Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Seconde partie de ce compte-rendu consacré au Hellfest et son édition 2011 !
Vous êtes toujours là ? Ready To Rock ? Alors c’est parti !


Vendredi 17 Juin

Entrée festival Hellfest

Déjà de bon matin, l'entrée du festival s'avère chargée.

Oulà. Où suis-je donc ? Ah oui c’est vrai, le Hellfest, enfin plus précisément dans ma tente. J’ai failli cuire comme de la mauvaise bouffe prête à réchauffer tant le soleil cognait au petit matin, à peine 8 heures et déjà la chaleur s’installe…
Il vaut mieux ça que de la pluie vous me direz, mais bon pas trop quand même.
Petit déjeuner improvisé, mes camarades se lèvent, les gens du camping s’amusent déjà, l’ambiance est bonne et c’est le sourire aux lèvres que nous partons tous en direction des portes du festival deux heures plus tard.
Je comptais aller voir Hangman’s Chair, mais pas de bol pour moi, un ami devait nous rejoindre sur le site, fraîchement arrivé… Je fais donc demi-tour et m’en vais lui indiquer l’emplacement de nos tentes afin que ce dernier s’installe.
Tant pis pour Hangman’s Chair, c’est vers Svart Crown que je me dirige le plus vite possible afin de commencer la fête ! Ah, en parlant de ça, vous voulez un résumé des concerts vus ce jour-même ?
Hé bien le voici, il fallait demander.


  • 11h05/11h35 : Svart Crown

J’arrive légèrement en retard pour le show de Svart Crown et n’ai pu en voir que 20 malheureuses minutes. C’est en pure découverte que je suis allé prendre une petite leçon de Blackened Death de la part de ces français, qui pour être honnête, m’ont plutôt convaincu malgré le court laps de temps offert à leur prestation.
Je ne pourrais pas vous en dire grand chose, si ce n’est que leur set était plutôt carré et les musiciens un brin statiques, mais c’est le genre qui veut ça dans un sens. J’irais probablement les revoir à la Rock School Barbey de Bordeaux en Octobre histoire de mieux les connaître !


30 minutes de repos avant le prochain concert, ce qui me laisse le temps d’aller traîner du coté du Metal Market, ou encore une fois, les produits estampillés Metal sont légions… Bacs de CD’s, T-Shirts, Accessoires, le paradis… pour ceux qui ont un porte-monnaie en acier trempé. Pour ma part, 60€ seulement pour survivre, j’évite donc de fouiller en détail sous peine de me ruiner pour le restant des trois jours. Tant pis, mais le net regorge de bonnes promos lui aussi!
Allez, direction Malevolent Creation, et là ça va péter.


  • 12h15/12h55 : Malevolent Creation

Les bestiaux américains montent sur scène et l’ambiance sous la Rock Hard Tent devient électrique : on est partis pour 40 minutes de pur Death Metal old-school et bien baveux. Si leur dernier album, « Invidious Dominion » n’a pas convaincu tout le monde, leur show en revanche à, je pense, mis les choses aux clair : Malevolent Creation a les dents aussi acérées qu’en 1991 et la sortie de leur classique « The Ten Commandements ».
Ca envoie, ça blast, et mon premier Headbang de la journée survient vers la moitié du concert : preuve d’une performance satisfaisante de la part de ces vieux briscards du Death. Le son de la Rock Hard Tent est perfectible, comme les précédentes années, mais c’était globalement assez correct. Un bien bon show en tout cas qui m’a donné envie d’attaquer leur discographie plus en profondeur.
Arf ! Pas de bol, la pluie se pointe peu avant la fin… C’est le moment de faire le warrior et aller délirer avec The Dwarves sous la flotte.

 

  • 13h00/13h40 : The Dwarves
The Fucking Dwarves

Petite séance de Crowd Surfing pour le leader des Dwarves pendant que les autres membres... heu... ben font les cons.

