Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Hellfest


Dernière partie de ce compte-rendu concernant l’édition 2011 du plus grand festival de Metal de l’hexagone, à savoir le Hellfest !
Comme d’habitude, si vous souhaitez jeter un œil au Running Order de la journée, vous pouvez le faire via ce lien.

 

Dimanche 19 Juin

Suite à la dure soirée d’hier, je me réveille sans surprise à 8h du matin, comme les précédents jours, à nouveau réveillé par le bruit sur le camping et la chaleur… La seule différence, c’est que j’ai tellement mal partout que cette fois-ci, je m’accorde un repos plus long histoire de me réveiller en douceur. Les concerts démarrent tôt pour moi, je ne veux pas louper Morne qui jouera sous la Terrorizer Tent à 10h30, il faut que je préserve mes forces.
J’ouvre la tente à 10h pile, je salue mes camarades qui prennent un bain de soleil autour d’un petit-déjeuner assez sommaire puis pars directement en direction du festival. Pas de temps à perdre en ce début de journée !

 

  • 10h30/11h00 : Morne

J’arrive tranquillement sur le site, je ne suis pas en retard, Audrey Horne démarre à peine son set mais ce n’est pas pour eux que je me suis levé ce matin. Non, c’est plutôt pour ce qui a été LA surprise de mes « révisions » Hellfest, à savoir le jeune groupe Morne. On peut dire que leur album « Untold Wait » m’aura mis un sacré coup de fouet, ce Crust / Sludge aux somptueux passages atmosphériques m’a totalement conquis et c’était donc avec impatience que je me réjouissais à l’idée de voir ce que proposaient ces originaires de Boston en live.
A ce sujet, je ne suis pas le seul a avoir été bluffé par les Américains, puisque Fenriz, leader du fameux groupe Darkthrone, a d’ailleurs adressé un très chouette clin d’oeil au groupe sur la pochette de son dernier album
« Circle The Wagons« , en montrant un joli patch Morne sur la manche de leur mascotte…
Passons au concert. Bon, déjà, un set de 30 minutes, c’est vraiment trop peu pour se permettre de longues intros mélodiques. Les musiciens ont donc naturellement misé sur des morceaux puissants et catchys afin de convaincre la foule, pas trop le choix dans un sens, et je le regrette un peu car c’était vraiment cet aspect puissant et aérien découvert sur « Untold Wait » qui me motivait à les voir. Malgré tout, ce serait dommage de leur en vouloir et le groupe a parfaitement démarré cette journée de Dimanche, en délivrant un son rapide, authentique et furieux.
A revoir, mais en lead la prochaine fois !


Je retrouve par la suite le fameux pote rencontré au concert de Coroner, n’ayant aucun groupe prévu dans l’immédiat et n’étant pas spécialement fatigué, je le suis jusqu’au concert d’Impureza, en touriste.


  • 10h55/11h25 : Impureza

Impureza, je connais de nom depuis quelques semaines grâce à un chroniqueur qui… n’a décidément pas fini de me faire rire. Clin d’oeil mis à part, je me dirige donc en mode découverte vers ce groupe français de Death Metal alliant à leur musique des éléments Flamenco.
Oui, difficile à imaginer comme ça, mais la combinaison a le mérite d’être intéressante sur le papier…
Sur le papier oui, car en live, je dois vous avouer avoir trouvé ce concert trop… simple ?
La musique était bonne et les zicos bien cadrés, du Death assez classique mais efficace en somme, pas de quoi se relever la nuit, le problème vient plutôt des incursions Flamenco que j’ai trouvées relativement maladroites et sans réel lien avec l’ambiance ou les compositions du groupe. Arrivants comme un cheveu sur la soupe, tout cela m’a semblé assez peu cohérent, bien qu’original.
Je pense que le combo devrait davantage travailler sa façon d’écrire afin de se forger une réelle identité, et surtout mettre plus en avant cet aspect Flamenco qui pourrait vraiment les rendre uniques.
Un concert sympathique mais pas renversant.

