Archives Mensuelles: juin 2011

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part. 3]

Troisième partie du compte-rendu dédié au Hellfest 2011 et ses armées de zombies putrides qui ont terrorisé Clisson pendant 3 jours… Gruuuuuuuuar !

Avant de commencer, vous voulez jeter un œil à mon running order du jour ? Ca se passe par ici.


Samedi 18 Juin

Hell-Leclerc !

De la bière, du metal... rien d'anormal.

Wouaw, le réveil est dur. 8h, comme d’habitude, même si l’envie de dormir est bien présente, c’est tout simplement impossible avec l’agitation présente au-dehors et la lumière ambiante qui empêche de fermer l’oeil…
Aujourd’hui, c’est direction Leclerc ! Une canette de Coca pour se réveiller, on ne change pas les classiques… Tout le monde émerge, et direction mon supermarché préféré pour éviter de se ruiner sur le festival, et le plus important, acheter de la bière (huhu).
Le Hellfest dispose d’un emplacement quasi-parfait il faut l’avouer, à moins d’un kilomètre à pied se trouve le Leclerc, ainsi qu’un McDonald’s, tout pour plaire et faire un petit régime. Vu les prix pratiqués sur le fest’, autant aller se nourrir chez eux dans un sens…
Entrée dans le magasin, la troupe de Metalheads rôdant dans les rayons est simplement sidérante, il n’y a que ça, partout ! Effet assez comique qu’il faut voir pour vraiment comprendre.
On achète donc l’attirail de base : saucisson, sandwichs, boissons, alcool, eau minérale (!), énergisants, pain… Oui bon on va s’arrêter là hein. De quoi survivre quelque temps au camping. Malin comme je suis, j’arrive à chopper une petite bouteille d’eau que j’engloutis d’une traite et qu’évidemment, je ne paierais pas.
Ah bah hé oui, à la guerre comme à la guerre.
Direction la caisse, nous payons, et retour chargé comme des bœufs au festival. Il est 11h20, nous pensions arriver à l’heure pour Whiplash et démarrer cette journée Thrash de bon pied… Mais non, trop crevé. Nous voilà donc en train de glander au camping en attendant le prochain groupe… Le temps passe vite, trop vite : Angel Witch est déjà sur scène, et le groupe me passe donc sous le nez.
Allez, fini la glande, en route ! J’arrive sur le site pour la fin de ce grand nom anglais et assiste donc à leur méga tube éponyme… Au moins, j’aurais vu l’essentiel.


  • 13h05/13h45 : Mekong Delta

Le nouveau guitariste Erik Adam s'est montré plus qu'à la hauteur du nom de Mekong Delta. Belle performance !

Je m’installe tranquillement devant la Mainstage 2 en regardant de loin l’écran géant, diffusant la fin du set d’Angel Witch.
Le soleil cogne pas mal… J’attends fébrilement les techniciens allemands du Thrash, j’ai nommé Mekong Delta, groupe que je ne connais pas parfaitement mais dont l’album « Dances Of Death » m’avait mis une sacrée claque. Les voilà qui entrent en scène, malheureusement pour moi je ne connais aucun des membres hormis le bassiste, qui est le seul musicien restant de la formation originale… Difficile de voir un groupe soudé sur scène, la plupart des zicos ayant rejoint la troupe en 2008. Malgré tout, la performance fut bien satisfaisante.
Le nouveau chanteur dégageait une énergie assez communicative et sa voix claire collait parfaitement à la musique des allemands, ce qui en thrash ne court pas les rues vous en conviendrez. Je regrette cela dit que ce dernier n’ait pas été mis plus en avant sur scène, le groupe ayant préféré opter pour de longs titres instrumentaux vers la moitié du show… Toutefois, ce choix n’était pas spécialement surprenant et aura permis au public d’apprécier la fine technique du combo qui se place parmi les grands noms à retenir du Technical Thrash.
Un concert fort sympathique pour démarrer ma journée quoi qu’il en soit, le groupe a su me convaincre, et malgré un public pas très réceptif à leur musique, j’ai apprécié la performance délivrée.

 

Rien d’intéressant pour moi dans les deux prochaines heures, heureusement dirais-je car je suis déjà crevé et mes pieds souffrent comme jamais… Mes potes tentent tant bien que mal de me convaincre d’aller voir Hail Of Bullets, mais ne connaissant strictement rien du groupe, je passe mon tour et retourne me poser au camping pour garder des forces. La journée va être dure et longue (oui, comme ma bite, merci).


  • 15h25/16h10 : UFO
UFO

Objet volant non-identifié sur scène ! Oui, c'est bien UFO.

UFO, woaw, en voilà une bonne légende. Je ne connaissais que de nom ce groupe pourtant très reconnu dans la sphère Hard-Rock / A.O.R., et je dois avouer avoir été très surpris en écoutant leur album Lights Out. Bien pêchu, rempli de tubes et mené par un chanteur simplement excellent, ce fut pour moi une sacré découverte qui dépassait mes attentes. UFO arrive donc sur scène, concert que j’attendais impatiemment là aussi histoire de voir si le groupe réussirait à me convaincre également sur scène… Défi réussi !
Certes, au niveau du chant, on sentait que Phil Mogg ne tenait pas les aigus aussi bien que dans sa jeunesse, mais sa performance était plus que satisfaisante et surtout, sans fautes, ce qui n’a pas été le cas de tous les ténors du festival. Au hasard, Ozzy Osbourne…
Un leader en tout cas très sympathique et proche du public qui s’est laissé aller à plusieurs vannes bien senties, bonne ambiance tout du long pour un concert de Hard-Rock comme on les aime. Le public chantait en cœur, les refrains fédérateurs étaient légions (Lights Out, Lights Out In Loooondooooon !), les musiciens carrés et la setlist plaisante, pas grand chose à en redire si ce n’est que c’était une belle leçon de Hard dont je me souviendrais longtemps !
L’une des meilleures surprises du festival pour ma part.

 

  • 16h15/17h00 : Municipal Waste

Prendre une photo du groupe avec ça qui tourne en même temps c'est... compliqué.

Oyé, Oyé ! Sortez les griffes, resserrez vos pompes, mettez tout objet fragile hors de portée, Municipal Waste débarque au Hellfest et ça va faire très mal !
Sur album, je dois bien vous avouer que le combo Virginien m’en touche une sans faire remuer l’autre, pour plusieurs raisons. Son trop moderne, compos pas spécialement fascinantes et globalement, le tout a déjà été fait et proposé longtemps avant, mais… malgré tout ce n’est pas un groupe que je place au placard, loin de là. Seulement, ça ne m’atteint pas vraiment. Il faut dire aussi que le Crossover Thrash, c’est surtout en live que ça se vit, c’était donc la bonne occasion pour moi de tester les performances du groupe face au public et voir ce que ces tarés valaient vraiment…
Oulà, c’est déjà parti ! Le groupe vient à peine de commencer que le pit est rempli de fous furieux prêts à vous faire sauter les dents. Bon, y’a pas à dire, Municipal Waste, en live, ça envoie du bois, tout simplement. L’ambiance est survoltée et le chanteur complètement déjanté, le public en transe… Peut-être même trop d’ailleurs, un exhibitionniste aura d’ailleurs été rappelé à l’ordre par le leader (« Nice Cock, Asshole ! »). Bref, ça allait à 300 à l’heure, les titres déboulaient à toute vitesse, on peut dire que Municipal Waste aura bien foutu le bordel en cette fin d’après-midi.
Un concert à vivre pour son ambiance assez unique plus que pour sa musique, qui ne m’a pas pleinement convaincue…
Mais on s’en fout, c’est du Thrash, j’ai bougé, contrat rempli !

 

  •  17h05/17h55 : Thin Lizzy

Scott Gorham aura délivré une très belle performance tout au long du set, habilement secondé par... qui déjà ?

Thin Lizzy, le mythe… ou presque. En effet, difficile d’appeler Thin Lizzy par son nom aujourd’hui, la moitié des membres de la formation d’origine sont décédés,  les autres intermittents sont retombés dans l’anonymat ou tournent dans d’autres groupes… Que reste-t-il donc de ce grand nom ?
Un batteur, sinon rien…
Brian Downey se retrouve seul sur scène pour honorer le vrai nom de Thin Lizzy, pas évident comme rôle. Je dois vous dire que comme UFO, je ne connaissais que très peu Thin Lizzy avant de les voir, cela ne m’a tout de même pas empêché de sentir un problème au sein du groupe sur scène… Pour reprendre l’expression de je-ne-sais-plus-qui, j’avais vraiment l’impression de voir un Cover-Band Deluxe en fait. Attention, je ne voudrais pas donner l’impression de descendre la prestation que nous ont offert les musiciens en ce Samedi 18, qui était plutôt correcte globalement, j’insiste seulement sur le fait que ce n’était pas vraiment Thin Lizzy… Bon, soit.
Je ne connaissais pas beaucoup la tracklist du concert, et pour tout vous dire j’attendais avec impatience le morceau Cold Sweat, qui malheureusement n’aura pas été joué sur scène. Le chanteur faisait tout son possible pour assurer le spectacle, je dirais qu’il a bien réussi mais malgré tout mon constat reste mitigé aujourd’hui. Un concert sympathique oui, mais clairement pas à la hauteur de mes espérances…

 

  • 18h00/18h45 : Destruction

NAILED TO THE FUCKING CROSS !!!