Le meilleur groupe du monde ! … Enfin c’est eux qui l’affirment bien entendu.
The Dwarves n’est pas un groupe comme les autres, chez eux, le spectacle compte au moins autant que la musique, et heureusement pour eux car sur le plan musical, je dois avouer avoir été quelque peu… Hmm, refroidi disons.
Bon, c’est du Punk Hardcore assez sautillant qui ne se prend pas une seule seconde au sérieux, il faut le savoir et donc par conséquent, ne pas s’attendre à un opéra… Quoi qu’il en soit, on peut dire que ces tarés auront bien mis l’ambiance : moi dans la fosse, trempé jusqu’au(x) cou(illes), je participe à mon premier mosh pit depuis près d’un an ! Ahlàlà, ça m’a manqué je vous assure.
Ça saute dans tous les coins, ça rigole, ça pisse partout (ahem oui, mention spéciale à Davy Crockett qui a pissé en plein milieu du pit, du grand art mon cher !), en bref c’est bon enfant et le spectacle est largement assuré par un groupe qui en fait des tonnes et est très interactif avec son public. J’en veux pour preuve Paul Cafaro, lead singer, qui n’a pas hésité une seule seconde à se jeter dans le public à deux reprises, revêtir un chapeau de pirate… et s’amuser avec les festivaliers !
Sur scène, défilé de strip-teaseuses (frileuses elles aussi), catcheur quasi-nu… Oui, c’était un beau bordel, vous l’avez compris.
En résumé, The Dwarves, meilleur groupe du monde ? Sûrement pas, mais en tout cas, si vous voulez vous marrer, le groupe a de sérieux arguments pour vous rendre le sourire.
Un très bon moment que je revivrais volontiers.

 

  • 13h45/14h30 : Dødheimsgard
Concert Dod

Spectacle haut en couleurs pour Dødheimsgard, qui visiblement a ravi le public français !

C’est trempé et épuisé que je quitte ces branleurs de Dwarves pour me diriger vers le prochain concert, qui par chance, se déroule sous la Rock Hard Tent encore une fois. J’aurais peut-être même le temps de sécher. Dødheimsgard est un groupe quelque peu à part dans le Black Metal, en effet, c’est l’un des rares représentants du genre à ajouter intelligemment une touche d’Industrial Metal à leur musique sans se vautrer misérablement, et ça ça mérite d’être souligné. Un concert très particulier, dont l’ambiance me restera en tête un bon bout de temps.
Mêlant satanisme de foire et intros symphoniques, le groupe a réellement su instaurer une atmosphère à la fois violente et mystérieuse, dont la performance des musiciens n’a rendue le show que plus intéressant. Un frontman très présent et à fond dans son trip, puissant dirais-je même, secondé par des zicos statiques peinturlurés de façon… inquiétante ? Difficile à décrire mais en tout cas, visuellement le show était impeccable.
Musicalement, ce fût bien bon aussi même si je regrette légèrement la surabondance de titres de leur dernier album : un seul titre de Monumental Possession joué il me semble, si l’on adhère pas aux expérimentations récentes du combo, il y a de quoi rester sur sa faim. Un groupe intéressant à voir en live en tout cas, dommage que cela n’ait pas duré plus longtemps car j’adhérais totalement.

 

  • 14h40/15h20 : Church Of Misery

Nom de dieu, ça fait depuis ce matin que je suis en concert non-stop mine de rien les petits loulous, faudrait que je mange un truc un de ces quatre…
Bon allez, on verra ça après Church Of Misery et leur Stoner barré.
J’y allais là-aussi en totale découverte, et le bilan a malheureusement été mitigé pour plusieurs raisons que je vais vous exposer. Premièrement, c’était sous la Terrorizer Tent : le son était odieux durant les trois jours, pas un seul concert ou presque ne s’est bien passé pour moi de ce coté là… Batterie trop forte, chanteur inaudible, guitares trop en avant… Bref, déjà un point bien énervant, auquel s’ajoute la taille absolument ridicule de la tente en question : si vous comptiez allez voir Kyuss à la suite d’Ozzy Osbourne, c’était tout simplement un énorme commando suicide. La tente était remplie à ras-bord les 3/4 du temps, vue de dehors, la scène était minuscule, l’ambiance étouffante, les poteaux de soutien gênants pour la vue… Oui franchement c’était désagréable, voilà.
Dommage donc, j’ai assisté au concert de Church Of Misery placé derrière un pilier, je ne voyais pas le batteur, rarement le chanteur, le son était mauvais, les gens devant moi plutôt grands (je ne suis pourtant pas petit)… Tout pour rager en somme.
La performance du groupe m’a semblé bonne cela dit, mais là encore, j’ai eu du mal à accrocher à leur musique. Je pense qu’il faut y aller en connaissance de cause, ce qui n’était pas mon cas, car le Stoner de ces japonais n’est pas vraiment des plus évidents à appréhender.
Petite déception pour ma part, mais surtout très grande frustration.

