Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part. 3]

Troisième partie du compte-rendu dédié au Hellfest 2011 et ses armées de zombies putrides qui ont terrorisé Clisson pendant 3 jours… Gruuuuuuuuar !

Avant de commencer, vous voulez jeter un œil à mon running order du jour ? Ca se passe par ici.


Samedi 18 Juin

Hell-Leclerc !

De la bière, du metal... rien d'anormal.

Wouaw, le réveil est dur. 8h, comme d’habitude, même si l’envie de dormir est bien présente, c’est tout simplement impossible avec l’agitation présente au-dehors et la lumière ambiante qui empêche de fermer l’oeil…
Aujourd’hui, c’est direction Leclerc ! Une canette de Coca pour se réveiller, on ne change pas les classiques… Tout le monde émerge, et direction mon supermarché préféré pour éviter de se ruiner sur le festival, et le plus important, acheter de la bière (huhu).
Le Hellfest dispose d’un emplacement quasi-parfait il faut l’avouer, à moins d’un kilomètre à pied se trouve le Leclerc, ainsi qu’un McDonald’s, tout pour plaire et faire un petit régime. Vu les prix pratiqués sur le fest’, autant aller se nourrir chez eux dans un sens…
Entrée dans le magasin, la troupe de Metalheads rôdant dans les rayons est simplement sidérante, il n’y a que ça, partout ! Effet assez comique qu’il faut voir pour vraiment comprendre.
On achète donc l’attirail de base : saucisson, sandwichs, boissons, alcool, eau minérale (!), énergisants, pain… Oui bon on va s’arrêter là hein. De quoi survivre quelque temps au camping. Malin comme je suis, j’arrive à chopper une petite bouteille d’eau que j’engloutis d’une traite et qu’évidemment, je ne paierais pas.
Ah bah hé oui, à la guerre comme à la guerre.
Direction la caisse, nous payons, et retour chargé comme des bœufs au festival. Il est 11h20, nous pensions arriver à l’heure pour Whiplash et démarrer cette journée Thrash de bon pied… Mais non, trop crevé. Nous voilà donc en train de glander au camping en attendant le prochain groupe… Le temps passe vite, trop vite : Angel Witch est déjà sur scène, et le groupe me passe donc sous le nez.
Allez, fini la glande, en route ! J’arrive sur le site pour la fin de ce grand nom anglais et assiste donc à leur méga tube éponyme… Au moins, j’aurais vu l’essentiel.


  • 13h05/13h45 : Mekong Delta

Le nouveau guitariste Erik Adam s'est montré plus qu'à la hauteur du nom de Mekong Delta. Belle performance !

Je m’installe tranquillement devant la Mainstage 2 en regardant de loin l’écran géant, diffusant la fin du set d’Angel Witch.
Le soleil cogne pas mal… J’attends fébrilement les techniciens allemands du Thrash, j’ai nommé Mekong Delta, groupe que je ne connais pas parfaitement mais dont l’album « Dances Of Death » m’avait mis une sacrée claque. Les voilà qui entrent en scène, malheureusement pour moi je ne connais aucun des membres hormis le bassiste, qui est le seul musicien restant de la formation originale… Difficile de voir un groupe soudé sur scène, la plupart des zicos ayant rejoint la troupe en 2008. Malgré tout, la performance fut bien satisfaisante.
Le nouveau chanteur dégageait une énergie assez communicative et sa voix claire collait parfaitement à la musique des allemands, ce qui en thrash ne court pas les rues vous en conviendrez. Je regrette cela dit que ce dernier n’ait pas été mis plus en avant sur scène, le groupe ayant préféré opter pour de longs titres instrumentaux vers la moitié du show… Toutefois, ce choix n’était pas spécialement surprenant et aura permis au public d’apprécier la fine technique du combo qui se place parmi les grands noms à retenir du Technical Thrash.
Un concert fort sympathique pour démarrer ma journée quoi qu’il en soit, le groupe a su me convaincre, et malgré un public pas très réceptif à leur musique, j’ai apprécié la performance délivrée.