Il fait chaud, je sue, mes jambes sont explosées et je n’ai qu’une envie, m’allonger pour me reposer… Mais pas le temps, Destruction déboule sur scène, et pour rien au monde je ne manquerais ça !
Premier membre du Big Three allemand à passer sur scène ce Samedi, Destruction à pour mission de tout péter et préparer la piste pour ses collègues, chose qu’il fera à merveille car le moins que je puisse dire, c’est que le trio m’aura dévissé les cervicales. Chargé d’hymnes propices au headbang, le set a enflammé la scène et par la même occasion le pit qui, sans surprises, était totalement furax. Je me suis donc retrouvé pendant la moitié du concert à secouer ma tête comme un malade au rythme des riffs qui m’arrivaient droits dans la gueule, tout ce que l’on peut attendre d’un groupe aussi fin que Destruction.
Schmier aura également tenu un petit discours sur le Hellfest, son groupe étant désormais un habitué de l’affiche, en expliquant à quel point le festival avait grandi sous leurs yeux à chaque édition… Bien sympa à entendre !
En résumé, Destruction, c’était allemand, c’était violent, et ça balançait la sauce par litres entiers. Concert énorme !


Apocalyptica joue sur la mainstage 1, vite vite, je passe entre les armées de coreux et d’abominations à mèches pour rentrer au camping et engloutir de l’énergisant. Discussion avec les potes sur place, et retour sur le site pour l’un des concerts que j’attendais le plus …


  • 19h55/20h45 : Sodom

Sodom, le groupe qui fait très mal là où ça passe.

J’arrive à temps pour trouver une bonne place pas trop loin du pit afin d’assister au concert de l’un de mes groupes de Thrash préférés, les bouchers de Sodom. Soldats des riffs, troupes d’assauts du Headbang, unité spéciale des pits, la milice allemande est en route… enfin… heu…
Qu’est-ce qu’il se passe là ? Apocalyptica dépasse son temps réglementaire pour nous « offrir » un morceau supplémentaire… ! Non mais ho ! Réaction assez virulente de la part des amateurs de Sodom qui scandent au groupe leur mécontentement, un énervement général qui aura brièvement été montré sur l’écran géant… Enfin, leur set se termine et l’Oncle Tom fait son apparition ! Il est encore plus beau et poilu qu’en photo !
Sodom démarre sans plus attendre son show par un titre de leur nouvel album, l’excellent morceau In War And Pieces. Le headbang démarre et n’est pas prêt de s’arrêter, les trois balourds vont nous asséner de tueries comme eux seuls savent le faire et les fans n’attendent qu’un titre : Agent Orange !
Grosse folie sur ce morceau tiré de l’album de Sodom le plus reconnu à ce jour, le public est hystérique et ça sent la sueur, la vraie, celle du Metal. De mon coté, c’est la folie totale, le concert bat son plein, mais le son n’est pas vraiment au top : difficile d’entendre certains riffs en effet, la guitare me semblait anormalement sous-mixée et c’était parfois impossible d’entendre quoi que ce soit… Remember The Fallen, Blasphemer, Sodomized, les gros classiques y passent… Et Sodom boucle son set ! WTF ! Où est passé Ausgebombt ? Et les titres de Persecution Mania ? …
Le groupe se retourne et salue brièvement le public, apparemment pressés, les fans se questionnent : que se passe-t-il ? Le show est déjà terminé, à la surprise générale… En effet, en commençant plus tard, Sodom n’a pas pu bénéficier de tout le temps qui lui était accordé… Fuck… Un peu décevant avec le recul, un set écourté et un son pas parfait, cela n’empêche pas que sur le moment, l’ambiance était vraiment démente et Sodom écrasant.

 

Crevé et vidé, je rentre au camping, le Heavy de Zakk Wylde ne m’intéressant pas vraiment dans son groupe personnel, et trop épuisé pour voir D.R.I. … Comme d’hab, canette énergisante, une petite pomme Golden histoire d’avoir du sucre en réserve et on est reparti. Décidément, c’est vraiment dur de tenir le rythme.


  • 21h55/22h55 : Kreator

Mille Petrozza a pris du poids, certes, ça ne l'empêchera pas de vous fracasser en deux si l'occasion se présente.

J’ai un peu de retard pour le démarrage de Kreator et loupe donc leur titre « Hordes Of Chaos ». Heureusement, pas trop de casse, moi et mes potes nous faufilons à travers la foule pour accéder à une place à peu près convenable histoire de bouger et voir un maximum du concert. Malgré tout, difficile de s’approcher de la scène, nous nous contentons donc d’une place reculée où l’écran géant sera notre sauveur. Au moins, le son est bon.
Mille Petrozza était totalement incontrôlable ce soir là, pour quelqu’un qui n’aime pas le Metal (Voir l’interview de Tommy Vetterli par RadioMetal), le leader de Kreator m’a paru complètement possédé et à fond dans son rôle, clairement l’une des figures marquantes du festival. Pour être honnête, je ne m’attendais absolument pas à ça. Kreator est reconnu pour être le « virtuose » de l’Allemagne, celui qui allie avec brio mélodie et riffs d’aciers, mais détrompez-vous, sur scène, ils ne sont pas là pour vous faire couler un bain, si ce n’est de sang !
Un concert survolté donc, qui aura vu naître plusieurs pits tous aussi violents les uns que les autres. Aubaine pour moi, j’étais placé juste à coté de l’un d’eux et ai pu me frotter à d’autres têtes dures sur les classiques que sont Enemy Of God ou encore Flag Of Hate. Un show carré, très pro, un frontman au top de sa forme prêt à tout écraser sur son passage et une setlist simplement excellente : Kreator a décimé les rangs du festival et s’impose haut la main comme vainqueur de la plus grosse tuerie du Week-End, rien que ça.
Monumental.

 

Le concert des allemands se termine, et d’un coup je ne me sens pas très bien… Trop de monde, trop de poussière, je suffoque littéralement et une forte envie de vomir se fait ressentir. Ça craint ! Je me précipite près du coin bouffe pour respirer un peu et m’asseoir en attendant le concert de Bolt Thrower qui ne devrait pas tarder…
Je bois une bière histoire de me remettre sur pieds… Woaw, on peut dire que j’ai été surpris. La santé, ça ne rigole pas, à partir de maintenant je me ménagerais un peu.

Scorpions entame son set, malheureusement pour moi, le devant de la scène est totalement rempli et accéder à une bonne place est simplement impossible. Je regarde donc de loin le début de leur prestation avant de me diriger vers mon groupe Death préféré…


  • 23h15/00h15 : Bolt Thrower

Jo-Beth, désignée bassiste la plus sexy du festival.

Bolt Thrower, le monstre anglais, est au Hellfest cette année et le privilège pour nous, les français, est assez conséquent. Vu le peu de dates qu’accorde désormais le groupe pour ses représentations, Bolt Thrower était tout simplement immanquable pour moi qui ait été introduit dans le Death Metal avec leur album culte « The IVth Crusade »… C’est parti pour une leçon de combat digne de ce nom !
La tente est déjà très remplie à mon arrivée, arf, je tente tant bien que mal une percée dans les rangs et arrive à me dégotter un emplacement plutôt correct me permettant d’headbanguer comme un sauvage sans me soucier du monde autour de moi. Je n’avais pas une excellente vue sur le concert, j’ai donc passé les 3/4 de mon temps à fouetter l’air de ma douce crinière, dans un sens, on ne va pas voir Bolt Thrower pour poser son cul sur une chaise, mais bien pour tout écraser, c’est ce que j’ai fait.
Une très grande majorité de titres venant de « Those Once Loyal », dont le terrible Anti-Tank (qui porte définitivement bien son nom), ainsi que des morceaux plus classiques de leur répertoire, comme le célèbre Cenotaph ou encore No Guts, No Glory pour ne citer qu’eux. Une performance ultra-carrée au son pour ainsi dire impeccable (Dingue alors, Rock Hard Tent pourtant), un groupe de légende sur scène ce soir au Hellfest…
La machine de guerre Bolt Thrower m’a roulée dessus en faisant plusieurs demi-tours, et en plus, j’ai aimé ça !
Prix spécial du headbanging 2011.

 

Retour de Bolt Thrower. Scorpions est en plein concert et la mainstage 1 est noire de monde, impossible de pénétrer les lignes sous peine de mourir d’étouffement. Jamais vu ça, même Kiss l’an dernier n’a pas réuni autant de monde.
Je  me contenterais donc de l’écran géant pour suivre la performance de Scorpions en attendant la venue d’un de mes classiques of all-time, le genre de groupes qui vous marque à vie, j’ai bien nommé Coroner…
J’arrive à accéder aux barrières ! Yeah ! Je tente de trouver un emplacement correct quand une tape amicale m’arrive sur l’épaule : je retrouve avec stupéfaction l’un de mes potes que je n’avais pas vu du week-end, présent sur place mais pas au même camping que moi, ça alors pour une surprise… Ma place est assurée, le concert s’annonce grandiose, et j’assiste patiemment au set de Scorpions en écoutant leurs deux plus grands tubes : Rock You Like A Hurricane, et bien entendu, Still Loving You…


  • 01h00/02h00 : Coroner
Tommy Vetterli

Tommy Vetterli sur scène, froid et concentré, en imposait à mort avec des soli bénis par les dieux et ses riffs aiguisés...

Coroner. Coro-Fucking-Ner. Ce groupe à mes yeux est un putain de mythe, le truc longtemps resté inaccessible qui s’offre enfin à moi en live. Pour rappel, Coroner est considéré comme l’une des perles oubliées du Metal, ce groupe de Thrash Technique Suisse était en effet bien en avance sur son temps et n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait, soutenu par un label qui préférait s’intéresser à Kreator qui avait la côte à l’époque… Lassé par tant d’incompétence, le trio se sépare et disparaît dans l’ombre, laissant ses fans sur les dents. Une cruelle déception.
Bien clairs sur ce sujet, Coroner ne se reformera jamais, cela a maintes fois été dit au cours d’interviews, et pourtant… En 2011, ils sont là. Pour nous, pour leur public. Pour faire honneur à la légende. Si il y avait bien un concert à ne pas manquer cette année pour les amateurs de Metal, c’était celui-ci. Bon je m’emballe mais c’est pour vous expliquer à quel point Coroner est important pour moi.
Passons donc au concert ! Quelle claque… Baigné dans la nuit noire, le groupe arrive sur scène, l’ovation est immédiate, le public extrêmement positif, ça fait vraiment plaisir à voir.
Le set démarre avec Golden Cashmere, Sleeper, l’un des morceaux que Coroner avait composé à l’époque pour leur « nouvel » album, qui n’aura jamais vu le jour…

Ron Broder

Ron Broder à la basse semblait très content de jouer ce soir-là, et ça tombe bien, le public aussi !