 

  • 11h30/12h00 : KEN Mode

Découverts grâce à leur dernier album en date, ce fût une agréable surprise pour moi d’apprendre que KEN Mode allait remplacer l’une des annulations de cette édition du Hellfest 2011… Leur Sludge Metal teinté de Noise Rock bien agressif et respectant les traditions du genre m’avait étonné. « Venerable », leur plus récente production, fait incontestablement partie de mes meilleures surprises de l’année, c’est donc avec curiosité que je me suis rendu à la prestation du groupe ce dimanche matin.
Bilan en demi-teinte malheureusement, encore une fois, pas vraiment à cause de la performance mais du peu de temps accordé par l’organisation.
Trop rapide, trop court, trop « tendu », les musiciens n’avaient pas vraiment l’air d’êtres à l’aise et ont tout fait pour proposer au public un maximum de titres. Forcément, le contact avec la foule était minime et l’ambiance pas transcendante, c’est d’autant plus dommage que le était globalement bon et le groupe agréable à suivre, malgré un gros problème avec le son de la basse en plein milieu du concert qui les aura contraints à se passer de l’instrument sur une bonne partie d’un morceau…
Une fois de plus, trop court pour en tirer une réelle conclusion, à revoir dès que possible.

 

  • 12h05/12h45 : SUP

Le Metal français ne s'en sort pas si mal comparé au reste de la scène musicale... SUP en était la preuve ce dimanche au Hellfest !

SUP, ou le drapeau tricolore fièrement dressé sur la scène du Hellfest. Groupe français de Death Metal Progressif, j’ai découvert très tardivement leurs premiers albums, enregistrés à l’époque sous le nom de Supuration, et je dois dire que là aussi j’ai eu droit à une très bonne surprise. Un Metal froid, technique, mélodique et mélancolique, une expérience intéressante qui m’a vraiment plu dès la première écoute, c’est donc avec un grand intérêt que je me suis rendu sur la Mainstage 1 pour voir le combo en action. Et cette fois-ci, je n’ai pas été déçu !
Le temps imparti accordé au groupe était déjà plus important, le son évidemment meilleur et le public plus réceptif, le concert s’est donc déroulé de meilleure façon que les précédents auxquels j’ai pu assister ce même matin. Sur scène, un groupe réellement bien coordonné, très soudé et organisé, balançant des plans plutôt complexes avec une facilité déconcertante… Mention spéciale au bassiste qui nous aura offert quelques headbangs splendidement exécutés !
La setlist était très bonne, bien que ne connaissant pas tous les titres j’ai trouvé le set très cohérent et sans accrocs, un excellent choix de morceaux dont la conclusion aura été le morceau titre de leur premier album, The Cube
SUP nous a gratifié d’une excellente performance, quoi qu’un peu courte, un très bon concert de la part de cette formation issue de l’hexagone !

 

  • 12h50/13h35 : Atheist

"Enjoy Weed" annonçait le T-Shirt de Kelly... J'aurais préféré entendre la basse pour ma part.

Un horaire de passage pour le moins étonnant pour ce très grand nom du Death Metal, et plus précisément de la branche technique de ce dernier. Atheist est en effet le précurseur du genre et c’est donc avec une certaine fierté que je me suis dirigé vers la Mainstage 2 pour assister à leur show… Fierté, certes, mais également une certaine crainte. Leur « grand » retour n’ayant pas été si grand que ça, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre… Le concert démarre par un pur classique, Unquestionable Presence, morceau titre de leur second album, met tous les fans de bonne humeur et moi compris… Seulement, quelque chose cloche, et méchamment.
Ah oui, le son de la basse : inaudible. C’est quand même sacrément chiant, pardonnez ma grossièreté, de ne pas entendre la basse dans un groupe de Technical Death, et plus particulièrement Atheist, l’instrument étant prédominant dans leurs compositions… Un concert inutile ? Ben, pas loin quand même.
Le groupe a pourtant bien assuré niveau ambiance, Kelly Shaefer nous scandant à plusieurs reprises son amour pour la Weed et la fête, mais rien n’y fait, tout cela m’a semblé assez vain et le concert fût une réelle déception pour moi, peut-être bien la plus grande de cette édition 2011.
Dégoûté ? Oui clairement.

