à 250devant Vader, géant polonais qui est sold-out à chaque live dans son pays natal. C’est comme si Gojira allait jouer en Pologne, et qu’ils étaient accueillis par des mendiants roumains quoi! (si ça c’est pas de la comparaison efficace).

Pas la forme mais le fond.

Vader n’est pas venu seul défier Bruxelles, il est venu avec Essence, groupe de thrash danois, Resistance, groupe de deathcore belge, et Krisiun, Death brésilien.
Essence, jeune groupe géniteur d’un très bon nouvel album de Thrash… Ouais vous avez bien lu, du bon thrash en 2011!
Sur scène, ils sont énervés, virtuoses, agréables… Ca me fait presque de la peine de savoir qu’ils ont joué devant 100personnes maximum, leur concert en plus parsemé de problèmes sonores (guitariste rythmique qu’on entend plus pendant une chanson, chant en retrait). Notre pauvre chanteur danois aux allures de Schwarzy nordique ne cessait de s’excuser pour le son, ce qui n’était pas sa faute. Malgré toutes ses emmerdes, les gus ont continué de jouer avec plaisir, et leur musique était de qualité, comme sur album. Mention très bien au bassiste et à son solo magnifique (réellement!). J’ai même pu discuter avec le guitariste rythmique (qui a l’air plus jeune que moi), et j’ai choppé la setlist!

Après cela, viennent les Belges de Resistance pour un show moyen. Deathcore gras, chant de porc, bouillie sonore, le chanteur avait une bonne grosse tête de baraqui (un beauf en Belgique), avec ses cheveux plaqués sur le crâne, et son training adidas… C’est drôle dix minutes d’headbanguer là-dessus… Mais après, non quoi, on ne voyait pas la différence d’une piste à l’autre, l’ennui mortel s’installe… J’ai d’ailleurs préféré aller boire une bière en compagnie d’un ami en dehors de la salle, le temps que ce soit fini…

Pas des petites bites les Brésiliens.

Sexys les Brésiliens non ?

Krisiun était alors un groupe qui m’était inconnu, on m’avait conseillé à plusieurs reprises leurs albums (AssassiNation)… J’attendais donc du lourd de ce groupe, considéré par quelques uns de mes amis comme des tueurs en concert…
Ils n’avaient pas tort les raclures, ce show était über-violent. On avait beau être que 200, ils nous ont bien fait saigner. Ultra-communicatif avec le public, technique, précis… Rien à dire, leur musique en concert, c’était presque parfait, hormis le son de batterie trop en avant (mais n’enculons pas les mouches). Le trio latin abat un boulot de bûcheron énorme !

Petit fait amusant : dans le pit (l’endroit où se déroule les pogos pour le petit Jean-Mouloud qui passe), un homme asiatique, se tenant au milieu est devenu hystérique et a commencé à donner des coups de pied à la Bruce Lee à quiconque osait l’approcher. La sécurité arrivant telle une muraille de Chine pour empêcher l’invasion mongole nous a évité une belle séance de karaté!

Les polaks ils font peur.

Dernier concert de ce soir, les très attendus polonais de Vader. Acclamés fortement par nous les Belges (même quand plein de bruit), le groupe monte sur scène, et annonce dores et déjà qu’ils n’auront qu’une heure de set-list (Hein ? Autant que les deathcoreux ? Mais…Mais???), et qu’il n’y a donc pas trop de temps pour parler.
Putain, j’ai mangé mes dents.
Sur scène, le guitariste soliste est très présent, il tire la langue comme s’il était sorti de Kiss, fait des solos de génie, serre la main du public à chaque fin de morceau. Les membres étaient impressionnants. Le chanteur est titanesque (sur scène) avec son air colérique, son growl puissant et sa guitare satanique qui ferait frissonner Kevina le bûcheron des ténèbres.
Vader nous a balancé des classiques (je cite Carnal, chanson courte mais qui déglingue grave ou encore this is the war…), une nouvelle chanson, des trucs récents, et aussi… Une reprise de Raining Blood qui bottait des culs par dizaine (j’ai encore des bleus). Le son a été presque parfait, à quelques exceptions près (mais on s’en fout), la foule peu nombreuse (plus ou moins 250…), survoltée (du moins devant et dans le pit…)
Autre anecdote dans ledit pit : après Bruce Lee, nous avons eu le droit à la copie carbonne de Baptiste de 10minutes à perdre (site très con que je vous conseille) dansant le Rock’N’Roll au milieu des métalleux, il m’a même invité à danser (je dois plaire aux cas sociaux).

Et le bilan ?

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment, les groupes étaient tous bons (sauf mes con-patriotes et leur bouillie coreuse infâme). Les performances de chacun étaient à saluer, ils ont gardé la forme et le sourire, même dans une salle moyenne, avec peu d’affluence et des problèmes sonores handicapant (surtout pour les Danois.)
Si le Magasin 4 améliore l‘acoustique, son organisation , et arrivent à attirer plus de gros noms, peut-être qu’il pourra se reforger une place dans le carnet Rendez-vous des métalleux belges. C’est en tout cas avec hâte que j’attends de revoir les Brésiliens et les Polonais au Mass Deathtruction !

Summer Campaign Tour Baby

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part. 3]

Troisième partie du compte-rendu dédié au Hellfest 2011 et ses armées de zombies putrides qui ont terrorisé Clisson pendant 3 jours… Gruuuuuuuuar !

Avant de commencer, vous voulez jeter un œil à mon running order du jour ? Ca se passe par ici.


Samedi 18 Juin

Hell-Leclerc !

De la bière, du metal... rien d'anormal.

Wouaw, le réveil est dur. 8h, comme d’habitude, même si l’envie de dormir est bien présente, c’est tout simplement impossible avec l’agitation présente au-dehors et la lumière ambiante qui empêche de fermer l’oeil…
Aujourd’hui, c’est direction Leclerc ! Une canette de Coca pour se réveiller, on ne change pas les classiques… Tout le monde émerge, et direction mon supermarché préféré pour éviter de se ruiner sur le festival, et le plus important, acheter de la bière (huhu).
Le Hellfest dispose d’un emplacement quasi-parfait il faut l’avouer, à moins d’un kilomètre à pied se trouve le Leclerc, ainsi qu’un McDonald’s, tout pour plaire et faire un petit régime. Vu les prix pratiqués sur le fest’, autant aller se nourrir chez eux dans un sens…
Entrée dans le magasin, la troupe de Metalheads rôdant dans les rayons est simplement sidérante, il n’y a que ça, partout ! Effet assez comique qu’il faut voir pour vraiment comprendre.
On achète donc l’attirail de base : saucisson, sandwichs, boissons, alcool, eau minérale (!), énergisants, pain… Oui bon on va s’arrêter là hein. De quoi survivre quelque temps au camping. Malin comme je suis, j’arrive à chopper une petite bouteille d’eau que j’engloutis d’une traite et qu’évidemment, je ne paierais pas.
Ah bah hé oui, à la guerre comme à la guerre.
Direction la caisse, nous payons, et retour chargé comme des bœufs au festival. Il est 11h20, nous pensions arriver à l’heure pour Whiplash et démarrer cette journée Thrash de bon pied… Mais non, trop crevé. Nous voilà donc en train de glander au camping en attendant le prochain groupe… Le temps passe vite, trop vite : Angel Witch est déjà sur scène, et le groupe me passe donc sous le nez.
Allez, fini la glande, en route ! J’arrive sur le site pour la fin de ce grand nom anglais et assiste donc à leur méga tube éponyme… Au moins, j’aurais vu l’essentiel.