Une intro calme et planante, puis la tuerie démarre, Internal Conflicts prends la relève et là, l’explosion. Tommy Vetterli n’a rien perdu de son talent, statique et froid, la performance du virtuose était simplement fascinante et ses soli splendides, absolument rien à redire dessus, du grand art. Ron Broder s’est également bien défendu lui-aussi, son ton toujours aussi rageur faisait plaisir à entendre et ses lignes de basse claquantes résonnaient sur tout le festival… Seul Marky Edelmann m’aura paru en retrait lors de ce concert, pas mauvais, mais aucunement marquant, j’ai pourtant essayé de m’intéresser à son jeu sur scène mais quelque chose me dérangeait…
La setlist du concert quant à elle était excellente, grosse préférence du groupe pour leurs deux derniers albums avec des classiques telles que Semtex Revolution, Divine Step ou encore Metamorphosis. Les anciennes références n’étaient pas non plus lésées, on a donc pu headbanguer comme des fous sur Masked Jackal ou encore Reborn Through Hate, dernier morceau joué ce soir-là, fin d’un set trop court si vous voulez mon avis…
Coroner a donc déchiré le Hellfest, et c’est rempli d’une immense fierté que je sors du concert, des images plein la tête et les jambes toujours aussi douloureuses…

 

Alors ça, c'est moi qui... gerbe. Absolument lamentable oui.

C’est l’heure de rentrer ! On peut dire qu’entre Kreator, Sodom, Bolt Thrower et dernièrement Coroner, j’ai pas volé une bonne nuit de sommeil, je rentre donc péniblement au camping avec la masse de gens sur la route qui font visiblement de même… Je galère un peu à retrouver mon chemin, je cherche désespérément ma tente… Ah, enfin, je la vois, j’arrive sur place, mes potes discutent autour d’une bière et… trou noir. Hum.
De ce que l’on m’a dit, je me suis effondré par terre en arrivant, le problème c’est que j’en ai aucun souvenir. Je n’avais pourtant pas bu, sobre et les idées à peu près claires… J’ai dormi un bon quart d’heure puis me suis réveillé un peu paumé, j’ai cru avoir passé la nuit dehors, ce qui m’a fait pas mal flipper…
Gros mal de tête, une nausée qui s’installait, complètement HS… et d’un coup je n’ai pas pu me retenir : direction les plantes pour… hum oui bon voilà vous vous en doutez. Fin de soirée totalement catastrophique donc, j’en suis venu à la conclusion que j’avais sûrement dû faire un petit malaise, pour causes de fatigues, chaleur et surtout sous-alimentation. Il faut dire que je n’ai vraiment pas beaucoup mangé sur place, ça m’apprendra.

Morale : La santé, c’est primordial, ménagez-vous et mangez beaucoup si vous allez à un festival en plein été.


———–

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Publicités

Vierge de Fer, Petit Journal et crampes d’estomac [Live Report]

Peu de gens peuvent se lever le matin en se disant, à l’instar d’un Will Smith, « Je suis une légende ».  Et pourtant, c’est une réflexion que les six britanniques d’Iron Maiden ont du se faire plus d’une fois. Et ce lundi 27 juin 2011, à 19 ans,  j’ai rendez-vous avec la légende.

Iron Maiden, c'est l'assurance d'un grand show avec de grands moyens.

Évidemment, je suis en droit de me dire que je suis né trop tard, que le dernier album de la Vierge de Fer, l’ennuyeux « The Final Frontier », est loin d’être terrible, que ce concert s’annoncera très carré, trop peut-être, que la proximité avec le groupe (chose qui m’est chère) ne sera évidemment pas de la partie, mais toutes ces remarques froides ne pèsent pas un gramme face à l’enthousiasme qui me saisit et ne me lâche pas en cette caniculaire fin d’après-midi, tandis que je retrouve l’ami KID66 pour me rendre avec lui au Palais Omnisports de Paris-Bercy, nous faufilant à travers un Châtelet au-delà du saturé et absolument étouffant de chaleur.

Une fois sorti du métro, difficile de s’y tromper : on y est ! Chevelus dans tous les sens, gueulant de leur mieux en guise de signe de ralliement, des bouteilles / canettes de bière absolument partout sur les marches de Bercy… tandis que je fais la queue, des fans de Maiden apparaissent au balcon du Novotel juste en face de la salle, et brandissent un drapeau anglais, ce qui suscite une vive réaction de la part de la file d’attente.

Une fois rentré, c’est l’émerveillement : je n’avais encore jamais fait de concerts à Paris-Bercy. Bah putain, c’est quand même assez renversant, la clameur de cette foule titanesque, tout autour de moi, où que je tourne les yeux : à droite, à gauche, derrière, la fosse devant moi… je prends même une à deux minutes pour reprendre mes esprits et tenter sereinement de trouver une place avantageuse dans la fosse. Après m’être assuré au passage que la première partie était bien passée (le fils à Dickinson, merci bien hein !), je trouve une place et commence à littéralement piétiner d’impatience.

Les lumières s’éteignent plus rapidement que prévu et là, les tripes se resserrent… au sens propre, en fait, puisque j’en viens au premier problème qui m’a gêné pendant le concert : mon estomac ! Celui-ci m’a en effet incroyablement fait souffrir pendant la quasi-intégralité du concert. Rien à voir avec le concert proprement dit, donc, mais à cause de coup du sort, je n’ai pas pu profiter du concert autant que j’aurais voulu. En deuxième moitié de concert, ça deviendra même vraiment douloureux et je suis obligé de me courber en deux toutes les cinq minutes. C’était vraiment pas le jour pour ça.

Enfin, ceci étant mis de côté, je n’ai pas grand-chose à redire sur le show en lui-même : c’est certes carré et très préparé, mais ça n’empêche pas Dickinson de se fendre de quelques interventions dans un français pas mauvais du tout. Ça joue bien, le son est extrêmement fort (les bouchons d’oreille m’ont été bien utiles, pour le coup) mais assez bien équilibré. Chaque musicien trouve sa place dans le mix. Niveau setlist, pas mal de titres des années 2000 (dont cinq du dernier opus, qui passent un peu mieux sur scène qu’en studio), mais pas des moindres : « The Wicker Man », « Blood Brothers », « Dance Of Death »… de bons morceaux bien fédérateurs, avec de nombreux « wooooh wooooh » à la clé, et d’épiques duels de six-cordes, menés de mains de maîtres par le trio de guitaristes.  Côté GRANDS classiques intemporels, nous avons « Two Minutes To Midnight » en début de concert, « The Trooper », « The Evil That Men Do », « Fear of the Dark », et en rappel, « The Number of the Beast », le divin « Hallowed Be Thy Name », « Iron Maiden » ou encore « Running Free ».

YOU TAKE MY LIFE BUT I'LL TAKE YOURS TOO !

Niveau visuel, le paquet a été mis (mais on en attendait pas moins d’Iron Maiden) : intervention d’un Eddie comme sur la pochette de The Final Frontier pendant un morceau, un buste géant d’Eddie qui surgit du derrière de la scène, avec ses yeux rouges qui percent la semi-pénombre de Bercy…  dans un registre moins surprenant, on retrouve toujours Bruce habillé en soldat anglais, agitant un drapeau de la même nationalité de toutes ses forces pendant l’incontournable « The Trooper »…  du grand show !

En un mot comme en cent, et en mettant mon fâcheux problème gastrique de côté, je dirai que voir Iron Maiden, c’est comme n’importe quel concert, mais avec les avantages (comme les inconvénients) multipliés par dix. Les avantages, c’est le côté fédérateur du show, l’ambiance dans la foule (ça sautait et pogotait un peu partout, même les spectateurs en gradin étaient en ébullition), l’aspect grand spectacle. Les inconvénients, ce sont la proximité avec le groupe hélas réduite, l’immensité de la foule, le côté prévisible du concert. Mais malgré tout je n’arrive pas à faire le difficile, et me suis régalé.

Anecdote amusante:  en sortant, j’aperçois une équipe technique de Canal +. Une caméra et un micro. J’ai tout de suite compris que ces deux individus étaient là pour couvrir l’événement pour le Petit Journal de Yann Barthès, sans doute pour faire une nouvelle fois passer les metalleux pour des demeurés primitifs et brutaux (je me souviens, non sans une certaine émotion, du « reportage » que nous avait infligé la même émission à l’occasion du concert de Metallica, à Bercy également). Donc, foutu pour foutu, je me suis joint à quelques camarades improvisés pour gueuler aussi fort que possible devant la caméra. Na.

Ainsi se termine une très bonne soirée. Vivement la prochaine, que je puisse en profiter encore plus, et chanter à pleine voix sur « Blood Brothers » sans me contorsionner en deux toutes les trois minutes.

(les photos jointes ne sont pas celles du show d’hier soir, elles sont juste illustratives. J’éditerai l’article dès que j’aurais trouvé des photos du concert de Paris)

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Seconde partie de ce compte-rendu consacré au Hellfest et son édition 2011 !
Vous êtes toujours là ? Ready To Rock ? Alors c’est parti !


Vendredi 17 Juin

Entrée festival Hellfest

Déjà de bon matin, l'entrée du festival s'avère chargée.