 

Rien d’intéressant pour moi dans les deux prochaines heures, heureusement dirais-je car je suis déjà crevé et mes pieds souffrent comme jamais… Mes potes tentent tant bien que mal de me convaincre d’aller voir Hail Of Bullets, mais ne connaissant strictement rien du groupe, je passe mon tour et retourne me poser au camping pour garder des forces. La journée va être dure et longue (oui, comme ma bite, merci).


  • 15h25/16h10 : UFO
UFO

Objet volant non-identifié sur scène ! Oui, c'est bien UFO.

UFO, woaw, en voilà une bonne légende. Je ne connaissais que de nom ce groupe pourtant très reconnu dans la sphère Hard-Rock / A.O.R., et je dois avouer avoir été très surpris en écoutant leur album Lights Out. Bien pêchu, rempli de tubes et mené par un chanteur simplement excellent, ce fut pour moi une sacré découverte qui dépassait mes attentes. UFO arrive donc sur scène, concert que j’attendais impatiemment là aussi histoire de voir si le groupe réussirait à me convaincre également sur scène… Défi réussi !
Certes, au niveau du chant, on sentait que Phil Mogg ne tenait pas les aigus aussi bien que dans sa jeunesse, mais sa performance était plus que satisfaisante et surtout, sans fautes, ce qui n’a pas été le cas de tous les ténors du festival. Au hasard, Ozzy Osbourne…
Un leader en tout cas très sympathique et proche du public qui s’est laissé aller à plusieurs vannes bien senties, bonne ambiance tout du long pour un concert de Hard-Rock comme on les aime. Le public chantait en cœur, les refrains fédérateurs étaient légions (Lights Out, Lights Out In Loooondooooon !), les musiciens carrés et la setlist plaisante, pas grand chose à en redire si ce n’est que c’était une belle leçon de Hard dont je me souviendrais longtemps !
L’une des meilleures surprises du festival pour ma part.

 

  • 16h15/17h00 : Municipal Waste

Prendre une photo du groupe avec ça qui tourne en même temps c'est... compliqué.

Oyé, Oyé ! Sortez les griffes, resserrez vos pompes, mettez tout objet fragile hors de portée, Municipal Waste débarque au Hellfest et ça va faire très mal !
Sur album, je dois bien vous avouer que le combo Virginien m’en touche une sans faire remuer l’autre, pour plusieurs raisons. Son trop moderne, compos pas spécialement fascinantes et globalement, le tout a déjà été fait et proposé longtemps avant, mais… malgré tout ce n’est pas un groupe que je place au placard, loin de là. Seulement, ça ne m’atteint pas vraiment. Il faut dire aussi que le Crossover Thrash, c’est surtout en live que ça se vit, c’était donc la bonne occasion pour moi de tester les performances du groupe face au public et voir ce que ces tarés valaient vraiment…
Oulà, c’est déjà parti ! Le groupe vient à peine de commencer que le pit est rempli de fous furieux prêts à vous faire sauter les dents. Bon, y’a pas à dire, Municipal Waste, en live, ça envoie du bois, tout simplement. L’ambiance est survoltée et le chanteur complètement déjanté, le public en transe… Peut-être même trop d’ailleurs, un exhibitionniste aura d’ailleurs été rappelé à l’ordre par le leader (« Nice Cock, Asshole ! »). Bref, ça allait à 300 à l’heure, les titres déboulaient à toute vitesse, on peut dire que Municipal Waste aura bien foutu le bordel en cette fin d’après-midi.
Un concert à vivre pour son ambiance assez unique plus que pour sa musique, qui ne m’a pas pleinement convaincue…
Mais on s’en fout, c’est du Thrash, j’ai bougé, contrat rempli !