  • 13h05/13h45 : Mekong Delta

Le nouveau guitariste Erik Adam s'est montré plus qu'à la hauteur du nom de Mekong Delta. Belle performance !

Je m’installe tranquillement devant la Mainstage 2 en regardant de loin l’écran géant, diffusant la fin du set d’Angel Witch.
Le soleil cogne pas mal… J’attends fébrilement les techniciens allemands du Thrash, j’ai nommé Mekong Delta, groupe que je ne connais pas parfaitement mais dont l’album « Dances Of Death » m’avait mis une sacrée claque. Les voilà qui entrent en scène, malheureusement pour moi je ne connais aucun des membres hormis le bassiste, qui est le seul musicien restant de la formation originale… Difficile de voir un groupe soudé sur scène, la plupart des zicos ayant rejoint la troupe en 2008. Malgré tout, la performance fut bien satisfaisante.
Le nouveau chanteur dégageait une énergie assez communicative et sa voix claire collait parfaitement à la musique des allemands, ce qui en thrash ne court pas les rues vous en conviendrez. Je regrette cela dit que ce dernier n’ait pas été mis plus en avant sur scène, le groupe ayant préféré opter pour de longs titres instrumentaux vers la moitié du show… Toutefois, ce choix n’était pas spécialement surprenant et aura permis au public d’apprécier la fine technique du combo qui se place parmi les grands noms à retenir du Technical Thrash.
Un concert fort sympathique pour démarrer ma journée quoi qu’il en soit, le groupe a su me convaincre, et malgré un public pas très réceptif à leur musique, j’ai apprécié la performance délivrée.

 

Rien d’intéressant pour moi dans les deux prochaines heures, heureusement dirais-je car je suis déjà crevé et mes pieds souffrent comme jamais… Mes potes tentent tant bien que mal de me convaincre d’aller voir Hail Of Bullets, mais ne connaissant strictement rien du groupe, je passe mon tour et retourne me poser au camping pour garder des forces. La journée va être dure et longue (oui, comme ma bite, merci).


  • 15h25/16h10 : UFO
UFO

Objet volant non-identifié sur scène ! Oui, c'est bien UFO.

UFO, woaw, en voilà une bonne légende. Je ne connaissais que de nom ce groupe pourtant très reconnu dans la sphère Hard-Rock / A.O.R., et je dois avouer avoir été très surpris en écoutant leur album Lights Out. Bien pêchu, rempli de tubes et mené par un chanteur simplement excellent, ce fut pour moi une sacré découverte qui dépassait mes attentes. UFO arrive donc sur scène, concert que j’attendais impatiemment là aussi histoire de voir si le groupe réussirait à me convaincre également sur scène… Défi réussi !
Certes, au niveau du chant, on sentait que Phil Mogg ne tenait pas les aigus aussi bien que dans sa jeunesse, mais sa performance était plus que satisfaisante et surtout, sans fautes, ce qui n’a pas été le cas de tous les ténors du festival. Au hasard, Ozzy Osbourne…
Un leader en tout cas très sympathique et proche du public qui s’est laissé aller à plusieurs vannes bien senties, bonne ambiance tout du long pour un concert de Hard-Rock comme on les aime. Le public chantait en cœur, les refrains fédérateurs étaient légions (Lights Out, Lights Out In Loooondooooon !), les musiciens carrés et la setlist plaisante, pas grand chose à en redire si ce n’est que c’était une belle leçon de Hard dont je me souviendrais longtemps !
L’une des meilleures surprises du festival pour ma part.

 

  • 16h15/17h00 : Municipal Waste

Prendre une photo du groupe avec ça qui tourne en même temps c'est... compliqué.

Oyé, Oyé ! Sortez les griffes, resserrez vos pompes, mettez tout objet fragile hors de portée, Municipal Waste débarque au Hellfest et ça va faire très mal !
Sur album, je dois bien vous avouer que le combo Virginien m’en touche une sans faire remuer l’autre, pour plusieurs raisons. Son trop moderne, compos pas spécialement fascinantes et globalement, le tout a déjà été fait et proposé longtemps avant, mais… malgré tout ce n’est pas un groupe que je place au placard, loin de là. Seulement, ça ne m’atteint pas vraiment. Il faut dire aussi que le Crossover Thrash, c’est surtout en live que ça se vit, c’était donc la bonne occasion pour moi de tester les performances du groupe face au public et voir ce que ces tarés valaient vraiment…
Oulà, c’est déjà parti ! Le groupe vient à peine de commencer que le pit est rempli de fous furieux prêts à vous faire sauter les dents. Bon, y’a pas à dire, Municipal Waste, en live, ça envoie du bois, tout simplement. L’ambiance est survoltée et le chanteur complètement déjanté, le public en transe… Peut-être même trop d’ailleurs, un exhibitionniste aura d’ailleurs été rappelé à l’ordre par le leader (« Nice Cock, Asshole ! »). Bref, ça allait à 300 à l’heure, les titres déboulaient à toute vitesse, on peut dire que Municipal Waste aura bien foutu le bordel en cette fin d’après-midi.
Un concert à vivre pour son ambiance assez unique plus que pour sa musique, qui ne m’a pas pleinement convaincue…
Mais on s’en fout, c’est du Thrash, j’ai bougé, contrat rempli !

 

  •  17h05/17h55 : Thin Lizzy

Scott Gorham aura délivré une très belle performance tout au long du set, habilement secondé par... qui déjà ?

Thin Lizzy, le mythe… ou presque. En effet, difficile d’appeler Thin Lizzy par son nom aujourd’hui, la moitié des membres de la formation d’origine sont décédés,  les autres intermittents sont retombés dans l’anonymat ou tournent dans d’autres groupes… Que reste-t-il donc de ce grand nom ?
Un batteur, sinon rien…
Brian Downey se retrouve seul sur scène pour honorer le vrai nom de Thin Lizzy, pas évident comme rôle. Je dois vous dire que comme UFO, je ne connaissais que très peu Thin Lizzy avant de les voir, cela ne m’a tout de même pas empêché de sentir un problème au sein du groupe sur scène… Pour reprendre l’expression de je-ne-sais-plus-qui, j’avais vraiment l’impression de voir un Cover-Band Deluxe en fait. Attention, je ne voudrais pas donner l’impression de descendre la prestation que nous ont offert les musiciens en ce Samedi 18, qui était plutôt correcte globalement, j’insiste seulement sur le fait que ce n’était pas vraiment Thin Lizzy… Bon, soit.
Je ne connaissais pas beaucoup la tracklist du concert, et pour tout vous dire j’attendais avec impatience le morceau Cold Sweat, qui malheureusement n’aura pas été joué sur scène. Le chanteur faisait tout son possible pour assurer le spectacle, je dirais qu’il a bien réussi mais malgré tout mon constat reste mitigé aujourd’hui. Un concert sympathique oui, mais clairement pas à la hauteur de mes espérances…

 

  • 18h00/18h45 : Destruction

NAILED TO THE FUCKING CROSS !!!