Oulà. Où suis-je donc ? Ah oui c’est vrai, le Hellfest, enfin plus précisément dans ma tente. J’ai failli cuire comme de la mauvaise bouffe prête à réchauffer tant le soleil cognait au petit matin, à peine 8 heures et déjà la chaleur s’installe…
Il vaut mieux ça que de la pluie vous me direz, mais bon pas trop quand même.
Petit déjeuner improvisé, mes camarades se lèvent, les gens du camping s’amusent déjà, l’ambiance est bonne et c’est le sourire aux lèvres que nous partons tous en direction des portes du festival deux heures plus tard.
Je comptais aller voir Hangman’s Chair, mais pas de bol pour moi, un ami devait nous rejoindre sur le site, fraîchement arrivé… Je fais donc demi-tour et m’en vais lui indiquer l’emplacement de nos tentes afin que ce dernier s’installe.
Tant pis pour Hangman’s Chair, c’est vers Svart Crown que je me dirige le plus vite possible afin de commencer la fête ! Ah, en parlant de ça, vous voulez un résumé des concerts vus ce jour-même ?
Hé bien le voici, il fallait demander.


  • 11h05/11h35 : Svart Crown

J’arrive légèrement en retard pour le show de Svart Crown et n’ai pu en voir que 20 malheureuses minutes. C’est en pure découverte que je suis allé prendre une petite leçon de Blackened Death de la part de ces français, qui pour être honnête, m’ont plutôt convaincu malgré le court laps de temps offert à leur prestation.
Je ne pourrais pas vous en dire grand chose, si ce n’est que leur set était plutôt carré et les musiciens un brin statiques, mais c’est le genre qui veut ça dans un sens. J’irais probablement les revoir à la Rock School Barbey de Bordeaux en Octobre histoire de mieux les connaître !


30 minutes de repos avant le prochain concert, ce qui me laisse le temps d’aller traîner du coté du Metal Market, ou encore une fois, les produits estampillés Metal sont légions… Bacs de CD’s, T-Shirts, Accessoires, le paradis… pour ceux qui ont un porte-monnaie en acier trempé. Pour ma part, 60€ seulement pour survivre, j’évite donc de fouiller en détail sous peine de me ruiner pour le restant des trois jours. Tant pis, mais le net regorge de bonnes promos lui aussi!
Allez, direction Malevolent Creation, et là ça va péter.


  • 12h15/12h55 : Malevolent Creation

Les bestiaux américains montent sur scène et l’ambiance sous la Rock Hard Tent devient électrique : on est partis pour 40 minutes de pur Death Metal old-school et bien baveux. Si leur dernier album, « Invidious Dominion » n’a pas convaincu tout le monde, leur show en revanche à, je pense, mis les choses aux clair : Malevolent Creation a les dents aussi acérées qu’en 1991 et la sortie de leur classique « The Ten Commandements ».
Ca envoie, ça blast, et mon premier Headbang de la journée survient vers la moitié du concert : preuve d’une performance satisfaisante de la part de ces vieux briscards du Death. Le son de la Rock Hard Tent est perfectible, comme les précédentes années, mais c’était globalement assez correct. Un bien bon show en tout cas qui m’a donné envie d’attaquer leur discographie plus en profondeur.
Arf ! Pas de bol, la pluie se pointe peu avant la fin… C’est le moment de faire le warrior et aller délirer avec The Dwarves sous la flotte.

 

  • 13h00/13h40 : The Dwarves
The Fucking Dwarves

Petite séance de Crowd Surfing pour le leader des Dwarves pendant que les autres membres... heu... ben font les cons.

Le meilleur groupe du monde ! … Enfin c’est eux qui l’affirment bien entendu.
The Dwarves n’est pas un groupe comme les autres, chez eux, le spectacle compte au moins autant que la musique, et heureusement pour eux car sur le plan musical, je dois avouer avoir été quelque peu… Hmm, refroidi disons.
Bon, c’est du Punk Hardcore assez sautillant qui ne se prend pas une seule seconde au sérieux, il faut le savoir et donc par conséquent, ne pas s’attendre à un opéra… Quoi qu’il en soit, on peut dire que ces tarés auront bien mis l’ambiance : moi dans la fosse, trempé jusqu’au(x) cou(illes), je participe à mon premier mosh pit depuis près d’un an ! Ahlàlà, ça m’a manqué je vous assure.
Ça saute dans tous les coins, ça rigole, ça pisse partout (ahem oui, mention spéciale à Davy Crockett qui a pissé en plein milieu du pit, du grand art mon cher !), en bref c’est bon enfant et le spectacle est largement assuré par un groupe qui en fait des tonnes et est très interactif avec son public. J’en veux pour preuve Paul Cafaro, lead singer, qui n’a pas hésité une seule seconde à se jeter dans le public à deux reprises, revêtir un chapeau de pirate… et s’amuser avec les festivaliers !
Sur scène, défilé de strip-teaseuses (frileuses elles aussi), catcheur quasi-nu… Oui, c’était un beau bordel, vous l’avez compris.
En résumé, The Dwarves, meilleur groupe du monde ? Sûrement pas, mais en tout cas, si vous voulez vous marrer, le groupe a de sérieux arguments pour vous rendre le sourire.
Un très bon moment que je revivrais volontiers.

 

  • 13h45/14h30 : Dødheimsgard
Concert Dod

Spectacle haut en couleurs pour Dødheimsgard, qui visiblement a ravi le public français !

C’est trempé et épuisé que je quitte ces branleurs de Dwarves pour me diriger vers le prochain concert, qui par chance, se déroule sous la Rock Hard Tent encore une fois. J’aurais peut-être même le temps de sécher. Dødheimsgard est un groupe quelque peu à part dans le Black Metal, en effet, c’est l’un des rares représentants du genre à ajouter intelligemment une touche d’Industrial Metal à leur musique sans se vautrer misérablement, et ça ça mérite d’être souligné. Un concert très particulier, dont l’ambiance me restera en tête un bon bout de temps.
Mêlant satanisme de foire et intros symphoniques, le groupe a réellement su instaurer une atmosphère à la fois violente et mystérieuse, dont la performance des musiciens n’a rendue le show que plus intéressant. Un frontman très présent et à fond dans son trip, puissant dirais-je même, secondé par des zicos statiques peinturlurés de façon… inquiétante ? Difficile à décrire mais en tout cas, visuellement le show était impeccable.
Musicalement, ce fût bien bon aussi même si je regrette légèrement la surabondance de titres de leur dernier album : un seul titre de Monumental Possession joué il me semble, si l’on adhère pas aux expérimentations récentes du combo, il y a de quoi rester sur sa faim. Un groupe intéressant à voir en live en tout cas, dommage que cela n’ait pas duré plus longtemps car j’adhérais totalement.

 

  • 14h40/15h20 : Church Of Misery

Nom de dieu, ça fait depuis ce matin que je suis en concert non-stop mine de rien les petits loulous, faudrait que je mange un truc un de ces quatre…
Bon allez, on verra ça après Church Of Misery et leur Stoner barré.
J’y allais là-aussi en totale découverte, et le bilan a malheureusement été mitigé pour plusieurs raisons que je vais vous exposer. Premièrement, c’était sous la Terrorizer Tent : le son était odieux durant les trois jours, pas un seul concert ou presque ne s’est bien passé pour moi de ce coté là… Batterie trop forte, chanteur inaudible, guitares trop en avant… Bref, déjà un point bien énervant, auquel s’ajoute la taille absolument ridicule de la tente en question : si vous comptiez allez voir Kyuss à la suite d’Ozzy Osbourne, c’était tout simplement un énorme commando suicide. La tente était remplie à ras-bord les 3/4 du temps, vue de dehors, la scène était minuscule, l’ambiance étouffante, les poteaux de soutien gênants pour la vue… Oui franchement c’était désagréable, voilà.
Dommage donc, j’ai assisté au concert de Church Of Misery placé derrière un pilier, je ne voyais pas le batteur, rarement le chanteur, le son était mauvais, les gens devant moi plutôt grands (je ne suis pourtant pas petit)… Tout pour rager en somme.
La performance du groupe m’a semblé bonne cela dit, mais là encore, j’ai eu du mal à accrocher à leur musique. Je pense qu’il faut y aller en connaissance de cause, ce qui n’était pas mon cas, car le Stoner de ces japonais n’est pas vraiment des plus évidents à appréhender.
Petite déception pour ma part, mais surtout très grande frustration.

 

Fin du concert, je vais enfin pouvoir manger un morceau et m’asseoir tranquillement… Oh non… non, non et non ! La pluie est de retour. A peine sorti de cet enfer, une dégelée s’abat sur moi, et pas des moindres. J’abandonne toute idée de faire la queue aux stands de nourriture pour me précipiter vers ma tente, à l’abri du vent et des rafales. Le temps d’y arriver, je suis complètement trempé, mon T-Shirt est une vraie serpillière et mes cheveux ressemblent à des algues. Superbe météo pour ce début de Week-End, on pouvait pas rêver mieux. Heureusement pour moi, j’ai deux heures de creux, ce qui me laisse le temps de sécher, manger quelques réserves amenées la veille, parler avec mes potes au camping et repartir en direction du festival pour aller voir un groupe… définitivement culte.


  • 17h15/18h05 : The Cult

Un concert simplement... culte !

J’arrive sur le site, la pluie s’est calmée, le soleil montre timidement le bout de son nez, et je m’installe en attendant l’un des groupes que j’anticipais le plus pour cette édition 2011… Personne sur scène, quand soudain retenti à mes oreilles une douce mélodie, plus que familière. J’ai rapidement reconnu l’excellent thème de Ghost In The Shell, ces voix, cette ambiance et ces frissons qui parcourent le corps… Rah, mythique ! Et là, le groupe débarque…
The Cult, véritable culte à mes yeux (oui bon c’était facile), ils sont là, en face de moi, et le show est lancé. Que dire de ce concert, si ce n’est que c’était pour moi l’un des meilleurs du festival ? Je suis également ravi de voir qu’un ami qui ne connaissait aucunement le combo a beaucoup apprécié leur prestation, c’est dire si cette dernière était de qualité. En résumé, d’énormes tubes, une variété d’influences impressionnante et un frontman vraiment proche du public. Beaucoup d’humour et de légèreté, beaucoup de contact, on sentait un groupe soudé et vraiment heureux de jouer, ce qui n’est pas toujours le cas il faut le rappeler. Les titres s’enchaînent, la setlist est parfaite, grosse préférence pour l’album Electric, et d’un coup, le tube débarque…
She Sells Sanctuary.
Une composition absolument mythique, qui n’a pas vieillie d’un seul pouce et qui à l’époque réunissait tous les amateurs de musique, que ce soit de Hard Rock, de Metal, de Pop, ou de je ne sais quoi d’autre, un morceau universel en somme.
A fond dedans, ce fût un vrai régal du début à la fin, sans mots pour le justifier.
The Cult m’a vendu du rêve !