 

  •  17h05/17h55 : Thin Lizzy

Scott Gorham aura délivré une très belle performance tout au long du set, habilement secondé par... qui déjà ?

Thin Lizzy, le mythe… ou presque. En effet, difficile d’appeler Thin Lizzy par son nom aujourd’hui, la moitié des membres de la formation d’origine sont décédés,  les autres intermittents sont retombés dans l’anonymat ou tournent dans d’autres groupes… Que reste-t-il donc de ce grand nom ?
Un batteur, sinon rien…
Brian Downey se retrouve seul sur scène pour honorer le vrai nom de Thin Lizzy, pas évident comme rôle. Je dois vous dire que comme UFO, je ne connaissais que très peu Thin Lizzy avant de les voir, cela ne m’a tout de même pas empêché de sentir un problème au sein du groupe sur scène… Pour reprendre l’expression de je-ne-sais-plus-qui, j’avais vraiment l’impression de voir un Cover-Band Deluxe en fait. Attention, je ne voudrais pas donner l’impression de descendre la prestation que nous ont offert les musiciens en ce Samedi 18, qui était plutôt correcte globalement, j’insiste seulement sur le fait que ce n’était pas vraiment Thin Lizzy… Bon, soit.
Je ne connaissais pas beaucoup la tracklist du concert, et pour tout vous dire j’attendais avec impatience le morceau Cold Sweat, qui malheureusement n’aura pas été joué sur scène. Le chanteur faisait tout son possible pour assurer le spectacle, je dirais qu’il a bien réussi mais malgré tout mon constat reste mitigé aujourd’hui. Un concert sympathique oui, mais clairement pas à la hauteur de mes espérances…

 

  • 18h00/18h45 : Destruction

NAILED TO THE FUCKING CROSS !!!

Il fait chaud, je sue, mes jambes sont explosées et je n’ai qu’une envie, m’allonger pour me reposer… Mais pas le temps, Destruction déboule sur scène, et pour rien au monde je ne manquerais ça !
Premier membre du Big Three allemand à passer sur scène ce Samedi, Destruction à pour mission de tout péter et préparer la piste pour ses collègues, chose qu’il fera à merveille car le moins que je puisse dire, c’est que le trio m’aura dévissé les cervicales. Chargé d’hymnes propices au headbang, le set a enflammé la scène et par la même occasion le pit qui, sans surprises, était totalement furax. Je me suis donc retrouvé pendant la moitié du concert à secouer ma tête comme un malade au rythme des riffs qui m’arrivaient droits dans la gueule, tout ce que l’on peut attendre d’un groupe aussi fin que Destruction.
Schmier aura également tenu un petit discours sur le Hellfest, son groupe étant désormais un habitué de l’affiche, en expliquant à quel point le festival avait grandi sous leurs yeux à chaque édition… Bien sympa à entendre !
En résumé, Destruction, c’était allemand, c’était violent, et ça balançait la sauce par litres entiers. Concert énorme !


Apocalyptica joue sur la mainstage 1, vite vite, je passe entre les armées de coreux et d’abominations à mèches pour rentrer au camping et engloutir de l’énergisant. Discussion avec les potes sur place, et retour sur le site pour l’un des concerts que j’attendais le plus …


  • 19h55/20h45 : Sodom

Sodom, le groupe qui fait très mal là où ça passe.