Il fait chaud, je sue, mes jambes sont explosées et je n’ai qu’une envie, m’allonger pour me reposer… Mais pas le temps, Destruction déboule sur scène, et pour rien au monde je ne manquerais ça !
Premier membre du Big Three allemand à passer sur scène ce Samedi, Destruction à pour mission de tout péter et préparer la piste pour ses collègues, chose qu’il fera à merveille car le moins que je puisse dire, c’est que le trio m’aura dévissé les cervicales. Chargé d’hymnes propices au headbang, le set a enflammé la scène et par la même occasion le pit qui, sans surprises, était totalement furax. Je me suis donc retrouvé pendant la moitié du concert à secouer ma tête comme un malade au rythme des riffs qui m’arrivaient droits dans la gueule, tout ce que l’on peut attendre d’un groupe aussi fin que Destruction.
Schmier aura également tenu un petit discours sur le Hellfest, son groupe étant désormais un habitué de l’affiche, en expliquant à quel point le festival avait grandi sous leurs yeux à chaque édition… Bien sympa à entendre !
En résumé, Destruction, c’était allemand, c’était violent, et ça balançait la sauce par litres entiers. Concert énorme !


Apocalyptica joue sur la mainstage 1, vite vite, je passe entre les armées de coreux et d’abominations à mèches pour rentrer au camping et engloutir de l’énergisant. Discussion avec les potes sur place, et retour sur le site pour l’un des concerts que j’attendais le plus …


  • 19h55/20h45 : Sodom

Sodom, le groupe qui fait très mal là où ça passe.

J’arrive à temps pour trouver une bonne place pas trop loin du pit afin d’assister au concert de l’un de mes groupes de Thrash préférés, les bouchers de Sodom. Soldats des riffs, troupes d’assauts du Headbang, unité spéciale des pits, la milice allemande est en route… enfin… heu…
Qu’est-ce qu’il se passe là ? Apocalyptica dépasse son temps réglementaire pour nous « offrir » un morceau supplémentaire… ! Non mais ho ! Réaction assez virulente de la part des amateurs de Sodom qui scandent au groupe leur mécontentement, un énervement général qui aura brièvement été montré sur l’écran géant… Enfin, leur set se termine et l’Oncle Tom fait son apparition ! Il est encore plus beau et poilu qu’en photo !
Sodom démarre sans plus attendre son show par un titre de leur nouvel album, l’excellent morceau In War And Pieces. Le headbang démarre et n’est pas prêt de s’arrêter, les trois balourds vont nous asséner de tueries comme eux seuls savent le faire et les fans n’attendent qu’un titre : Agent Orange !
Grosse folie sur ce morceau tiré de l’album de Sodom le plus reconnu à ce jour, le public est hystérique et ça sent la sueur, la vraie, celle du Metal. De mon coté, c’est la folie totale, le concert bat son plein, mais le son n’est pas vraiment au top : difficile d’entendre certains riffs en effet, la guitare me semblait anormalement sous-mixée et c’était parfois impossible d’entendre quoi que ce soit… Remember The Fallen, Blasphemer, Sodomized, les gros classiques y passent… Et Sodom boucle son set ! WTF ! Où est passé Ausgebombt ? Et les titres de Persecution Mania ? …
Le groupe se retourne et salue brièvement le public, apparemment pressés, les fans se questionnent : que se passe-t-il ? Le show est déjà terminé, à la surprise générale… En effet, en commençant plus tard, Sodom n’a pas pu bénéficier de tout le temps qui lui était accordé… Fuck… Un peu décevant avec le recul, un set écourté et un son pas parfait, cela n’empêche pas que sur le moment, l’ambiance était vraiment démente et Sodom écrasant.

 

Crevé et vidé, je rentre au camping, le Heavy de Zakk Wylde ne m’intéressant pas vraiment dans son groupe personnel, et trop épuisé pour voir D.R.I. … Comme d’hab, canette énergisante, une petite pomme Golden histoire d’avoir du sucre en réserve et on est reparti. Décidément, c’est vraiment dur de tenir le rythme.


  • 21h55/22h55 : Kreator

Mille Petrozza a pris du poids, certes, ça ne l'empêchera pas de vous fracasser en deux si l'occasion se présente.

J’ai un peu de retard pour le démarrage de Kreator et loupe donc leur titre « Hordes Of Chaos ». Heureusement, pas trop de casse, moi et mes potes nous faufilons à travers la foule pour accéder à une place à peu près convenable histoire de bouger et voir un maximum du concert. Malgré tout, difficile de s’approcher de la scène, nous nous contentons donc d’une place reculée où l’écran géant sera notre sauveur. Au moins, le son est bon.
Mille Petrozza était totalement incontrôlable ce soir là, pour quelqu’un qui n’aime pas le Metal (Voir l’interview de Tommy Vetterli par RadioMetal), le leader de Kreator m’a paru complètement possédé et à fond dans son rôle, clairement l’une des figures marquantes du festival. Pour être honnête, je ne m’attendais absolument pas à ça. Kreator est reconnu pour être le « virtuose » de l’Allemagne, celui qui allie avec brio mélodie et riffs d’aciers, mais détrompez-vous, sur scène, ils ne sont pas là pour vous faire couler un bain, si ce n’est de sang !
Un concert survolté donc, qui aura vu naître plusieurs pits tous aussi violents les uns que les autres. Aubaine pour moi, j’étais placé juste à coté de l’un d’eux et ai pu me frotter à d’autres têtes dures sur les classiques que sont Enemy Of God ou encore Flag Of Hate. Un show carré, très pro, un frontman au top de sa forme prêt à tout écraser sur son passage et une setlist simplement excellente : Kreator a décimé les rangs du festival et s’impose haut la main comme vainqueur de la plus grosse tuerie du Week-End, rien que ça.
Monumental.

 

Le concert des allemands se termine, et d’un coup je ne me sens pas très bien… Trop de monde, trop de poussière, je suffoque littéralement et une forte envie de vomir se fait ressentir. Ça craint ! Je me précipite près du coin bouffe pour respirer un peu et m’asseoir en attendant le concert de Bolt Thrower qui ne devrait pas tarder…
Je bois une bière histoire de me remettre sur pieds… Woaw, on peut dire que j’ai été surpris. La santé, ça ne rigole pas, à partir de maintenant je me ménagerais un peu.

Scorpions entame son set, malheureusement pour moi, le devant de la scène est totalement rempli et accéder à une bonne place est simplement impossible. Je regarde donc de loin le début de leur prestation avant de me diriger vers mon groupe Death préféré…


  • 23h15/00h15 : Bolt Thrower

Jo-Beth, désignée bassiste la plus sexy du festival.