 

Si la déception est grande, mon appétit l’est encore plus : comme dit précédemment, je me suis promis de lever un peu le pied et me reposer plus souvent, je prends donc sur moi et décide de zapper les concerts de The Ocean et Orphaned Land pour me rendre au Mc Do et manger un repas chaud, consistant et bourré de gras.
Et du Coca en prime s’il vous plaît !

Beaucoup de monde dans l’établissement, dans un sens il est midi, rien de plus normal. Pas trop de queue cependant, j’ai du bol, mon menu arrive vite et je m’installe peinard à une table qui vient juste de se libérer. Je dévore mon 280, puis mes frites, en savourant chacune d’entre elle attention, pas question de se presser…
Enfin, quand même. Moi qui pensait revenir à l’heure pour voir Tsjuder, j’ai été légèrement surpris. Trop de temps passé sur la route, tant pis pour moi mais les pandas ne feront pas partie de mon programme, j’aurais pourtant bien aimé les voir, récemment découverts eux aussi…
Retour au camping peu avant le set de Ghost, la route m’a bien achevée et je décide de me reposer un peu avant ce début de soirée…


  • 17h10/18h00 : Grave

Les Suédois nous ont mitraillés, un concert qui déchirait Grave.

IN-TO-THE… GRAAAAAAAAAVE.
En voilà un titre en béton armé, du pur Death Metal comme je l’aime. Grave nous honore de sa présence au Hellfest et c’est bien préparé que je pars au front pour voir la troupe suédoise. La tente n’est pas trop chargée à notre arrivée et nous parvenons donc à trouver une bonne place sans difficulté…
Le groupe arrive sur scène et d’entrée de jeu, ça balance du très lourd ! Deformed entame la prestation du combo et sa rythmique linéaire cloue le public sur place : on va avoir droit à une sacrée leçon de leur part. Un son puissant plutôt bien réglé pour l’occasion, ça fait plaisir à entendre, les guitares sont évidemment très en avant et les riffs assaillent sans relâche.
Headbang nucléaire de rigueur, je m’en suis donné à cœur joie sur les classiques que sont For Your God, Hating Life et bien entendu, l’inévitable Into The Grave qui a déclenché une bonne vague de folie au premier rang. Le set des pionniers suédois était excellent et m’a administré une poussée d’adrénaline salvatrice après cette après-midi pour le moins… très calme et plate.
Un bien bon concert.

 

Anathema et Grand Magus passent respectivement sur la Mainstage 2 et la Terrorizer Tent, n’ayant jamais abordé aucun des deux, je passe mon tour et retourne brièvement au camping pour boire un dernier énergisant avant le très gros morceau du week-end…


  • 19h10/20h00 : Morgoth

Marc Grewe au chant nous aura délivré une performance mouvementée et très proche du public.

Morgoth sur album, je ne connais pas énormément, Morgoth de nom en revanche, ça fait bien longtemps que j’en entends parler. Pendant cette période de révisions, je me suis penché sur leur album « Odium » et j’ai été assez surpris de leur sonorité qui il faut le dire, était assez originale pour l’époque. Les mélanges d’Industrial Metal et de Death bien gras en 1993, ça ne courait pas les rues. A l’instar de Coroner, Morgoth a donc su se forger un son bien à lui qui n’aura vraisemblablement pas été saisi convenablement à l’époque, malgré leur statut de pionniers du Death Allemand… Le groupe splitte logiquement en 1998, et 13 ans après, ils reviennent en force au Hellfest pour confirmer que non, ils ne sont pas morts et ont toujours l’envie d’en découdre !
Le set de Morgoth aura été virulent et sans pitié, c’est ce que j’en retiens, malgré un positionnement pas terrible sur tout le début du show, le groupe m’a fait forte impression et le public semblait également très réceptif à leur performance. Je ne connaissais pas parfaitement leur setlist donc j’y suis allé en « semi-découverte », et le bilan aujourd’hui est plus que positif : l’un des meilleurs concerts Death du festival pour moi, à n’en pas douter.