 

  • 18h10/19h00 : The Exploited

The Exploited, en live, c'est le pied ! Ah tiens d'ailleurs...

Mesdames, messieurs, chaussez vos Rangers et sortez les clous,
The Exploited est là et va tout défoncer. Légende vivante du Punk, Wattie Buchan et ses musiciens ont assuré un show totalement explosif placé sous le signe de l’anarchie et de la rébellion. Et y’a pas à dire, leur mythique frontman (premier punk a avoir arboré la crête tout de même, respect !), âgé de 52 ans aujourd’hui, a botté le cul du Hellfest avec une rage déconcertante et une énergie brute du début à la fin de sa prestation… Le pit était tout simplement ultra-violent, vraiment grand également, ce qui m’a beaucoup surpris. Pour comparer, il me semble bien que le circle pit d’Exodus l’an dernier n’était pas aussi étendu. Une ambiance de malade mental dans cette fosse où moi aussi, j’ai bataillé comme un forcené en scandant des hymnes telles que Beat The Bastards, Fuck The U.S.A. ou encore UK82 !
Si sur album, The Exploited n’a jamais fait preuve d’un génie miraculeux, force est de reconnaître que sur scène, les gars assurent, et méchamment même. Un des meilleurs concerts du Week-End au niveau de l’ambiance, facilement.
Moi en tout cas, si ils repassent dans le coin, je lace les pompes et retourne faire la fête avec eux.

 

  • 19h05/20h00 : Down
Concert Down

"C'est toi qui l'a volé cette putain d'orange ! Salaud !"

Je secoue mes cheveux, histoire d’enlever la poussière qui m’entoure suite à la prestation des punks anglais et file me mettre en position pour l’une des têtes d’affiches du Vendredi. Down, le fameux groupe de Stoner de Phil Anselmo, se met en place et va nous offrir un show talentueux à la hauteur de sa réputation.
Le début du set m’a paru très poussif cela dit, à tel point que je me suis demandé si Philou savait dans quel groupe il était : Pantera ou Down ? Les deux à la fois ? J’ai en effet trouvé sa voix éreintante au possible pour une bonne moitié du concert, trop gueulard, trop énervé… C’est pas ça Down !
Heureusement, la seconde partie du set fût bien meilleure et Phil également, plus calme et plus posé, c’était tout ce que j’attendais… Un public très réceptif (étonnant) aux appels du frontman qui il faut le dire, semblait bien à l’aise sur scène, dans son élément… Toujours aussi en forme, Phil Anselmo a assuré et c’est avec une joie non contenue que j’ai repris en chœur le refrain de Pillars Of Eternity. Dommage que la pluie se soit invitée d’elle-même, la fin du concert fût légèrement laborieuse mais cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment.

 

Une petite heure de repos, pile le temps pour moi de passer au camping, boire une canette de Monster, grignoter ce qu’il me reste de provisions et m’installer pour la légende du rock… Iggy Fucking Pop.


  • 21h05/22h05 : Iggy & The Stooges

Ok, Iggy n'est pas le culturiste le plus musclé au monde. Mais lui en attendant, il a des couilles plus grosses que vous.

Si vous ne connaissez pas ce groupe, au moins de nom, quittez cette page, quittez internet, allez chez bricorama et achetez un pistolet à clous, visez bien entre les deux yeux et terminez votre misérable vie instantanément, merci.
The Stooges est une putain de référence du Rock, et par la même occasion, le père de tous les Punk. Fort de trois albums tous aussi encensés les uns que les autres (oui, j’exclue volontairement leur dernière merde sortie il y a quelques années), The Stooges est un groupe incontournable des 70’s. Le line-up le plus connu du combo nous a fait l’honneur de fouler les terres du Hellfest en compagnie de leur nouveau bassiste, Mike Watt, et le moins qu’on puisse dire c’est que les gars étaient à la hauteur de leur légende…
Un concert mouvementé et rythmé d’une manière prodigieuse par un Iggy qui pétait la forme, juste incroyable de voir ce petit bout de monsieur agé de 64 ans danser et lancer des pieds de micros comme si il n’en avait que 20… Pour la setlist, oh ben, du culte, du culte, encore du culte, saupoudré d’une bonne dose de culte. 1970, Raw Power, I Wanna Be Your Dog… Tout y est passé.
Bourré d’hymnes et de feeling, le concert des Stooges fût excellent, que ce soit le spectacle sur scène comme la performance individuelle de chaque musicien. Définitivement l’un des moments forts du festival pour ma part, un concert que je n’aurais loupé sous aucun prétexte.
J’espère seulement que le mauvais temps n’a pas fait attraper un rhume à Iggy qui comme à son habitude, avait oublié son T-shirt dans sa loge…

 

  • 22h10/23h10 : Morbid Angel

Spécial guest du spectacle, Nikki Sixx (Mötley Crüe) s'est joint à David Vincent sur Rapture... Oh Wait.

Dire que je n’attendais rien de Morbid Angel relève de l’euphémisme. Arrivés en fanfare avec leur nouvel album « Illud Divinum Insanus » sous le bras, j’avais de sérieuses raisons de redouter ce concert, autant par l’aspect physique de David Vincent aujourd’hui que par la setlist qui ne me faisait pas vraiment bander… Quitte à rigoler un coup, autant jouer le nouvel hymne de Groland, j’ai bien nommé Radikult, mais pas de bol ils ne semblent pas vraiment motivés pour « Killer des cops » en live.
Bon, Morbid Angel sur album, perso, j’accroche déjà pas trop. Je dois être l’un des rares amateurs de Death old-school à ne pas voir le chef-d’oeuvre dans « Altars Of Madness », mais bon, soit. Pour moi, « Seven Churches » avait déjà tout dit longtemps avant.
Morbid Angel a donc joué…
David Vincent avait son air sérieux, comme souvent, alors qu’il n’y avait aucune raison de l’être, et Trey nous balançait des soli bien trempés à la tronche, je dois le reconnaître. Malgré tout, non, ça ne marchait pas. Je me suis fait chier, je ne vous le cache pas, je n’avais d’ailleurs qu’une envie, c’était que le concert se termine pour aller voir Possessed, j’ai donc pris mon mal en patience en restant 40 bonnes minutes devant la Main Stage 2, espérant un sursaut lointain…
Puis le groupe a décidé de jouer trois morceaux de son dernier album, à la suite. « Nevermore« , « Existo Vulgore« , et « I Am Morbid« .
C’en était trop pour moi, je quitte la scène et m’enfuis en entamant un Radikulting vers la Rock Hard Tent pour prendre une vraie leçon de Death, car Morbid Angel, c’est définitivement pas mon café.
Ah ? Tiens, merde. J’entends au loin Chapel Of Ghouls, dommage car c’est bien le seul morceau du groupe qui me mette en transe.

 

  • 23h15/23h50 : Possessed

SIX ! SIX ! SIX !!!

Difficile pour moi cette soirée du Vendredi décidément, à peine remis de cette semi-déception, je me souviens amèrement que Possessed et The Melvins partagent les mêmes horaires… Bon. 30 minutes chacun, pas de jaloux. Je vais donc m’installer pour Possessed qui entame son set 15 minutes avant les Melvins et me dégotte une place parfaite. Tout le monde est encore en concert, il reste 20 bonnes minutes avant le début du show, niquel.
Le show démarre à l’heure indiquée, les lumières s’éteignent, la tente est baignée dans le noir… Puis intervient la très célèbre mélodie de l’Exorciste. Possessed entre en scène, fièrement mené par Jeff Becerra, qui précisons-le est handicapé depuis de nombreuses années. En effet, c’est désormais en siège roulant que le sympathique frontman du groupe traverse le monde pour donner ses représentations… Une véritable leçon de courage offerte à tous, un exemple à suivre, qui mérite vraiment d’être mis en valeur, bravo à lui.
Le concert ! Bon, ça démarrait pas super, en effet gros problème sonore dès le début du set, le micro de Jeff ne fonctionnait pas et les guitares semblaient mal balancées, le riff était inaudible, mon dieu mais que se passe-t-il. Heureusement tout cela a vite été corrigé et le reste du show s’est déroulé sans accrocs. Possessed a donc alterné entre ses deux premiers albums concernant la setlist, je me souviens avoir été submergé en entendant l’intro de Fallen Angel, ou encore le riff dévastateur d’Evil Warriors. Un show bien carré et des musiciens concentrés, un Jeff qui mettait une sacrée ambiance (SIX SIX SIX !!!), Possessed a enflammé la Rock Hard Tent. Une très grande fierté de voir ces pionniers du Death Metal, un cadeau qui m’a vraiment fait plaisir… encore une fois, merci le Hellfest. Dommage pour moi, le temps m’était compté, je me dirige vers The Melvins sans perdre de temps afin de ne rien rater du show.

 

  • 23h50/00h30 : The Melvins

Les Melvins ne font pas les choses qu'à moitié... Deux batteries, sinon rien !