Bolt Thrower, le monstre anglais, est au Hellfest cette année et le privilège pour nous, les français, est assez conséquent. Vu le peu de dates qu’accorde désormais le groupe pour ses représentations, Bolt Thrower était tout simplement immanquable pour moi qui ait été introduit dans le Death Metal avec leur album culte « The IVth Crusade »… C’est parti pour une leçon de combat digne de ce nom !
La tente est déjà très remplie à mon arrivée, arf, je tente tant bien que mal une percée dans les rangs et arrive à me dégotter un emplacement plutôt correct me permettant d’headbanguer comme un sauvage sans me soucier du monde autour de moi. Je n’avais pas une excellente vue sur le concert, j’ai donc passé les 3/4 de mon temps à fouetter l’air de ma douce crinière, dans un sens, on ne va pas voir Bolt Thrower pour poser son cul sur une chaise, mais bien pour tout écraser, c’est ce que j’ai fait.
Une très grande majorité de titres venant de « Those Once Loyal », dont le terrible Anti-Tank (qui porte définitivement bien son nom), ainsi que des morceaux plus classiques de leur répertoire, comme le célèbre Cenotaph ou encore No Guts, No Glory pour ne citer qu’eux. Une performance ultra-carrée au son pour ainsi dire impeccable (Dingue alors, Rock Hard Tent pourtant), un groupe de légende sur scène ce soir au Hellfest…
La machine de guerre Bolt Thrower m’a roulée dessus en faisant plusieurs demi-tours, et en plus, j’ai aimé ça !
Prix spécial du headbanging 2011.

 

Retour de Bolt Thrower. Scorpions est en plein concert et la mainstage 1 est noire de monde, impossible de pénétrer les lignes sous peine de mourir d’étouffement. Jamais vu ça, même Kiss l’an dernier n’a pas réuni autant de monde.
Je  me contenterais donc de l’écran géant pour suivre la performance de Scorpions en attendant la venue d’un de mes classiques of all-time, le genre de groupes qui vous marque à vie, j’ai bien nommé Coroner…
J’arrive à accéder aux barrières ! Yeah ! Je tente de trouver un emplacement correct quand une tape amicale m’arrive sur l’épaule : je retrouve avec stupéfaction l’un de mes potes que je n’avais pas vu du week-end, présent sur place mais pas au même camping que moi, ça alors pour une surprise… Ma place est assurée, le concert s’annonce grandiose, et j’assiste patiemment au set de Scorpions en écoutant leurs deux plus grands tubes : Rock You Like A Hurricane, et bien entendu, Still Loving You…


  • 01h00/02h00 : Coroner
Tommy Vetterli

Tommy Vetterli sur scène, froid et concentré, en imposait à mort avec des soli bénis par les dieux et ses riffs aiguisés...

Coroner. Coro-Fucking-Ner. Ce groupe à mes yeux est un putain de mythe, le truc longtemps resté inaccessible qui s’offre enfin à moi en live. Pour rappel, Coroner est considéré comme l’une des perles oubliées du Metal, ce groupe de Thrash Technique Suisse était en effet bien en avance sur son temps et n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait, soutenu par un label qui préférait s’intéresser à Kreator qui avait la côte à l’époque… Lassé par tant d’incompétence, le trio se sépare et disparaît dans l’ombre, laissant ses fans sur les dents. Une cruelle déception.
Bien clairs sur ce sujet, Coroner ne se reformera jamais, cela a maintes fois été dit au cours d’interviews, et pourtant… En 2011, ils sont là. Pour nous, pour leur public. Pour faire honneur à la légende. Si il y avait bien un concert à ne pas manquer cette année pour les amateurs de Metal, c’était celui-ci. Bon je m’emballe mais c’est pour vous expliquer à quel point Coroner est important pour moi.
Passons donc au concert ! Quelle claque… Baigné dans la nuit noire, le groupe arrive sur scène, l’ovation est immédiate, le public extrêmement positif, ça fait vraiment plaisir à voir.
Le set démarre avec Golden Cashmere, Sleeper, l’un des morceaux que Coroner avait composé à l’époque pour leur « nouvel » album, qui n’aura jamais vu le jour…

Ron Broder

Ron Broder à la basse semblait très content de jouer ce soir-là, et ça tombe bien, le public aussi !

Une intro calme et planante, puis la tuerie démarre, Internal Conflicts prends la relève et là, l’explosion. Tommy Vetterli n’a rien perdu de son talent, statique et froid, la performance du virtuose était simplement fascinante et ses soli splendides, absolument rien à redire dessus, du grand art. Ron Broder s’est également bien défendu lui-aussi, son ton toujours aussi rageur faisait plaisir à entendre et ses lignes de basse claquantes résonnaient sur tout le festival… Seul Marky Edelmann m’aura paru en retrait lors de ce concert, pas mauvais, mais aucunement marquant, j’ai pourtant essayé de m’intéresser à son jeu sur scène mais quelque chose me dérangeait…
La setlist du concert quant à elle était excellente, grosse préférence du groupe pour leurs deux derniers albums avec des classiques telles que Semtex Revolution, Divine Step ou encore Metamorphosis. Les anciennes références n’étaient pas non plus lésées, on a donc pu headbanguer comme des fous sur Masked Jackal ou encore Reborn Through Hate, dernier morceau joué ce soir-là, fin d’un set trop court si vous voulez mon avis…
Coroner a donc déchiré le Hellfest, et c’est rempli d’une immense fierté que je sors du concert, des images plein la tête et les jambes toujours aussi douloureuses…

 

Alors ça, c'est moi qui... gerbe. Absolument lamentable oui.

C’est l’heure de rentrer ! On peut dire qu’entre Kreator, Sodom, Bolt Thrower et dernièrement Coroner, j’ai pas volé une bonne nuit de sommeil, je rentre donc péniblement au camping avec la masse de gens sur la route qui font visiblement de même… Je galère un peu à retrouver mon chemin, je cherche désespérément ma tente… Ah, enfin, je la vois, j’arrive sur place, mes potes discutent autour d’une bière et… trou noir. Hum.
De ce que l’on m’a dit, je me suis effondré par terre en arrivant, le problème c’est que j’en ai aucun souvenir. Je n’avais pourtant pas bu, sobre et les idées à peu près claires… J’ai dormi un bon quart d’heure puis me suis réveillé un peu paumé, j’ai cru avoir passé la nuit dehors, ce qui m’a fait pas mal flipper…
Gros mal de tête, une nausée qui s’installait, complètement HS… et d’un coup je n’ai pas pu me retenir : direction les plantes pour… hum oui bon voilà vous vous en doutez. Fin de soirée totalement catastrophique donc, j’en suis venu à la conclusion que j’avais sûrement dû faire un petit malaise, pour causes de fatigues, chaleur et surtout sous-alimentation. Il faut dire que je n’ai vraiment pas beaucoup mangé sur place, ça m’apprendra.

Morale : La santé, c’est primordial, ménagez-vous et mangez beaucoup si vous allez à un festival en plein été.


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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Vierge de Fer, Petit Journal et crampes d’estomac [Live Report]

Peu de gens peuvent se lever le matin en se disant, à l’instar d’un Will Smith, « Je suis une légende ».  Et pourtant, c’est une réflexion que les six britanniques d’Iron Maiden ont du se faire plus d’une fois. Et ce lundi 27 juin 2011, à 19 ans,  j’ai rendez-vous avec la légende.