J’arrive à temps pour trouver une bonne place pas trop loin du pit afin d’assister au concert de l’un de mes groupes de Thrash préférés, les bouchers de Sodom. Soldats des riffs, troupes d’assauts du Headbang, unité spéciale des pits, la milice allemande est en route… enfin… heu…
Qu’est-ce qu’il se passe là ? Apocalyptica dépasse son temps réglementaire pour nous « offrir » un morceau supplémentaire… ! Non mais ho ! Réaction assez virulente de la part des amateurs de Sodom qui scandent au groupe leur mécontentement, un énervement général qui aura brièvement été montré sur l’écran géant… Enfin, leur set se termine et l’Oncle Tom fait son apparition ! Il est encore plus beau et poilu qu’en photo !
Sodom démarre sans plus attendre son show par un titre de leur nouvel album, l’excellent morceau In War And Pieces. Le headbang démarre et n’est pas prêt de s’arrêter, les trois balourds vont nous asséner de tueries comme eux seuls savent le faire et les fans n’attendent qu’un titre : Agent Orange !
Grosse folie sur ce morceau tiré de l’album de Sodom le plus reconnu à ce jour, le public est hystérique et ça sent la sueur, la vraie, celle du Metal. De mon coté, c’est la folie totale, le concert bat son plein, mais le son n’est pas vraiment au top : difficile d’entendre certains riffs en effet, la guitare me semblait anormalement sous-mixée et c’était parfois impossible d’entendre quoi que ce soit… Remember The Fallen, Blasphemer, Sodomized, les gros classiques y passent… Et Sodom boucle son set ! WTF ! Où est passé Ausgebombt ? Et les titres de Persecution Mania ? …
Le groupe se retourne et salue brièvement le public, apparemment pressés, les fans se questionnent : que se passe-t-il ? Le show est déjà terminé, à la surprise générale… En effet, en commençant plus tard, Sodom n’a pas pu bénéficier de tout le temps qui lui était accordé… Fuck… Un peu décevant avec le recul, un set écourté et un son pas parfait, cela n’empêche pas que sur le moment, l’ambiance était vraiment démente et Sodom écrasant.

 

Crevé et vidé, je rentre au camping, le Heavy de Zakk Wylde ne m’intéressant pas vraiment dans son groupe personnel, et trop épuisé pour voir D.R.I. … Comme d’hab, canette énergisante, une petite pomme Golden histoire d’avoir du sucre en réserve et on est reparti. Décidément, c’est vraiment dur de tenir le rythme.


  • 21h55/22h55 : Kreator

Mille Petrozza a pris du poids, certes, ça ne l'empêchera pas de vous fracasser en deux si l'occasion se présente.

J’ai un peu de retard pour le démarrage de Kreator et loupe donc leur titre « Hordes Of Chaos ». Heureusement, pas trop de casse, moi et mes potes nous faufilons à travers la foule pour accéder à une place à peu près convenable histoire de bouger et voir un maximum du concert. Malgré tout, difficile de s’approcher de la scène, nous nous contentons donc d’une place reculée où l’écran géant sera notre sauveur. Au moins, le son est bon.
Mille Petrozza était totalement incontrôlable ce soir là, pour quelqu’un qui n’aime pas le Metal (Voir l’interview de Tommy Vetterli par RadioMetal), le leader de Kreator m’a paru complètement possédé et à fond dans son rôle, clairement l’une des figures marquantes du festival. Pour être honnête, je ne m’attendais absolument pas à ça. Kreator est reconnu pour être le « virtuose » de l’Allemagne, celui qui allie avec brio mélodie et riffs d’aciers, mais détrompez-vous, sur scène, ils ne sont pas là pour vous faire couler un bain, si ce n’est de sang !
Un concert survolté donc, qui aura vu naître plusieurs pits tous aussi violents les uns que les autres. Aubaine pour moi, j’étais placé juste à coté de l’un d’eux et ai pu me frotter à d’autres têtes dures sur les classiques que sont Enemy Of God ou encore Flag Of Hate. Un show carré, très pro, un frontman au top de sa forme prêt à tout écraser sur son passage et une setlist simplement excellente : Kreator a décimé les rangs du festival et s’impose haut la main comme vainqueur de la plus grosse tuerie du Week-End, rien que ça.
Monumental.