Nom de dieu, c’est pas vrai. La Terrorizer ! Mon ennemie jurée. Il fallait s’y attendre, la tente est pleine à craquer et l’air irrespirable, on ne voit rien et accéder à la scène est tout bonnement impossible. Je me dégotte une place tant bien que mal et essaie de profiter au maximum du spectacle. J’en trouve une passable à l’extérieur, me permettant de voir relativement bien les musiciens, mais encore une fois c’est très approximatif. Encore le même reproche : le son est scandaleux. Pour ceux qui ne le savent pas, les Melvins jouent sur scène avec deux batteurs (!), ce qui, forcément, fait plus de bruit que la normale. Le problème là c’est que la batterie faisait plus de bruit qu’un réacteur nucléaire, du coup, de ma position, les riffs n’étaient pas évidents à entendre, encore moins le chant… Décidément, c’est vraiment pas ma veine.
The Melvins en live, c’est du Sludge de fou qui compresse l’auditeur à une vitesse hallucinante.  Moi qui ne les connaît qu’en album, j’ai d’ailleurs été époustouflé par la vitesse d’exécution des musiciens sur scène, les morceaux sont expédiés à une cadence atomique et ça riff dur, vraiment du costaud !
J’ai bien géré  mon coup car j’ai eu le droit à tous mes morceaux préférés en live, c’est donc sur Honey Bucket, Sweet Willy Rollbar, ou encore Revolve que j’ai secoué ma tête comme un furieux, laissant tomber la douleur bien installée dans mes chevilles pour ce qui serait le dernier concert du soir pour moi…
Un live puissant et corrosif pour lequel je regrette de ne pas avoir été mieux placé. That’s life !

 

Bon… hé bien hé bien, voyons ce qu’il me reste… Mayhem tiens… Hmm, attendre 30 minutes dans le froid et la nuit ?
Sans moi tant pis. Je me dirige vers le camping afin de m’étaler dans ma tente et profiter d’une nuit de repos amplement méritée. Petit apéro et briefing de la journée avec les potes, tout le monde est globalement satisfait de ce lancement et je me fait huer pour avoir dormi sur Morbid Angel ! Non mais ho !
Bouchons sur les oreilles, tente fermée, sac de couchage prêt à m’accueillir, il n’en faudra pas plus pour m’assoupir comme une masse, des images plein la tête…

Vivement demain !

—————

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]

Hellfest 2011 Clisson

Lay down your soul to the gods Rock’N’Roll !

Vous le savez tous, chaque Été depuis près de 6 ans, le Hellfest (anciennement Furyfest) envahit la petite ville de Clisson, située en Loire-Atlantique (44), et déverse ses armées de morts-vivants, de chauves-souris, de démons infernaux venus des profondeurs et de vampires dans les faubourgs…
Bon, ça c’est typiquement ce que vous dira M6 entre deux épisodes des Simpsons, moi à l’inverse, je vous dirais que ce festival est une immense invitation au partage, à la rigolade, à l’émerveillement et à la découverte.
Oui, rien que ça ! Vous ne me croyez pas ?

Je vous propose donc un compte-rendu complet découpé en 4 parties de mes concerts vus, de l’ambiance sur place, et de tout ce qu’il peut y avoir à dire (ou presque !) sur cette édition 2011 du festival Metal le plus important de France.

Suivez le guide.

 

Jeudi 16 Juin

Il est 5h du matin. Merde alors, moi qui devais m’endormir tôt, c’est foutu j’ai l’impression… Je prépare mon sac, je lance un petit « Persecution Mania » histoire de me motiver, et hop, je rattrape mon sommeil en dormant… deux heures et demies.
Mon train part à 9h20, le temps d’aller à la gare, 40 minutes en voiture, sans parler du déjeuner + réveil + laçage de pompes…
Oui, c’est dur la vie d’un festivalier.
J’entame donc mon périple vers le festival au départ de la gare la plus proche, 5h de trajet, je suis censé arriver à 14h37 sur place… Bon heureusement, Steve Jobs et sa plus belle invention, j’ai nommé l’iPod 5G, m’aideront à survivre, ainsi que Justin Bridou. Premier arrêt, ô joie, je croise un festivalier qui lui aussi, se rend à Clisson pour faire la fête et boire du sang entouré de cadavres.
Nous discutons, et bien vite je remet l’iPod dans ma poche qui au final, ne m’aura servi qu’au retour du festival. C’est pas un mauvais point dirais-je.
Nous traversons les villes, les gares, le train se remplit peu à peu, nous voyons des collègues monter, descendre, tous joyeux et respectueux des autres passagers…
Hé oui, les metalheads, c’est pas des violents sans raisons, et ça fait plaisir à voir.

 

Gare de Clisson

La gare de Clisson, ici vue de face.

14h45 ! Peu ou pas de retard, la SNCF n’a pas trop merdée ce coup-là, tant mieux car l’an dernier c’est 6 heures en gare que j’ai dû patienter… Hmm bref.
Revoir Clisson fait très plaisir, ville absolument charmante et dépaysante, loin de toute cette ambiance survoltée qui a lieue pourtant pas si loin entre ses murs… Pas le temps de traîner, en route vers le festival, à pieds s’il vous plaît, on est trves ou on ne l’est pas. Bon, ça fait mal, chargé comme un baudet, je suis en Docs, et le soleil brille de mille feux. D’ailleurs, j’ai rapidement changé de chaussures pour porter mes Vans tout le reste du Week-End : les ampoules, ça ne pardonne pas.
Dommage pour le trvisme mais ce sera pas pour cette fois.

 

Le camping du Hellfest et... des tentes.

L’entrée du festival est pénible, beaucoup de monde en attente de son bracelet, il fait chaud, les gens suent… Yeah, c’est ça le Hellfest !
La douce odeur de clope cramée et de bière envahit mes narines tandis que le soleil me tape sur le crâne armé d’un marteau et une boîte de clous…
Le Week-End va être dur mais il en vaudra la peine.
Suivi de la nouvelle recrue rencontrée plus tôt, je retrouve rapidement quelques amis sur le site qui m’ont réservé une place de camping, et je m’installe peinard près d’un buisson, qui servira paradoxalement de pissotière organisée. Oui, c’est ça la vraie vie, pisser sans faire trois kilomètres dehors la nuit à travers les tentes est un bonheur indescriptible.

 

L'entrée du Metal Corner, où ont lieux spectacles, concerts, divertissements... et rafraîchissements !

Nous rigolons, nous parlons, nous mangeons, nous buvons (avec modération ! Un gars vachement cool ce modération, vous le connaissez ?), tout ça en attendant le reste de la confrérie qui est prévu pour la nuit / le lendemain matin… Un petit tour par le Metal Corner où jouent de petits groupes en guise d’ouverture du festival, histoire de tâter un peu… l’ambiance générale (vous attendiez autre chose ?) …
Bon, rien de bien fou, les gens font la fête et sont heureux, on croise quelques visages connus (dédicace à René !), de nouvelles figures, des habitués, des novices… et également d’autres personnes qui ont fait leur festival à eux avant l’ouverture officielle : c’est à la fois étonné, amusé et un peu gêné que j’ai ainsi pu voir une pauvre demoiselle, la tête dans le fossé, entourée de bières, finir sa nuit à la vue de tous les pervers et alcoolos du coin…
Bon sur le coup ça fait rire, mais au final c’est quand même assez sordide de voir l’état dans lequel certaines personnes se mettent juste en buvant de l’alcool.
J’espère en tout cas pour elle que son festival n’a pas été compromis.

 

Les Stip-Teaseuses du Hellfest... Comment ça ? Besoin de lunettes 3D ?

Retour au camping, les discutions reprennent, un seul sujet : tout et rien (ok ça fait deux), on est pas là pour réfléchir, juste rigoler, et ça tombe bien c’est ce qu’on a fait. Par je ne sais quel miracle, j’arrive à passer le cap des 3h du matin et je me force à aller voir les Strip-Teaseuses en compagnie de deux potes.
Quel scandale !
Un « spectacle » ridicule et des strip-teaseuses aussi frileuses que des bonnes sœurs, décidément ce fût grotesque et énervant, mention spéciale à la baleine au sweat vert qui gueulait comme une truie dans mon dos… Je ne citerais même pas les deux « DJ » sur scène qui s’amusaient à passer des versions studios de Maiden, Mötley Crüe ou encore W.A.S.P.
Le pire dans tout ça, c’est que le public avait l’air content… Soit…

Retour à la tente cette fois pour dormir et prendre des forces, la journée de demain sera longue et j’ai des gens à fracasser sur The Exploited !
Le sol est dur mais tant pis pour moi, j’avais qu’à prendre un matelas !

——————————–

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.1]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.2]

Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.3]
Hellfest 2011 : Le Bilan ! [Part.4]

Arte ou de l’ouverture d’esprit (bordel !)

Mais quelle bonne surprise que celle sur laquelle je chus ce matin même, au gré de mes pérégrinations sur la Toile !  Vous n’êtes pas sans savoir, en effet, que le Hellfest fait rage (enfin, finit de faire rage) au moment où j’écris ces lignes virtuelles.  Six ans déjà pour la plus grosse manifestation metal (et punk hardcore) de l’Hexagone. Mais un an seulement que l’existence du festival s’est révélée au grand jour, et, ô étonnement, a suscité une polémique aussi inutile que ridicule. Accusé de tous les côtés de festival « sataniste », « véhiculant la mort », et d’autres montagnes de conneries dont j’ai la chance de n’avoir aucune souvenance, le Hellfest dérangeait. Et plus généralement, révélait le heavy metal à la ménagère de moins de 50 ans, déjà gavée comme une oie du Sud-Ouest à la désinformation made in PAF, à grands renforts de reportages minables et alarmistes. J’arrête là mon déversement de bile envers la façon dont est considérée la musique metal (et même rock, plus généralement) en France, sans conteste le pays le moins Rock’N’Roll de la planète Terre.

Merci à Arte de mener la résistance contre les préjugés.