Iron Maiden, c'est l'assurance d'un grand show avec de grands moyens.

Évidemment, je suis en droit de me dire que je suis né trop tard, que le dernier album de la Vierge de Fer, l’ennuyeux « The Final Frontier », est loin d’être terrible, que ce concert s’annoncera très carré, trop peut-être, que la proximité avec le groupe (chose qui m’est chère) ne sera évidemment pas de la partie, mais toutes ces remarques froides ne pèsent pas un gramme face à l’enthousiasme qui me saisit et ne me lâche pas en cette caniculaire fin d’après-midi, tandis que je retrouve l’ami KID66 pour me rendre avec lui au Palais Omnisports de Paris-Bercy, nous faufilant à travers un Châtelet au-delà du saturé et absolument étouffant de chaleur.

Une fois sorti du métro, difficile de s’y tromper : on y est ! Chevelus dans tous les sens, gueulant de leur mieux en guise de signe de ralliement, des bouteilles / canettes de bière absolument partout sur les marches de Bercy… tandis que je fais la queue, des fans de Maiden apparaissent au balcon du Novotel juste en face de la salle, et brandissent un drapeau anglais, ce qui suscite une vive réaction de la part de la file d’attente.

Une fois rentré, c’est l’émerveillement : je n’avais encore jamais fait de concerts à Paris-Bercy. Bah putain, c’est quand même assez renversant, la clameur de cette foule titanesque, tout autour de moi, où que je tourne les yeux : à droite, à gauche, derrière, la fosse devant moi… je prends même une à deux minutes pour reprendre mes esprits et tenter sereinement de trouver une place avantageuse dans la fosse. Après m’être assuré au passage que la première partie était bien passée (le fils à Dickinson, merci bien hein !), je trouve une place et commence à littéralement piétiner d’impatience.

Les lumières s’éteignent plus rapidement que prévu et là, les tripes se resserrent… au sens propre, en fait, puisque j’en viens au premier problème qui m’a gêné pendant le concert : mon estomac ! Celui-ci m’a en effet incroyablement fait souffrir pendant la quasi-intégralité du concert. Rien à voir avec le concert proprement dit, donc, mais à cause de coup du sort, je n’ai pas pu profiter du concert autant que j’aurais voulu. En deuxième moitié de concert, ça deviendra même vraiment douloureux et je suis obligé de me courber en deux toutes les cinq minutes. C’était vraiment pas le jour pour ça.

Enfin, ceci étant mis de côté, je n’ai pas grand-chose à redire sur le show en lui-même : c’est certes carré et très préparé, mais ça n’empêche pas Dickinson de se fendre de quelques interventions dans un français pas mauvais du tout. Ça joue bien, le son est extrêmement fort (les bouchons d’oreille m’ont été bien utiles, pour le coup) mais assez bien équilibré. Chaque musicien trouve sa place dans le mix. Niveau setlist, pas mal de titres des années 2000 (dont cinq du dernier opus, qui passent un peu mieux sur scène qu’en studio), mais pas des moindres : « The Wicker Man », « Blood Brothers », « Dance Of Death »… de bons morceaux bien fédérateurs, avec de nombreux « wooooh wooooh » à la clé, et d’épiques duels de six-cordes, menés de mains de maîtres par le trio de guitaristes.  Côté GRANDS classiques intemporels, nous avons « Two Minutes To Midnight » en début de concert, « The Trooper », « The Evil That Men Do », « Fear of the Dark », et en rappel, « The Number of the Beast », le divin « Hallowed Be Thy Name », « Iron Maiden » ou encore « Running Free ».

YOU TAKE MY LIFE BUT I'LL TAKE YOURS TOO !

Niveau visuel, le paquet a été mis (mais on en attendait pas moins d’Iron Maiden) : intervention d’un Eddie comme sur la pochette de The Final Frontier pendant un morceau, un buste géant d’Eddie qui surgit du derrière de la scène, avec ses yeux rouges qui percent la semi-pénombre de Bercy…  dans un registre moins surprenant, on retrouve toujours Bruce habillé en soldat anglais, agitant un drapeau de la même nationalité de toutes ses forces pendant l’incontournable « The Trooper »…  du grand show !

En un mot comme en cent, et en mettant mon fâcheux problème gastrique de côté, je dirai que voir Iron Maiden, c’est comme n’importe quel concert, mais avec les avantages (comme les inconvénients) multipliés par dix. Les avantages, c’est le côté fédérateur du show, l’ambiance dans la foule (ça sautait et pogotait un peu partout, même les spectateurs en gradin étaient en ébullition), l’aspect grand spectacle. Les inconvénients, ce sont la proximité avec le groupe hélas réduite, l’immensité de la foule, le côté prévisible du concert. Mais malgré tout je n’arrive pas à faire le difficile, et me suis régalé.

Anecdote amusante:  en sortant, j’aperçois une équipe technique de Canal +. Une caméra et un micro. J’ai tout de suite compris que ces deux individus étaient là pour couvrir l’événement pour le Petit Journal de Yann Barthès, sans doute pour faire une nouvelle fois passer les metalleux pour des demeurés primitifs et brutaux (je me souviens, non sans une certaine émotion, du « reportage » que nous avait infligé la même émission à l’occasion du concert de Metallica, à Bercy également). Donc, foutu pour foutu, je me suis joint à quelques camarades improvisés pour gueuler aussi fort que possible devant la caméra. Na.

Ainsi se termine une très bonne soirée. Vivement la prochaine, que je puisse en profiter encore plus, et chanter à pleine voix sur « Blood Brothers » sans me contorsionner en deux toutes les trois minutes.

(les photos jointes ne sont pas celles du show d’hier soir, elles sont juste illustratives. J’éditerai l’article dès que j’aurais trouvé des photos du concert de Paris)

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Seconde partie de ce compte-rendu consacré au Hellfest et son édition 2011 !
Vous êtes toujours là ? Ready To Rock ? Alors c’est parti !


Vendredi 17 Juin

Entrée festival Hellfest

Déjà de bon matin, l'entrée du festival s'avère chargée.

Oulà. Où suis-je donc ? Ah oui c’est vrai, le Hellfest, enfin plus précisément dans ma tente. J’ai failli cuire comme de la mauvaise bouffe prête à réchauffer tant le soleil cognait au petit matin, à peine 8 heures et déjà la chaleur s’installe…
Il vaut mieux ça que de la pluie vous me direz, mais bon pas trop quand même.
Petit déjeuner improvisé, mes camarades se lèvent, les gens du camping s’amusent déjà, l’ambiance est bonne et c’est le sourire aux lèvres que nous partons tous en direction des portes du festival deux heures plus tard.
Je comptais aller voir Hangman’s Chair, mais pas de bol pour moi, un ami devait nous rejoindre sur le site, fraîchement arrivé… Je fais donc demi-tour et m’en vais lui indiquer l’emplacement de nos tentes afin que ce dernier s’installe.
Tant pis pour Hangman’s Chair, c’est vers Svart Crown que je me dirige le plus vite possible afin de commencer la fête ! Ah, en parlant de ça, vous voulez un résumé des concerts vus ce jour-même ?
Hé bien le voici, il fallait demander.