 

Il est 20h00, le concert des Allemands vient de se terminer et dans une heure précisément, j’assiste au set d’une légende du Metal au sens large… Pas question de traîner sur le site, nous nous rendons directement devant la Mainstage 1 en cherchant un emplacement parfait pour assister au concert de Judas Priest. C’est chose faite, il ne nous reste plus qu’à attendre patiemment en regardant de loin la performance de Doro, qui à mon grand étonnement a quand même balancée du lourd. Moi qui pensait que ses titres seraient plus « kitschs », ce que j’en ai entendu bottait pas mal de culs. Petite dédicace amusante au joyeux luron qui triballait un écriteau « Doro = MILF Power », et qui aura eu son quart d’heure de gloire sur l’écran géant ! Rahlàlà, je vous jure…


  • 21h00/22h25 : Judas Priest

Oh. Mon. Dieu.

Richie Faulkner, fraîchement arrivé chez Judas Priest, m'a totalement convaincu. Pas évident de succéder à K.K. Downing, et pourtant...

Ils sont là. Judas Priest est là. Difficile de réaliser ce qui se passe actuellement sur scène, Judas Priest, véritable mythe à mes yeux, est devant moi pour sa tournée d’adieu, impossible de se rendre compte du privilège sur place, mais maintenant j’en suis… woaw quoi. Je dois cela dit vous avouer que j’avais beaucoup de craintes quant à cette représentation… Suite à l’actualité pas très glorieuse du groupe, comment ne pas être dépité en apprenant que K.K. Downing, guitariste emblématique du combo aux cotés de Glenn Tipton, décidait de prendre sa retraite juste avant le début de la grande tournée d’adieu du Metal God ?…
Ajoutez à cela les piètres performances vocales entendues sur les précédentes tournées de Judas Priest, et vous aurez de quoi vous poser de sérieuses questions sur l’intérêt d’un tel concert en 2011…
MAIS STOP ! QUE DIS-JE ?
Je vous le confirme, et vous le reconfirme : Judas Priest a tout allumé ce soir-là, pour mon plus grand bonheur et celui de tous ses fans. Un Rob Halford en très bonne forme qui m’aura vraiment bluffé, moi qui ne donnait pas cher de sa peau, ce dernier m’a bien remis en place et confirme par la même occasion son titre de Metal God. Certes, certains effets l’aidaient à assurer les cris les plus hauts perchés, une bonne dose d’écho ici et là histoire de rendre le tout plus propre… Mais sans excès, c’est bien le plus important.
Un show renversant, dans la pure tradition du Priest, avec flammes, chaînes, clous et cuir ! Et en prime… l’arrivée du seigneur Halford au guidon d’une Harley Davidson sur « Hell Bent For Leather » ! Si ça c’est pas la classe, je ne sais pas ce qui l’est.

Rob Halford, alias the Metal God, en aura mis plein les yeux du public ! Hell Bent For Leather !

Une setlist excellente même si d’importants classiques ont été oubliés (Argh ! Où est passé l’incroyable enchaînement The Hellion/Electric Eye ?!?), on a donc pu se gaver en live de références telles que Beyond The Realm Of Death, Rapid Fire, Judas Rising et bien entendu… Breaking The Law !
A noter également la grande surprise de voir Painkiller jouée en live, titre pourtant rare de leurs récentes setlists en raison des difficultés pour Halford d’assurer une telle rage dans son chant… Ce ne fût pas parfait, notamment au niveau des guitares, le riff était difficile à percevoir et l’un des solo modifié pour le concert… Folie générale dans le public sur ce titre culte en tout cas, des pits se sont formés un peu partout, et je me suis lancé dedans à bras ouverts bien entendu.
En résumé, Judas Priest fût grand, royal, Metal. Un show pas exempt de défauts mais tellement impressionnant que tous ces petits problèmes sont passés inaperçus, même le final décevant où Halford a subitement disparu n’a pas pu entacher l’excellent concert de cette légende vivante…
Grandiose.