 

Fin du concert, je vais enfin pouvoir manger un morceau et m’asseoir tranquillement… Oh non… non, non et non ! La pluie est de retour. A peine sorti de cet enfer, une dégelée s’abat sur moi, et pas des moindres. J’abandonne toute idée de faire la queue aux stands de nourriture pour me précipiter vers ma tente, à l’abri du vent et des rafales. Le temps d’y arriver, je suis complètement trempé, mon T-Shirt est une vraie serpillière et mes cheveux ressemblent à des algues. Superbe météo pour ce début de Week-End, on pouvait pas rêver mieux. Heureusement pour moi, j’ai deux heures de creux, ce qui me laisse le temps de sécher, manger quelques réserves amenées la veille, parler avec mes potes au camping et repartir en direction du festival pour aller voir un groupe… définitivement culte.


  • 17h15/18h05 : The Cult

Un concert simplement... culte !

J’arrive sur le site, la pluie s’est calmée, le soleil montre timidement le bout de son nez, et je m’installe en attendant l’un des groupes que j’anticipais le plus pour cette édition 2011… Personne sur scène, quand soudain retenti à mes oreilles une douce mélodie, plus que familière. J’ai rapidement reconnu l’excellent thème de Ghost In The Shell, ces voix, cette ambiance et ces frissons qui parcourent le corps… Rah, mythique ! Et là, le groupe débarque…
The Cult, véritable culte à mes yeux (oui bon c’était facile), ils sont là, en face de moi, et le show est lancé. Que dire de ce concert, si ce n’est que c’était pour moi l’un des meilleurs du festival ? Je suis également ravi de voir qu’un ami qui ne connaissait aucunement le combo a beaucoup apprécié leur prestation, c’est dire si cette dernière était de qualité. En résumé, d’énormes tubes, une variété d’influences impressionnante et un frontman vraiment proche du public. Beaucoup d’humour et de légèreté, beaucoup de contact, on sentait un groupe soudé et vraiment heureux de jouer, ce qui n’est pas toujours le cas il faut le rappeler. Les titres s’enchaînent, la setlist est parfaite, grosse préférence pour l’album Electric, et d’un coup, le tube débarque…
She Sells Sanctuary.
Une composition absolument mythique, qui n’a pas vieillie d’un seul pouce et qui à l’époque réunissait tous les amateurs de musique, que ce soit de Hard Rock, de Metal, de Pop, ou de je ne sais quoi d’autre, un morceau universel en somme.
A fond dedans, ce fût un vrai régal du début à la fin, sans mots pour le justifier.
The Cult m’a vendu du rêve !

 

  • 18h10/19h00 : The Exploited

The Exploited, en live, c'est le pied ! Ah tiens d'ailleurs...

Mesdames, messieurs, chaussez vos Rangers et sortez les clous,
The Exploited est là et va tout défoncer. Légende vivante du Punk, Wattie Buchan et ses musiciens ont assuré un show totalement explosif placé sous le signe de l’anarchie et de la rébellion. Et y’a pas à dire, leur mythique frontman (premier punk a avoir arboré la crête tout de même, respect !), âgé de 52 ans aujourd’hui, a botté le cul du Hellfest avec une rage déconcertante et une énergie brute du début à la fin de sa prestation… Le pit était tout simplement ultra-violent, vraiment grand également, ce qui m’a beaucoup surpris. Pour comparer, il me semble bien que le circle pit d’Exodus l’an dernier n’était pas aussi étendu. Une ambiance de malade mental dans cette fosse où moi aussi, j’ai bataillé comme un forcené en scandant des hymnes telles que Beat The Bastards, Fuck The U.S.A. ou encore UK82 !
Si sur album, The Exploited n’a jamais fait preuve d’un génie miraculeux, force est de reconnaître que sur scène, les gars assurent, et méchamment même. Un des meilleurs concerts du Week-End au niveau de l’ambiance, facilement.
Moi en tout cas, si ils repassent dans le coin, je lace les pompes et retourne faire la fête avec eux.

 

  • 19h05/20h00 : Down
Concert Down

"C'est toi qui l'a volé cette putain d'orange ! Salaud !"

Je secoue mes cheveux, histoire d’enlever la poussière qui m’entoure suite à la prestation des punks anglais et file me mettre en position pour l’une des têtes d’affiches du Vendredi. Down, le fameux groupe de Stoner de Phil Anselmo, se met en place et va nous offrir un show talentueux à la hauteur de sa réputation.
Le début du set m’a paru très poussif cela dit, à tel point que je me suis demandé si Philou savait dans quel groupe il était : Pantera ou Down ? Les deux à la fois ? J’ai en effet trouvé sa voix éreintante au possible pour une bonne moitié du concert, trop gueulard, trop énervé… C’est pas ça Down !
Heureusement, la seconde partie du set fût bien meilleure et Phil également, plus calme et plus posé, c’était tout ce que j’attendais… Un public très réceptif (étonnant) aux appels du frontman qui il faut le dire, semblait bien à l’aise sur scène, dans son élément… Toujours aussi en forme, Phil Anselmo a assuré et c’est avec une joie non contenue que j’ai repris en chœur le refrain de Pillars Of Eternity. Dommage que la pluie se soit invitée d’elle-même, la fin du concert fût légèrement laborieuse mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.