  • 11h05/11h35 : Svart Crown

J’arrive légèrement en retard pour le show de Svart Crown et n’ai pu en voir que 20 malheureuses minutes. C’est en pure découverte que je suis allé prendre une petite leçon de Blackened Death de la part de ces français, qui pour être honnête, m’ont plutôt convaincu malgré le court laps de temps offert à leur prestation.
Je ne pourrais pas vous en dire grand chose, si ce n’est que leur set était plutôt carré et les musiciens un brin statiques, mais c’est le genre qui veut ça dans un sens. J’irais probablement les revoir à la Rock School Barbey de Bordeaux en Octobre histoire de mieux les connaître !


30 minutes de repos avant le prochain concert, ce qui me laisse le temps d’aller traîner du coté du Metal Market, ou encore une fois, les produits estampillés Metal sont légions… Bacs de CD’s, T-Shirts, Accessoires, le paradis… pour ceux qui ont un porte-monnaie en acier trempé. Pour ma part, 60€ seulement pour survivre, j’évite donc de fouiller en détail sous peine de me ruiner pour le restant des trois jours. Tant pis, mais le net regorge de bonnes promos lui aussi!
Allez, direction Malevolent Creation, et là ça va péter.


  • 12h15/12h55 : Malevolent Creation

Les bestiaux américains montent sur scène et l’ambiance sous la Rock Hard Tent devient électrique : on est partis pour 40 minutes de pur Death Metal old-school et bien baveux. Si leur dernier album, « Invidious Dominion » n’a pas convaincu tout le monde, leur show en revanche à, je pense, mis les choses aux clair : Malevolent Creation a les dents aussi acérées qu’en 1991 et la sortie de leur classique « The Ten Commandements ».
Ca envoie, ça blast, et mon premier Headbang de la journée survient vers la moitié du concert : preuve d’une performance satisfaisante de la part de ces vieux briscards du Death. Le son de la Rock Hard Tent est perfectible, comme les précédentes années, mais c’était globalement assez correct. Un bien bon show en tout cas qui m’a donné envie d’attaquer leur discographie plus en profondeur.
Arf ! Pas de bol, la pluie se pointe peu avant la fin… C’est le moment de faire le warrior et aller délirer avec The Dwarves sous la flotte.

 

  • 13h00/13h40 : The Dwarves
The Fucking Dwarves

Petite séance de Crowd Surfing pour le leader des Dwarves pendant que les autres membres... heu... ben font les cons.

Le meilleur groupe du monde ! … Enfin c’est eux qui l’affirment bien entendu.
The Dwarves n’est pas un groupe comme les autres, chez eux, le spectacle compte au moins autant que la musique, et heureusement pour eux car sur le plan musical, je dois avouer avoir été quelque peu… Hmm, refroidi disons.
Bon, c’est du Punk Hardcore assez sautillant qui ne se prend pas une seule seconde au sérieux, il faut le savoir et donc par conséquent, ne pas s’attendre à un opéra… Quoi qu’il en soit, on peut dire que ces tarés auront bien mis l’ambiance : moi dans la fosse, trempé jusqu’au(x) cou(illes), je participe à mon premier mosh pit depuis près d’un an ! Ahlàlà, ça m’a manqué je vous assure.
Ça saute dans tous les coins, ça rigole, ça pisse partout (ahem oui, mention spéciale à Davy Crockett qui a pissé en plein milieu du pit, du grand art mon cher !), en bref c’est bon enfant et le spectacle est largement assuré par un groupe qui en fait des tonnes et est très interactif avec son public. J’en veux pour preuve Paul Cafaro, lead singer, qui n’a pas hésité une seule seconde à se jeter dans le public à deux reprises, revêtir un chapeau de pirate… et s’amuser avec les festivaliers !
Sur scène, défilé de strip-teaseuses (frileuses elles aussi), catcheur quasi-nu… Oui, c’était un beau bordel, vous l’avez compris.
En résumé, The Dwarves, meilleur groupe du monde ? Sûrement pas, mais en tout cas, si vous voulez vous marrer, le groupe a de sérieux arguments pour vous rendre le sourire.
Un très bon moment que je revivrais volontiers.

 

  • 13h45/14h30 : Dødheimsgard
Concert Dod

Spectacle haut en couleurs pour Dødheimsgard, qui visiblement a ravi le public français !

C’est trempé et épuisé que je quitte ces branleurs de Dwarves pour me diriger vers le prochain concert, qui par chance, se déroule sous la Rock Hard Tent encore une fois. J’aurais peut-être même le temps de sécher. Dødheimsgard est un groupe quelque peu à part dans le Black Metal, en effet, c’est l’un des rares représentants du genre à ajouter intelligemment une touche d’Industrial Metal à leur musique sans se vautrer misérablement, et ça ça mérite d’être souligné. Un concert très particulier, dont l’ambiance me restera en tête un bon bout de temps.
Mêlant satanisme de foire et intros symphoniques, le groupe a réellement su instaurer une atmosphère à la fois violente et mystérieuse, dont la performance des musiciens n’a rendue le show que plus intéressant. Un frontman très présent et à fond dans son trip, puissant dirais-je même, secondé par des zicos statiques peinturlurés de façon… inquiétante ? Difficile à décrire mais en tout cas, visuellement le show était impeccable.
Musicalement, ce fût bien bon aussi même si je regrette légèrement la surabondance de titres de leur dernier album : un seul titre de Monumental Possession joué il me semble, si l’on adhère pas aux expérimentations récentes du combo, il y a de quoi rester sur sa faim. Un groupe intéressant à voir en live en tout cas, dommage que cela n’ait pas duré plus longtemps car j’adhérais totalement.

 

  • 14h40/15h20 : Church Of Misery

Nom de dieu, ça fait depuis ce matin que je suis en concert non-stop mine de rien les petits loulous, faudrait que je mange un truc un de ces quatre…
Bon allez, on verra ça après Church Of Misery et leur Stoner barré.
J’y allais là-aussi en totale découverte, et le bilan a malheureusement été mitigé pour plusieurs raisons que je vais vous exposer. Premièrement, c’était sous la Terrorizer Tent : le son était odieux durant les trois jours, pas un seul concert ou presque ne s’est bien passé pour moi de ce coté là… Batterie trop forte, chanteur inaudible, guitares trop en avant… Bref, déjà un point bien énervant, auquel s’ajoute la taille absolument ridicule de la tente en question : si vous comptiez allez voir Kyuss à la suite d’Ozzy Osbourne, c’était tout simplement un énorme commando suicide. La tente était remplie à ras-bord les 3/4 du temps, vue de dehors, la scène était minuscule, l’ambiance étouffante, les poteaux de soutien gênants pour la vue… Oui franchement c’était désagréable, voilà.
Dommage donc, j’ai assisté au concert de Church Of Misery placé derrière un pilier, je ne voyais pas le batteur, rarement le chanteur, le son était mauvais, les gens devant moi plutôt grands (je ne suis pourtant pas petit)… Tout pour rager en somme.
La performance du groupe m’a semblé bonne cela dit, mais là encore, j’ai eu du mal à accrocher à leur musique. Je pense qu’il faut y aller en connaissance de cause, ce qui n’était pas mon cas, car le Stoner de ces japonais n’est pas vraiment des plus évidents à appréhender.
Petite déception pour ma part, mais surtout très grande frustration.