 

Difficile de se relever d’une telle tuerie ! Therion officie sur la Mainstage 2, n’étant pas trop amateur du style, je me dirige vers les stands boissons pour boire une bière avec mes potes en attendant le concert d’Ozzy. Certains s’en vont, d’autres restent, pour ma part je file répondre à un besoin naturel avant de revenir près de la Mainstage 1 pour assister au concert du Pape en personne…


  • 23h25/00h55 : Ozzy Osbourne

Ozzy souriait comme un gamin tout le long du spectacle. Au moins, il a l'air de s'amuser sur scène, c'est le principal !

Que l’on aime ou non le personnage, voir Ozzy Osbourne, c’est quand même pas rien. Inutile de présenter le légendaire chanteur de Black Sabbath, tout le monde connaît ses frasques, tout le monde connaît ses erreurs, tout le monde (sain d’esprit) connaît les tubes intemporels que sont Suicide Solution, Paranoid, Mr.Crowley et j’en passe… Ozzy est donc là devant moi, chanteur que je respecte énormément car il fait partie des grands noms m’ayant permis de découvrir la vraie face du Metal… Malgré ses choix commerciaux douteux et ses derniers albums parfaitement inutiles, je me réjouis donc de voir sur scène le Pape du Metal pour un concert que j’attendais énormément.
Ozzy débarque sur scène, il a du mal à traîner son sac d’os visiblement mais je dois avouer avoir été bluffé par la pêche qu’il dégageait tout au long de son set. Sautillant, farceur (Le coup de la mousse sur le premier rang, un classique), tapant dans ses mains comme un grand gosse et nous balançant ses mythiques « I CAN’T FUCKING HEAR YOU » à tout bout de champ, il n’y avait vraiment pas de quoi s’ennuyer pendant cette heure et demie en compagnie du Madman.
Vocalement, Ozzy n’est plus l’excellence qu’il était, c’est un fait, sa voix oscillait souvent durant le show mais restait malgré tout convenable et surtout, sans aucune retouche. Chose très appréciable que je dois relever, car le moins qu’on puisse dire, c’est que ses derniers albums sonnent tout sauf authentiques sur le plan vocal…

Gus G. en remplacement de Zakk Wylde se sera montré convaincant, bien qu'assez froid et peu axé sur le feeling.

Ozzy saute, Ozzy rigole, Ozzy fait le con, il s’amuse et moi aussi, et je ne peux m’empêcher de rentrer en transe en écoutant la setlist proprement GÉNIALE délivrée ce soir-là. Visez un peu ce quasi-perfect et pleurez de votre écran, du grand art. Quasi-perfect car en effet, Rat Salad est assez discutable. Gros solo de batterie, gros solo de guitare, je n’irais pas dire que les musiciens se faisaient mousser mais presque. Certes, c’est très impressionnant à voir et à entendre, mais assez peu utile et surtout, très long, notamment le solo de Gus.G, nouveau guitariste attitré du Prince Des Ténèbres en remplacement de Zakk Wylde. Ce dernier aura délivré une prestation convaincante mais perfectible, surtout au niveau du feeling. N’est pas Randy Rhoads qui veut, ça ne s’invente pas !
Pour résumer, Ozzy Osbourne m’a bien bluffé, moi qui ne donnait vraiment pas cher de sa peau sur scène, le Madman m’a cloué le bec et a prouvé de fort belle manière qu’il était loin d’être fini. Après tout, il l’a dit lui-même il y a quelques années, « I Don’t Wanna Stop« … A voir en live, ça vaut le détour !