 

Une petite heure de repos, pile le temps pour moi de passer au camping, boire une canette de Monster, grignoter ce qu’il me reste de provisions et m’installer pour la légende du rock… Iggy Fucking Pop.


  • 21h05/22h05 : Iggy & The Stooges

Ok, Iggy n'est pas le culturiste le plus musclé au monde. Mais lui en attendant, il a des couilles plus grosses que vous.

Si vous ne connaissez pas ce groupe, au moins de nom, quittez cette page, quittez internet, allez chez bricorama et achetez un pistolet à clous, visez bien entre les deux yeux et terminez votre misérable vie instantanément, merci.
The Stooges est une putain de référence du Rock, et par la même occasion, le père de tous les Punk. Fort de trois albums tous aussi encensés les uns que les autres (oui, j’exclue volontairement leur dernière merde sortie il y a quelques années), The Stooges est un groupe incontournable des 70’s. Le line-up le plus connu du combo nous a fait l’honneur de fouler les terres du Hellfest en compagnie de leur nouveau bassiste, Mike Watt, et le moins qu’on puisse dire c’est que les gars étaient à la hauteur de leur légende…
Un concert mouvementé et rythmé d’une manière prodigieuse par un Iggy qui pétait la forme, juste incroyable de voir ce petit bout de monsieur agé de 64 ans danser et lancer des pieds de micros comme si il n’en avait que 20… Pour la setlist, oh ben, du culte, du culte, encore du culte, saupoudré d’une bonne dose de culte. 1970, Raw Power, I Wanna Be Your Dog… Tout y est passé.
Bourré d’hymnes et de feeling, le concert des Stooges fût excellent, que ce soit le spectacle sur scène comme la performance individuelle de chaque musicien. Définitivement l’un des moments forts du festival pour ma part, un concert que je n’aurais loupé sous aucun prétexte.
J’espère seulement que le mauvais temps n’a pas fait attraper un rhume à Iggy qui comme à son habitude, avait oublié son T-shirt dans sa loge…

 

  • 22h10/23h10 : Morbid Angel

Spécial guest du spectacle, Nikki Sixx (Mötley Crüe) s'est joint à David Vincent sur Rapture... Oh Wait.

Dire que je n’attendais rien de Morbid Angel relève de l’euphémisme. Arrivés en fanfare avec leur nouvel album « Illud Divinum Insanus » sous le bras, j’avais de sérieuses raisons de redouter ce concert, autant par l’aspect physique de David Vincent aujourd’hui que par la setlist qui ne me faisait pas vraiment bander… Quitte à rigoler un coup, autant jouer le nouvel hymne de Groland, j’ai bien nommé Radikult, mais pas de bol ils ne semblent pas vraiment motivés pour « Killer des cops » en live.
Bon, Morbid Angel sur album, perso, j’accroche déjà pas trop. Je dois être l’un des rares amateurs de Death old-school à ne pas voir le chef-d’oeuvre dans « Altars Of Madness », mais bon, soit. Pour moi, « Seven Churches » avait déjà tout dit longtemps avant.
Morbid Angel a donc joué…
David Vincent avait son air sérieux, comme souvent, alors qu’il n’y avait aucune raison de l’être, et Trey nous balançait des soli bien trempés à la tronche, je dois le reconnaître. Malgré tout, non, ça ne marchait pas. Je me suis fait chier, je ne vous le cache pas, je n’avais d’ailleurs qu’une envie, c’était que le concert se termine pour aller voir Possessed, j’ai donc pris mon mal en patience en restant 40 bonnes minutes devant la Main Stage 2, espérant un sursaut lointain…
Puis le groupe a décidé de jouer trois morceaux de son dernier album, à la suite. « Nevermore« , « Existo Vulgore« , et « I Am Morbid« .
C’en était trop pour moi, je quitte la scène et m’enfuis en entamant un Radikulting vers la Rock Hard Tent pour prendre une vraie leçon de Death, car Morbid Angel, c’est définitivement pas mon café.
Ah ? Tiens, merde. J’entends au loin Chapel Of Ghouls, dommage car c’est bien le seul morceau du groupe qui me mette en transe.