BREF. Venons-en au fait. Ainsi donc, ce matin, tandis que je naviguais sur Internet, je découvre Arte Live Web. Enfin, quand je dis « découvre »… je connaissais déjà le site,  qui avait diffusé le concert de Gojira, la fierté metal de l’Hexagone, aux Vieilles Charrues. Un concert top of the pops, avec setlist originale, qualité son et vidéo au top, que du bonheur j’vous dis ! Je me souviens à l’époque, je m’étais dit « quel dommage qu’on n’ait pas droit à plus de concerts comme ceux-là ! ». Hé bien, faut croire que j’ai été entendu, car Arte Live Web se fait le partenaire du Hellfest, avec la diffusion en live ou en différé d’un bon nombre de concerts : Sodom, The Exploited, Oprhaned Land… pas des moindres représentants de ma musique favorite donc ! Je me suis donc régalé ce matin en suivant une partie du concert de Kreator. Du thrash (et non trash, comme l’a par exemple récemment écrit un quotidien français en parlant du Sonisphère… pauvre France, décidément) teuton au vitriol au saut du lit, y’a que ça de vrai.

Déjà comblé, j’ai été achevé en tombant sur un article au sujet du metal. Un VRAI article. Honnête, exhaustif, intelligent et pertinent, qui a l’intelligence de ne pas céder aux clichés tellement faciles, tellement éculés qui voudraient présenter le metal comme une musique nocive, et nous remettre dans le droit chemin pavé de David Guetta et autre Colonel Reyel. Alors merci, merci cent fois Arte, ou plutôt à Mme Lucile Sourdès à qui on doit ce bel article.

Arte, une vraie chaîne curieuse, ouverte d’esprit. Arte, comme un petit village d’irréductibles gaulois qui résistent encore et toujours aux envahisseurs que sont la désinformation, le journalisme de pacotille et les préjugés ridicules. Bravo.

C’est ici que ça se passe  !

The BBQ Pit Boys : Dieu existe et c’est un barbecue

Ma puissance d’investigation culinaire m’a un jour amené à une conclusion toute bête : la meilleure cuisine du monde, c’est pas la française, certainement pas l’anglaise (qui irait penser une chose pareille ?) mais bien l’américaine, fallait pas chercher plus loin. Une telle assertion demande évidemment une preuve en béton. La preuve universelle, la voilà : les BBQ Pit Boys. Imaginez une bande de « pit masters », des maîtres du barbecue, enchaîner les recettes divines à base de viande, de viande et de viande dans une orgie de sauce barbecue. Les bonshommes font tout ça en vidéo expliquées de la voix « la plus mâle qui soit » sur fond de musique country et disposent d’un channel YouTube auquel j’ai évidemment déjà souscris.

Une petite sélection pour le moment, je reviendrai bien sûr plus largement sur l’épique sujet avec moult analyses et critiques desdites recettes.

 

The Bacon Bomb

Peut-être la recette la plus impressionnante. Imaginez une bonne épaisseur de viande hachée enroulée sur elle-même autour d’un coeur de fromage râpé et légumes divers, puis enveloppée d’une véritable cotte de mailles faite en bacon ! Généreusement imbibée de sauce barbecue, l’engin finit par surcuire pendant trois heures et ressort complètement noir et carbonisé dans toute sa magnificence gustative.

 

Bacon Cheeseburger Deluxe

Les BBQ Pit Boys semblent n’avoir aucune conscience de la hauteur maximale qu’un hamburger puisse avoir avant de devenir simplement immangeable. Mais on les pardonne tant ces chapiteaux de viande dégoulinants de graisse et de sauce semblent divins.

 

Le site des BBQ Pit Boys :

http://www.bbqpitboys.com/

Peste Noire – L’ordure à l’état pur (2011)

Peste Noire, icône du Black Metal français, groupe le plus connu de la scène underground française. Si KPN (Kommando Peste Noire) est en effet connu par chez nous, il fait même le bonheur des anglophones, se taillant un nom dans la scène internationale.
Leur succès est du à la qualité de leur musique : moyenâgeuse, misanthrope, sale, puissante.
Grâce aussi à la présence de Neige dans deux albums. Neige ne faisait rien sinon suivre les ordres de Famine, leader du groupe, mais qui a attiré de nombreux fans de projet Alcest et AmeSœurs.
Neige qui d’ailleurs a vite été viré par le leader trouvant qu’il n’attirait que des gamins nourri à deezer, lastfm et autre myspace… Autre facteur de la célébrité du groupe est bien entendu la personnalité et le caractère pourri de leur leader : Famine, nationaliste (et non pas nazi, quoique je ne défends aucune de ces idéologies…) a en effet livré une interview juteuse au site diabolicalconquest.com, montrant au grand jour la vraie tête de KPN. Monsieur est raciste, violent, égocentrique, narcissique mais à malgré tout un sens de la musique qui fait mouche. C’est un peu le Varg Vikernes français…
Dans sa misanthropie, il a même été jusqu’à écrire Folkfuck Folie dans le simple but d’éloigner les trends. Il refuse d’avoir recours à internet pour la vente de ses disques, les pages créées sur la toile ne sont que l’œuvre de fans, rien d’officiel.

L’ordure à l’état pur, dernier disque de KPN, est sorti dans cette optique : personne n’avait entendu parler du disque, la première annonce a été faite trois jours avant sa sortie, le 20 mai 2011. Un coup en douce, une surprise. Avec si peu de publicités, le disque s’est à peine ébruité, contrairement à son grand-frère Ballade Cuntre la Anemi Francor.

Famine, déjà jugé fou par de nombreuses personnes, pousse sa folie encore plus loin sur ce disque. Outre la première chanson, l’aspect médiéval a été abandonné au profit de nouveaux éléments : batterie plus martiale, samples nombreux, thèmes modernes, satyres hideuses, et plus de nationalisme. Ne vous attendez pas à de la poésie comme sur les précédents disques, pas d’hommage à Verlaine ou Baudelaire. Famine s’essaye même à l’écriture sms et à un chant plus clair, à la limite du Punk.

Porte d’entrée au disque, Casse, Pêches, Fractures et Traditions sont les seules traces du XVIe siècle, pourtant si cher à KPN jusqu’ici. La chanson ne se fait pourtant pas poétique pour un sous, mais utilise assez bien d’humour… Le premier sample du disque est tout droit sorti du film… Les visiteurs! La track propose des paroles assez stupides, voire très connes (pourtant pas les pires…).
Des effets stupides, Famine en use et en abuse. Rien que cette chanson comporte des samples, des bruits de renvois en rythme avec les riffs, le chant d’un coq, des combats à  l’épées, du trombone… Le titre fonctionne à merveille, on croirait entendre une grosse fête médiévale. Certes on est loin de la mélancolie et de la rage habituelle, mais ce nouveau visage «rigolo » semble plutôt bien coller au groupe.

Alors qu’on croyait avoir tout entendu, Famine nous jette à la figure « Cochon Carotte et les Sœurs Crottes »… La moins bonne du disque, sans aucun doute : presque punk oï. Le thème abordé est la violence contre les femmes… Pas pour les défendre non. Des samples de films pornos, Famine qui hurle Salope à s’en arracher les cordes vocales, des riffs haineux, et des paroles lamentables…
« Gosse sovage antropofage planté dans les groçes à gros culs
Ma pine de pin contre un éku gratos mon groin dans leur caca
Goulougoulou dans la casba ma loutre cracra fé toi foutre… »
Pour la poésie et la finesse, on repassera, c’est du très mauvais goût, Famine ne s’en cache pas. Musicalement, ce n’est pas génial, mais pas mauvais non plus, le côté Punk étalé sur huit minutes est foutrement lassant.

« J’avais rêvé du nord » est la pièce maitresse de ce nouveau méfait. Au long de vingt minutes, KPN nous emmène dans sa haine, sa folie avec brio. Flingues, balles tirées, discours sous fond de racisme anti-blanc, Famine se fait convaincant, commençant sa chanson dans la haine, et la faisant évoluer avec une belle construction vers un hommage au Black Metal, avec des chœurs repris plusieurs fois au travers d’un riff mélancolique.
« Toi Métal Noir dont soudain, j’ai emprunté les ailes
D’immense corbeau boréal
Pour m’arracher plus loin vers de plus nobles citadelles! »

La haine a toujours été fortement présente dans Peste Noire, aux travers de ses thèmes, de son imagerie… « Sale Famine Von Valfoutre » pue la colère, la haine, la stupidité. Tsunami sonore, porté par une prose haineuse et grasse, vantant la violence, les agressions. Les riffs sont acides, et kpn nous attire avec facilité dans l’univers de sa chanson. Au final, la piste est un bon descriptif de Famine : un connard de la pire espèce, conscient de ce qu’il est, et qui sait faire preuve d‘auto-dérision… Certes, l’humour est assez bizarre, je vous l’accorde.

La mélancolie, voilà un visage plus rare. Des pistes comme Soleils Couchants de Verlaine, Spleen, Phalènes et Pestilence, Folkfuck Folie montrait des traces de tristesse, de contemplation, de misanthropie acre et douloureuse. Peste Noire endosse l’apparat funéraire avec La Condi Hu (La Condition Humaine). Les riffs sont du DSBM à l’état pur (eh un jeu de mot, un!), Famine hurle, vocifère derrière ce mur tous les fléaux de ce monde (le tout en rimes, c’est pas beau ?).
Cet exercice est parfaitement maitrisé par les Français. La chanson est belle, si vous êtes amateurs de Depressive Black Metal, elle risquera de vous arracher quelques frissons…

Les fans de la première heure, (même ceux de la dernière à vrai dire) risquent d’être choqués par ce nouveau disque caméléon, au virage improbable, l‘ordure à l‘état pur fera encore moins l‘unanimité que FolkFuck Folie. Peste Noire mise presque tout sur le grand-guignolesque, se transforme plusieurs fois sur l‘heure que dure la galette. Famine ose et repousse les limites, et réussi, malgré l’échec du deuxième titre, à impressionner. Famine n’a rien perdu de son génie, il cherche à l’étendre… Mais il ne faudrait tout de même qu’il s’égare de trop…

Fast & Furious 5 (2011)

Fast & Furious 5 n’est pas une bonne surprise, c’est tout ce que l’on pouvait attendre d’un nouvel épisode d’une série que je suis assidûment depuis sa création et dont je suis un fervent fan : une action d’une classe absolue portée par des acteurs au jeu troublant dans une cascade d’effets spéciaux tonitruants, le tout au service d’un scénario tout en tension et aux multiples connotations symboliques. Non je déconne, seule la partie sur les effets spéciaux est vraie. Voilà typiquement le genre de série que je prenais un plaisir indicible à éviter comme la peste depuis le début de ce navrant millénaire. Surtout que Paul Walker et Vin Diesel jouent dedans. Mais ce cinquième épisode avait L’atout de taille qui allait m’attirer dans les salles de cinéma tel un homme politique vers son dealer de crack : Dwayne fuckin Johnson, THE ROCK quoi.