 

Le concert des allemands se termine, et d’un coup je ne me sens pas très bien… Trop de monde, trop de poussière, je suffoque littéralement et une forte envie de vomir se fait ressentir. Ça craint ! Je me précipite près du coin bouffe pour respirer un peu et m’asseoir en attendant le concert de Bolt Thrower qui ne devrait pas tarder…
Je bois une bière histoire de me remettre sur pieds… Woaw, on peut dire que j’ai été surpris. La santé, ça ne rigole pas, à partir de maintenant je me ménagerais un peu.

Scorpions entame son set, malheureusement pour moi, le devant de la scène est totalement rempli et accéder à une bonne place est simplement impossible. Je regarde donc de loin le début de leur prestation avant de me diriger vers mon groupe Death préféré…


  • 23h15/00h15 : Bolt Thrower

Jo-Beth, désignée bassiste la plus sexy du festival.

Bolt Thrower, le monstre anglais, est au Hellfest cette année et le privilège pour nous, les français, est assez conséquent. Vu le peu de dates qu’accorde désormais le groupe pour ses représentations, Bolt Thrower était tout simplement immanquable pour moi qui ait été introduit dans le Death Metal avec leur album culte « The IVth Crusade »… C’est parti pour une leçon de combat digne de ce nom !
La tente est déjà très remplie à mon arrivée, arf, je tente tant bien que mal une percée dans les rangs et arrive à me dégotter un emplacement plutôt correct me permettant d’headbanguer comme un sauvage sans me soucier du monde autour de moi. Je n’avais pas une excellente vue sur le concert, j’ai donc passé les 3/4 de mon temps à fouetter l’air de ma douce crinière, dans un sens, on ne va pas voir Bolt Thrower pour poser son cul sur une chaise, mais bien pour tout écraser, c’est ce que j’ai fait.
Une très grande majorité de titres venant de « Those Once Loyal », dont le terrible Anti-Tank (qui porte définitivement bien son nom), ainsi que des morceaux plus classiques de leur répertoire, comme le célèbre Cenotaph ou encore No Guts, No Glory pour ne citer qu’eux. Une performance ultra-carrée au son pour ainsi dire impeccable (Dingue alors, Rock Hard Tent pourtant), un groupe de légende sur scène ce soir au Hellfest…
La machine de guerre Bolt Thrower m’a roulée dessus en faisant plusieurs demi-tours, et en plus, j’ai aimé ça !
Prix spécial du headbanging 2011.

 

Retour de Bolt Thrower. Scorpions est en plein concert et la mainstage 1 est noire de monde, impossible de pénétrer les lignes sous peine de mourir d’étouffement. Jamais vu ça, même Kiss l’an dernier n’a pas réuni autant de monde.
Je  me contenterais donc de l’écran géant pour suivre la performance de Scorpions en attendant la venue d’un de mes classiques of all-time, le genre de groupes qui vous marque à vie, j’ai bien nommé Coroner…
J’arrive à accéder aux barrières ! Yeah ! Je tente de trouver un emplacement correct quand une tape amicale m’arrive sur l’épaule : je retrouve avec stupéfaction l’un de mes potes que je n’avais pas vu du week-end, présent sur place mais pas au même camping que moi, ça alors pour une surprise… Ma place est assurée, le concert s’annonce grandiose, et j’assiste patiemment au set de Scorpions en écoutant leurs deux plus grands tubes : Rock You Like A Hurricane, et bien entendu, Still Loving You…


  • 01h00/02h00 : Coroner
Tommy Vetterli

Tommy Vetterli sur scène, froid et concentré, en imposait à mort avec des soli bénis par les dieux et ses riffs aiguisés...