 

Fin du concert, je vais enfin pouvoir manger un morceau et m’asseoir tranquillement… Oh non… non, non et non ! La pluie est de retour. A peine sorti de cet enfer, une dégelée s’abat sur moi, et pas des moindres. J’abandonne toute idée de faire la queue aux stands de nourriture pour me précipiter vers ma tente, à l’abri du vent et des rafales. Le temps d’y arriver, je suis complètement trempé, mon T-Shirt est une vraie serpillière et mes cheveux ressemblent à des algues. Superbe météo pour ce début de Week-End, on pouvait pas rêver mieux. Heureusement pour moi, j’ai deux heures de creux, ce qui me laisse le temps de sécher, manger quelques réserves amenées la veille, parler avec mes potes au camping et repartir en direction du festival pour aller voir un groupe… définitivement culte.


  • 17h15/18h05 : The Cult

Un concert simplement... culte !

J’arrive sur le site, la pluie s’est calmée, le soleil montre timidement le bout de son nez, et je m’installe en attendant l’un des groupes que j’anticipais le plus pour cette édition 2011… Personne sur scène, quand soudain retenti à mes oreilles une douce mélodie, plus que familière. J’ai rapidement reconnu l’excellent thème de Ghost In The Shell, ces voix, cette ambiance et ces frissons qui parcourent le corps… Rah, mythique ! Et là, le groupe débarque…
The Cult, véritable culte à mes yeux (oui bon c’était facile), ils sont là, en face de moi, et le show est lancé. Que dire de ce concert, si ce n’est que c’était pour moi l’un des meilleurs du festival ? Je suis également ravi de voir qu’un ami qui ne connaissait aucunement le combo a beaucoup apprécié leur prestation, c’est dire si cette dernière était de qualité. En résumé, d’énormes tubes, une variété d’influences impressionnante et un frontman vraiment proche du public. Beaucoup d’humour et de légèreté, beaucoup de contact, on sentait un groupe soudé et vraiment heureux de jouer, ce qui n’est pas toujours le cas il faut le rappeler. Les titres s’enchaînent, la setlist est parfaite, grosse préférence pour l’album Electric, et d’un coup, le tube débarque…
She Sells Sanctuary.
Une composition absolument mythique, qui n’a pas vieillie d’un seul pouce et qui à l’époque réunissait tous les amateurs de musique, que ce soit de Hard Rock, de Metal, de Pop, ou de je ne sais quoi d’autre, un morceau universel en somme.
A fond dedans, ce fût un vrai régal du début à la fin, sans mots pour le justifier.
The Cult m’a vendu du rêve !

 

  • 18h10/19h00 : The Exploited

The Exploited, en live, c'est le pied ! Ah tiens d'ailleurs...

Mesdames, messieurs, chaussez vos Rangers et sortez les clous,
The Exploited est là et va tout défoncer. Légende vivante du Punk, Wattie Buchan et ses musiciens ont assuré un show totalement explosif placé sous le signe de l’anarchie et de la rébellion. Et y’a pas à dire, leur mythique frontman (premier punk a avoir arboré la crête tout de même, respect !), âgé de 52 ans aujourd’hui, a botté le cul du Hellfest avec une rage déconcertante et une énergie brute du début à la fin de sa prestation… Le pit était tout simplement ultra-violent, vraiment grand également, ce qui m’a beaucoup surpris. Pour comparer, il me semble bien que le circle pit d’Exodus l’an dernier n’était pas aussi étendu. Une ambiance de malade mental dans cette fosse où moi aussi, j’ai bataillé comme un forcené en scandant des hymnes telles que Beat The Bastards, Fuck The U.S.A. ou encore UK82 !
Si sur album, The Exploited n’a jamais fait preuve d’un génie miraculeux, force est de reconnaître que sur scène, les gars assurent, et méchamment même. Un des meilleurs concerts du Week-End au niveau de l’ambiance, facilement.
Moi en tout cas, si ils repassent dans le coin, je lace les pompes et retourne faire la fête avec eux.

 

  • 19h05/20h00 : Down
Concert Down

"C'est toi qui l'a volé cette putain d'orange ! Salaud !"

Je secoue mes cheveux, histoire d’enlever la poussière qui m’entoure suite à la prestation des punks anglais et file me mettre en position pour l’une des têtes d’affiches du Vendredi. Down, le fameux groupe de Stoner de Phil Anselmo, se met en place et va nous offrir un show talentueux à la hauteur de sa réputation.
Le début du set m’a paru très poussif cela dit, à tel point que je me suis demandé si Philou savait dans quel groupe il était : Pantera ou Down ? Les deux à la fois ? J’ai en effet trouvé sa voix éreintante au possible pour une bonne moitié du concert, trop gueulard, trop énervé… C’est pas ça Down !
Heureusement, la seconde partie du set fût bien meilleure et Phil également, plus calme et plus posé, c’était tout ce que j’attendais… Un public très réceptif (étonnant) aux appels du frontman qui il faut le dire, semblait bien à l’aise sur scène, dans son élément… Toujours aussi en forme, Phil Anselmo a assuré et c’est avec une joie non contenue que j’ai repris en chœur le refrain de Pillars Of Eternity. Dommage que la pluie se soit invitée d’elle-même, la fin du concert fût légèrement laborieuse mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.

 

Une petite heure de repos, pile le temps pour moi de passer au camping, boire une canette de Monster, grignoter ce qu’il me reste de provisions et m’installer pour la légende du rock… Iggy Fucking Pop.


  • 21h05/22h05 : Iggy & The Stooges

Ok, Iggy n'est pas le culturiste le plus musclé au monde. Mais lui en attendant, il a des couilles plus grosses que vous.

Si vous ne connaissez pas ce groupe, au moins de nom, quittez cette page, quittez internet, allez chez bricorama et achetez un pistolet à clous, visez bien entre les deux yeux et terminez votre misérable vie instantanément, merci.
The Stooges est une putain de référence du Rock, et par la même occasion, le père de tous les Punk. Fort de trois albums tous aussi encensés les uns que les autres (oui, j’exclue volontairement leur dernière merde sortie il y a quelques années), The Stooges est un groupe incontournable des 70’s. Le line-up le plus connu du combo nous a fait l’honneur de fouler les terres du Hellfest en compagnie de leur nouveau bassiste, Mike Watt, et le moins qu’on puisse dire c’est que les gars étaient à la hauteur de leur légende…
Un concert mouvementé et rythmé d’une manière prodigieuse par un Iggy qui pétait la forme, juste incroyable de voir ce petit bout de monsieur agé de 64 ans danser et lancer des pieds de micros comme si il n’en avait que 20… Pour la setlist, oh ben, du culte, du culte, encore du culte, saupoudré d’une bonne dose de culte. 1970, Raw Power, I Wanna Be Your Dog… Tout y est passé.
Bourré d’hymnes et de feeling, le concert des Stooges fût excellent, que ce soit le spectacle sur scène comme la performance individuelle de chaque musicien. Définitivement l’un des moments forts du festival pour ma part, un concert que je n’aurais loupé sous aucun prétexte.
J’espère seulement que le mauvais temps n’a pas fait attraper un rhume à Iggy qui comme à son habitude, avait oublié son T-shirt dans sa loge…

 

  • 22h10/23h10 : Morbid Angel

Spécial guest du spectacle, Nikki Sixx (Mötley Crüe) s'est joint à David Vincent sur Rapture... Oh Wait.