 

  • 23h15/23h50 : Possessed

SIX ! SIX ! SIX !!!

Difficile pour moi cette soirée du Vendredi décidément, à peine remis de cette semi-déception, je me souviens amèrement que Possessed et The Melvins partagent les mêmes horaires… Bon. 30 minutes chacun, pas de jaloux. Je vais donc m’installer pour Possessed qui entame son set 15 minutes avant les Melvins et me dégotte une place parfaite. Tout le monde est encore en concert, il reste 20 bonnes minutes avant le début du show, niquel.
Le show démarre à l’heure indiquée, les lumières s’éteignent, la tente est baignée dans le noir… Puis intervient la très célèbre mélodie de l’Exorciste. Possessed entre en scène, fièrement mené par Jeff Becerra, qui précisons-le est handicapé depuis de nombreuses années. En effet, c’est désormais en siège roulant que le sympathique frontman du groupe traverse le monde pour donner ses représentations… Une véritable leçon de courage offerte à tous, un exemple à suivre, qui mérite vraiment d’être mis en valeur, bravo à lui.
Le concert ! Bon, ça démarrait pas super, en effet gros problème sonore dès le début du set, le micro de Jeff ne fonctionnait pas et les guitares semblaient mal balancées, le riff était inaudible, mon dieu mais que se passe-t-il. Heureusement tout cela a vite été corrigé et le reste du show s’est déroulé sans accrocs. Possessed a donc alterné entre ses deux premiers albums concernant la setlist, je me souviens avoir été submergé en entendant l’intro de Fallen Angel, ou encore le riff dévastateur d’Evil Warriors. Un show bien carré et des musiciens concentrés, un Jeff qui mettait une sacrée ambiance (SIX SIX SIX !!!), Possessed a enflammé la Rock Hard Tent. Une très grande fierté de voir ces pionniers du Death Metal, un cadeau qui m’a vraiment fait plaisir… encore une fois, merci le Hellfest. Dommage pour moi, le temps m’était compté, je me dirige vers The Melvins sans perdre de temps afin de ne rien rater du show.

 

  • 23h50/00h30 : The Melvins

Les Melvins ne font pas les choses qu'à moitié... Deux batteries, sinon rien !

Nom de dieu, c’est pas vrai. La Terrorizer ! Mon ennemie jurée. Il fallait s’y attendre, la tente est pleine à craquer et l’air irrespirable, on ne voit rien et accéder à la scène est tout bonnement impossible. Je me dégotte une place tant bien que mal et essaie de profiter au maximum du spectacle. J’en trouve une passable à l’extérieur, me permettant de voir relativement bien les musiciens, mais encore une fois c’est très approximatif. Encore le même reproche : le son est scandaleux. Pour ceux qui ne le savent pas, les Melvins jouent sur scène avec deux batteurs (!), ce qui, forcément, fait plus de bruit que la normale. Le problème là c’est que la batterie faisait plus de bruit qu’un réacteur nucléaire, du coup, de ma position, les riffs n’étaient pas évidents à entendre, encore moins le chant… Décidément, c’est vraiment pas ma veine.
The Melvins en live, c’est du Sludge de fou qui compresse l’auditeur à une vitesse hallucinante.  Moi qui ne les connaît qu’en album, j’ai d’ailleurs été époustouflé par la vitesse d’exécution des musiciens sur scène, les morceaux sont expédiés à une cadence atomique et ça riff dur, vraiment du costaud !
J’ai bien géré  mon coup car j’ai eu le droit à tous mes morceaux préférés en live, c’est donc sur Honey Bucket, Sweet Willy Rollbar, ou encore Revolve que j’ai secoué ma tête comme un furieux, laissant tomber la douleur bien installée dans mes chevilles pour ce qui serait le dernier concert du soir pour moi…
Un live puissant et corrosif pour lequel je regrette de ne pas avoir été mieux placé. That’s life !

 

Bon… hé bien hé bien, voyons ce qu’il me reste… Mayhem tiens… Hmm, attendre 30 minutes dans le froid et la nuit ?
Sans moi tant pis. Je me dirige vers le camping afin de m’étaler dans ma tente et profiter d’une nuit de repos amplement méritée. Petit apéro et briefing de la journée avec les potes, tout le monde est globalement satisfait de ce lancement et je me fait huer pour avoir dormi sur Morbid Angel ! Non mais ho !
Bouchons sur les oreilles, tente fermée, sac de couchage prêt à m’accueillir, il n’en faudra pas plus pour m’assoupir comme une masse, des images plein la tête…

Vivement demain !

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Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

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