 

Ozzy s’en va. Kyuss s’apprête à jouer, j’aimerais bien les voir, mais avec le monde présent sous la Terrorizer Tent, j’abandonne très vite l’idée. Encore un concert auquel j’aurais bien aimé assister qui me passe sous le nez, j’espère sincèrement que l’organisation du Hellfest corrigera ce problème l’an prochain. Direction la tente donc pour une dernière nuit, pendant laquelle je ne vais sûrement pas dormir : bien trop occupé à faire la fête au camping !
Blagues à la con, séances de Radikulting sur le groove chaleureux du dernier hit de Morbid Angel, photos de groupe et improvisation tardive d’un cover-band de Napalm Death : You Suffer aura fait frémir le camping dans sa version normale et extended ! Une nuit passée bien vite malgré l’importante fatigue ressentie…
Petite pluie au matin et quelques problèmes avec un visiteur peu désirable, mais rien de très méchant heureusement. Les tentes se plient, le camping se vide, les festivaliers rentrent chez eux : c’est la fin d’un Week-End qui une fois de plus aura été excellent.

Rendez-vous l’an prochain ? Assurément.

————

 

Le Hellfest, c’est fini ! J’espère que ce compte-rendu vous aura plu et satisfait, détaillé autant que possible, j’ai fait de mon mieux et ce fût long mais le résultat me convient désormais. N’hésitez pas à commenter, réagir, et donner votre avis ! En attendant, on se dit rendez-vous l’an prochain pour de nouvelles folies meurtrières et de beuveries sataniques, tout ça sous le nez de Madame Boutin et ses perfides sbires.

A très bientôt et merci à l’organisation !

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

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2 réponses à “Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

  1. Metalgirl 27 juillet 2011 à 11:41

    Ben moi je l’aime bien le tout dernier du Prince des Ténèbres. Bon, Black Rain, d’accord.

  2. Miss Cornucopia 3 septembre 2011 à 21:50

    Evilman : merci, merci et encore merci pour ce magnifique compte-rendu du Hellfest 2011. Je pourrais faire un bilan complétement différent du tien car j’étais là, mais je n’ai pas fait les mêmes concerts.

    Le Hellfest est toute une expérience. Moi, j’ai adoré la performance de Thin Lizzy. Oui, c’était plutôt un hommage, mais quel hommage ! J’ai failli pleurer de pur bonheur ! Je crois qu’il ne faut pas être trop critique par rapport aux retours des classiques du rock.

    Ozzy Osbourne a été l’une des plus grandes expériences de ma vie (oui, il y a eu des problèmes au niveau technique, mais je m’en fiche !!) Iggy Pop est en forme et il a tout donné en scène. Judas Priest (même si K.K. Downing n’était pas là, je m’en fiche encore !) ont été impeccables, j’ai découvert Goatsnake, Kreator et Karma to Burn. Et puis Coroner… je ne connaissais pas ce groupe. Et quel groupe ! J’étais fatiguée après Scorpions, mais je suis très contente d’être restée jusqu’à la fin. Vive Coroner !

    Et Kyuss, un de mes groupes préférés. Quelle clotûre de festival ! Énormes ! J’ai dû les entendre dehors et pas sous ce chapiteau infernal mais j’ai enfin réalisé mon rêve. Cette « Terrorizer Tent » était plutôt un camp de concentration et j’ai dû également sortir en plein concert des Melvins. Mais j’étais là…heureuse (une semaine après, je me suis rendue à Paris pour voir encore Kyuss…et là, j’ai pu vraiment les voir. À 40º, mais encore heureuse). Et je pourrais continuer à parler de cette magnifique expérience pendant des heures. Magnifique ambiance aussi. Et dire que quelques uns ont qualifié le festival de satanique. Ça me donne envie de rire… Grand merci à Patrick Roy.

    Et grand merci à Evilman.

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