L’ancien catcheur est indubitablement le grand point fort du film, irradiant chaque scène de sa présence et de son sourire Colgate (sans déconner, sa dentition est si énorme et parfaite que je suis sûr que les éclairagistes l’utilisaient pour aider à mieux illuminer le plateau de tournage). La force de Johnson est un certain charisme doublé d’une conscience de la médiocrité de son jeu d’acteur, ce qui lui permet de se transcender totalement.
Ajoutons à cela que la stature du bonhomme le fait s’apparenter à une tortue ninja de deux mètres de haut avec une carapace sur chaque biceps et voilà de quoi faire frétiller les plus borderline d’entre vous. Notons également la présence d’un duel entre l’intéressé et Vin Diesel, duel qui aurait pu être mythique si ledit Vin Diesel disposait d’un tant soit peu de charisme, mais bon.

Un mot sur Vin Diesel d’ailleurs : le gusse vivra au bas mot trois subtiles relations homo-érotiques avec d’autres protagonistes du film, dont une avec The Rock, donc, sa Némésis dans ce film, une avec le navrant Paul Walker évidemment, et une avec un type barbu ressemblant à Scott Kelly. Voilà pour l’aspect « gay » du film, passons donc à l’aspect viril/sueur/testostérone si vous le voulez bien.
Fast Five (c’est son titre original, ridicule vous en conviendrez) a son lot de scènes d’action pétaradantes aussi inutiles qu’improbables et aussi jouissives qu’impressionnantes. Nous comptons donc un saut de ravin en décapotable, du déboulage de pentes en véhicule blindé et du traînage de coffre-fort à travers Rio de Janeiro. Cette dernière scène est la plus ridiculement outrancière et jouissive du film, Paul Walker et Vin Diesel tirant littéralement un coffre-fort géant dans les rues de Rio, au volant de leurs bagnoles de sport, avec tout ce que ça implique comme destruction de mobilier urbain et de morts atroces d’officiers de police (forcément pourris) dans d’odieux carambolages. Une autre scène plutôt impressionnante est une fusillade musclée entre l’équipe de The Rock, un super-policier venu coffrer Vin et ses copains, et un cartel de la drogue local (dirigé par le méchant de la saison 3 de la série 24).

Bien qu’ayant une sainte horreur des films vulgaires et racoleurs, je dois avouer avoir beaucoup apprécié la vision du film (au cinéma et pas tout seul, cela va sans dire), même si objectivement il reste un film moyen. Mais tout aussi objectivement, il s’avère bien plus honorable que tous les épisodes le précédant, d’une part parce que l’aspect tuning/courses/gonzesses est presque entièrement abandonné (presque, le milieu du film renoue avec cet esprit et il s’agit de la partie la moins intéressante du film) et d’autre part parce que les scènes d’action sont tout simplement très bien foutues.
Un pur divertissement / grand spectacle donc, mais un plutôt bien fichu, débile et avec The Rock dedans. Plutôt recommandé donc.

Very Bad Trip II (2011)

The Wolfpack Is Back…

La meute est de retour : leurs déboires alcoolisés en 2009 avaient eu du succès : 275,156,197$ au box-office américain par exemple.
Film lancé en Europe au début de l’été, c’était la bonne approche pour du succès : un film pas prise de tête sur des amis en voyage à Las Vegas pour enterrer la vie de garçon de leur pote, Doug, qui va bientôt se marier. Les personnages étaient donc évidemment tous des gros stéréotypes. Doug, le futur marié sympa; Stu, le dentiste intello chochotte en temps normal qui fait plein de conneries quand il est bourré; Phil, le prof je-m’en-foutiste bien cool qui gère la situation et finalement Alan, le gars bizarre vraiment bizarre qui fait des remarques suspectes et des conneries toutes les trois secondes.
Le Concept est le suivant : ils vont à LV pour se foutre une cuite, ils se réveillent le lendemain, pas de souvenirs, Doug a disparu, la chambre est dans un immense bordel, Stu a perdu une dent, il y a un tigre dans la salle-de-bain… Ils doivent donc retrouver le personnage manquant avant le mariage au travers de plusieurs rebondissements loufoques dans le but de recréer la soirée oubliée, ils vont finalement y arriver in extremis et arriver dix minutes en retard au mariage.

Vous prenez les mêmes…

«Bangkok has them now » prône l’affiche, où l’on y voit Stu tatoué, Alan la tête rasée et Phil allongé par terre l’air désabusé…
Le film ne vous donnera aucune surprise : à part le cadre et le marié qui changent, tout est presque identique au premier film. On y retrouve même l’asiatique chiant et racoleur du premier film, sans doute le personnage le moins drôle du premier, et aussi le moins drôle du deuxième.

Stu va se marier avec une Thaïlandaise (j’ai oublié son nom, et les crédits du film la mentionne en « Stu’s fiancee » donc ça ne m’aide pas) et amène ses amis sur place. Dentiste poule-mouillée de formation, le futur marié introduit le film en disant qu’il ne veut pas de grosse fête, provoquant la colère de Phil tandis que Doug demande à Stu d’inviter Alan malgré ses réticences…
Tout le monde embarque donc en direction de l’Asie. Le film commence réellement à ce moment : Alan va rencontrer le frère de la mariée, cumulant crise de jalousie et comportement stupide…

Une fois sur place, après une réception où le beau-père de Stu se moque de lui et où Alan fait un discours stupide (ça ne vous rappelle pas le discours sur le toit de l’immeuble dans le premier ? Moi si), nos hommes vont partir sur la plage « pour boire deux-trois bières » et ils vont se réveiller dans une chambre miteuse en plein Bangkok, avec un singe, des tatouages, l’asiat’ chiant, et Ô malheur, pas de signes du gentil Thaïlandais servant de beau-frère à Stu, ni de Doug, mis sur le banc de touche encore une fois…

Here we go…

Je l’affirme encore une fois : ce deux films sont presque les-mêmes. Non seulement, le concept est identique, mais la trame l’est aussi. Tous les évènements du premier film se retrouvent légèrement modifiés dans le deuxième.
Jugez plutôt : enterrement de vie de garçon virant à la catastrophe. Ils se réveillent avec la gueule de bois et une perte de mémoire. Ils ont perdu un des gars, ils trouvent un animal, ils sont tous amochés à des degrés divers… Et ainsi de suite. Je ne vais pas spoiler pour ceux qui n’auraient pas vu le premier, mais pour les autres : le film suit EXACTEMENT le même chemin à quelques bifurcations près…

La meute, prête à se taper des centaines de bières.

Et le plaisir là-dedans ?

Sa redondance en fait un film évidemment moins bien que le premier, mais toujours un peu au-dessus des comédies américaines récentes. Oui, ce film sympathique profite de la médiocrité actuelle pour se tailler un nom dans les « comédies cultes », oui ce film est un plagiat scénaristique du premier, qui malgré les nouvelles blagues suit la même trame, l’effet de surprise est désormais inexistant. Mais si vous aimez le premier, difficile de ne pas retomber sous le charme un minimum, le film est toujours drôle, les personnages toujours attachants, on suit l’aventure avec un plaisir moindre, mais avec plaisir quand même, et s’il ne provoque pas l’hilarité, difficile de ne pas être amusé de la prestation.

It happened again!!!

Very Bad Trip II n’est pas fondamentalement mauvais, les fans du premier l’apprécieront. Ce n’est certainement pas un film énorme, il a beaucoup de défauts, notamment ceux cités tout le long de l’article. Mais comme toute bonne comédie grasse et grossière, elle saura s’apprécier avec des potes, une mousse à la main, ou pour un petit moment de détente cérébrale entre un Kubrick et un Lars Von Trier. Evitez de regarder ça tout seul devant votre pc, de partir avec un esprit critique : Very Bad Trip II n’est qu’une comédie, pas extraordinaire, qui fonctionne avec des grosses ficelles, mais qui fonctionne quand-même…

Hadopi, en route pour la parodie !

Méchants pirates ! Nathan ne pourra jamais sortir "Tue-moi à gage", "Tue-moi à gage la revanche" et "Tue-moi à gage le retour" à cause de vous !

Hadopi n’en finit plus de nous faire rire, nous consterner, et ce depuis pas loin de deux ans.

 
Un nouveau cap dans la comédie s’apprête à être franchi dès Lundi prochain, avec le lancement officiel de la nouvelle campagne publicitaire de ladite loi, qui croyez-moi, n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin.

 

 

On y admire en haute-définition le rejet typique de la société de consommation, produit formaté, insupportable, et vomitif que toute personne saine d’esprit se doit de conspuer. Emma Leprince, chanteuse fictive, est la révélation musicale de l’année 2022, ses influences vont de Voltaire à DJ Fritas, c’est à dire qu’elle sait aussi bien se contenter d’un Leader Price que du meilleur restaurant 5 étoiles, belle preuve d’éclectisme.

Le problème c’est qu’à force de télécharger, Emma Leprince ne pourra jamais sortir son single « I Prefer Your Clone » et jouer dans des bars « Undegwaound », autant dire qu’elle ne vivra jamais de sa musique.

 

Bon. Je crois que vous savez tous ce qu’il vous reste à faire. Faites chauffer les torrents et les boards de Warez, on a encore un peu d’espoir. D’un seul coup, je culpabilise beaucoup d’avoir téléchargé la discographie entière de Metallica moi.