Coroner. Coro-Fucking-Ner. Ce groupe à mes yeux est un putain de mythe, le truc longtemps resté inaccessible qui s’offre enfin à moi en live. Pour rappel, Coroner est considéré comme l’une des perles oubliées du Metal, ce groupe de Thrash Technique Suisse était en effet bien en avance sur son temps et n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait, soutenu par un label qui préférait s’intéresser à Kreator qui avait la côte à l’époque… Lassé par tant d’incompétence, le trio se sépare et disparaît dans l’ombre, laissant ses fans sur les dents. Une cruelle déception.
Bien clairs sur ce sujet, Coroner ne se reformera jamais, cela a maintes fois été dit au cours d’interviews, et pourtant… En 2011, ils sont là. Pour nous, pour leur public. Pour faire honneur à la légende. Si il y avait bien un concert à ne pas manquer cette année pour les amateurs de Metal, c’était celui-ci. Bon je m’emballe mais c’est pour vous expliquer à quel point Coroner est important pour moi.
Passons donc au concert ! Quelle claque… Baigné dans la nuit noire, le groupe arrive sur scène, l’ovation est immédiate, le public extrêmement positif, ça fait vraiment plaisir à voir.
Le set démarre avec Golden Cashmere, Sleeper, l’un des morceaux que Coroner avait composé à l’époque pour leur « nouvel » album, qui n’aura jamais vu le jour…

Ron Broder

Ron Broder à la basse semblait très content de jouer ce soir-là, et ça tombe bien, le public aussi !

Une intro calme et planante, puis la tuerie démarre, Internal Conflicts prends la relève et là, l’explosion. Tommy Vetterli n’a rien perdu de son talent, statique et froid, la performance du virtuose était simplement fascinante et ses soli splendides, absolument rien à redire dessus, du grand art. Ron Broder s’est également bien défendu lui-aussi, son ton toujours aussi rageur faisait plaisir à entendre et ses lignes de basse claquantes résonnaient sur tout le festival… Seul Marky Edelmann m’aura paru en retrait lors de ce concert, pas mauvais, mais aucunement marquant, j’ai pourtant essayé de m’intéresser à son jeu sur scène mais quelque chose me dérangeait…
La setlist du concert quant à elle était excellente, grosse préférence du groupe pour leurs deux derniers albums avec des classiques telles que Semtex Revolution, Divine Step ou encore Metamorphosis. Les anciennes références n’étaient pas non plus lésées, on a donc pu headbanguer comme des fous sur Masked Jackal ou encore Reborn Through Hate, dernier morceau joué ce soir-là, fin d’un set trop court si vous voulez mon avis…
Coroner a donc déchiré le Hellfest, et c’est rempli d’une immense fierté que je sors du concert, des images plein la tête et les jambes toujours aussi douloureuses…

 

Alors ça, c'est moi qui... gerbe. Absolument lamentable oui.

C’est l’heure de rentrer ! On peut dire qu’entre Kreator, Sodom, Bolt Thrower et dernièrement Coroner, j’ai pas volé une bonne nuit de sommeil, je rentre donc péniblement au camping avec la masse de gens sur la route qui font visiblement de même… Je galère un peu à retrouver mon chemin, je cherche désespérément ma tente… Ah, enfin, je la vois, j’arrive sur place, mes potes discutent autour d’une bière et… trou noir. Hum.
De ce que l’on m’a dit, je me suis effondré par terre en arrivant, le problème c’est que j’en ai aucun souvenir. Je n’avais pourtant pas bu, sobre et les idées à peu près claires… J’ai dormi un bon quart d’heure puis me suis réveillé un peu paumé, j’ai cru avoir passé la nuit dehors, ce qui m’a fait pas mal flipper…
Gros mal de tête, une nausée qui s’installait, complètement HS… et d’un coup je n’ai pas pu me retenir : direction les plantes pour… hum oui bon voilà vous vous en doutez. Fin de soirée totalement catastrophique donc, j’en suis venu à la conclusion que j’avais sûrement dû faire un petit malaise, pour causes de fatigues, chaleur et surtout sous-alimentation. Il faut dire que je n’ai vraiment pas beaucoup mangé sur place, ça m’apprendra.

Morale : La santé, c’est primordial, ménagez-vous et mangez beaucoup si vous allez à un festival en plein été.


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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

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