Dire que je n’attendais rien de Morbid Angel relève de l’euphémisme. Arrivés en fanfare avec leur nouvel album « Illud Divinum Insanus » sous le bras, j’avais de sérieuses raisons de redouter ce concert, autant par l’aspect physique de David Vincent aujourd’hui que par la setlist qui ne me faisait pas vraiment bander… Quitte à rigoler un coup, autant jouer le nouvel hymne de Groland, j’ai bien nommé Radikult, mais pas de bol ils ne semblent pas vraiment motivés pour « Killer des cops » en live.
Bon, Morbid Angel sur album, perso, j’accroche déjà pas trop. Je dois être l’un des rares amateurs de Death old-school à ne pas voir le chef-d’oeuvre dans « Altars Of Madness », mais bon, soit. Pour moi, « Seven Churches » avait déjà tout dit longtemps avant.
Morbid Angel a donc joué…
David Vincent avait son air sérieux, comme souvent, alors qu’il n’y avait aucune raison de l’être, et Trey nous balançait des soli bien trempés à la tronche, je dois le reconnaître. Malgré tout, non, ça ne marchait pas. Je me suis fait chier, je ne vous le cache pas, je n’avais d’ailleurs qu’une envie, c’était que le concert se termine pour aller voir Possessed, j’ai donc pris mon mal en patience en restant 40 bonnes minutes devant la Main Stage 2, espérant un sursaut lointain…
Puis le groupe a décidé de jouer trois morceaux de son dernier album, à la suite. « Nevermore« , « Existo Vulgore« , et « I Am Morbid« .
C’en était trop pour moi, je quitte la scène et m’enfuis en entamant un Radikulting vers la Rock Hard Tent pour prendre une vraie leçon de Death, car Morbid Angel, c’est définitivement pas mon café.
Ah ? Tiens, merde. J’entends au loin Chapel Of Ghouls, dommage car c’est bien le seul morceau du groupe qui me mette en transe.

 

  • 23h15/23h50 : Possessed

SIX ! SIX ! SIX !!!

Difficile pour moi cette soirée du Vendredi décidément, à peine remis de cette semi-déception, je me souviens amèrement que Possessed et The Melvins partagent les mêmes horaires… Bon. 30 minutes chacun, pas de jaloux. Je vais donc m’installer pour Possessed qui entame son set 15 minutes avant les Melvins et me dégotte une place parfaite. Tout le monde est encore en concert, il reste 20 bonnes minutes avant le début du show, niquel.
Le show démarre à l’heure indiquée, les lumières s’éteignent, la tente est baignée dans le noir… Puis intervient la très célèbre mélodie de l’Exorciste. Possessed entre en scène, fièrement mené par Jeff Becerra, qui précisons-le est handicapé depuis de nombreuses années. En effet, c’est désormais en siège roulant que le sympathique frontman du groupe traverse le monde pour donner ses représentations… Une véritable leçon de courage offerte à tous, un exemple à suivre, qui mérite vraiment d’être mis en valeur, bravo à lui.
Le concert ! Bon, ça démarrait pas super, en effet gros problème sonore dès le début du set, le micro de Jeff ne fonctionnait pas et les guitares semblaient mal balancées, le riff était inaudible, mon dieu mais que se passe-t-il. Heureusement tout cela a vite été corrigé et le reste du show s’est déroulé sans accrocs. Possessed a donc alterné entre ses deux premiers albums concernant la setlist, je me souviens avoir été submergé en entendant l’intro de Fallen Angel, ou encore le riff dévastateur d’Evil Warriors. Un show bien carré et des musiciens concentrés, un Jeff qui mettait une sacrée ambiance (SIX SIX SIX !!!), Possessed a enflammé la Rock Hard Tent. Une très grande fierté de voir ces pionniers du Death Metal, un cadeau qui m’a vraiment fait plaisir… encore une fois, merci le Hellfest. Dommage pour moi, le temps m’était compté, je me dirige vers The Melvins sans perdre de temps afin de ne rien rater du show.

 

  • 23h50/00h30 : The Melvins

Les Melvins ne font pas les choses qu'à moitié... Deux batteries, sinon rien !

Nom de dieu, c’est pas vrai. La Terrorizer ! Mon ennemie jurée. Il fallait s’y attendre, la tente est pleine à craquer et l’air irrespirable, on ne voit rien et accéder à la scène est tout bonnement impossible. Je me dégotte une place tant bien que mal et essaie de profiter au maximum du spectacle. J’en trouve une passable à l’extérieur, me permettant de voir relativement bien les musiciens, mais encore une fois c’est très approximatif. Encore le même reproche : le son est scandaleux. Pour ceux qui ne le savent pas, les Melvins jouent sur scène avec deux batteurs (!), ce qui, forcément, fait plus de bruit que la normale. Le problème là c’est que la batterie faisait plus de bruit qu’un réacteur nucléaire, du coup, de ma position, les riffs n’étaient pas évidents à entendre, encore moins le chant… Décidément, c’est vraiment pas ma veine.
The Melvins en live, c’est du Sludge de fou qui compresse l’auditeur à une vitesse hallucinante.  Moi qui ne les connaît qu’en album, j’ai d’ailleurs été époustouflé par la vitesse d’exécution des musiciens sur scène, les morceaux sont expédiés à une cadence atomique et ça riff dur, vraiment du costaud !
J’ai bien géré  mon coup car j’ai eu le droit à tous mes morceaux préférés en live, c’est donc sur Honey Bucket, Sweet Willy Rollbar, ou encore Revolve que j’ai secoué ma tête comme un furieux, laissant tomber la douleur bien installée dans mes chevilles pour ce qui serait le dernier concert du soir pour moi…
Un live puissant et corrosif pour lequel je regrette de ne pas avoir été mieux placé. That’s life !

 

Bon… hé bien hé bien, voyons ce qu’il me reste… Mayhem tiens… Hmm, attendre 30 minutes dans le froid et la nuit ?
Sans moi tant pis. Je me dirige vers le camping afin de m’étaler dans ma tente et profiter d’une nuit de repos amplement méritée. Petit apéro et briefing de la journée avec les potes, tout le monde est globalement satisfait de ce lancement et je me fait huer pour avoir dormi sur Morbid Angel ! Non mais ho !
Bouchons sur les oreilles, tente fermée, sac de couchage prêt à m’accueillir, il n’en faudra pas plus pour m’assoupir comme une masse, des images plein la tête…

Vivement demain !

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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]